POUR UN GABON MEILLEUR!

Mon blog a pour objectif d'exposer mes réflexions sur les problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels du Gabon, mon cher pays.

28 mai 2009

UN TRES GRAND BRAVO AU DOCTEUR D. MENGARA. MON YA ADZA, O NE DA FAME!

Interdiction du meeting de Rio : Le Dr. Daniel Mengara répond à Mba Obame : « Monsieur le ministre, vous déshonorez le titre de « docteur » en science politique que vous portez ».

Dr. Daniel Mengara  Dr. Daniel Mengara, Président, BDP-Gabon Nouveau

Suite à l’interdiction du meeting du BDP-Gabon Nouveau à Rio samedi dernier, le Dr. Daniel Mengara, dans une lettre adressée aujourd’hui même à Monsieur André Mba Obame, Ministre de l’intérieur, lrépond aux allégations du Ministre selon lesquelles le meeting du mouvement avait été interdit parce que le BDP-Gabon Nouveau serait, aux yeux du Ministre, un mouvemen illégal. Réponse du Dr. Mengara à André Mba Obame : « Monsieur le ministre, vous déshonorez le titre de « docteur » en sciences politiques que vous portez ».

Cette lettre aura également été présentée aux journalistes au cours de la conférence de presse que les membres de la Coordination nationale du BDP-Gabon Nouveau ont tenue aujourd’hui même à Libreville à neuf heures du matin.

Ci-dessous, l’intégralité de la lettre de réponse à Mba Obame, Ministre de l’intérieur.

Pour lire ou obtenir le PDF de la lettre, cliquez ici.


BDP-GABON NOUVEAU

Bureau du Président

Monsieur André Mba Obame
Ministre de l’intérieur
Libreville, Gabon

N/R : BDPGN/USA/DIR/PR/DM/090528/001

OBJET : Interdiction illégale du meeting pacifique du mouvement « Bongo Doit Partir » (BDP-Gabon Nouveau)

Monsieur le Ministre,

Dans une dépêche de l’AFP publiée samedi 23 mai 2009, vous avez, semble-t-il, justifié l’interdiction du meeting que notre mouvement devait tenir au Carrefour Rio ce jour-là par les raisons suivantes :

  • 1) «BDP n’a pas d’existence légale. Leur «structure» existe depuis quatre ou cinq ans mais ils n’ont jamais déposé de statuts, ils n’ont pas de personnalité juridique.»

  • 2) «Ils n’ont jamais présenté un candidat aux élections.»

  • 3) «Leur demande de manifestation ne comportait pas de contacts.»

Sur le troisième point, je note déjà, Monsieur le Ministre de l’intérieur, que vous reconnaissez avoir reçu la documentation par laquelle nous vous signalions, en toute transparence et en toute légalité, le meeting pacifique que notre mouvement projetait de tenir à 15h00 au Carrefour Rio, meeting qui ne constituait aucunement une manifestation protestataire, encore moins une marche de protestation, mais bel et bien un meeting citoyen auquel nous conviions les Gabonais qui voulaient se joindre à nous pour débattre ensemble et publiquement de l’avenir du Gabon dans le cadre de ce que nous considérons être une vacance de pouvoir conformément à l’Article 13 de la Constitution de notre pays. C’est donc un meeting de citoyens concernés que vous avez interdit, Monsieur le Ministre, et non une marche protestataire contre qui que ce soit.

Et parce que notre droit de discuter, dans le cadre d’un meeting public, de la démission ou de la destitution d’Omar Bongo dans le contexte de vacance de pouvoir actuel est un droit absolu qui nous est garanti par la Constitution, nous en sommes encore aujourd’hui à nous demander sur la base de quelle loi cette interdiction de meeting a été décidée ?

Il nous semble évident, Monsieur le Ministre de l’intérieur, que vous mentez quand vous dites que la lettre d’annonce de meeting que nous vous avions fait parvenir manquait de contacts.  Il serait difficile d’imaginer qu’une telle lettre puisse être envoyée au Ministre de l’intérieur qui ne comportât aucun contact, ne fût-ce que téléphonique, surtout quand on sait que vous avez déjà ces contacts puisque, dans le passé, vous n’avez jamais hésité, avec votre collègue Ali Bongo, à convoquer en vos bureaux les membres de la Coordination nationale du BDP-Gabon Nouveau aux fins de leur signifier, menaces à l’appui, votre désir de faire abandonner son activisme politique à notre mouvement. Nous ne pouvons donc que noter le ridicule de votre argument, Monsieur le Ministre de l’intérieur.

Quant aux points « un » et « deux » que vous soulevez dans votre interview à l’AFP susmentionné, permettez-moi de vous dire, de « docteur » à « docteur », Monsieur le Ministre, que vous déshonorez le titre de « docteur » en sciences politiques que vous portez. Au-delà même du manque de patriotisme de vos actes visant à taire les voix citoyennes qui osent encore s’élever pour la dignité de notre pays désormais irrévocablement livré aux ignominies du despotisme, il ne se dégage de vos paroles aucune conception cohérente, encore moins intellectuelle, des faits de droit tels qu’ils se trouvent édictés dans la Constitution gabonaise. A la place, je vois plutôt s’ériger un arbitraire qui, en fin de compte, confirme de la manière la plus flagrante le dictat dans lequel s’enfonce un peu plus chaque jour le régime que vous servez avec autant d’entrain.

Les faits de droit dont je parle ici sont pourtant simples.

Quand vous dites, Monsieur le Ministre, que le « BDP n’a pas d’existence légale », soit disant parce que nous n’avons « jamais déposé de statuts », savez-vous au moins que la Constitution gabonaise actuelle, Constitution pourtant taillée à la mesure du bongoïsme, garantit à tous les Gabonais le droit d’association ? Ce droit d’association, Monsieur le Ministre, n’est pas une simple vue de l’esprit. C’est, en réalité, l’un des droits citoyens les plus sacrés et les plus absolus de toute société qui se veut démocratique. Ses fondements sont tels que toutes les constitutions démocratiques du monde en font le préalable à toutes les libertés citoyennes. Pourquoi ? Tout simplement parce que, aux yeux de la loi, le droit d’association étant absolu, on ne peut le conditionner à aucune autre loi. En d’autres termes, aucune des constitutions démocratiques du monde ne pose comme préalable à tout droit d’association l’obligation de « légalisation ». Bien au contraire, c’est le l’opposé qui est maintenu : l’association doit d’abord se constituer et, donc, exister légalement, avant que de solliciter sa « légalisation ». Mais cette « légalisation », que vous ne cessez d’opposer arbitrairement aux Gabonais comme préalable à toute possibilité d’expression politique, n’est pas, aux yeux de la loi, obligatoire. Ceci parce que la loi définit deux sortes de légalisations : la légalisation par voie d’association et la légalisation administrative :

1) De la légalité associative : Aux yeux de la loi, dès que deux personnes au moins se réunissent en vue de la défense d’un droit, d’une idée ou d’une idéologie, il y a association. La Constitution gabonaise actuelle reconnaît comme automatiquement légale une telle association. Autrement dit, dès lors que des citoyens prennent sur eux de se constituer en association ou groupe d’intérêt, et s’accordent sur un contrat associatif verbal et/ou écrit, ils acquièrent, automatiquement, existence légale. Dans ce cas, c’est le simple fait d’association lui-même qui cause la légalité. Pourquoi la Constitution veut-elle protéger, en amont, le droit d’association ? Tout simplement parce que, le droit d’association étant absolu, la Constitution veut que les citoyens ne soient pas obligés d’aller quémander la permission d’exister en tant qu’association à un état qui peut, dès lors qu’il aurait le pouvoir de décider qui peut s’associer ou ne pas s’associer, rapidement devenir arbitraire, donc dictatorial. C’est justement parce qu’elles voulaient priver l’état du pouvoir de décider qui peut s’associer et qui ne le peut pas que les Constitutions démocratiques ont renversé la procédure, préférant reconnaître automatiquement tout regroupement associatif sans obligation de formalités administratives préalables, de telles formalités étant, d’office, vues comme une enfreinte à la liberté d’association. Voilà pourquoi vous verrez que les grandes démocraties du monde n’obligent aucune association à se « légaliser » puisque cette légalisation leur est automatiquement acquise dès constitution libre d’association. Ils sont dès lors à même d’exister, d’opérer et de s’exprimer en tant qu’association.

2) De la légalité administrative : Par contre, il y a, aux yeux de la loi, une deuxième forme de « légalisation » qui, elle, n’a rien à voir avec le droit d’exister, de s’exprimer ou d’opérer. C’est ce que l’on appellera ici la « légalisation administrative », c’est-à-dire le fait pour une association dûment constituée et préalablement existante dans les faits de s’inscrire au registre des associations que gère le Ministère de l’intérieur. Or, cette procédure de « légalisation administrative » n’étant aucunement obligatoire, un groupe de citoyens réunis en association conformément à la garantie constitutionnelle n’a aucune obligation à aller rechercher la « légalisation administrative » auprès du Ministère de l’intérieur si elle n’en ressent ni l’utilité ni le besoin. Du moment qu’elle existe sur la base, par exemple, de ses statuts ou de toute autre forme de contrat associatif liant entre eux ses membres, l’association existe de plein droit et a pleinement le droit d’exister. Ce qui « force », cependant, les associations à rechercher souvent la « légalisation administrative » n’a rien à voir avec une supposée illégalité de leur existence. Cette démarche se fait souvent par nécessité pratique. Autrement dit, sans légalisation administrative, il serait, par exemple, difficile à l’association d’ouvrir un compte en banque car les banques demandent souvent les papiers de légalisation administrative pour pouvoir ouvrir un compte bancaire au nom de l’association.

Mais au Gabon, Monsieur le Ministre, le régime que vous servez et vous-même entretenez l’amalgame jusqu’à l’absurde, au point de vouloir conditionner l’expression politique des associations à une supposée obligation de « légalisation administrative » qui n’est nulle part posée comme préalable à l’expression associative. Pourtant, c’est paradoxalement dans le domaine politique que la distinction entre « légalité par fait d’association » et « légalité administrative » se fait la plus claire, particulièrement dans le contexte des associations à caractère politique que l’on appelle communément « partis politiques ». Tout comme les autres types d’associations, les partis politiques peuvent se constituer librement et exister sans entraves sur la simple base de leurs statuts et règlement intérieur. Ils peuvent ainsi se réunir, manifester, etc. parce que, à la base, ce droit leur est garanti par la Constitution. Cependant, parce que le but de ces associations à caractère politique est de solliciter les suffrages du peuple, il leur devient naturellement nécessaire de solliciter la « légalisation administrative ». Cette légalisation administrative leur donne deux droits fondamentaux sans lesquels ils ne pourraient atteindre leur but : le droit d’ouvrir un compte bancaire  (donc de solliciter publiquement des fonds au nom de l’association) et le droit de recevoir de l’état les avantages liés aux partis politiques. Par exemple, un parti légalisé administrativement peut inscrire ou présenter des candidats sur les listes électorales lors des élections et l’état a alors l’obligation d’imprimer des bulletins de vote sur lesquels figureront les informations de ce parti aux fins de rendre possible l’élection de ses candidats.

