POUR UN GABON MEILLEUR!

Mon blog a pour objectif d'exposer mes réflexions sur les problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels du Gabon, mon cher pays.

28 septembre 2009

APPEL AUX LEADERS DE L'OPPOSITION (P.M., AMO...) A UNE GRANDE PRUDENCE QUANT AUX HUISSIERS A ENVOYER CAR CORRUPTIBLES

Gabon : Ali Bongo sera confirmé Président par sa belle mère Bourantsouo

Le recomptage se fait sur la base des pv falsifiés et non sur ceux issus des bureaux de vote. Donc nous aurons les mêmes résultats, Mme Bourantsouo a bien dit qu'il n'y aura aucun changement puisque l'on ne tiendra pas compte des pv détenus par les candidats opposés au pdg. Et puis en 4 jours on peut refaire d'autres pv, la preuve les pv ont été refaits entre le dimanche 30 aout et le jeudi suivant, date à laquelle on déclarait ali vainqeur.

Gabon : Ali Bongo sera confirmé Président par sa belle mère Bourantsouo

Sans vouloir vous frustrer, je vous demande de rester réalistes et de ne vous faire aucune illusion. Ce recomptage ne va rien changer de bon; dans le meilleur des cas, il pourra revoir les 41,73% à la baisse, ce qui est inimaginable, mais la barre sera toujours au dessus des 40%.

La Cour constitutionnelle ne pourra pas revenir sur sa décision de peur de perdre le peu d'estime qu'elle suscite. Elle a déjà validée cette élection et s'efforcera d'accepter elle même sa décision, grosse erreur fût-elle ou pas.

Et je vois mal le pays réorganiser une autre élection présidentielle en moins d'un. Déjà les caisses sont vides et ceux qui les détiennent ont déjà préparé des plans de vols pour se partager les miettes qui restent quand ca va chauffer. Que cette comédie s'arrête .

Les investisseurs qui ne peuvent assurer leur sécurité sont déjà entrain de quitter le pays et personne n'en parle. Alors, soyons réaliste!

On n'a pas l'intention de sacrifie des gabonais pour de vulgaires interets occidentaux! Que ces fameux investisseurs aillent voir ailleurs. De toute les facons, le peuple ne beneficie aucunement des taxes qu'il paye a l'etat gabonais. On n'en a marre de se faire voler par vous. Pour une fois, le peuple gabonais veut penser ''Gabon D'Abord'' et non ''Interets Occidentaux D'Abord''.


UNE SURPRISE, JE NE CROIS PAS

Il est vrai que la Cour Constitutionnelle peut proceder au recomptage des pv mais seront-ils les réels ou les fabriqués au Ndongouland? Je crois que nous ne devons rien attendre de cette Cour (qui vient de séjourner en France avec Alain Bongo.

Ce que nous devons faire, c'est faire comme le 3 Septembre , un sit-in devant la Cour jusqu'à la déliberation de celle-ci.Les Huissiers désignés par la France ne pourront que certifier les résultats voulu par la France et Alain le nigérian(pardon le fils du diable Bongo,qui a eu selon Ndongou 41,73% =41 ans de pouvoir de Bongo, 73 ans de vie du dinosaure).

Ne lâchons pas la prise car le PDG est capable de tout afin de sauver leurs misérables ventres et familles. Nous appellons à la premiere Revolution gabonaise si la Cour n'anulle pas l'election.

Source: LVDPG

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27 septembre 2009

APPEL AUX GABONAIS A FAIRE UN SIT-IN DEVANT LA COUR CONSTITUTIONNELLE LORS DU NOUVEAU DECOMPTE DES SUFFRAGES

Gabon : En recomptant les voix, la Cour Constitutionnelle tente de ramener la sérénité dans le pays

La Cour constitutionnelle vient d'accéder à l'une des revendications principales de l'opposition qui conteste les résultats du scrutin du 30 août. Elle va procéder le 29 septembre à un nouveau décompte des suffrages du scrutin présidentiel, dans le cadre des recours en annulation introduit par plusieurs candidats.

Dans une interview à Radio France Internationale(RFI), la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo, a indiqué que «les membres de la Cour ont estimé qu'ils pourraient procéder au recomptage des voix en présence des huissiers désignés par les requérants».

«Il s'agit pratiquement d'un dépouillement» mais «cette fois-ci des procès verbaux de chaque bureau de vote. (…) s'il y en a 2800, ce sont les 2800 qui seront recomptés» a précisé Mme Mborantsuo.

Pourtant, cette revendication exprimée par l'opposition dès la proclamation des résultats du scrutin, le 4 septembre, avait été balayée d'un revers de la main par la Cour constitutionnelle. Sa présidente avait clairement indiqué que cette demande «n’obéit à aucune disposition de la loi».

Devant l'insistance de l'opposition, elle avait revu sa position, en concédant que «le décomptage des voix ne peut plus avoir lieu, du moins au niveau de la CENAP. Il leur appartient de saisir la haute juridiction et d’apporter des preuves en leur possession et le juge constitutionnel appréciera».

Le «recomptage des suffrages» qui va débuté ce 29 septembre sonne comme une réponse à l'opposition, regroupée au sein du Front de refus du coup de force électoral, qui avait demandé à la Cour constitutionnelle, dans sa déclaration du 24 septembre, à «lire le droit, rien que le droit». Pourquoi ce revirement de la Cour?

Depuis la proclamation des résultats de l'élection présidentielle du 30, qui a été suivie par des violentes émeutes qui ont défiguré la capitale économique Port-Gentil, le climat social est très tendu à travers le pays.

Le gouvernement et l'opposition se rejettent la responsabilité de ce climat délétère, ponctué chaque jour d'actes de «provocation»et d'«appels à la violence», selon le gouvernement et d'un «glissement insidieux» vers «l'autoritarisme» affirme l'opposition.

Face à une telle responsabilité et à l'absence d'une autorité morale susceptible de rapprocher les deux camps, la Cour a dû reconsidérer sa position pour accéder à la requête de l'opposition, sans doute pour rapprocher les points de vue des protagonistes. Une posture qui la placerait à l'équidistance des ces protagonistes pour lui permettre d'examiner avec sérénité les recours.

Par ailleurs, selon des sources proches du dossier, l'opposition aurait demandé dans ses recours le recomptage des procès verbaux qui ont conduit à l'élection du candidat du PDG. Selon ces sources, 67% de ces procès verbaux regorgent d'irrégularités. La validité d'une telle thèse conduirait inévitablement à l'invalidation de la victoire du président élu.

