Mesdames, Messieurs, Chers compatriotes,
Comme vous le savez, notre pays vit le deuil du Président de la République, décédé le 8 juin à Barcelone, et inhumé dans la terre de ses ancêtres à Franceville, le 18 juin 2009.
En honorables citoyens, vous vivez ce deuil dans le recueillement, la dignité et l’honneur.
Mesdames, Messieurs,
Notre loi fondamentale, a prévu en cas d’empêchement définitif du Président de la République, un dispositif, qui a permis à Madame Rose Francine ROGOMBE d’assurer les hautes fonctions de l’Etat, pendant la période définie par la Constitution. Télécharger
Dans le même temps, les informations en notre possession nous conduisent aujourd’hui, à prendre la responsabilité de porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, l’existence d’une action militaire en préparation.
Cette action séditieuse, qui ne bénéficie pas de la caution de certaines forces, restées fidèles à la défense de l’ordre républicain, serait conduite par quatre généraux d’active des forces armées gabonaises, qui chercheraient à s’assurer la contribution de certaines personnalités administratives et politiques.
Avec l’appui des bandes armées venues de l’extérieur, contactées après l’attaque d’un pays étranger, et actuellement positionnées au Nord de Libreville, les tenants de l’opération séditieuse, qui répondraient aux noms de code anagramme BERNI, BRENI, NIBER, RENBI et IBERN, entendent s’entourer de la contribution de tous les services de gardiennage de la place, en plus des officiers des différentes forces qui leur seraient fidèles, qu’ils s’activent à identifier sur des listes attendues instamment sur la table de leur commettant.
Mesdames, Messieurs,
Devant la gravité des faits, qui nous commande de rompre le silence, notre foi dans les valeurs démocratiques nous autorise à renvoyer les auteurs de la sédition devant les dispositions de l’article 12 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen, qui édictent, je cite, que la garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique.
Cette force est instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.
J’appelle l’ensemble des forces armées à défendre l’ordre républicain, et particulièrement la Garde Républicaine, en laquelle Monsieur le Président de la République a toujours fondée sa pleine et entière confiance.
En même temps, j’appelle les pays amis du GABON, particulièrement la FRANCE, le MAROC, le TOGO, la République Démocratique du CONGO, le Congo, l’ensemble des pays limitrophes, ainsi que l’opinion internationale, notamment l’Union Africaine, l’Union Européenne, l’Organisation des Nations Unies, à aider le Président de la République à préserver l’ordre républicain.
Quant à vous, chers compatriotes ;
Je vous invite, dans le recueillement, la dignité et l’honneur, à contribuer au maintien de la stabilité de notre pays, que nous a léguée Son Excellence Omar BONGO ONDIMBA, aujourd’hui disparu.
Au nom de la continuité de l’Etat, J’invite chaque gabonais, qu’il soit en ville, en campagne, au bureau, à l’usine, à l’école, à l’université, dans les casernes, à accompagner la transition jusqu’à son terme normal.
Que Dieu bénisse le GABON.
Je vous remercie.
Fait à Libreville, le 23 juin 2009
Le Président Pierre MAMBOUNDOU
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