Dans ce contexte, la seule différence entre un parti politique et les autres types d’associations se trouve dans le fait que les partis politiques visent la participation aux élections. Les buts sont cependant les mêmes, et les méthodes également, car toutes les formes d’association ont comme objectif la promotion de la justice et du bien-être pour tous. Comme le dit l’Article 2 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789, déclaration que reconnaît la Constitution gabonaise en son Préambule, « le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. » Ce but est le même pour tous les autres types d’associations qui, dans tous les domaines de la vie, visent au redressement des injustices sociales, culturelles, économiques et/ou politiques pouvant découler de la gestion dictatoriale ou irresponsable de l’état.

L’incohérence de vos arguments, Monsieur le Ministre, est donc plus que flagrante. Elle l’est surtout quand on considère la loi gabonaise sur les partis politiques. Au Gabon, la loi exige des associations voulant se constituer en partis politiques de se former d’abord, et ensuite de rédiger leurs statuts et désigner leurs dirigeants, AVANT même que de pouvoir soumettre un dossier de « légalisation » au Ministère de l’intérieur. Autrement dit, Monsieur, le Ministère de l’intérieur que vous dirigez est clair : on ne peut pas solliciter une « légalisation administrative » au Gabon si on ne s’est pas, au préalable, constitué en parti politique par la rédaction des statuts et la désignation des dirigeants du parti. Sur ce point, donc, vos propres lois sont en conformité avec la Constitution, qui garantit le droit d’association politique ou autre hors « légalisation administrative ». Pourquoi ne respectez-vous pas vos propres lois ?

Mais, mieux encore, vous savez vous-même, Monsieur le Ministre, que la loi dont je parle ici est celle-là même qui dit que la « légalisation » n’est possible que  pour les partis politiques qui peuvent montrer qu’ils ont quelques milliers d’adhérents. Là encore, la loi veut que la légalisation ne soit accordée qu’aux partis ayant fait la démonstration d’un minimum d’adhérents sur le terrain, c’est-à-dire qu’ils doivent se donner une certaine légitimité populaire avant que de solliciter la légalisation. Or, comment un parti politique souhaitant se « légaliser » administrativement va-t-il pouvoir, comme le demande la loi, obtenir l’adhésion de trois mille personnes si, dans le même temps, vous lui interdisez de tenir des meetings politiques capables, justement, de lui permettre de récolter les adhésions nécessaires à sa légalisation ? N’y a-t-il pas, dans ce cas, incohérence et arbitraire de votre part, Monsieur le Ministre, si, d’une part, vous nous reprochez de n’être pas légalisés et si, d’autre part, vous nous interdisez les meetings politiques qui nous permettraient d’exposer notre idéologie aux citoyens devant former l’ossature de notre légalisation conformément à vos propres lois ?

Mais, encore une fois, Monsieur le Ministre, rien dans la loi ne dit que pour tenir un meeting politique, un rassemblement politique ou même une manifestation, les citoyens doivent obligatoirement appartenir à des partis politiques « légalisés » ou des associations « reconnues » par le Ministère de l’intérieur. Il n’y a que dans les régimes de dictature  que de tels préalables existent car il s’agit pour ces régimes de contrôler toute forme d’expression citoyenne. Le droit de manifester, de marcher ou de tenir meeting politique n’est pas la seule prérogative des partis politiques, encore moins celle des seuls partis politiques légalisés. Tout groupe de citoyens, à titre collectif ou individuel, a le droit de manifester et de tenir meeting sur quelque sujet que ce soit qui ait une portée nationale ou sociétale. Par ailleurs, rien dans la loi n’interdit à une association de citoyens de se créer spontanément le matin et tenir meeting l’après-midi sur un sujet politique sans que cela ne constitue un acte illégal.

Autrement dit, si le but d’une association qui se dit mouvement politique n’est pas, par exemple, de concourir au suffrage populaire lors des élections, mais plutôt de conscientiser les populations en vue d’une prise de conscience citoyenne, elle n’a aucune obligation de présenter des candidats aux élections et l’Etat ne peut conditionner le droit de tenir meeting au simple fait d’avoir, au préalable, présenté des candidats aux élections. A moins que vous ne vouliez, Monsieur le Ministre, nous dire que les seuls mouvements ou groupes autorisés à tenir meeting au Gabon sont ceux qui ont présenté des candidats aux élections, il me semble, encore une fois, que vous vous égarez, par cet argument, dans votre arbitraire habituel. Ce serait là, en fait, une logique qui ne tiendrait que dans la tête des bongoïstes avérés, c’est-à-dire ceux pour qui la loi et le droit ne veulent rien dire et qui inventent des lois arbitraires qui n’ont aucune base juridique ni constitutionnelle, à l’instar de votre récente tentative de faire taire les ONG gabonaises, ONG auxquelles vous essayiez de retirer le statut associatif parce que, à vos yeux, les ONG n’avaient pas le droit de s’occuper de sujets politiques. Je suppose que le fait pour vous d’avoir renoncé à cette injonction a découlé du fait que quelqu’un a dû vous démontrer le caractère fantaisiste de cette mesure.

Je note au passage, Monsieur le Ministre, qu’il est monnaie courante au Gabon de voir des groupes spontanément constitués se déverser dans les rues et manifester lors de marches de soutien à Omar Bongo sans que vous ne leur opposiez l’obligation de déposer des statuts ou de présenter des candidats aux élections. Du moment que ces groupes de soutien spontanés à Omar Bongo, selon votre propre définition de la légalité, n’ont jamais déposé de statuts, sur la base de quel droit leur laissez-vous souvent manifester leur mécontentement contre les « cabales médiatiques » orchestrées contre Omar Bongo par les médias français, et sur la base de quelle loi avez-vous jugé utile d’interdire le meeting pacifique du BDP-Gabon Nouveau ?

Je ne perdrai même pas mon temps à essayer de vous expliquer pourquoi, sur la base de la Constitution gabonaise actuelle, notre mouvement,  le BDP-Gabon Nouveau, peut et doit être considéré comme un mouvement parfaitement légal dont les actions passées, présentes et futures sont en absolue conformité avec ladite Constitution.

Dois-je vous rappeler, Monsieur le Ministre, que la Constitution gabonaise actuelle, de par sa reconnaissance, en son Préambule, de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, est, en fait, une Constitution hautement révolutionnaire ? Dois-je vous rappeler que ladite Déclaration fut écrite par des Français radicaux qui, répondant aux injonctions de la citoyenneté libre, furent à l’origine de la Révolution française de 1789 ? Dois-je vous rappeler le caractère radicalement révolutionnaire de cette Déclaration qui avait comme objectif de rejeter la monarchie et ses dictats pour instaurer une république de citoyens libres ? Dois-je vraiment, Monsieur le Ministre, perdre mon temps à vous expliquer ce que cela veut dire ?

Etant, comme vous êtes, habitué à agir dans l’arbitraire et hors des textes de loi, je me doute que vous ne pouvez comprendre un groupe comme le BDP-Gabon Nouveau qui, depuis le départ, c’est-à-dire depuis sa création, a basé toute son action sur la loi. Parce que nous sommes un mouvement foncièrement constitutionnaliste, nous ne faisons jamais rien qui sorte du cadre de ce que la Constitution nous permet. Autrement dit, parce que le Constitution actuelle nous reconnaît le droit, en tant que citoyens libres, de résister au gouvernement quand le gouvernement se fait arbitraire et dictatorial, nous sommes dans la droite ligne de la légalité constitutionnelle. Et parce que la Constitution actuelle du Gabon, en son Préambule, reconnaît la déclaration révolutionnaire de 1789, elle nous autorise, en tant que citoyens libres, à résister à l’oppression.

Le BDP-Gabon Nouveau, en tant que mouvement constitutionnaliste, est donc dans la légalité.

Par contre,

Monsieur le Ministre,

En tant que chantre d’un régime qui a fait de l’oppression sa méthode de gouvernance depuis 42 ans, c’est vous qui vous trouvez dans l’illégalité la plus flagrante quand vous privez le BDP-Gabon Nouveau du droit de s’associer et de s’exprimer librement.

Oui, Monsieur le Ministre,

C’est vous qui êtes hors la loi quand vous bafouez la Constitution en interdisant un meeting du BDP-Gabon Nouveau ;

C’est vous qui êtes hors la loi quand vous bafouez la Constitution en inventant arbitrairement des lois qui privent les citoyens que nous sommes du droit à l’association et à l’expression libre.

C’est vous qui êtes hors la loi quand vous mettez 300 policiers et gendarmes dans les rues pour empêcher les citoyens libres que nous sommes de jouir pleinement des prérogatives que nous garantit la Constitution.

C’est vous et votre régime qui êtes hors la loi quand vous bafouez la Constitution en vous refusant à déclarer la vacance du pouvoir au Gabon, même à titre temporaire.

Le pire dans tout ceci est que vous vous entêtez non seulement dans l’illégalité, mais également dans des explications qui n’ont aucun sens alors même que la Constitution est claire. Du moment que cette Constitution permet les situations de vacance temporaire, rien n’empêche la vacance temporaire d’être prononcée conformément à l’Article 13 la Constitution et Omar Bongo de revenir au pouvoir si son état de santé finit par le lui permettre. Mais laisser le pays dans le flou, le mensonge, la manipulation et les machinations est certainement un crime contre la nation que nous ne pouvons tolérer, surtout quand ce crime implique le bafouage de la Constitution. A cause de l’incohérence et de l’arbitraire de vos actes, vous et vos complices préférez l’illégalité constitutionnelle au respect de la loi. Vous refusez ainsi de constater une vacance qui est pourtant aujourd’hui plus qu’avérée vu que la Constitution gabonaise dit clairement que la vacance temporaire ou définitive doit être constatée dès lors que, pour quelque raison que ce soit et pour quelque durée que ce soit, le Président de la République n’est pas en mesure d’exercer pleinement ses fonctions.

A la fin, Monsieur le Ministre, s’il y a bien un comportement illégal dans cette histoire, ce comportement est bel et bien le vôtre.  Si vous preniez le temps de lire la Constitution du Gabon de temps en temps, et peut-être d’en respecter les injonctions citoyennes, vous et le régime moribond que vous défendez rendriez un meilleur service à notre pays.

Fait le 28 mai 2009 à Montclair, New Jersey  (USA)

Dr. Daniel Mengara
Président
BDP-Gabon Nouveau

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25 mai 2009

L’Afrique peut-elle un jour avoir un hôpital pouvant soigner ses gouvernants? O.Bongo : 41 ans de règne, pas d’hôpital au Gabon!

Omar Bongo : 41 ans de règne, pas d’hôpital au Gabon !

La communication officielle le disait affecté par la mort de sa dulcinée Edith, décédée à Rabat (Maroc) en mars dernier. On le disait en retrait pour pouvoir faire le deuil. Cette version des évènements a été vite rattrapée par les faits qu’on ne saurait cacher pendant longtemps. Omar Bongo est malade !