Plutôt que d'examiner uniquement les procès verbaux qui ont donné vainqueur Ali Bongo Ondimba, la Cour a certainement jugé utile de procéder à un nouveau décompte de tous les procès verbaux.

Cette posture permet à la Cour de baisser d'un cran la tension sur ce dossier brulant et de travailler dans une nouvelle disposition d'esprit. Elle a un mois pour dire le droit et surtout trancher ce nœud gordien qui étouffe chaque jour un peu plus la Nation gabonaise.

Source : Gaboneco   

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A BAS LES INTERÊTS DE LA FRANCE PARASITE, ARROGANTE ET NEGROPHOBE AU GABON

A qui TOUCHERA à Mba Obame ou Eyeghe Ndong ou PM affrontera par AUTOMATICITE le peuple Gabonais jusqu’a la dernière goûte de sang

Les élections du 30 août 2009 qui ont eu lieu au Gabon ont montré combien de fois le peuple gabonais a ruminé pendant plus de 42 ans. Elles ont montré à quel point ce peuple aspirait à la démocratie. Ce qui s’est passé au Gabon pendant les deux semaines de la campagne était observé aux jumelles par la communauté internationale et a fait miroité l’idée qu’un changement était peut-être en cours dans ce pays riche en symboles.

En effet, le Gabon est un petit pays au sens propre comme au figuré. Il est très riche, très peu peuplé, une population vivant dans une misère insupportable avec moins de 2$ par jour. Comme si cela ne suffisait pas, la population gabonaise va boire la tasse jusqu’à la lie. Elle a l’obligation d’admirer un groupuscule d’individus qui étalent avec ostentation et sans scrupule leur richesse héritée du Trésor Public par simple nomination ou par appartenance à un cercle ou à un clan. Pire encore, le nom « Gabon » et celui de son ancien « dirigeant » étant devenus indissociables dans la mémoire collective aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays et personne n’osait se permettre le luxe de rêver un droit d’imaginer que le Gabon pouvait exister avec à sa tête une autre personnalité que lui. A commencer par la population gabonaise elle-même.

L’aliénation des leaders historiques de l’opposition n’a pas arrangée les choses. Au contraire, elle les a accélérées sonnant ainsi le glas sur toute revendication possible fut-elle légitime de la population qui s’est paupérisée doucement et surement. L’expression qui revient sans cesse en tout lieu et à tout instant  » on va encore faire comment » résume bien l’état d’esprit comateux dans le quel tout ce peuple s’est retrouvé. il s’est ainsi retrouvé dépossédé de ce qui constitue son être essentiel, sa raison d’être, de vivre.Cette agonie lente méticuleusement préparée et planifiée par certains illuminés qui croient dur comme fer au XXI ème siècle à une hiérarchisation des races a été brutalement stoppée au matin du 8 juin 2009.

Le décès du potentat a fait auguré des jours meilleurs à toute une nation. Ce personnage qui a réussi à associer son nom avec celui de toute une nation était devenu aux yeux de tous un immortel car maniant parfaitement le petit prince de machiavel et avec beaucoup d’habileté le cynisme. N’a-t-il pas dit un jour à ses opposants qu’il viendrait déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de chacun parce qu’il les verrait tous mourir! L’annonce de sa disparition a transpercé l’Afrique de part en part et traversé les océans jusqu’à provoquer des révélations de certains hommes politiques en occident sur les financements de campagne politique de leurs adversaires.

Le peuple gabonais victime de la cupidité de ses leaders essaie tant bien que mal de reprendre espoir cette fois-ci car la donne a changé. Une nouvelle génération d’hommes et femmes prêts à en découdre avec le parti au pouvoir et défendre leur nation voit petit à petit le jour. le changement en marche dans ce pays donne l’espoir de voir une Afrique libre et prospère car le dernier dinosaure vient de disparaitre. L’engouement suscité par cette élection était visible partout dans le monde. Surtout dans des pays ayant des communautés africaines pas uniquement gabonaises. La mobilisation de la population gabonaise était telle que nul ne pouvait penser ni même imaginer le scénario actuel ou le début de la descente dans les abysses de l’enfer pour un peuple dont le seul tort aurait été de naitre à cet endroit de la terre.

Cependant, cette campagne a fait ressortir des nouveaux leaders. Quoi qu’ils aient fait auparavant leur méa culpa est accepté et le peuple le leur a pardonné. Il va sans dire que certains sont plus exposés que d’autres mais la seule chose que le pouvoir en place doit savoir c’est de ne même pas imaginer toucher à un seul cheveux de ses personnes. Car en aucun cas ils n’ont provoqué personne, ils n’ont jamais été hors la loi, ils n’ont jamais chercher à déstabiliser le pays. Ils ont respecté jusqu’alors la constitution. Ils n’ont jamais appelé à la division du pays. Il n’ont jamais été à l’origine de la frustration explosive contenue en tous les gabonais aujourd’hui qui ne pourra être résorbée qu’à la seule et unique hypothèse que la cour constitutionnelle dise la loi et rien que la loi.

Et si d’aventure cette cour constitutionnelle ne dit pas la loi sachez que ni Mba Obame ou ni Eyeghe Ndong et les autres leaders ne seront à l’origine de ce qui pourrait se passer dans notre pays. Vous prenez les gabonais et gabonaises pour des hommes et les femmes immatures.
Détrompez-vous.

Car tout ce que vous faites au Gabon est dans le bureau ovale de Mr Barack Obama Président des Etats-Unis d’Amériques( Un vrai Homme et PATRIOTE Américain) et les autres institutions internationales. Ce n’est plus qu’une question de temps. Si vous avez imaginé que museler, menacer physiquement ou intimider les leaders choisis par le peuple gabonais étaient votre dernière option, vous vous trompez parce que dans ce cas vous devez le faire à chaque gabonais. Souvenez-vous de l’Apartheid en Afrique du Sud où certains d’entre-vous y vont en toute liberté, plusieurs PATRIOTES sud africains ont donné leur vie pour cela. Souvenez-vous aussi des Etats-Unis ou plusieurs PATRIOTES noirs américains ont donné leur vie pour que vous pussiez y aller aujourd’hui et ainsi envoyer vos enfants étudier dans leurs universités que vous êtes incapables de créer dans ce beau pays. Souvenez-vous aussi de la France votre protecteur de ses intérêts ou plusieurs patriotes français ont donné leur vie pour que vous pussiez y séjourner dans leurs beaux hôtels ou encore vous soignez dans leurs hôpitaux et avant de rentrer chez vous vous pavaner dans leurs Champs Élysées. Enfin rappelez-vous simplement ceci la cour constitutionnelle doit dire simplement et uniquement la loi, c’est la seule voix possible les autres sont sans issues.

