14 février 2009
BIENS MAL ACQUIS OMAR BONGO ET SASSOU NGUESSO AU GRAND JOURNAL DE CANAL +
L'émission "le Grand Journal" du 12/02/09 sur canal+ révèle que O. Bongo est l'un des présidents les plus corrompus de la planète. Cliquez sur le lien infra pour vous en rendre compte.
http://www.youtube.com/watch?v=aKh6TJ801wc
06 février 2009
MES CONDOLEANCES A LA FAMILLE OSSEBI AU CONGO
Un journaliste franco-congolais est décédé lundi à Brazzaville, douze jours après avoir été blessé dans l'incendie de sa maison, a-t-on appris mardi auprès de sa rédaction et d'une organisation non-gouvernementale qui a demandé une enquête sur les causes du décès.
Bruno Ossebi, 43 ans, travaillait pour un média critique envers le pouvoir de Brazzaville, Mwinda.org, un journal en ligne.
Il est mort dans la nuit de dimanche à lundi à l'hôpital militaire de Brazzaville où il avait été admis aux soins intensifs le 21 janvier, date de l'incendie de sa maison à Brazzaville, selon la rédaction de Mwinda.org.
Sa femme et ses deux enfants ont péri dans l'incendie, dont les causes sont inconnues et qui a entièrement détruit la maison, selon la même source.
"Nous exigeons qu'une enquête sérieuse de police soit ouverte et qu'une autopsie soit réalisée pour établir les causes réelles de la mort de Bruno Ossebi", a déclaré le directeur exécutif de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH), Roger Bouka Owoko, qualifiant de "floues" les causes du décès.
"M. Ossebi était brûlé au deuxième degré. Il a demandé une évacuation en France. Mais sur instruction d'un substitut du procureur du Tribunal de grande instance de Brazzaville, il a été interdit de sortir du territoire national, pour des besoins d'enquête, suite à l'incendie", a-t-il affirmé.
"Maintenant qu'il est mort, il faut que les responsabilités soient établies", a-t-il insisté.
Joint mardi par l'AFP, le porte-parole de la police nationale, le colonel Jean Aive Alakoua, a affirmé qu'à ce jour, "aucune enquête n'est ouverte", ni sur l'incendie ni sur la mort du journaliste.
Selon des amis du journaliste, M. Ossebi souhaitait intégrer la plainte des organisations Transparency International et Sherpa contre les présidents Omar Bongo Ondimba (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo) et Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale).
Transparency International et Sherpa veulent des éclaircissements sur "les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France" par ces trois présidents et des membres de leur entourage.
Source : Le Monde
Mort prématurée d'un Résistant, Bruno OSSEBI n'est plus
La cyber presse Congolaise est en deuil
Notre frère et ami Bruno OSSEBI est décédé vers 01h30 dans la nuit du dimanche à lundi 02 février à l’hôpital militaire de Brazzaville. Il a succombé aux graves brûlures occasionnées par l’incendie criminel qui avait dévasté sa maison, tuant également sa compagne et ses deux filles.
Pourtant, les communiqués successifs que nous avons pu lire dans mwinda.org nous disaient que son état était de moins en moins préoccupant si son moral était bien bas. Pourtant, il semblait être sous la protection de l’ambassade de France qui avait jugé que son rapatriement vers la France n’était pas justifié. Il faudra que nous posions quelques questions à Monsieur Normand, Ambassadeur de France. Pourquoi n’a-t-il pas mis, alors que les circonstances de l’incendie qui a provoqué le drame ne sont pas élucidées, Bruno OSSEBI à l’abri ?
Les Français métis ou noirs sont ils moins Français que les autres ?
Hier encore Bruno réclamait un Blackberry dans son lit d’hôpital pour pouvoir se connecter, il n’était donc pas à l’article de la mort. Quelles sont donc les raisons de cette rechute que personne n’attendait ? Trop de coïncidences, trop de rebondissements dans cette affaire pour que l’on soit convaincu que la seule fatalité est coupable de la disparition de notre ami.
Bruno OSSEBI était un garçon très intelligent avec lequel les échanges étaient toujours fructueux. Je passais personnellement des nuits entières avec Bruno sur messenger pour faire des recherches, échangés des informations, élaborés des stratégies, et essayer d’appliquer sur le terrain nos petites solutions pour faire prendre conscience à nos compatriotes que l’avenir de notre pays dépend de chacun de nous
La dernière idée que Bruno m’avait soumis était d’essayer de diffuser sur le réseau et de convaincre nos compatriotes à vaquer à leurs occupations au ralenti au moins un jour par semaine pour commencer à mettre en place une sorte de grève larvée.
Bruno OSSEBI avait 20 idées par seconde pour essayer de faire du Congo Brazzaville un pays comme les autres et surtout pour réveiller les Congolais.
Nous souhaitons que l’ambassadeur de France au Congo exige aux autorité que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette mort prématurée.
Au delà de nos divergences tu resteras dans nos mémoires comme un homme de convictions et d’engagement
Que ta mort serve d'électrochoc à tous les situationnistes et à toutes les girouettes qui commencent à s’agiter fébrilement depuis l'annonce farfelue d’un gouvernement de très large union.
Notre tristesse est sans commune mesure.
Adieu Bruno
"Les Amis de la République"
Source : Congoplus
Autre lien sur le même sujet :
http://www.rdpg.org//index.php?option=com_content&task=view&id=5444&Itemid=1
A Bruno, notre frère, yenda kia mboté
Notre frère et ami Bruno Ossébi est décédé vers 1h30 dans la nuit du dimanche à lundi 2 février à l’hôpital militaire de Brazzaville. Il a succombé aux graves brûlures occasionnées par l’incendie qui avait dévasté sa maison, tuant également sa compagne et ses deux filles. Depuis vendredi dernier son état s’était brusquement dégradé alors même que son évacuation sanitaire vers l’Europe devait avoir lieu en ce début de semaine.