Le ministre des affaires étrangères espagnol Miguel Angel Moratinos a, le jeudi 21 mai 2009, personnellement porté l’information à la connaissance du monde : Bongo est bel et bien souffrant d’un cancer intestinal et est hospitalisé dans une clinique privée à Barcelone.

Voilà un soi-disant chef d’Etat malade qui pourtant ne dit rien à son peuple. Ses services non plus, n’ont daigné l’informer. Car, selon ces gens là, on ne déclare pas la maladie du chef. Le chef ne doit souffrir qu’en catimini. Mieux, il doit mourir « subitement » comme ce fut le cas pour nombre de ces guignols dont Eyadema Gnassingbe. Ils doivent mourir ainsi pour surprendre leurs peuple et adversaires

L’objectif de cette cachotterie imbécile ne s’inscrit en rien dans la tradition africaine comme veulent le faire croire leurs auteurs. Bien au contraire, elle est la manifestation d’une conception du pouvoir qui fait de ces mythomanes téléguidés et cleptomanes patentés, des « hommes forts ». Des hommes quasi-robotisés rompus à diriger leur pays de manière brute voire barbare. Lorsqu’on se proclame gaillardement homme fort de son pays, on doit dissimuler en conséquence ses faiblesses qui en réalité, ne sont rien que des faiblesses humaines. Or, ces pantins se donnent une image surhumaine d’eux-mêmes en vantant une santé à toute épreuve.

Cette attitude maladive de se présenter en êtres infaillibles est non seulement le signe d’un mépris absolu à l’égard du peuple, mais aussi celui de la coupure totale de ces soi-disant gouvernants et les populations et la peur constante que les premiers ont au ventre en sachant que les dernières peuvent exploiter leur moment de faiblesses pour se soulever.

Mais le plus révoltant dans cette lente agonie de Bongo est ailleurs.

Ce bout d’homme moustachu régente le Gabon depuis 41 ans. Ainsi, se fait-il appeler cyniquement « doyen d’Afrique ». Aujourd’hui le doyen est malade. Curieusement, celui que Madilu chantait récemment en serinant « Bongo, le bâtisseur du Gabon et dont le projet, c’est des actes » se retrouve aujourd’hui non pas dans l’un des hôpitaux qu’il a bâti au Gabon mais en Espagne dans une clinique privée. Il n’y a donc aucune infrastructure sanitaire équipée pour s’occuper du cancer du « Bâtisseur ». Pourtant, Bernard Kouchner, l’expert en santé publique et spécialiste aussi des opérations humanitaires sous le feu des projecteurs, célèbre par son sac de riz sur les épaules, vient d’empocher les derniers 817.000 euros- le rapport Kouchner aurait coûté au total 2,6 millions d’euros- pour avoir apporté son expertise à l’amélioration du secteur de la santé dans ce pays béni des dieux et pourvu de fabuleuses richesses dont le pétrole et n’abritant qu’environ 1,5 millions d’âmes. Les infrastructures de base y manquent cruellement et la majorité de la population vit dans la pauvreté la plus honteuse.

Ami de tous les gouvernements français depuis De Gaulle, Albert-Bernard Bongo devenu El Hadj Omar Bongo puis Ondimba, n’a jamais cessé d’être l’Agent des Services secrets français qu’il était à sa prise du pouvoir. Fort de sa longévité et de la fortune qu’il a amassé au sommet du Gabon, Le Hadj s’octroie le luxe de financer des campagnes électorales françaises notamment celle de François Mitterrand comme l’a écrit Pierre Péan dans « Affaires africaines ». Le candidat Sarkozy a, lors de la campagne présidentielle, eu lui aussi en 2007 sa part de « conseils et d’avis » du doyen. Lors du congrès d’investiture de l’UMP en janvier 2007, porte de Versailles, la fille Bongo, Pascaline, et son époux, le ministre gabonais des Finances, Paul Toungui étaient aux premiers rangs des soutiens de Sarkozy qui une fois élu, n’a pas tardé à recevoir son bienfaiteur Bongo fin mai 2008 à l’Elysée. Voilà, une bonne manière de doter le Gabon d’hôpitaux en finançant les partis politiques en France. Une autre bonne manière d’équiper son pays, c’est de s’acheter de luxueuses voitures et d’avoir de gigantesques hôtels personnels ou encore de disposer des comptes bancaires en France, en Suisse ou ailleurs. Aujourd’hui, le doyen Bongo se fait administrer des soins en Espagne. C’est un terrible aveu : le Gabon n’a aucun hôpital digne de ce nom. Au lieu d’une ambulance qui le dépose dans un centre de soin bien équipé du pays, Bongo saute dans un avion pour l’étranger. Les pauvres populations, elles doivent mourir tranquillement.

Bongo n’est pas le seul à agir de cette façon. Eyadema Gnassingbe, Bokassa, Mobutu, Conte…l’ont fait jusqu’à leur mort. Nguesso, Compaore, Biya et autres continuent de sauter dans un avion pour se faire soigner à l’étranger aux moindres maux de gorge attestant ainsi en mondovision qu’ils ne bâtissent rien dans leur pays respectif.

Dans cette situation, la mort - aujourd’hui ou demain - de Bongo n’apportera rien de salutaire au peuple gabonais, car les héritiers Ali et Pascaline Bongo sont déjà positionnés pour capter le pouvoir, comme ce fut le cas du Togo où les fils du défunt Gnassingbe ont été portés au pouvoir sous le double poids du viol et des violences. Pour sortir du suicide collectif qui se profile à l’horizon sous des pouvoirs africains actuels, la seule solution qui reste au peuple d’Afrique et à la jeunesse africaine est de prendre la mesure du mal que font ces guignols de gouvernants afin d’agir efficacement pour les mettre hors d’état de nuire et couper, in fine, l’herbe sous les pieds de leurs mentors nichés à l’ombre et vidant l’Afrique de ses richesses en toute quiétude. Rien n’arrêtera cette caste de rapaces sauf à lui opposer une résistance farouche menée par une solide organisation de la jeunesse éclairée par notre histoire. Laquelle organisation puise sa force dans les valeurs endogènes de nos sociétés et menée par des femmes et des hommes foncièrement animés par l’esprit du bien commun, de patriotisme et de courage sans aucune trace de compromission.

source: bellaciao - BDP

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23 mai 2009

APPEL A LA SUSPENSION DE LA CONVERTIBILITE DU FRANC CFA GABONAIS EN RAISON DE LA FUITE MASSIVE ACTUELLE DE CAPITAUX DU GABON

Chers compatriotes,

ll nous parvient, relativement aux rumeurs persistantes du décès de Mr O. Bongo, que des volumes importants de capitaux fuient actuellement le Gabon pour l'étranger (France, Suisse...).

Au regard de l'état actuel de décrépitude du Gabon, cette évasion massive des capitaux entretenue par les barons du régime prive malheureusement notre pays de ressources financières importantes qui pourraient servir au financement urgent du développement économique, social et culturel ce, afin de vite redonner espoir ou confiance au peuple et le réconcilier à la politique.

Ces tenants actuels du pouvoir se comportent comme des étrangers et oublient que le Gabon est notre pays à nous tous. C'est celui de leurs enfants, de leurs petits-enfants. Ils oublient que les hommes passent, les institutions (le Gabon) restent. Ils oublient que malgré leur exil momentané à l'étranger, ils regargneront (eux et leurs familles) tôt ou tard le Gabon, leur pays.

A cet égard, j'en appelle aux autorités monétaires de la CEMAC afin de prendre les mesures nécessaires de suspension momentanée de la convertibilité du franc CFA gabonais en devises internationales (EURO, USD, CAD, GBP, Yen...) comme ce fut le cas à la veille de la dévaluation de ce dernier.

J'en appelle également aux pays occidentaux démocratiques, dignes et responsables (Canada, Etats-Unis...) de refuser sur leur(s) territoire(s) toute forme de blanchiment d'argent public détourné à l'Etat gabonais. Ils doivent systématiquement procéder à une enquête sur le sous-jacent de ces mouvements de capitaux avant d'y accepter leur transformation ou conversion en actifs monétaires, financiers et réels.

J'en appelle aux populations gabonaises de ne pas céder à la haine, à la vindicte populaire, à la chasse aux sorcières. Nous ne sommes qu' 1,2 million d'âmes et aurons besoin de tout le monde pour reconstruire notre beau pays.

J'en appelle au patriotisme de certains pédégistes de ne pas s'accrocher au pouvoir par tous les moyens au risque de créer une guerre civile mais plutôt de laisser le peuple choisir librement et démocratiquement les nouvelles personnes devant diriger le pays.

J'en appelle à leur patriotisme d'autant plus que nous ne sommes pas des ennemis mais des frères qui doivent travailler ensemble pour un Gabon meilleur et non plus pour des intérêts d'une puissance de pacotille étrangère.

Voyez comment cette pseudo puissance mondiale, après avoir pillé le Gabon par l'entremise de Mr O. Bongo qu'elle a téléguidé comme une marionnette pendant 42 ans, est en train actuellement de le lâcher comme une mafia qui se débarrasse très vite de ses hommes de main.

Elle veut nous faire croire qu'elle est un pays de justice en faisant déclencher une procédure judiciaire, quant à l'affaire BMA, contre Mr O. Bongo alors que pendant 42 ans, elle a étouffé sur son sol des affaires plus sensibles afférentes à cet individu.

Chers compatriotes, ne soyons pas dupes. La France sentant Mr O. Bongo au bout du rouleau fait très vite de se débarrasser de lui tel un boulet devenu trop encombrant. D'où, toute cette parodie de justice contre lui dans le cadre de l'affaire BMA.

Elle a fait usage de la même recette avec Bokassa, Mobutu...tous, des dictateurs sanguinaires ou cannibales. 

Elle est à la recherche actuellement d'autres négrillons au travers de qui perpétuer le crime économique, financier et humain contre notre beau pays. La preuve, il y'a quelques semaines (mois), Mr Sarkozy avait envoyé un émissaire pour rencontrer certains opposants. Maintenant, elle revient avec ses gros sabots par l'entremise de Mme Idrac pour toujours ses intérêts sordides au détriment du bien-être de nos parents.

Le lynchage médiatique actuel contre Mr O. Bongo doit servir de leçon à chacun de nous, dignes fils du Gabon, et notamment à certains pédégistes qui veulent par tous les moyens accéder à la magistrature suprême en allant se faire adouber en France et aliéner leur(s) âme(s) à Lux Fero.

Nous devons nous mettre désormais au service de nos populations et non des étrangers assoiffés des richesses de notre sol et sous-sol tels des vampires pour du sang humain.

Nous devons arrêter d'aller toujours chercher à l'étranger cette légimité populaire et légale que seuls nos peuple et institutions doivent, conformément à la Constitution, nous conférer.

Ensemble et main dans la main, nous ferons, dans un cadre d'état de droit fort, de justice sociale, de liberté..., de notre pays, un Gabon meilleur envié par d'autres nations.