Si ce n’était pas la voix que vous aurez choisie dans ce cas, c’est vous les autorités et le gouvernement gabonais qui prendrez vos responsabilités devant l’histoire, devant les Hommes(les vrais) et devant Dieu parce que le peuple gabonais ne lâchera rien. il ne vous donnera pas cette occasion. Vous serez obliger de nous tuer tous. Nous sommes tous parer à mourir pour les générations futures parce que nous aimons notre pays, parce que c’est la terre de nos aïeuls. Dieu est un Dieu vivant, un Dieu de justice et sa colère s’abattra sur vous autant que vous êtes sans épargner aucun d’entre vous ni votre descendance ou que vous soyez et ce de la plus haute autorité de l’État jusqu’au dernier maillon de la chaine comme il l’avait fait au peuple égyptien pour libérer le peuple Israël tenu en captivité sous le joug des pharaons.

Source: LVDPG

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26 septembre 2009

VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME AU GABON PAR L'IMPOSTEUR REGIME EN PLACE

Gabon : L'opposition sort son rapport sur Port-Gentil

Au terme d'une mission sur le terrain du 18 au 21 septembre, conduite par le professeur Pierre André Kombila Koumbe, le Front de refus du coup de force électoral a présenté le 24 septembre son rapport sur les émeutes post électorales qui avaient éclaté à Port-Gentil du 3 au 6 septembre dernier. Alors que les autorités continuent de brandir un bilan officiel de 3 morts accidentelles, le rapport de l'opposition fait état de plusieurs dizaines de morts tombés sous les balles des forces de l'ordre, ainsi que de nombreuses exactions et menaces sur la population de la cité pétrolière.

RAPPORT DE LA MISSION D'INFORMATION (Port Gentil, les 18, 19, 20 et 21 septembre 2009)

Le 17 septembre 2009, le Collectif des candidats à l'élection présidentielle du 30 Août 2009 a commis une mission d'information chargée de recueillir des témoignages dignes de foi sur les évènements survenus à Port-Gentil depuis le 3 septembre 2009.

La mission d'information conduite par Monsieur le professeur Pierre André KOMBILA KOUMBE, président du RNB, comprenait également les personnalités suivantes :

Monsieur le professeur Joseph JOHN-NAMBO de l'Université Omar BONGO;
L'honorable Daniel KOMBE LEKAMBO, député à l'Assemblée Nationale ;
Monsieur Jean Blaise MOUSSAVOU MAGANGA, ancien Maire.

Rendus sur place dès le 18 septembre, quatre (4) jours durant, les membres de la mission ont rencontré les familles des victimes décédées, des victimes d'exactions et quelques témoins qui ont accepté de parler, nonobstant un climat de peur et d'omerta constaté sur place à Port-Gentil, climat entretenu par les forces de Défense et de Sécurité.

Le présent rapport s'articule autour de trois centres d'intérêt principaux :

1- les tueries :
2- Les exactions ;
3- Les destructions de biens.

En guise de conclusion, nous tenterons de rapporter le sentiment général qui se dégage dans la population de Port-Gentil.

Nous présentons cas par cas les faits illustrant chaque centre d'intérêt.

1- Les tueries.

Cas 1 : Monsieur Aimé MBADINGA, la trentaine environ, fils de feu BOULINGUI Patrice, ancien fonctionnaire et notable de Tchibanga ; profession chauffeur, tué vendredi 4 septembre au quartier Balise par des militaires circulant en voiture dans le sens quartier chic-Balise, vers 18 heures 30.

Certains militaires portaient une cagoule et d'autres un béret noir. Le corps récupéré par la famille a été transféré à Tchibanga le vendredi Il septembre pour inhumation. Ce témoignage a été obtenu de la part de M.A., membre de la famille du défunt.

Cas 2 : Monsieur Thierry NDONGO MOMBO, âgé de 18 ans, fils de Monsieur Urbain NDONGO a reçu une balle qui lui a transpercé le thorax, (telle que l'indiquent les photos et le certificat de décès versés au rapport) dans la nuit du 4 au 5 septembre sur la route de Ntchèngué face à l'école de feu de Total Gabon, au lieu-dit PG 1 alors que l'intéressé se trouvait au bord de la route en compagnie d'autres jeunes gens. Un de ses compagnons, à l'aide d'une brouette, a tenté de le conduire au Centre Hospitalier Régional de Ntchèngué situé à quelques centaines de mètres où il rendra l'âme quelques heures plus tard. Les parents alertés, ont du mal à obtenir une place à la morgue de l'hôpital, l'employé préposé à cette tâche, leur déclare: «je n'ai plus assez de place ; en ville (morgue de l'ancien hôpital central) c'est plein, ici j'en ai déjà 16 et celui-ci, où dois-je le mettre ?». Néanmoins, après de longues tractations, cet employé accepte finalement de prendre ce dix-septième corps.

La famille de feu MOMBO NDONGO a fourni les photos montrant l'impacte de la balle, le certificat de décès ainsi que la copie de la plainte introduite par elle au tribunal de Port Gentil.

Cas 3 : Monsieur Jean Marie BILONGHA, la trentaine environ, sans emploi, habitant le quartier Bac Aviation, abattu par les tirs de militaires circulant à vive allure dans le quartier.


Cas 4 : Mademoiselle Ursule KOUMBA, seize (16) ans, tuée par balle au passage d'un véhicule rempli de militaires.

Cas 5 : Monsieur Christian ONANGA, sourd muet, tué le vendredi 4 septembre vers 19 heures, par une balle de militaire circulant à vive allure au quartier mini prix, alors qu'il traversait la chaussée. Il a été inhumé par sa famille, le samedi 18 septembre dernier.

Cas 6 : Monsieur Martial OWANE, 26 ans reçoit des balles tirées par deux hommes armés en civil, le 21 septembre vers 17 heures à l'entrée de la Laverie Moderne au quartier Sud. Son décès sera constaté à 19 heures au CHR de Ntchèngué. Le procureur de la République à Port Gentil fait courir le bruit de la légitime défense face à un évadé de prison qui aurait agressé le policier. Ce qui est faux.