A Bruno, notre frère, yenda kia mboté
Accident ou crime ? Tu ne seras plus là pour nous le dire. Que croire ? Qui croire ? A quel saint nous vouer ? Au curieux silence de la police congolaise ? Aux rumeurs qui pointent du doigt ceux qui auraient juré de te réduire définitivement au silence ?
Une chose est sûre. Dans cet Etat de droit modèle qu’est le Congo, tu dérangeais. Tu dérangeais les intérêts du clan au pouvoir. Ta dernière sortie sur les préfinancements gagés sur le pétrole (1) t’aura-t-elle été fatale ? Nous ne le saurons jamais. Hélas, mille fois hélas. Yenda kia mboté.
Comme une poignée de délateurs zélés du régime qui tient aujourd’hui le haut du pavé, tu aurais pu faire ton miel avec les marchés publics bidon de la « municipalisation accélérée ». Mais mal élevé comme pas deux, tu parlais de morale dans un pays qui n’en a plus. Ingénu, tu pestais contre la corruption, les injustices, l’incompétence, la kleptomanie et le népotisme de nos élites, les mamelles du pouvoir. Buté, tu prêchais dans le désert en appelant inlassablement les dirigeants de l’opposition à s’unir.
Nous admirions ta ténacité, ton courage et ton optimisme. Imperméable aux considérations ethniques qui gangrènent ce pays, te voilà agriculteur à Kinkala, le long de la Loufoulakari. Quel est ce con, pestais-tu, qui prétend qu’au Congo, il suffit de lancer une graine par terre pour qu’elle pousse ? Nous riions de tes mésaventures de jeune maraîcher à Kinkala, et de la galère que ce fut de faire pousser une carotte. Seulement voilà, quand tu avais une idée en tête, tu ne l’avais pas ailleurs. Nouvelles technologies, agriculture, maisons bioclimatiques, tout te passionnait. Mais ton malheur, notre malheur, c’est d’aimer ce pays. Ce pays dont tu ne comprenais pas qu’il soit si misérable malgré les richesses de son sol et de son sous-sol. L’amour du Congo et des Cons-golais (comme nous avons pris l’habitude de nous désigner par dérision) n’aura pas suffi à te protéger contre le mauvais sort. Yenda kia mboté.
Bruno, te voilà parti avec femme et enfants. Sache que nous t’admirons et que nous t’aimons. Il nous en faudra du courage pour continuer sans toi. Dans le pays dont tu rêvais, tes frères, tes sœurs, tes amis, unis dans le malheur, le chagrin, le deuil seraient venus te dire adieu. Sans crainte. Va Bruno. Va rejoindre les tiens. Ta compagne et tes deux filles. Nous t’aimons. Yenda kia mboté.
Mwinda
(1) : http://www.mwinda.org/index.php?option=com_content&task=view&id=606&Itemid=1
TEMOIGNAGE :
Bruno OSSEBI est victime d'une barbarie inimaginable, même le diable n'aurait pas pu faire ce qui lui est arrivé
Bruno est un ami, comme moi-même et beaucoup d'autres, il a choisi le courage contre la peur. En choisissant de rester au Congo et de lutter sur place, il avait conscience des risques encourus, d'autant plus qu'il n'était pas sous étroite protection. Usant de sa belle plume, il s'est toujours battu avec comme seule arme ses écrits. Bruno est ce que l'on appelle un esprit libre.
Depuis le début nous avons conscience que dénoncer les frasques financières et autres pratiques déviantes de ceux qui s'accrochent au pouvoir par la force, la corruption, la tromperie et en réduisant la contestation au silence, et remettre en marche la démocratie dans notre pays, est une mission à priori impossible. Mais nous sommes déterminés à faire bouger les lignes.
Nous entendons gagner ce combat pour la liberté et la justice et nous allons le gagner quoi qu'il arrive. Et aujourd’hui, plus que jamais, nous devons le faire en mémoire de tous ceux qui ont payé cher leurs convictions et qui ont été victimes d'assassinats. Nous devons le faire pour sauver la mémoire de la compagne de Bruno et de leurs petites filles de 8 et 10 qui ont trouvé la mort dans cet incendie d'origine criminelle.
Nul ne peut en effet croire que cet incendie qui a ôté la vie à la compagne de Bruno et à leurs deux petites filles soit d'origine accidentelle. Car Bruno qui est un entrepreneur dans le bâtiment ne pouvait pas emménager dans cette nouvelle maison sans qu'il ne se soit assuré du bon fonctionnement des installations électriques.
Ce qui est arrivé à Bruno est vraisemblablement le résultat de la folie et de la barbarie de ceux qui rêvent d'un règne sans fin sur notre pays et qui veulent réduire au silence tous ceux qui ne sont pas d'accord avec eux.
Bienvenu MABILEMONO
Bruno, tu es et tu restes notre frère. Tu es et tu restes l’ami cher au cœur de nombreux lecteurs de « Mwinda ».
Bruno, cher Bruno, nous te pleurons. Nous pleurons ta compagne. Nous pleurons tes filles, victimes innocentes d’une société dont le cynisme et l’égoïsme sont désormais les valeurs cardinales. Dans nos têtes depuis dix jours, une question, une seule, tourne en boucle sans répit : accident ou crime ?