Vive le Gabon, vive la République,

            Jacques Janvier Rop's Okoué Edou,

Docteur en Economie et Finance Internationales,

Doctorant en Administration publique à l'ENAP de Québec,

Etudiant en Administration des Affaires à l'ULaval (Canada)               

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MME IDRAC, LE GABON N'A PAS BESOIN DE VOUS POUR SE DEVELOPPER. LE GABON SE CHOISIRA MULTILATERALEMENT SES PARTENAIRES

Gabon : Anne-Marie Idrac attendue à Libreville

Le secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, arrivera le 24 mai prochain à Libreville pour faire le point sur les échanges économiques entre les deux pays et confirmer le soutien de la France au développement et à l'équilibre écologique. Dans le cadre d'une tournée africaine de six jours, madame Idrac se rendra ensuite en Angola, puis en Afrique du Sud.

Dans le cadre des échanges commerciaux qui lient la France et le Gabon, Paris a décidé de mandater à Libreville son secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, pour faire le point sur cette coopération.

Deux mois après la visite de travail du président français à Kinshasa, en République démocratique du Congo, à Brazzaville au Congo et à Niamey au Niger, où elle l'avait escorté, cette troisième tournée d’Anne-Marie Idrac en Afrique subsaharienne doit permettre de conforter les intérêts français sur le continent noir.

Premier fournisseur et deuxième client du Gabon, la France entretient des relations politiques et économiques denses avec Libreville. Et face à la concurrence chinoise et aux instabilités politiques récurrentes dans cette région, Paris s'efforce de veiller au grain.

A Libreville, Anne-Marie Idrac réaffirmera l’engagement français en matière d’aide au développement, en faveur de la préservation de la forêt équatoriale et de la lutte contre le changement climatique.

Elle doit également durant son court séjour de deux jours, visiter un site d’exploitation forestière dans la région de Kango, dans l'Estuaire, financé par l’Agence Française de Développement (AFD) à hauteur de 9,2 millions d'euros grâce au mécanisme de conversion de la dette gabonaise, qui doit permettre de financer 60 millions d’euros de projets dans ce secteur.

Après Libreville, le secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur poursuivra sa tournée africaine en Angola du 25 au 27 mai prochain et en Afrique du Sud jusqu'au 30 mai suivant.

Un an après la visite du Président de la République, qu’elle avait accompagné en Angola, Anne-Marie Idrac ouvrira le 26 mai la séance plénière du Forum des affaires franco-angolais, qui réunira une soixantaine d’entreprises françaises dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, des hydrocarbures et du financement.

Avec 3,2 milliards d'euros d’échanges en 2008, l’Angola est le deuxième partenaire commercial de la France en Afrique sub-saharienne.

«Depuis 2008, l’ensemble du dispositif public français de soutien à l’international est opérationnel en Angola. Les entreprises françaises disposent désormais de tous les outils leur permettant de nouer de véritables partenariats», a salué Anne-Marie Idrac.

Enfin, réalisant à elle seule 40% du PIB de l’Afrique subsaharienne, l’Afrique du Sud est un acteur politique et économique majeur sur le continent.

Premier membre du gouvernement français à rencontrer le nouveau gouvernement sud-africain, Anne-Marie Idrac assurera ses interlocuteurs de l’engagement des entreprises françaises à renforcer les partenariats existant notamment dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures.

Mme Idrac ouvrira le jeudi 28 mai à Johannesburg le séminaire du Partenariat industriel nucléaire, où une quarantaine d’entreprises françaises seront représentées.

Source : Gaboneco.com     Auteur : Gaboneco   

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La présidence gabonaise rassure, des sources dignes de foi confirment son décès

jeudi 21 mai 2009 - AFFAIRE BONGO

La présidence gabonaise rassure, des sources dignes de foi confirment son décès

NETTALI.NET - Après des nouvelles faisant état de la santé préoccupante d’Omar Bongo, la présidence gabonaise a sorti un communiqué dans le but de rassurer sur le fait.

« Le président de la République, chef de l’Etat, son excellence Omar Bongo Ondimba qui a subi un choc d’une très forte intensité émotionnelle, suite au décès prématuré de sa jeune épouse au terme d’une longue maladie, a décidé de prendre quelques jours de repos en Espagne. Profitant de celui-ci, le président de la République séjourne actuellement à l’Hôpital Quiron de Barcelone, structure médicale de grande renommée internationale pour y effectuer un bilan de santé complet et y suivre des soins appropriés afin d’être au mieux de sa forme pour regagner le Gabon et reprendre au plus vite ses activités », c’est ce qui ressort d’un communiqué issu de la présidence gabonaise qui tente de rassurer sur l’état de santé du président gabonais.

Des proches du Chef de l’Etat interrogés par l’AFP avaient même évoqué "une intervention chirurgicale", selon RFI. Information vite démentie par un communiqué de la présidence.

Nettali.net a eu des informations recueillies de sources dignes de foi selon lesquelles, le président gabonais est bien décédé.

Agé de 73 ans, Omar Bongo est arrivé au pouvoir en 1967 et, à ce titre, détient le record de longévité à la tête d’un pays africain. Il avait suspendu depuis la semaine dernière, ses activités pour « se reposer et porter le deuil de son épouse » décédée il y a un peu plus de deux mois. Au même moment, la question de sa succession se pose avec acuité au sein de sa famille. En effet, sa fille Pascaline et son fils Ali Ben, se disputent âprement le pouvoir.

SOURCE: Nettali.COM

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21 mai 2009

PEUPLE GABONAIS, PREPAREZ-VOUS A VOUS APPROPIER LE DESTIN DE VOTRE PAYS QUE LA FRANCE PARASITE VOUS A SPOLIE DURANT 42 ANS

Omar Bongo hospitalisé à Barcelone, dans un état sérieux

L’actuel président du Gabon souffre d’un cancer intestinal. Il a multiplié ces derniers mois les allers-retours avec l’Espagne. Il est actuellement hospitalisé dans une clinique privée de Barcelone, dans un état “grave mais stationnaire”.

Omar Bongo, 73 ans, dont 41 au pouvoir, semble être au plus mal. Le doyen des chefs d’Etats africains souffre d’un cancer assez avancé, semble-t-il, à l’intestin. Les confirmations officielles sont bien difficiles à obtenir.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères explique : “Je peux seulement vous dire qu’il est en Espagne où il reçoit un traitement médical dans une clinique de Barcelone”.

Le journal La Vanguardia croit, lui, savoir qu’Omar Bongo a déjà été hospitalisé, voici une dizaine de jours, à la clinique privée Quiron de Barcelone, et qu’il souffre, selon un médecin de la clinique, d’une grave tumeur. Et le journal d’ajouter que Miguel Angel Moratinos, le ministre, aurait indiqué à un journaliste que le président gabonais allait “très mal”.

Le calendrier se serait subitement accéléré. Bongo aurait même été victime d’une hémorragie à bord de l’avion qui l’emmenait à nouveau en Espagne.

Source: France Info

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18 mai 2009

MR O. BONGO, QU'AVEZ-VOUS FAIT DE L'ARGENT DU PETROLE?

Lundi 18 mai 2009

Gabon - Santé Publique : le peuple laissé à l'abandon

Le témoignage de la famille de Sarah (Parole Libre) :  No comment .....  Par Gabon libre expression

Qui est Gabonais ? Et qui ne l'est Pas ?

Vendredi 15 mai nous avons appris par voie de presse, que la Fondation Jeanne EBORIE s’était brûlée du moins un étage de son bâtiment.
 

Cet incident malheureux qui a coûté la vie à un compatriote devrait ouvrir des débats dans la presse ?  Mais aussi, au sein du personnel de cette structure, Sur les conditions de vie des malades, et de leurs propre conditions de travail. Mais rien de tout cela, les gens restent muets.

Bon Dieu ! Que nous arrive-t-il peuple Gabonais ?

Chers   compatriotes, êtes vous entrer dans cet hôpital et voir comment les malades cohabitent avec la moisissure ?   Les odeurs, les cafards et les rats ? Le personnel soignants ah !   Là aussi les pauvres ! Comme dis un adage (lorsqu’une dent est pourrit, elle fait sentir toute la bouche). Le bonjour ? C’est trop leurs demander ! Ils sont pour la plupart écrasé par leurs soucies, et c’est au bureau qu’ils viennent se décharger auprès des malades. On engueule les malades comme si c’était leurs enfants. Bon Dieu. !

Si elles ne racontent pas le  urs histoires, elles tissent leurs napperons où, dorment tout simplement. Pour prendre le cas de l’hôpital Général, eux, traînent dans les couloirs ou dehors On à l’impression qu’il manque du travail. Ils le sont  pour la plus part, pour détourner les malades, et  leurs proposer le bizness soit :pour les examens, la clinique ou pour encaisser l’argent des consultations pour leurs médecins. Il ya des guichets multiples à l’hôpital   Général. C’est l’anarchie.

Et, quelque fois je me dis qu’il non pas tort, même si le peuple est victime. C’est le résultat de la mauvaise Gouvernance, l’impunité, le désordre, le tribalisme, l’enrichissement illicite disons, le résultat du (système).ce système, nous a divisé et, réduit dans cet état de mendicité !  Car ceux qui nous gouvernent ne pensent qu’à eux et à leurs familles. Et d’ailleurs, je me rappelle de cette déclaration du Président de la République qui disait je cite : je préfère l’injustice au désordre.

Monsieur le Président, est ce que vous méditer quelques fois sur le Gabon ? Regarder ce qu’il est devenu ! C’est triste et grave.

Pour revenir sur Jeanne Eborie, disons les hôpitaux de la C.N.P   entendu Caisse National Du Profit, aller visiter la Pédiatrie d’OWENDO et, passer y une demie journée. Vous allez comprendrez les insuffisances. L’accueil des malades, le matériels   combien de couveuses il existe et, combien fonctionnent ?  À une époque, j’ai effectué un reportage dans cette unité de soin, cela m’avait valut des intimidations de la part du Directeur de l’époque et, des sanctions pour le personnel de santé qui s’était permit de parler si, j’avais accepté de donner leurs noms.  Heureusement, que je n’avait pas céder à l’intimidation, mais plutôt proposé au Directeur un droit de réponse. Quel pays ? Faites aussi un tour à la maternité Joséphine Bongo, bon Dieu ! Les rats partagent les chambres avec les mères et leurs bébé, pourtant, cette structure à une autonomie de gestion ? Seigneur aide nous.

Il faut toujours la mort d’un pauvre Gabonais sans Chapeau que nous sommes, pour venir faire semblant de déplorer celle-ci à la télé !  C’est là aussi leurs bizness. Là les moyens vont sortir pour l’achat du cercueil, de la gerbe de fleur, et une petite enveloppe pour les obsèques.  Les politiciens de la Province, les cadres, et les parlementaires viendront à leurs tours faire semblant de vous assister. En fait, c’est pour valoriser leur espèce de pouvoirs.

Je me permet de pousser un peu plus ma réflexion, le compatriote qui est décédé à Jeanne Eborie ne serait peut être pas issue de se qu’on appelle au GABON une grande famille ou du système ? Parce que eux même, leurs femmes, leurs enfants, pères mères et sœurs direct, pour eux il y a rapidement une évacuation sanitaire !  Prise en charge par l’état.