Monsieur Martial OWANE avait purgé sa peine et avait été libéré au mois de juin 2009. Lorsque le 21 septembre 2009, il est interpellé, reconnaissant le policier qui l'avait fait incarcéré précédemment, il tente de fuir, c'est alors que le policier K. de la Police Judiciaire lui tire trois balles dans le dos (information : Y., parent du défunt). Il nous est revenu que le fameux K., avec ce dernier tué, totalise 8 victimes.

La famille de OWANE, conduite par sa mère s'est rendue le mardi 22 septembre vers 18 heures pour exiger qu'on lui permette d'inhumer elle-même le corps de son enfant que la P.J. voudrait enterrer clandestinement.

Outre ces cas clairement identifiés, des sources dignes de foi et le témoignage du responsable du cimetière de Ntchèngué évoquent le nombre probable de 57 décès. Il faut ajouter à ces morts ceux «largués» par hélicoptère et ceux embarqués dans les pirogues et ramenés dans les villages par peur des représailles brandies par les PDGistes. La difficulté de les recenser vient du fait qu'un climat de terreur règne à Port Gentil autour de ces morts. Des menaces de mort ont été proférées sur quiconque donnerait des informations au sujet des personnes mortes des suites des fusillades des journées d'émeutes.

Pourtant des endroits bien précis semblent propices pour cette expertise indispensable : les morgues du Centre Hospitalier Régional de Ntchèngué et celle de l'ancien hôpital central, gérées respectivement par les sociétés des pompes funèbres CASEPGA et GABOSEP. Mais dans l'une et l'autre c'est motus et bouche cousue.

La morgue du CHR de Ntchèngué est l'établissement où semble être passé le plus grand nombre de corps. Mais il nous est revenu que le directeur régional de Santé, Madame SEFOU, a menacé de licenciement les médecins ou tout personnel qui livrerait des informations; notamment concernant le nombre de morts liés aux évènements. Elle a également retiré certificats médicaux, déclarations de décès ainsi que les dossiers médicaux de ces morts.

A CASEPGA, une source sûre a indiqué que 18 corps de personnes tuées par balles ont séjourné dans cet établissement entre le 4 et le 7 septembre 2009, date à laquelle interdiction leur a été notifiée de recevoir ces corps.

2- Les exactions

Les forces de Défense et de Sécurité venues à Port Gentil semblaient avoir comme mission d'humilier, de brutaliser pour casser le moral de ces populations. Plusieurs types d'exactions et d'actes d'humiliations sont commis sur les habitants de Port Gentil.

On moleste les passants inoffensifs sur la voie publique, on n 'hésite pas à pénétrer dans les habitations pour perpétrer les mêmes actes, plusieurs personnes sont frappées à coup de poings, de crosses de fusil voire perforées par les baïonnettes fixées au bout des canons des armes des militaires .

On fait faire des pompes, on fait se déplacer à genoux, on fait danser, on fait chanter dans des langues parfois inconnues au Gabon ; on fait s'embrasser des frères et des sœurs quand on ne leur demande pas de s'accoupler, on viole en groupe (12 policiers violent 6 filles, le 16 septembre et 4 policiers violent une jeune femme qui avait un bébé, provoquant des délabrements génitaux). Une dame portant une grossesse à terme se rendant à l'hôpital pour accoucher a été contrainte de voir son bébé sortir devant les militaires malgré ses supplications. Outre ces témoignages donnés par des habitants de Port Gentil ayant requis l'anonymat, les cas suivants nous ont été relatés par les intéressés ou certains membres de leur entourage.

Cas 1 : Henri MBONGO, la cinquantaine environ, père de famille nombreuse, a été sauvagement battu, humilié, mis à genou par des militaires, le vendredi 4 septembre au carrefour Nguadi, vers 17 heures alors qu'il traversait la chaussée pour rejoindre son domicile situé à une quarantaine de mètres de là. Une dame qui tentait de traverser la route au même moment a subit les mêmes exactions. On leur a intimé l' ordre de chanter et de clamer haut et fort, «Ali 9 président!» Monsieur MBONGO s'en est sorti avec des hématomes aux jambes et au dos, tandis que la dame, traumatisée a tout fait sur elle. Tout cela devant une foule effarée.

Cas 2 : Christiane JOCKTANE, mère de famille, 55 ans environ, ancienne employée de banque a été sauvagement battue par les militaires, le 6 septembre, sous les yeux de ses enfants et de nombreuses personnes qui, comme elle, faisaient la queue en vue d'acheter du pain à la boulangerie SMAG, en face de la «Gendarmerie de l'Océan» ; sous le prétexte, selon les militaires, que le pain était réservé à l'armée et au motif que les enfants des Port-Gentillais ont été à l'origine des casses provoquant la pénurie. Elle a reçu de multiples coups de matraques et chaussures au visage, au bassin et sur le dos qui l'ont immobilisé pendant plus d'une semaine. Elle a fourni un certificat médical et des photos à l'appui de sa déclaration.

Cas 3 : Philippe ISSANI, agent municipal, la quarantaine, a été sorti manu militari, alors qu'il était hospitalisé, sous perfusion, à Paul IGAMBA et amené à la base de la Marine où il est jusqu'à ce jour détenu, sans que sa famille ne puisse le voir. Est-il encore en vie?

Cas 4 : Locin MONDOUNGUA, jeune homme d'une vingtaine d'année a été embarqué de force au tournant de Salsa par un policier qui l'a conduit au Commissariat du château alors qu'il traversait la chaussée pour rentrer à son domicile situé à une vingtaine de mètres de là. On lui a demandé de faire des pompes avant d'être relâché.

Cas 5 : Les travailleurs de la Société Morel et Prom le samedi 19 septembre, alors que le couvre feu est désormais fixé à 23 heures; aux environs de dix neuf, vingt heures, les travailleurs de cette compagnie pétrolière qui rentraient de leur lieu de travail sont pris à partie par une patrouille de militaires; ils sont copieusement tabassés au point que certains ont des fractures et d'autres perdent leurs dents; ils sont conduits à l'hôpital de Ntchèngué. Le directeur de cette société qui a pris les photos du triste spectacle a promis de porter plainte. Les militaires ayant volontairement bloqué l'accès de l'hôpital, nous n'avons pas pu y accéder.

Cas 6 : Philippe VOUETTE ; dans la matinée du samedi 18 septembre, il a été violenté par des militaires alors qu'il entrait dans son bureau de la société Schlumberger non loin du siège de Total Gabon. Il a été abandonné sur les lieux. C'est le témoignage d'une de ses relations qui a requis l'anonymat.

Cas 7 : Monsieur MOUITY MAGANGA, pâtissier à l'hôtel le Méridien ; le dimanche 6 septembre à 9 heures du matin, les militaires lui ont fait traverser la chaussée à genoux sans raison au carrefour ASECNA.

Cas 8 : Monsieur Jean Bernard MOUANAMBATSI, retraité; le jeudi 3 septembre à seize heures trente est molesté (vêtements déchirés) par les militaires alors qu'il recherchait son petit fils.

Cas 9 : Monsieur Théodore NGOUNGOU est sauvagement frappé au visage au carrefour ASECNA, alors qu'il cherchait à s'enquérir de la situation de son fils arrêté pour défaut de pièce d'identité. Ce dernier a fourni photo et certificat médical.

Cas 10 : Messieurs Martial MBOUMBA MOUNANGA et NZE ANGARA sont sortis manu militari de chez eux le 10 septembre vers 20 heures, embarqués et molestés avec des matraques et bâtons sertis de pointes, baladés dans la ville dans un camion militaire qui finira par les déposer couverts de blessures au dos et à la tête (voir photos) à la base de la marine vers une heure du matin.

Cas 11 : Monsieur Alain OBAME, 34 ans a été transporté et hospitalisé dans le service de chirurgie du CHR de Ntchèngué pour blessure par balle tirée par le gendarme Robert AVOUNGOU, commandant de brigade d'Omboué dans le département d'Etimboué.

Cas 12 : Monsieur MEMIAGHE, le 5 septembre à 22 heures à son domicile, a reçu 5 balles de petit calibre. Hospitalisé d'abord à la clinique Bilie (Dr IKOUAKOUA) pour les premiers soins, il a été transféré ensuite à 1 'hôpital de Ntchèngué.

Cas 13 : Un jeune garçon de seize (16) ans a reçu deux balles au poumon (Dr IGAMBONTCHINA).

Cas 14 : Famille Diawara ; Monsieur DIAWARA, son épouse, ses trois (3) filles et son locataire sont violemment molestés à leur domicile (vers carrefour ASECNA) par des militaires basés à l'aéroport. Monsieur DIAWARA est gravement blessé à jambe droite, son épouse et ses filles portent plusieurs ecchymoses. Le locataire a un traumatisme de la jambe et du pied droit (voir photos).

Cas 15 : Monsieur Guy Hervé MAVOUNGOU, 30 ans, a reçu deux balles aux jambes suite aux coups de feu tirés au quartier Sud (Laverie Moderne), le 21 septembre à 17 heures, au moment où on abattait Monsieur Martial AWANE. Les riverains pensent que ce sont des éléments de la Police Judiciaire qui ont perpétré cette exaction.

Cas 16 : Monsieur Serge Landry DOUMA MOUENGI était dans son domicile lorsqu'il est atteint de plusieurs balles au niveau de la jambe et de la main gauche, l'intéressé est actuellement hospitalisé au CHR de Ntchèngué.

Outre ces cas de tueries et d'exactions constatées, il y a lieu de mentionner que plus de 300 personnes avaient été arrêtées; à ce jour, un peu plus d'une quarantaine ont été présentés au tribunal de Port Gentil. On peut légitimement s'interroger sur la situation des nombreux autres dont on n'a jusqu'aujourd'hui aucune nouvelle. A moins qu'elles ne soient à classer parmi les disparus. Une enquête s'impose.

3- Destruction des biens

La mission a constaté que de nombreux magasins situés dans la zone du marché du Grand Village ont été détruits et incendiés. Certains témoins rencontrés indiquent que les militaires sont presque restés inactifs pendant les pillages;

Plusieurs d'entre eux se contentant de récupérer les biens pillés, de les embarquer dans les camions militaires pour les amener dans des directions inconnues.

En ce qui concerne l'immeuble Schlumberger de la concession Total qui a bel et bien été pillé par les manifestants, les riverains indiquent que bien après le pillage dans la journée, c'est dans la nuit, alors que le couvre feu était en vigueur, que l'incendie a pris dans le dernier étage de cet immeuble.

Quant au foyer Roger BUTTIN ; aucune manifestation n'avait été observée dans cette zone. C'est dans la nuit, alors que le couvre feu était en vigueur, que les riverains aperçoivent des flammes et de la fumée sur le toit de l'immeuble. D'aucuns sont même convaincus que c'est un projectile lancé à partir de la route qui a déclenché l'incendie de ce foyer.

Tous ces propos restent à éclaircir à partir d'une enquête approfondie qui permettra à terme de rétablir la vérité.

Il est à noter enfin que tous nos interlocuteurs restent choqués par les propos mensongers tenus par les plus hautes autorités de l'Etat et par quelques responsables politique de cette ville réunis à Port Gentil, à l'hôtel Mbandja, quelques jours après ces malheureux évènements. Propos qui, au lieu de prôner l'apaisement, se sont avérés constituer des appels à la haine et à la division tribale. Toutes choses qui constituent des véritables délits et qui tombent sous le coup de la loi.

Fait à Libreville, le 22 septembre 2009

Pr Pierre André KOMBILA KOUMBA ; Pr Josep JOHN-NAMBO ; Honorable KOMBE LEKAMBO ; Monsieur Jean Blaise MOUSSAVOU MAGANGA»

Source : Gaboneco   

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APPEL AU BOYCOTT CONTRE LES PRODUITS GAULLOIS ET A FOUTRE EN L'AIR LES INTERÊTS DE LA FRANCE AU GABON

Gabon : Le Front de refus dénonce le glissement «insidieux» vers la dictature

Le Front de refus du coup de force électoral a tenu une conférence de presse le 24 septembre à Libreville pour faire le point au lendemain de la clôture des contestations de l'élection présidentielle auprès de la Cour Constitutionnelle. Il dénonce avec virulence la violation de l'Etat de droit par les autorités en place, qui semblent, selon eux, faire fi du contentieux électoral. Le collectif de candidats malheureux à l'élection présidentielle a notamment annoncé des poursuites judiciaires contre les responsables et complices de la fraude électorale et des exactions perpétrées par les forces de l'ordre à Port-Gentil durant les émeutes post-électorales.

L'index pointé par l'opposition sur les autorités en place se charge de lourdes accusations, alors que la période de dépôt des plaintes pour le contentieux électoral et expiré et que nous sommes entrés dans le mois crucial qui doit voir la délibération de la Cour Constitutionnelle.