Et d’ailleurs à ce sujet nous vivons à la télé les supplications des compatriotes, à l’adresse du chef de L’Etat et du Gouvernement pour leurs venir en aide. Bon Dieu ! À quoi sert l’argent des évacuations sanitaires ? Est-ce que c’est digne pour notre pays de voir à la télé des compatriotes demander de l’aide au Chef de L’Etat pour se faire soigner ? Pour une population de moins de un million et demi d’habitants ? N’est ce pas la mission régalienne de l’Etat que de soigner ses populations ?

Moi maman de Sarah,
j’ai été à la télévision TV+ Il ya huit ans, solliciter de l’aide pour la petite Sarah, aucune réaction positive. J’ai écris à certaines personnalités du Gouvernement, j’ai été reçu par certains d’entre eux, pour m’entendre dire de la part du Ministre des affaires Sociale de L’époque ceci : Madame ou voulez vous que je trouve de l’argent pour évacuer votre fille ? Ça, c’est incroyable ! Alors que, quelques années plus tard, tenez vous bien, Dieu m’a permis de voir, ce même Ministre se battre, pour évacuer le mari d’une voisine qui est son parent. Et ce compatriote vit toujours en France car, il souffre d’une maladie qui, nécessite un suivie régulier. Je serai prêt à donner les preuves de ce que je dis car, cette famille m’est voisine.

J’ai été gravement malade, j’ai demandé de l’aide car je n’en pouvait plus, avec en plus un enfant paraplégique, je remercie à l’occasion deux compatriotes qui m’on soutenu moralement et financièrement. Il s’agit de Chantal et véronique ?je garde par discrétion leur noms, malgré leur modeste contribution cela ne m’a pas permis de voyager et de payer les hôpitaux. L’une d’elle a même intervenu auprès du Ministère de la Santé pour que l’on m’octroie une évacuation au vu du dossier Médical .Le Ministre de l’époque, qui est un  baron du P.D.G. a refusé de me recevoir et, mon dossier à été classé sans suite . Alors que quelques années plus tard, une parente à lui avait été évacuée.  Malheureusement la pauvre n’a pas survécue à la maladie.  Eux ce sont les vrais Gabonais, pas les pauvres comme nous. Quelle injustice ? Nous avons perdu toutes nos valeurs Humaines et Ancestrales, nos Parents nous ont pourtant transmis des grands principes. Et notre identité culturelle qu’est ce qu’on en fait ?

Le Gabon appartient – il à Dieu ? Ou à la Franc Maçonnerie ou la Rose – Croix mal Pratiquer et Interprété par le système ?

Des témoignages comme ceux-ci rempliraient des pages !

Un autre, celui d’une compatriote qui est venu en France pour accoucher. Celle-ci nous rencontre à l’Ambassade du Gabon en France, nous reconnais et nous embrasse en disant ah ! Ce pays, nous ne savons plus à quel sein nous vouer ? J’ai perdu mon fils il ya quelques années au Gabon, brûlé au troisième degré les Médecins nous ont conseillés une évacuation sanitaire pour le sauver, le Dossier ficelé mais c’est le Ministre d’Etat à la santé Publique de l’époque qui , a refusé de débloquer les moyens en disant : je ne peut pas vous donner la totalité  de la somme , débrouiller vous  à trouver le reste . Seigneur ! Mon époux à beau la supplier en lui proposant ceci ; ( je suis fonctionnaire Gabonais je m’engage auprès de la solde à rembourser le reste ,Madame , elle refusa catégoriquement ). Quelques jours plus tard mon enfant mourut. Et pour conclure cette compatriote nous dit ; Je vous comprend et courage Monsieur et Madame ONDO MENDOGO.

Un dernier sinon on ne finira pas avec cet article. C’est un étudiant Gabonais à Toulouse en France qui à mobiliser tous ses collègues, pour leurs faire part de notre Histoire qu’ils ont lu sur le net s’empressa, de nous téléphoner pour nous remonter le moral en disant que : <demain je vous envoie ma participation, même si c’est pas beaucoup : cinquante euro, Car nous passons nous aussi étudiants, des moments difficile, je sais ce que vous traverser, ma mère est décédé au Gabon faute de Moyens, et de suivi Médicale. Courage Madame > Je lui est dis Merci beaucoup car la façon de donner vaut mieux que ce que l’on donne. Je remercie aussi des compatriotes d’ALLEMAGNE qui nous écrivent sur notre Mail pour avoir des nouvelles de Sarah , nos remerciements aussi aux parents et amis et compatriotes de BORDAUX de PARIS de ROUEN de Libreville qui dépensent leurs maigres sous pour avoir des nouvelles de Sarah.

Mais la CNP qui nous a évacué n’appelle jamais pour avoir de nos nouvelles ! C’est extraordinaire.

Pour revenir à la CNSS devenu Caisse national du profit CNP, la suite de l’incendie vous la connaissez ? Mais, l’argent pour la réhabilitation va sortir très vite maintenant, après ce malheureux incendie qui a coûté la vie à un compatriote . Les entreprises se seront celles de nos frères expatrier comme si les Gabonais ne sont pas valables, ils ont rarement les marchés Publiques ! Je n’invente rien, eux même les entrepreneurs Gabonais, le disent. Il paraîtrait  selon les longues bouches que, c’est au nivaux des 10% qu’il faut reverser à celui qui te donne le marché , les Gabonais parlent trop et ne sont pas reconnaissants . Quelle GABEGIE ?

Savez vous qu’à Jeanne Eborie il ya des services qui ne fonctionnent pas ? Je prends l’exemple du service de rééducation fonctionnel. Aller visiter, vous verrez ce qui reste dans ce service comme Matériels pour la rééducation Fonctionnel ? Presque rien du tout ! Mais le chef de se service le Kiné KOUMBA jean passait son temps à l’époque à faire croire que tout va bien ! Et les pauvres Gabonais que nous sommes, Ignorant et accabler, nous nous contentons de cela. Et ce médecins chef a d’ailleurs pour preuve avouer en France pendant l’expertise que :< si j’ai garder Sarah dans mon service c’est parce qu’il manquait de lit en NEUROLOGIE.> Seigneur ! On à affaire à de vraie charlatans. Dépasser par l’avancée de la technologie scientifique dans son domaine, il est obliger de prendre des malades qui ne relèvent pas de sa compétence, dans son service, pour donner l’impression que sa roule. Aller aux urgences de Jeanne Eborie, vous verrez comment ont est stresser ! Vous perdrez le moral ! Pourquoi tant de malheurs pour notre PAYS ? Est-ce la faute des Hommes ou de Dieu ? Que nous faut –t – il en plus des richesses que Dieu nous a donné pour nous développer ? Est-ce qu’il nous manque des cadres valable, honette et qui aiment le pays pour le développer ? Est-ce que les populations elles même contribuent à leurs non développement en se résignant ? Pourquoi tant de haines, de larmes, et de misères chers compatriotes ? Je ne dis que la vérité rien que la vérité ! C’est le ras le bol ! J’en ai marre de souffrir en silence ! il y a un adage qui dit : il n’y a que celui qui soufre qui connaît la douleur , oui j’en ai ras le bol de voir ma fille souffrir de la sorte,marre que l’on me fasse passer pour une folle , et  une mendiante !  Nous sommes tous égaux devant dieu et devant la loi, ne l’oublier jamais ! Se pays nous appartient à tous ! Chacun apportant sa petite pierre à la construction. De la ménagère, manœuvres, ouvrier, commerçant, cadre, homme politique, ou Gouvernement etc. Nous sommes complémentaire.

Dites nous !  Vous qui croyez être plus Gabonais que les autres, quels sont nos droits ?

Donc ; quand on est malade on pert sa citoyenneté ?

Donc : quand on est une personne Handicapé on pert sa nationalité ?

Donc : quand on est enfant de pauvre on perd sa nationalité ?

Donc ; quand on n’appartient pas à une famille qui est dans le système, on perd sa citoyenneté ?

Donc ; quand on n’est pas militant du P D G on perd sa citoyenneté ?

Donc ; quand on vie dans les matitis on perd sa citoyenneté ?

Donc ; quand on dénonce les insuffisances on perd sa nationalité ?

Dite nous la vérité Monsieur le Président de la République ?

Qui est citoyen Gabonais ? Et qui ne l’est pas ?

Qu’el sont nos droits et nos devoirs ?

Que cela soit inscrit dans la constitution. Ainsi le peuple va arrêter de vous déranger.

En ce qui nous concerne famille ONDO MENDOGO, notre fille est paralysée depuis dix ans nous nous sommes battue jusqu’aujourd’hui à la soigner. Nous sommes devenue des mendiants en France, comme si nous n’avons pas de pays ! Dans l’indifférence totale de votre Gouvernement et de la CNSS qui, malgré la décision du tribunal nous pousse vers la haine les dépressions et la révolte..

Ah j’oubliais la Paix.   

C’est ça la paix !  Ne rien dire mais accepter de souffrir en silence ?

Non je refuse cette   pilule.

Nous voulons rendre la dignité à notre enfant , elle n’est pas née paralysé , elle n’est pas non plus venu à l’hôpital  paralysée , elle ne portait pas des couches avant l’opération ratée par vos grand scientifique du Gabon , elle n’avait pas un effondrement du thorax  quand elle est venu à Jeanne  EBORIE , elle n’avait pas une scoliose   avant l’opération à Jeanne  Eborie , elle avait toute ses vertèbres à la naissance jusqu’au jour ou elle a été opéré à Jeanne  EBORIE  ,  elle allait sur ses jambes à l’école avant  d’être opérer à Jeanne EBORIE .

Que justice soit rendue.

                          La famille de Sarah . 

                             06 46 53 35 92
Blog masarah-std

http://masarah-std.over-blog.fr/

Source: Gabon libre expression

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16 mai 2009

Lettre du Dr. Daniel Mengara au Parlement et à la Cour constitutionnelle: « O. Bongo est démissionnaire… Que la loi s'pplique! »

Dans une lettre adressée au Parlement et à la Cour constitutionnelle gabonais, et que les membres de la Coordination Nationale  du BDP-Gabon Nouveau au Gabon porteront dès le e lundi 18 mai aux dites institutions, le Président du BDP-Gabon Nouveau, constatant l’inconstitutionnalité de la « suspension » des activités présidentielles par Omar Bongo, a appelé le Parlement gabonais et la Cour constitutionnelle du Gabon à faire respecter la loi et à constater la vacance du pouvoir au Gabon pour cause de démission ou d’incapacité.

Voici l’entièreté de la lettre du Président du BDP-Gabon Nouveau :


BONGO DOIT PARTIR

Bureau du Président

N/R : BDPGN/USA/DIR/PR/DM/090518/001

OBJET : Démission ou destitution d’Omar Bongo, porté disparu, et application des injonctions constitutionnelles fixées à l’Article 13 de la Constitution de la République gabonaise, relatives à la vacance du pouvoir présidentiel au Gabon

Madame la Présidente de la Cour constitutionnelle,
Madame la Présidente du Sénat,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

C’est avec étonnement, voire stupéfaction, que le BDP-Gabon Nouveau et les Gabonais, au nom desquels je m’exprime, constatent la légèreté avec laquelle les institutions républicaines que vous représentez ont ignoré le texte de loi tel qu’il est édicté dans la Constitution du Gabon, texte fondamental dont les injonctions semblent aujourd’hui bafouées par ceux-là mêmes qui, des Représentants du peuple réunis au sein du Parlement aux Défenseurs de la Constitution assemblés au sein de la Cour constitutionnelle, sont censés en garantir l’inviolabilité.