Lors d'une conférence de presse tenue le 24 septembre au siège de l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD) à Libreville, le Front de refus du coup de force électoral a violemment fustigé le coup d'Etat électoral, et le glissement «insidieux» vers un régime dictatorial.

«Le pouvoir continue de poser des actes qui laisse à penser que le verdict de la Cour Constitutionnelle lui est acquis. (...) Il prépare à grands frais, à coût de centaines de millions de francs CFA l'investiture d'Ali Bongo Ondimba comme Chef de l'Etat. Le dispositif du feu d'artifice pour la circonstance est mis place, des invitations officielles sont déjà lancées», affirme la coalition de candidats malheureux à l'élection du 30 août.

«Un climat délétère est créé par le gouvernement frileux et fielleux qui n'hésite pas depuis début septembre à sanctionner dans leur travail les Gabonaises et Gabonais qui ont librement choisi de supporter le changement», dénonce encore le Front de refus, qui martèle qu'«Ali Bongo Ondimba n'a pas gagné cette élection, il l'a volé au peuple gabonais qui s'est massivement prononcé pour le changement en sanctionnant le PDG».

Au sujet des recours, dont la période de dépôt a expiré le 19 septembre dernier, les opposants précisent que «les recours des candidats sont individuels, (…) [mais] nous sommes solidaires des motifs d'annulation évoqués par les uns et les autres y compris celui portant sur l'inéligibilité d'Ali Bongo Ondimba pour cause de nationalité douteuse», allusion faite au recours déposé par Luc Bengone Nsi, du Morena Originel, pour lequel les famille Ondimba et Ebori ont annoncé des poursuites judiciaires pour diffamation.

Ils affirment à cet effet que «notre contestation des résultats officiels repose sur des éléments solides provenant de nos investigations à la CENAP et des procès-verbaux des bureaux de vote en notre possession».

Abordant l'ingérence décriée de la France dans le processus électoral, «aujourd'hui, Messieurs Kouchner et Joyandet, Ministre français des Affaires Etrangères et Secrétaire d'Etat Français à la Coopération, peuvent-il toujours déclarer comme il l'ont fait sur France 24, que les élections se sont bien déroulées au Gabon ?», interrogent les opposants.

Et rappelant les propos de Nicolas Sarkozy le 23 septembre dernier à la tribune des Nations Unies, qui lançait «sommes-nous plus lâches que les centaines de milliers d'iraniens qui manifestent pour contester les élections présidentielles en Iran ?», «monsieur Sarkozy et la France officielle sont-ils plus lâches que les dizaines de milliers de Gabonais qui refusent le coup d'Etat électoral perpétré par Ali Bongo Ondimba et le PDG ?», rétorque le Front de refus.

«Une élection ne se limite pas au bon déroulement des opérations de vote», rappellent les opposants, expliquant qu'«une partie importante de la fraude s'est opérée au niveau de la centralisation des résultats où il n'y avait aucun observateur».

«Monsieur Faustin Boukoubi (…) peut-il aujourd'hui affirmer que le vote de mineurs de 12 ans constaté dans son propre village de Lemengue et consigné sur procès-verbal est une affabulation de mauvais perdant ?», poursuit la déclaration.

«Si la Cour Constitutionnelle venait à dire autre chose que le droit pour confirmer le coup d'Etat électoral que nous dénonçons, chacun de ses membres devra assumer sa responsabilité devant l'histoire et devant le peuple Gabonais», avertit le Front de refus, qui a notamment annoncé des poursuites judiciaires à l'encontre des présidents de commissions électorales locales, des personnels et auxiliaires de commandement impliqués dans la falsification des procès-verbaux et des listes d'émargements.

Au sujet des émeutes post-électorales de Port-Gentil, le Front de refus affirme que «la sanglante répression ainsi que les exactions commises sur les personnes et les biens par les forces de sécurité et de défense nous ont conduit à dépêcher sur place à Port-Gentil cette Mission d'information dont le rapport (…) met clairement en évidence les mensonges du gouvernement sur le nombre de morts à Port-Gentil et les conditions de leur décès».

«D'ailleurs que les résultats des investigations des journalistes de L'union, journal de référence, sont plus proches de notre rapport que des affabulations du pouvoir», renchérit la déclaration.

«Qui dirige le Gabon aujourd'hui ? Et qui du Chef de l'Etat ou du Chef du Gouvernement a donné l'ordre aux Forces de sécurité et de défense de tirer à vu et à balles réelles sur des populations sans armes? Combien de morts faudra-t-il pour que le Parlement, qui représente le peuple gabonais ainsi que la Communauté internationale, si prompte à donner des leçons de démocratie aux africains, se saisissent de cette question et demandent des comptes aux responsables?», questionne ainsi le Front de refus.

Aussi les candidats malheureux ont-ils annoncé qu'ils comptaient «saisir les ONG internationales telles que Human Rights Watch, Amnesty International ainsi que la Cour Pénale Internationale pour que les coupables et leurs commanditaires répondent de leur crime».

«Sommes-nous toujours en République ? Le Gabon est-il toujours un État de droit ? Où alors sommes-nous en train de glisser insidieusement vers autre chose ?», questionne enfin le collectif.

«Toutes les institutions de ce pays et ceux qui les dirigent ne doivent pas se laisser prendre au jeu du service des intérêts d'un homme et d'un clan, au mépris du respect de ce qui fonde notre République et au détriment des intérêts du peuple gabonais», avertit le Front de refus du coup de force électoral.

Source : Gaboneco 

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UN GRAND BRAVO A NOS MAMANS ET FEMMES GABONAISES

Gabon : Sit-in anti «Françafrique» devant l’Assemblée nationale

Un groupement de la société civile, «Les forces féminines de lutte pour la démocratie au Gabon», a tenu un sit-in ce 24 septembre devant le palais de l’Assemblée nationale à Libreville, pour protester contre l’ingérence de la France dans l’élection présidentielle du 30 août dernier. Le collectif a également interpellé la présidente de la Cour Constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo, afin qu’elle proclame les «vrais résultats», estimant que la victoire revient au candidat des Forces du changement, André Mba Obame.

«Oh ya yo ! On veut le changement !», tel est le slogan scandé en coeur par les femmes des Forces féminines de lutte pour la démocratie au Gabon devant le palais de l’Assemblée nationale, lors du sit-in organisé ce 24 septembre pour dénoncer le poids des réseaux de la «Françafrique» sur l’élection présidentielle du 30 août.

«Le Gabon n’est pas une province de la France» ; «Sarkozy menteur», pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestantes qui s’insurgeaient contre l’appui présumé de la France au candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), Ali Bongo Ondimba, annoncé vainqueur de l’élection présidentielle avec 41,73% des voix.

«Nous sommes là pour interpeller l’opinion nationale et internationale. Nous sommes là pour prendre tout le monde à témoin, parce que nous disons que nous en avons marre de la Françafrique, et nous voulons qu’à partir du Gabon, la Françafrique soit désormais enterrée», a déclaré sous réserve d’anonymat la responsable du collectif.

Dans la lettre ouverte adressée au chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, les Forces féminines rappellent notamment les promesses électorales du président français en 2007, qui annonçait tambour battant «je vais liquider la Françafrique».

«Je ne passerais jamais sous silence les atteintes aux Droits de l'Homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrais les Droits de l'Homme partout où ils sont méconnus ou menacés», avait déclaré Nicolas Sarkozy.

Sur la base de ces déclarations, le collectif rappelle au président français que «votre soutien à l'élection frauduleuse de monsieur Ali Bongo le 30 août dernier annule cet engagement pris devant le peuple français et la communauté internationale».

«En cautionnant par vos appuis multiformes et votre message de félicitations prématuré le coup de force électoral en cours au Gabon, vous venez de remettre en cause l'universalité des Droits de l'Homme et de violer honteusement la souveraineté du peuple gabonais», poursuivent les Forces féminines de lutte pour la démocratie au Gabon.

Elles interpellent également la présidente de la Cour Constitutionnelle afin qu’elle puisse proclamer, à l’issue de l’examen du contentieux électoral, «le vrai résultat des urnes».

«Nous sommes là pour interpeller madame Marie Madeleine Mborantsuo pour qu’elle dise la vérité, que le droit sois respecté, parce que je crois que ce qui est plus important pour nous, comme le disait Barack Obama, ce ne sont pas les hommes forts, c’est plutôt que nous ayons des institutions fortes, et nous ne pouvons avoir des institutions fortes que lorsque les magistrats ou les responsables de ces institutions arrivent à être au dessus des considérations partisanes», explique la responsable du mouvement.

« Nous connaissons le résultat des urnes, nous savons exactement qui a remporté l’élection, nous savons que ce sont les Forces du changement. Et malgré le hold-up électoral, bien qu’elle ait lu le droit après que le ministre de l’intérieur est proclamé, nous pensons et nous faisons confiance à cette institution qu’elle pourra dire la vérité et rien que la vérité», a-t-elle conclu.

Le 11 septembre dernier un groupement de 12 associations et ONG françaises dénonçaient dans une lettre adressée aux parlementaires, «la position ambiguë de la diplomatie française face à l’élection contestée d’Ali Bongo Ondimba». Même son de cloche pour l’Observatoire nationale de la démocratie (OND), qui avait adressé une lettre ouverte au Président français pour dénoncer «les pesanteurs externes au vote» qui ont pesé sur le processus électoral.

Source : Gaboneco

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20 septembre 2009

Albert Bourgi, Pr de droit à l'Université de Reims, dénonce le coup d'état électoral perpétré par le candidat du PDG

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JACQUES OKOUE EDOU : "UN HOMME QUI NE SAIT PLUS DISCRIMINER SES AMIS DE SES ENNEMIS EST UN HOMME FOUTU"

Ali Bongo « échappe à un coup de force » conduit par un général originaire du Haut Ogooué


Un officier supérieur, promu au grade de général en janvier dernier serait en ce moment pensionnaire du cachot de l’ex CEDOC, embastillé pour « tentative de coup de force » présumé dont le champ d’exécution aurait été le match de foot ball Gabon-Cameroun à Libreville.

Les murs de la Direction générale de la documentation et de l’immigration, ex CEDOC ne laissent rien filtrer. Pas même ce qui, il y’a seulement une semaine était qualifié de simples congossas à la gabonaise.

Aujourd’hui, cependant, les lanternes sont éclairées. Une tentative de coup de force conduite par un officier supérieur, fraichement élevé au grade de général, responsable de l’équivalent gabonais de « la piscine française » serait à la tête des présumés insurgés. Une grosse légume, candidat à l’élection présidentielle d’août dernier serait l’instigateur.

Mieux, des sources étonnamment très bavardes déclinent dans le menu ce à quoi ressemblaient les réunions des conjurés : chaque participant recevait, au sortir de ces messes basses une enveloppe contenant la somme de 500 000 FCFA. L’objectif, mettre le grappin sur le candidat élu quand « il sera au stade », détaille une grosse oreille de la place.
Évidemment, les limiers de l’ex CEDOC étaient sur le filon et la manœuvre a été éventée, les auteurs, tous des militaires, précisent des sources concordantes, mis dans les différents gnoufs que les services de défense entretiennent dans leurs céans.

Les enquêteurs, appliquant contre leurs frères d’arme les techniques d’interrogation vieilles comme la barbouzerie, les langues seraient entrain d’être déliées. Et les jours prochains seront éclairants.

Rivalités entre les différents services de renseignement ou non ,l'affaire si l'enquête en cours vide tout son soûle indispose plus d'un au sein des égéries .

Source : Gabon Page

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UNE BELLE CONTRIBUTION DE L'INTERNAUTE "LE CITOYEN" QUANT AU RECOURS DE SIEUR BENGONE A LA COUR CONSTITUTIONNELLE

Gabon : Jean Boniface ASSELE, Trafic d'influence sur BENGONE NSI

La saisine de Bengone Nsi s'appuie sur le fait que «les origines du candidat Ali Bongo Ondimba demeurent ambiguës» et demande notamment des examens sanguins avec sa mère, Patience Dabany.

Tous les occupants de PUB Guiness se sont retournés, comme un seul homme, lorsque Jonh s'est exclamé en laissant tomber sa bouteille de guiness, "là, ils nous l'enfoncent un peu plus loin". Pendant au moins cinq minutes, personne n'a pu décodé ce langage inhabituel de ce diplômate, docteur en droit international, dont les tournures diplômatiques et juridiques ont toujours alimenté les débats. "Je veux dire que s'en est trop" s'est-il repris. En fait, il venait de terminer la lecture de ce qu'il a qualifié de torchon, l'article dans lequel M. ASSELE déclare se pourvoir en justice contre le candidat BENGONE NSI au motif que sa saisine s'appuierait sur les "origines douteuses" du candidat du PDG à l'élection présidentielle. Son collègue, lui, magistrat au tribunal, certainement en raison de sa fonction très délicate et du milieu populaire dans lequel il se trouvait, a simplement acquissé de la tête.