Sous vos yeux, la Constitution du Gabon est en train d’être violée, mais vous ne dites rien ; sous vos yeux, les principes les plus fondamentaux de la Loi et de l’état de droit sont en train d’être bafoués, mais vous ne faites rien.

Ceci est inacceptable.

Le texte actuel de la loi constitutionnelle du Gabon est pourtant clair. Il énumère, en son Article 13, les conditions de la vacance du pouvoir. Cet article dit, ainsi, que :

Article 13 :
En cas de vacance de la présidence de la République pour quelque cause que ce soit, ou d’empêchement définitif de son titulaire constatés par la Cour constitutionnelle saisie par le Gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses membres, ou à défaut, par les bureaux des deux chambres du Parlement statuant ensemble à la majorité de leurs membres, les fonctions du Président de la République, à l’exception de celles prévues aux articles 18,19 et 116, alinéa 1er, sont provisoirement exercées par le Président du Sénat ou, en cas d’empêchement de celui-ci dûment constaté par la Cour constitutionnelle saisie dans les mêmes conditions que ci-dessus, par le premier Vice-Président du Sénat. L’autorité qui assure l’intérim du Président de la République, dans les conditions du présent article, ne peut se porter candidat à l’élection présidentielle. En cas de vacance ou lorsque l’empêchement est déclaré définitif par la Cour constitutionnelle, le scrutin pour l’élection du nouveau Président a lieu, sauf cas de force majeure constatée par la Cour constitutionnelle, trente jours au moins et quarante cinq jours au plus après l’ouverture de la vacance ou de la déclaration du caractère définitif de l’empêchement.

Comme vous pouvez vous-même le constater, il n’y aucun langage ni aucune disposition constitutionnelle qui parle de « suspension d’activités présidentielles ». Non seulement la Constitution actuelle ne reconnaît aucune mesure « suspensive » des fonctions du Président de la République, elle dicte aussi très clairement les conditions dans lesquelles l’intérim doit être, automatiquement, assuré.

Autrement dit :

Constat 1 : la Constitution actuelle, contrairement aux mesures « suspensives » arbitrairement appliquées par le régime en place sous les yeux outrageusement impassibles du Parlement et de la Cour constitutionnelle, dit clairement qu’en cas de vacance de la présidence de la République pour quelque cause que ce soit, ou d’empêchement définitif, le Gouvernement ou, à défaut, les deux chambres du Parlement, doit saisir la Cour constitutionnelle pour qu’elle constate la vacance du pouvoir comme le commande la loi. Cette procédure a été violée et cela est inacceptable.

Constat 2 : la Constitution actuelle, contrairement aux mesures « suspensives » arbitrairement appliquées par le régime en place sous les yeux scandaleusement indifférents du Parlement et de la Cour constitutionnelle, dit clairement qu’en cas de vacance, pour quelque cause que ce soit, et quelle qu’en soit la durée, l’intérim est assuré par  le Président du Sénat.

Du moment, donc, que le Gouvernement a utilisé des mots aussi variés et arbitraires que la « suspension », le « retrait provisoire » et autres termes qui ne figurent nullement et nulle part dans la Constitution, ni ne sont nullement consacrés par le texte constitutionnel, ces mesures sont par ce fait frappées d’illégalité et d’anticonstitutionnalité, et doivent être déclarées nulles et non avenues, car la Constitution, de facto et de jure, ne reconnaît que deux possibilités : la vacance temporaire pour quelque cause que ce soit, auquel cas l’intérim est, automatiquement, assuré par le Président du Sénat, ou la vacance définitive, elle aussi pour quelque cause que ce soit, auquel cas l’intérim est, automatiquement, et là encore, assuré par le Président du Sénat et de nouvelles élections organisées conformément aux dispositions du même article, c’est-à-dire « trente jours au moins et quarante-cinq jours au plus après l’ouverture de la vacance ou de la déclaration du caractère définitif de l’empêchement. » Cette procédure a, elle aussi, été violée et cela est inacceptable

Constat 3 : Il n’y a, ainsi, rien dans la Constitution actuelle du Gabon, pourtant déjà très bongoïste car taillée sur mesure, qui permette au Vice-Président de la République d’assurer l’intérim ou de remplacer le Président de la République par délégation de pouvoirs en cas de vacance temporaire ou définitive. Le rôle d’intérim est la propriété constitutionnelle du seul Président du Sénat et il n’y a aucune disposition intérimaire ni aucune disposition provisoire autre que celle-là quand le Président de la République ne peut, pour quelque raison que ce soit, assumer ses fonctions.

Ceci tout simplement parce que la Constitution du Gabon, tout comme celles d’autres pays du monde, ne permet ni le vide politique ni le vide institutionnel. Or, de par leur passivité et leur complicité, le Gouvernement de la République, le Parlement de la République et la Cour constitutionnelle de la République ont entériné le vide politique et institutionnel et, partant, cautionné l’arbitraire qui permet aujourd’hui que, pour un seul homme et pour un régime agissants à titre partisan, l’inviolabilité et la neutralité de la Constitution soient compromises.

Les deux articles, par exemple, qui concernent l’exercice, par le Vice-Président, du pouvoir présidentiel par délégation sont, pourtant, eux aussi, très clairs :

Article 14a

Le Président de la République est assisté d’un Vice-Président de la République. Le Vice-Président de la République est nommé par le Président de la République qui met fin à ses fonctions, après consultation des Présidents des deux chambres du Parlement. Le Vice-Président de la république est choisi au sein du Parlement ou en dehors de celui-ci.

Article 14e

Les fonctions de Vice-Président de la République cessent à l’issue de la proclamation de l’élection présidentielle par la Cour constitutionnelle et en cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que ce soit ou d’empêchement définitif du Président de la République.

Ces articles ont pourtant eux aussi été violés puisque le Vice-Président de la République actuel, Comme vous pouvez le constater, les Article 14a et 14e stipulent que :

1) « Le Président de la République est assisté d’un Vice-Président de la République » (Article 14a) ; « assister » le Président ne veut pas dire « remplacer » le Président. Or, on ne peut assister qu’un Président en exercice et non un Président en vacance pour une durée non déterminée qui, de son propre aveu, ne peut plus assumer car « retiré » et « suspendu » jusqu’à nouvel ordre ;

2) et que « Les fonctions de Vice-Président de la République cessent (…) en cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que ce soit ou d’empêchement définitif du Président de la République

Autrement dit, la Constitution actuelle n’accorde de pouvoir par délégation au Vice-Président que quand le Président est en plein exercice. Le Vice-Président n’a, pour ainsi dire, aucun pouvoir ni de représentation ni par délégation quand le Président de la République, auquel son titre et sa fonction sont accolés, n’est pas en plein exercice pour quelque raison que ce soit.

En outre, la délégation TOTALE des pouvoirs du Président de la République au Vice-Président de la République, comme cela semble être arbitrairement le cas en ce moment, n’est pas possible et constitue un acte contraire à la loi. La délégation des pouvoirs du Président au Vice-Président n’est valable que si elle est partielle car elle suppose, comme préalable, l’exercice total du pouvoir par le Président de la République, qui doit ainsi être en plein exercice pour pouvoir déléguer, à titre partiel et pour des fonctions bien déterminées, son pouvoir.

En d’autres termes, quand le Président de la République, pour quelque cause que ce soit, se retrouve dans l’incapacité d’assurer le plein exercice de ses prérogatives, seul le Président du Sénat peut jouir, par intérim, de cette délégation totale des pouvoirs car il devient alors, de fait et de jure, le Président de la République gabonaise conformément à, et dans les limites fixées par, l’Article 13 de la Constitution. Du moment, donc, qu’Omar Bongo est « suspendu » ou « retiré », même à titre temporaire, mais pour une durée pour le moment indéterminée, et que, pendant cette période, il ne peut assumer le rôle que la Constitution lui commande de jouer dans sa plénitude, la vacance temporaire ou définitive du pouvoir doit, automatiquement, être constatée. Il n’y a aucune contorsion légaliste ou politicienne suffisamment convaincante qui puisse, en ce moment, et dans le contexte des faits de vacance actuels, dispenser le Parlement et/ou la Cour constitutionnelle : 1) de constater la vacance temporaire ou définitive et, 2), d’affirmer le Président du Sénat dans son rôle intérimaire. Ce n’est pas une question de choix ni de supputation ni de « on a dit » ni de sorcellerie. C’est une question de droit qui, dans le contexte actuel, est commandé par la Constitution, donc, automatique.

En tant que citoyen gabonais, de surcroît leader d’un mouvement politique, le BDP-Gabon Nouveau,  qui a toujours eu à cœur la réforme de l’Etat et la confection d’un modèle constitutionnel qui soit garant de démocratie et de droits dans un contexte d’état de droit, la Constitution actuelle du Gabon me donne la prérogative suprême d’interpeller les institutions sur quelque sujet que ce soit qui soit en violation des principes les plus fondamentaux de la Loi. Cette même Constitution gabonaise actuelle, de par sa reconnaissance, en son Préambule, de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, me donne également, à moi et aux citoyens gabonais, le droit de résistance à l’oppression, droit qui y est reconnu, en l’Article 2, comme un  droit naturel, inaliénable et sacré de l’homme. Cet Article 2 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 stipule en effet que « le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. »

Permettez-moi donc d’affirmer, Mesdames et Messieurs du Gouvernement, du Parlement et de la Cour constitutionnelle, le droit de résistance du peuple gabonais à cette oppression de l’arbitraire institutionnel qui, sous vos yeux indifférents et avec vos silences les plus complices, bafoue la loi en toute impunité ; permettez-moi également de résister en votre propre nom, vous qui êtes, pourtant, censés veiller non seulement au respect de l’équilibre des pouvoirs, mais aussi au respect du texte de Loi tel que stipulé dans la Constitution gabonaise actuelle ; vous qui êtes censés me protéger, ainsi que la nation gabonaise dans on entièreté, de ce type d’arbitraires.

Par conséquent, au nom du BDP-Gabon Nouveau, au nom du peuple gabonais et en mon nom propre, et fort des injonctions fixées dans la Constitution du Gabon que je prends ici à témoin devant Dieu, devant les hommes et devant la nation, je demande,

Madame la Présidente de la Cour constitutionnelle,
Madame la Présidente du Sénat,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

aux institutions de la République que vous représentez, d’appliquer la loi. Immédiatement.