"C'est évident que nous sommes des occupants sans droit ni titre dans ce pays, qui appartient à ceux qui l'ont créé. Mais que des gens comme ça se moquent du peuple, là, ça devient dangereux". Qu'ils fassent quand même semblant de respecter la justice, la constitution et les institutions, même si, tout le monde sait qu'ils ne valent rien. Ou alors qu'ils décident d'en finir avec tout le monde. Il y a quand même des gens qui ont passé plusieurs années à étudier le droit. Un peu de respect pour ceux là".

Monsieur BENGONE NSI président du MORENA Originel et candidat à l'élection présidentielle a déposé un recours le 12 septembre à la Cour Constitutionnelle par lequel cet opposant au régime BONGO et qui rejette la monarchie demande à la haute cour d'annuler les élections présidentielles du 30 Août 2009, au motif qu'au regard des dispositions de l'article 10 de la constitution, le candidat du PDG ne serait pas élligible en raison de sa position vis-à-vis des présentes dispositions.

Cette haute instance de la république a donc le devoir d'examiner la requête de ce "soi-disant" citoyen et de la déclarer acceptable ou non, ensuite de s'y prononcer sur la base des éléments de droit en la matière.

Ce n'est qu'à l'issue de cette procédure que la famille du candidat attaqué, si le tribunal a rejeté la requête de sieur BENGONE NSI, peut se pourvoir en justice, en qualifiant ses propos de diffamatoires.

Les raisons évoquées par M. ASSELE, montrent la légèreté avec laquelle ces gens au pouvoir pendant 42 ans ont traités les problèmes sensibles du Pays.

"Je suis son oncle et tout le monde le sait . J’affirme que Ali Bongo Ondimba est né à Brazzaville de père Albert Bernard Bongo et de mère Kama Joséphine en 1959», a déclaré l'ancien ministre, Jean Boniface Assélé."

Ce que M. ASSELE oublie, c'est que tout le monde sait aussi que son neveu a été adopté. Que sa soeur n'a eu aucun enfant et que les progrès de la médicine moderne peuvent l'attester.

«A cette époque la guerre du Biafra n’avait pas encore eu lieu. Dire comme l’affirme Monsieur Bengone Nsi que mon neveu est d’origine nigériane n’est que pure diffamation. C’est pour cela, que nous avons, nous membres de sa famille, mis en place un collectif d’avocats pour que ce dernier nous apporte les preuves de ses allégations», poursuit le général Assélé.

Monsieur ASSELE oublie d'autre part que personne ne conteste le jour, le mois et l'année de naissance de son neuveu. Personne ne conteste non plus le lieu de naissance. Ce qui est contesté c'est le lien biologique entre son neveu et ses parents. La guerre du Biafra a eu lieu en 1967 C'est vrai, personne n'a jamais dit qu'ALI est né après cette guerre. C'est un enfant qui est arrivé au Gabon jeune, comme beaucoup des enfants de cette région réparties dans plusieurs pays d'Afrique centrale.

Le Test ADN assez banal est la voie qui permettra d'éclairer l'opinion sur cet important contentieux. En attendant, les démarches entreprises par la famille du fameux candidat ne viseraient qu'à influencer M. BENGONE NSI et à divertir les Gabonais.

Source: Internaute le citoyen - LVDPG

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VIOLATION DES DROITS HUMAINS AU GABON SUITE AU COUP D'ETAT ELECTORAL

Gabon : Témoignage des Exactions des Militaires à Port-Gentil et privation des libertés.

Suite aux violentes émeutes de Port-Gentil consécutives à l’élection présidentielle contestée du 30 août dernier, les autorités gabonaises ont déployé l’armée afin de rétablir l’ordre dans la capitale économique. Autorisées à tuer, les forces de l’ordre se sont rendus coupables de nombreuses exactions sur les populations.

Humiliations et vexations sont devenues monnaie courante à Mandji. C’est ainsi qu’ils couvrent de cendre les personnes contrôlées, les font danser ou courir. Des militaires ont fait boire de l’eau insalubre à un jeune couple au canal de l’ancien cinéma l’Océan.

Une femme d’un âge assez avancé se rendant à la boulangerie et qui avait assisté à l’insoutenable scène a été rouée de coups de rangers et de crosse pour avoir osé critiquer leur comportement.
Ces militaires se rendent également coupables d’arrestations arbitraires, de viol sur les filles en garde à vue et d’extorsion des fonds.

Ils exigent 1000 ou 2000 FCFA de chaque passant sous peine d’être arrêté. D’autres se sont vu confisquer leurs téléphones portables lors des contrôles pour avoir été incapables de présenter les preuves d’achat afférentes. A croire que l’on se balade avec les factures de nos téléphones portables en poche !

Non contents de procéder à des contrôles le jour, la nuit ils font irruption de façon intempestive dans les domiciles privés à des heures indues (minuit ou une heure du matin) sans mandat de perquisition sous prétexte de rechercher des objets volés lors des émeutes. Ils emportent tout article dont vous n’avez pas la facture même si ledit article n’est pas neuf.

Un homme a récemment été agressé au Château. Son crime : être passé devant les soldats en chantant. Comme si chanter était désormais interdit dans le Gabon nouveau.

Un greffier du Tribunal de la ville a été battu par des militaires il y a peu sans raison apparente lors d’un contrôle de police. Il a été conduit dans leur centre de détention comme un vulgaire bandit et n’a été libéré que grâce à l’intervention d’une dame des ses connaissances.

Leur folie criminelle est telle qu’ils se permettent parfois d’avancer l’heure du couvre-feu au gré de leur humeur. Des gens ont été molestés à 19h pour avoir violé un couvre-feu qui ne rentre en vigueur qu’à 20h !

Au vu de toutes ces exactions, on peut aisément conclure que les soldats ont été envoyés à Mandji pour y instaurer un climat de terreur. Faire taire la seule ville qui a osé contester le coup d’état électoral. Car, lorsque le nouveau Tyranneau du Bord de Mer demande à toute personne qui lui parle d’exactions à Port-Gentil de fournir des preuves, cela veut clairement dire qu’ils ont carte blanche.

Source : DLL804POG

Posté par okouetch à 13:54 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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