Autrement dit,

1) considérant qu’Omar Bongo s’est évaporé dans la nature, ne laissant aucune trace ni indication aux Gabonais sur la nature de son absence/retrait/suspension, sur combien de temps va durer son absence/retrait/suspension et pour quelle raison cette absence/retrait/suspension est nécessaire ;

2) considérant que les mesures de retrait provisoire ou de suspension d’activités présidentielles ne sont nulle part autorisées ni reconnues par la Constitution, ce qui les rend nulles et non avenues sur la base du simple fait que la Constitution ne reconnaît aucune mesure intermédiaire ou provisoire autre que celle de l’intérim  ;

3) considérant que la Constitution elle-même a déjà prévu, et commande que, quelle que soit la durée (temporaire ou définitive) de la vacance, et quelle que soit la raison pour laquelle un Président en exercice se retrouverait dans l’incapacité avérée d’assumer ses pouvoirs et prérogatives, le processus intérimaire qui évite le vide politique et institutionnel doit être automatiquement enclenché,

4) et considérant, enfin, que les mots utilisés dans le communiqué de presse de la Présidence sont sans équivoque, mots qui disent clairement que « le président de la République a décidé de la suspension momentanée de ses activités », ce qui, dans les faits, aboutit automatiquement à une démission de fait vu qu’il n’existe aucune mesure ni provision suspensive dans la Constitution gabonaise autorisant un Président en exercice à suspendre unilatéralement  son activité sans automatiquement déclencher la procédure de vacance de pouvoir prévue par la loi,

Le BDP-Gabon Nouveau et le peuple gabonais dans son entièreté, par ma voix, considèrent que, sur la base du manque de transparence et du manque de justification qui ont entouré et entourent encore le retrait suspensif illégal et anticonstitutionnel d’Omar Bongo de ses fonctions, Omar Bongo est démissionnaire.

Par ailleurs,
du moment qu’il est, au-delà de tout doute, désormais avéré qu’Omar Bongo ne peut, pour le moment, assumer pleinement ses fonctions et prérogatives, ce qui interdit toute délégation, même partielle, de pouvoirs au Vice-Président de la République, nous demandons que la loi s’applique et que le processus intérimaire commandé par la Constitution soit immédiatement enclenché.

Qu’Omar Bongo veuille, comme le dit le communiqué de la Présidence de la République du 6 mai 2009, honorer les traditions familiales « à la demande pressante et renouvelée de la famille, de plusieurs personnalités politiques du pays qu’il a reçues et dans le souci de s’inscrire dans la tradition gabonaise du veuvage », cela ne dérange personne et libre à lui de consacrer son temps, à titre privé, aux besoins de sa famille, même si cela doit impliquer, comme cela se devrait dans le cas présent,  une démission en bonne et due forme des fonctions de Président de la République du Gabon. Mais les traditions familiales ne doivent nullement nuire au plein exercice des prérogatives républicaines qui, elles, sont absolues et ne s’accommodent point des particularismes qui s’expriment hors de l’intérêt suprême de l’Etat et de la Nation. Autrement dit, l’intérêt supérieur de la Nation et l’intérêt particulier d’Omar Bongo ne peuvent et ne sauraient aucunement se confondre, surtout quand, dans le même coup, on cache aux Gabonais la vraie raison de l’absence d’Omar Bongo, qui n’a rien à voir avec le deuil familial ou le veuvage, mais qui tient tout simplement de l’indisposition née d’une maladie aux contours fatals. Le Gabon semble être l’un des rares pays au monde où l’on cache au peuple l’état de santé de son Président et où, pour l’intérêt d’une famille aux aspirations monarchiques, on s’évertue à préparer la catastrophe en organisant le chaos institutionnel généralisé, hors des normes démocratiques et hors des normes constitutionnelles.

A ce titre, le BDP-Gabon Nouveau et le peuple gabonais dans son entièreté considèrent que :

  • 1) Tout manquement du Parlement et de la Cour constitutionnelle aux injonctions de la Loi, tels que ci-dessus rappelés, constituerait, aux yeux du peuple Gabonais, une atteinte à la Constitution et, donc, une agression aggravée vis-à-vis des institutions de la République, donc, par extension, un acte de trahison et d’agression à l’encontre de la souveraineté du peuple.

  • 2) De tels actes, qui remettent grossièrement en cause le principe même de l’Etat de droit et l’inviolabilité de la Constitution, sont un crime impardonnable contre la Nation gabonaise.

La Loi doit par conséquent, dans le cas présent, s’appliquer, immédiatement, et sans autre forme de procès.

Fait le 18 mai 2009 à Montclair, New Jersey  (USA)

Dr. Daniel Mengara
Président
BDP-Gabon Nouveau

Ampliations :

  • - Comité Directeur, BDP-Gabon Nouveau, New Jersey, Etats-Unis d’Amérique;

  • - Coordination Nationale, BDP-Gabon Nouveau, Libreville, Gabon;

  • - Mme Rose Francine Rogombé, Présidente du Sénat, Libreville, Gabon;

  • - M. Guy Nzouba Ndama, Président de l’Assemblée Nationale, Libreville, Gabon;

  • - Mme Marie Madeleine Mborantsuo, Présidente, Cour Constitutionnelle, Libreville, Gabon;

  • - M. Jean Eyegue Ndong, Premier ministre, Chef du Gouvernement, Libreville, Gabon;

  • - Ambassades (France, Etats-Unis, Afrique du Sud, etc.), Libreville, Gabon;

  • - Médias divers.

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13 mai 2009

UN COMMUNIQUE DU FRONT UNI POUR LE CHANGEMENT RADICAL (FUCR)

Le Front Uni pour le Changement Radical (FUCR), parti politique basé aux Etats-Unis d’Amérique suit avec une attention particulière l’actualité politique du Gabon. En marge des conflits sociaux qui caractérisent le quotidien des gabonais, la vacance de pouvoir au Gabon, la succession d’Omar Bongo Ondimba et le débat sur les origines douteuses d’Ali Ben Bongo Ondimba sont des sujets majeurs qui ont été débattus par l’état majeur politique du FUCR ce dimanche 10 mai 2009 au siège du parti ā Raleigh aux Etats-Unis.

S’agissant des origines douteuses d’Ali Ben Bongo Ondimba, le FUCR voudrait faire un démenti total sur les faussetés racontées par Patience Dabany (la mère adoptive d’Ali Ben Bongo Ondimba) sur les antennes de la chaine de télévision nationale il ya quelques semaines. Dommage pour une maman de cet âge qui mérite une certaine considération dans notre société.

Le FUCR par la voix de son Secrétaire General Arnaud Yombi, origine du Bongoville (terre natale d’Omar Bongo Ondimba) et de  Léconi, voudrait dire toute la vérité sur les origines d’Ali Ben Bongo Ondimba. En notre qualité de voix des sans voix et de défense de sans défense, nous avons l’obligation de dire sans ambages tout ce que certains disent tout bas ou écrivent au conditionnel soit par peur soit par insuffisance d’informations.

Selon les informations recueillies auprès de notre courageux Secrétaire General, Arnaud Yombi, qui est né ā Bongoville et grandi ā  Leconi, Ali Ben Bongo n’est pas né de Patience Dabany et d’Omar Bongo Ondimba. Aucun gabonais originaire de Nguoni (village natale de la mère du président gabonais), de Bongoville (village natal du président gabonais) et encore moins d’Akieni (village natale de Patience Dabany) ne pourra jamais nous prouver le contraire. La preuve. Patience Dabany n’a jamais eu d’enfant de son union avec le président mourant du Gabon au Congo. Pourquoi cette même Patience n’a pas pu montrer ā la télévision gabonaise les photos du bébé Ali Ben dans une des maternités de Brazzaville. Avait- elle abandonné son fils entre les mains d’une tierce personne le jour même de son accouchement ? Est-elle capable de revenir sur les plateaux de la télévision nationale avec les photos de son bébé lorsque ce dernier avait à peine deux ou trois mois ? Est-elle capable de nous montrer le jugement supplétif et non l’acte de naissance photocopie légalisée d’Ali Ben Bongo Ondimba ? Mais enfin que les Bongo Ondimba ne prennent pas tous les gabonais pour des imbéciles !

Voici les faits (la vérité) :

Arnaud Yombi (SG du FUCR) est le fils de Mr. Sébastien Lelani, frère de Mr. Andoumba jean. Mr.Andoumba Jean (oncle paternel d’Arnaud Yombi) fut un grand commerçant et un des meilleurs amis du vieux Epigat, frère ainé d’Omar Bongo Ondimba. Sieurs Andoumba et Epigat étaient tous commerçants et résidents à Brazzaville avant les indépendances. Au cours de cette même période, Omar Bongo Ondimba( autrefois Albert Bernard Bongo) décide de rejoindre son grand frère Epigat dans la capitale congolaise pour y poursuivre ses études. Quand ce dernier arrive à Brazzaville, il passe ses journées entre les habitations de son grand frère et mon oncle paternel. Quand Omar Bongo rencontre Patience Dabany, les deux décident alors de se marier. Le mariage traditionnel se passe au Gabon, sous les yeux de mes parents qui étaient devenus une seconde famille pour Omar Bongo Ondimba. Apres leur mariage, le couple décide de repartir sur Brazzaville jusqu’au moment où le vieux Omar Bongo Ondimba se rend ā Bangui, la capitale politique de la RCA. Ainsi mon oncle paternel, soucieux de la conservation du patrimoine traditionnel et du transfert de la tradition nous donnait des véritables cours magistraux sur l’histoire du Gabon avant les indépendances et sur les relations interethniques au Congo Brazzaville. C’est au cours de cette série des classes de l’histoire et des relations entres les peuples que notre Secrétaire General Arnaud Yombi apprendra également certaines informations « top secret » sur les vraies origines d’Ali Ben Bongo Ondimba. Mon oncle Andoumba Jean qui a vu Omar Bongo Ondimba grandir, aller ā l’école et se marier ā Patience Dabany ne reconnait pas avoir assisté ou appris la naissance d’Ali Ben Bongo Ondimba dans la ville congolaise de Brazzaville avant les Indépendances. Le seul et unique enfant dont les parents nous ont toujours parlé et qui est né d’une mère congolaise au Congo, c’est bien Pascaline Bongo Ondimba. La page du Congo sur les enfants du président gabonais Omar Bongo Ondimba se ferme lā.

Apres vainement tenter de concevoir depuis les premiers jours de leur mariage, c’est enfin de retour au Gabon que Patience Dabany a pu donner naissance ā sa seule et unique fille, la feue Amissa Bongo. Voici une autre page qui se ferme.

Si Ali Ben Bongo Ondimba n’était pas le fils adoptif de Patience Dabany, pourquoi cette dernière n’a-t-elle pas pu faire accepter la candidature d’Ali Ben Bongo aux législatives ā Akieni son village natal ? Le FUCR vous donne ici la raison fondamentale : les chefs traditionnels et le reste de la population de cette contrée (Akieni) n’ont jamais accepté de se faire représenter ā l’Assemblée Nationale par un étranger. A Akieni, tout le monde sait très bien que Patience Dabany a adopté Ali Ben Bongo lors de la guerre de Biafra au Nigeria. C’est une menteuse hors catégorie. Dans la tradition africaine, il est toujours plus facile de mentir à un étranger qu’ā un autochtone. Pour la simple raison que celui qui réside dans le village connait la vie de tout un chacun. Patience Dabany peut ā la limite se permettre  de raconter son mensonge au reste des gabonais mais pas aux gabonais originaires de Bongoville, de Nguoni ou d’Akieni.

Ali Ben Bongo « elu » Député de Bongoville

Comment Ali Ben Bongo Ondimba est –il parvenu à se faire accepter et élire Député ā Bongoville ? La réponse est très simple. Notre Secrétaire General qui a participé ā la toute première élection législative d’Ali Ben Bongo Ondimba nous a fait comprendre que le père de ce dernier, donc le grand bandit en chef, Omar Bongo Ondimba avait du faire recours ā deux outils dont lui-même maitrise l’art : la corruption et la force. Pour la première fois dans l’histoire politique de Bongoville, les populations de cette paisible contrée sont allées aux urnes sous l’escorte de la garde républicaine. Terrorisés, les chefs de village étaient contraints de donner de consigne de vote en faveur d’Ali Ben Bongo Ondimba, et ce dans le souci premier d’épargner des vies humaines. Cette pilule amère a toujours été difficile à avaler pour les chefs coutumiers de Bongoville. Car selon ces derniers, l’acceptation forcée de la candidature d’Ali Ben Bongo est un acte de haute trahison de la tradition de leurs ancêtres. Patience Dabany sait très bien qu’Ali Ben Bongo ne pourra plus jamais se faire élire Député à Bongoville après la mort d’Omar Bongo Ondimba. La mort de son père sera synonyme de la mort politique d’Ali Ben Bongo.

La stratégie politique de la famille Bongo Ondimba

Pour éviter la mort politique du  biafrais (Ali Ben Bongo Ondimba) après la mort physique de son père Président de la République, ses parents sont obligés de lui trouver une autre formule politique : la succession au pouvoir en violation flagrante de notre constitution. Le Front Uni pour le Changement Radical (FUCR) demande ā Ali Ben Bongo et surtout ā la menteuse Patience Dabany de mettre fin ā leur distraction politique. Le Haut-Ogooué, province natale du président de la République ne pourra jamais accepter qu’Ali Ben Bongo dirige le Gabon de demain. Déjà, dans le village natal de sa mère, on reproche à Ali Ben Bongo d’avoir été ā l’origine de la mort mystérieuse de notre frère Ossiali au Benin. Les parents du feu Ossiali attendent avec impatience la mort d’Omar Bongo Ondimba pour demander des comptes à Ali Ben Bongo Ondimba. En plus, Ali Ben Bongo Ondimba manque de toute  crédibilité et légitimité politique, étant donné que ce dernier n’a jamais été élu démocratiquement par les populations de Bongoville. L’équation politique d’Ali Ben Bongo Ondimba est devenue plus  difficile ā résoudre après le divorce consommé entre les Bongo Ondimba et les Bongos (famille de Félix Bongo et Bongo Martin). En fait, pour échapper ā la justice gabonaise, la famille Bongo Ondimba et tous ceux qui ont pillé le Gabon veulent nous imposer un autre Bongo Ondimba. Patience Dabany qui se promène en toute impunité dans les rues de Libreville après avoir dévalisé des banques gabonaises et mit des familles gabonaises au chômage, pense qu’elle pourra aussi trouver une espèce de parapluie politique avec l’arrivée au pouvoir d’Ali Ben Bongo. Il est en de même pour Pascaline Bongo Ondimba qui se sert ā volonté dans les caisses publiques de l’état gabonais, l’argent du contribuable gabonais.

Non, mes chers compatriotes, le FUCR par la voie de son Secrétaire General vous réaffirme sa ferme volonté de demander au nom du peuple gabonais des comptes à cette famille Bongo Ondimba et ā tous ceux qui ont commis des crimes politiques, financiers, économiques et sociaux au Gabon. L’élection de Barrack Obama ā la tète du pays le plus puissant du monde (Etats-Unis) et avec l’aide de nos amis et partenaires, le FUCR sera capable de rendre aux gabonais sa dignité et tous les biens qui lui ont été ravis par ces indignes fils et filles du pays. Non, il n’y aura ni pitié, ni compassion.

Omar Bongo ā l’étranger

S’agissant du séjour à l’étranger du président de la République, le Front Uni pour le Changement Radical (FUCR) voudrait une fois de plus affirmer ici que ce dernier est bel est bien malade et mourant. Nous confirmons que le président de la République a quitté Libreville ā bord d’un avion médicalisé. Des sources proches de la présidence et de la famille du président vivant à Bongoville nous ont donné certains détails qui confirment ce que certains journaux parlent encore au conditionnel. Le FUCR réaffirme avec conviction que les jours du président de la république gabonaise sont désormais comptés. Il n’a pas pris de vacances pour des raisons de veuvage. C’est faux. Les gabonais méritent de connaitre la vérité. Et le FUCR, grâce ā son secrétaire General qui est non seulement originaire du même village que le président de la république, mais aussi et surtout soucieux de l’avenir et du Changement politique, a décidé de mettre ā la disposition de notre parti et des gabonais des informations très sensibles sur le pouvoir d’Omar Bongo Ondimba et sa famille. Cette famille qui a causé tant de misère injustifiée aux gabonais. 

Aujourd’hui plus que par le passé, le destin des gabonais se trouve ā la croisée des chemins. Le FUCR espère que cette fois-ci le président Omar Omar Bongo sera ā l’écoute des sages altogovéens pour éviter les erreurs commises en 1994 lorsqu’il s’était obstiné à épouser La feue Edith Lucie Bongo, bon gré malgré l’opposition des sages tékés. Selon notre secrétaire General, le mariage entre Omar Bongo Ondimba et sa regrettée Edith Lucie Bongo Ondimba n’avait pas reçue la bénédiction traditionnelle des sages qui, au cours d’une réunion de conseil de sages, avaient exprimé leur opposition catégorique ā cette union compte tenu des relations traditionnelles empoisonnées entre les Mboshis et les Tékés. Ce dernier, pour des raisons personnelles et politiques avait décidé d’aller tout seul contre l’avis de ses propres parents et chefs traditionnels de la province du Haut-Ogooué. Plus de 15 ans après ce mariage non voulu par l’ensemble de la population gabonaise, Omar Bongo Ondimba se retrouve isolé et abandonné ā son propre sort, sans le soutien des congolais qu’il a engraissé au dépends des gabonais. Ayons le courage de dire que le Gabon tout entier a été pur et simplement humilié par la mise en terre de la première dame du Gabon au Congo. Le FUCR estime que si le président Omar Bongo Ondimba avait suivi les sages conseils de ses parents, des gabonais et des chefs traditionnels de Bongoville et de Nguoni, c’est certain que certaines difficultés liées ā la différence des cultures entre les Mboshi du Congo et les Tekes du Gabon auraient été évités. Aujourd’hui, nous avons un président profondément humilié, abattu, misérable et incapable d’assumer pleinement ses fonctions régaliennes. 

Une énième humiliation qui pourrait déboucher sur une guerre civile.

Il faudra dire aux gabonais qui ne le savaient peut être pas que Edith Lucie Bongo Ondimba, de son  vivant n’avait jamais été acceptée par les populations de Haut-Ogooué. Le vieil Omar Bongo n’avait pas respecté les consignes et conseils des sages. Il est bien vrai qu’Omar Bongo Ondimba jouissait de son libre arbitre. Le dernier choix et la dernière décision lui revenaient. Mais pour les initiés (comme on les appelle au Gabon), certaines décisions capitales (prises par les initiés) doivent cadrer avec certaines normes traditionnelles pour éviter toute réaction catastrophique des puissances occultes. Les conséquences nous les connaissons tous : l’humiliation totale du président gabonais et de son peuple au lendemain de la mort précipitée de  feue Edith Lucie Bongo Ondimba, première dame du Gabon. Et si Omar Bongo Ondimba avait écouté les conseils des gabonais et des chefs traditionnels du Haut-Ogooué ?

Cette question, les gabonais ne voudraient plus se la poser après la succession anticonstitutionnelle et antidémocratique d’Ali Ben Bongo Ondimba au pouvoir. Le FUCR par le canal de son Secrétaire General voudrait tout simplement dire au Président de la République qui est dans ses derniers jours de ne plus commettre la bêtise de 1994 lors de son mariage avec la défunte Edith Lucie Bongo Ondimba. Nous lui rappelons que les Gabonais ne veulent plus des Bongo Ondimba ā la tête de leur pays, encore moins un petit biafrais que vous aviez adopté dans des circonstances que nous connaissons tous. Déjà qu’il serait très difficile pour Ali Ben Bongo de battre campagne dans le Haut Ogooué après votre mort. Il n’a jamais été le bienvenu dans cette province qui est supposée être sa base politique. Pour épargner les gabonais d’une probable guerre civile qui pourrait prendre naissance dans votre propre province, le FUCR vous conseille de reconsidérer votre plan de succession ā la tête du Gabon. Nous avons une constitution qui mérite tout son respect dans toute son intégralité. Les informations que nous disposons pour le moment nous inquiètent quant à votre capacité physique et mentale pour diriger encore le Gabon. Pourquoi alors prendre tout un peuple en otage ? Pourquoi ne pas dire la vérité aux gabonais ? Les Gabonais doivent-ils attendre l’annonce de votre mort depuis votre retraite politique ā l’étranger pour constater la vacance de pouvoir et organiser les élections anticipées selon les dispositions constitutionnelles ? Non, nous pensons qu’il est grand temps que les gabonais connaissent toute la vérité sur votre réel état de sante qui est en train de vous conduire inexorablement vers la fin de votre existence. Pourquoi votre famille n’a-t-elle pas eu le courage de dire aux gabonais que vous êtes parti de Libreville dans un état comateux ?  

Pour terminer, le FUCR voudrait rappeler ā la communauté nationale et internationale que nous userons de toutes les relations qui sont les nôtres pour permettre aux Gabonais de choisir pour la première fois et librement son futur président de la république tel qu’il est défini dans notre Loi Fondamentale.  Le FUCR n’acceptera jamais une quelconque modification de la constitution gabonaise pour permettre a ce petit biafrais d’Ali ben Bongo Ondimba d’accéder a la magistrature suprême. Le pouvoir des gabonais appartient aux vrais gabonais.   

Fait à Raleigh, le 11 mai 09

Arnaud Yombi

Secrétaire General et Directeur de Cabinet Politique du Président, FUCR

Email : kevinyombi@yahoo.com

Web site : www.fucrgabon.com

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11 mai 2009

LA COMPAGNIE DU KOMO, UNE HOLDING DONT LES GABONAIS NE CONNAISSENT VRAIMENT L'EXISTENCE

La Compagnie du Komo, une holding qui contrôle une part importante de l'économie réelle et financière gabonaise depuis 1957 et dont les gabonais ne connaissent vraiment l'existence. Chers compatriotes, jugez-en vous mêmes en cliquant sur ce lien infra.

: http://www.compagniedukomo.com/accueils/juridiquezoom.htm

                       Jacques Janvier Rop's Okoué Edou,

         Etudiant en Management Public à l'ENAP de Québec,

Etudiant en Administration des Affaires à l'Université de Laval

Posté par okouetch à 00:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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