29 novembre 2009
UN GRAND BRAVO A P. KAGAME D'ÊTRE SORTI DE LA FRANCOPHONIE, UNE MAFIA INTERNATIONALE QUI SOUS-DEVELOPPE LES PAYS AFRICAINS
Le Rwanda rejoint le Commonwealth et s'ancre dans le monde anglophone
Le Rwanda a annoncé dimanche le succès de sa candidature au Commonwealth, qui réunit les Etats issus de l'ancien empire colonial britannique, renforçant son ancrage au sein du monde anglophone au détriment de ses relations avec la francophonie.
photo : Cris Bouroncle , AFP
Ancienne colonie allemande (1885-1916) puis surtout belge, jusqu'à l'indépendance en 1962, le Rwanda est le premier pays de tradition francophone à rejoindre le Commonwealth, ce bloc qui comptera désormais 54 pays, et dont l'anglais est la langue commune.
Ce petit pays d'Afrique centrale peuplé d'un peu moins de 9 millions d'habitants sera seulement le deuxième, après le Mozambique, à rejoindre l'organisation placée sous l'autorité de la reine d'Angleterre Elizabeth II, sans avoir jamais été colonie britannique ni entretenir de lien constitutionnel avec la couronne.
"Mon gouvernement voit cette accession comme une reconnaissance des progrès remarquables accomplis par notre pays au cours des quinze dernières années", a déclaré à l'AFP la porte-parole et ministre de l'Information Louise Mushikiwabo.
"Les Rwandais sont prêts à mettre à profit les perspectives économiques, politiques, culturelles et autres offertes par le réseau du Commonwealth", a ajouté Mme Mushikiwabo, qui a annoncé l'admission de son pays décidée lors d'un sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth à Trinidad et Tobago.
L'accession au Commonwealth, sollicitée en 2008, s'inscrit dans une politique résolue du président rwandais Paul Kagame et de son gouvernement de larguer les amarres avec le monde francophone pour rejoindre le giron anglophone.
Le Rwanda a ainsi adhéré en 2007, en même temps que son voisin le Burundi, lui aussi francophone, à l'East African Community, le bloc économique jusqu'alors limité aux trois pays anglophones d'Afrique de l'Est, le Kenyan, l'Ouganda et la Tanzanie. C'est d'ailleurs sous la présidence de M. Kagame que l'EAC a accéléré son intégration, avec la signature le 20 novembre d'un protocole prévoyant la création d'un Marché commun en juillet.
A l'intérieur du pays, l'anglais a déjà rejoint le kinyarwanda et le français comme langue officielle, et il a même supplanté le français l'an dernier comme langue d'enseignement public.
Ce rapprochement accéléré avec le monde anglophone est allé de pair avec la dégradation des relations avec la France. Kigali a suspendu ses relations diplomatiques avec Paris en 2006, après l'émission par un juge français, Jean-Louis Bruguière, de mandats d'arrêt contre des proches du président Kagame, soupçonnés d'être impliqués dans l'assassinat de l'ex président rwandais Juvénal Habyarimana, dont la mort le 6 avril 1994 est considérée comme l'élément déclencheur du génocide au Rwanda.
Les relations entre les deux pays étaient très tendues depuis 1994, les autorités de Kigali issues de la rébellion FPR à majorité tutsie accusant Paris d'avoir aidé les génocidaires hutus alors au pouvoir, ce que la France a toujours démenti.
800.000 personnes, en majorité tutsi, ont été tuées dans ce génocide.
L'organisation non gouvernementale Commonwealth Human Rights Initiative avait appelé au rejet de la candidature de Kigali, estimant que "l'état de la gouvernance et des droits de l'homme au Rwanda ne répondaient pas aux critères du Commonwealth". Cette organisation évoquait des restrictions à la liberté de parole qui "créaient un climat de peur dans la société civile" du Rwanda, un pays qui tiendra sa prochaine élection présidentielle le 9 août prochain.
Source: AFP
28 novembre 2009
Discuter autrement de Nkoulmekong Odzamboga
En effet, plus que des temples, le Gabon, le Cameroun, les congos, le togo, le tchad, le Sénégal, les Guinées, etc... sont plutôt autant de prisons à ciels ouverts de la France, issues du charcutage de Berlin du 19ème siècle. Les gardiens de prisons sont les Bongo, Biya, Kabila, Sassou, Eyadema, Wade, Derby,..Ces prisons à ciels ouverts ont fait naître ici et là, des nationalismes étroits.
Car comment expliquer une telle pusillanimité des pays africains lorsque des mirages gaulois décolent de Libreville et vont bombarder les populations en Centrafrique, au Tchad ou en Côte d'Ivoire,... ? Comment expliquer cette absence de solidarité lorsque les hélicoptères bleu blanc rouge décollent de l'aéroport Léon Mba, pour aller semer la mort dans les villages du Congo,.. ? Le Gabon est depuis 40 ans, la plaque tournante des barbouzes gaulois opérant en Angola, au Biaffra,... Le 'Tigre colonial' a atteint là sont but : rester en faisant mine de partir, et nos nationalismes étroits laissent ce Tigre dormir tranquillement.
A la place de la cantine 4 étroiles que fut l'OUA, aujourd'hui l'UA, l'Afrique a besoin d'un puissant mouvement populaire revandicatif avec un fort engagement des intellectuels (et non toujours des diplômés). Nos populations ont besoin d'être impliquées sur tout ce qui se passent sur notre continent. Ainsi nous devons tous être concernés lorsque la soldatesque gaulois oppose les ivoiriens du Nord avec ceux du Sud ; nous devons tous être concernés lorsqu'un génocide planifié s'abat sur l'une de nos populations. Savoir que lorsque les mirages décollent du Gabon, et vont en missions de bombardement, cela concerne toutes les populations africaines sans distinction de pays. Le Gabon n'est menacé ni par ses voisins, Cameroun, Congo, Guinée Equatoriale, Sao Tomé, ni par aucun autre pays d'Afrique. Pourtant le camp de Gaulle renforce sans cesse ses moyens et ses effectifs. La réponse à ces renforts est simple : veiller à ce que l'ordre gaulois règne dans ses prisons, condition essentiel pour le pillage tranquille des ressources.
Pour les défenseurs de la France avec ceux là qui nous accusent de toujours vouloir pointer le doigt sur ce pays, plus que hier, il est clair aujourd'hui que c'est le 'Tigre Colonial' français qui mine l'Afrique. La dernière mascarade électorale gabonaise en est la parfaite illustration, tout s'est passé comme le Ministre des colonies (le secrétaire à la coopération NOYANDET) avait tracé. Ca doit continuer : un pays de 1 million d'âmes, scandale géologique pour son sous sol, croule sous la pauvreté depuis 42ans. Et à l'investiture, le Ministre des Colonies d'expliquer aux gabonais que le problème n'était pas que le fils remplace le père, que les gabonais doivent respecter les résultats annoncés des élections. C'est sans aucun complexe que les dirigeants actuels de la Gaulle manifestent leur mépris sur nos polulations. Le Ministre des colonies se réjouit ainsi qu'à Port Gentil, aucun ressortissant Français n'a été inquiété, et parlant des morts, il affirme que ce sont des bandes de voyous qui se sont exprimées. A une question du directeur de la Lettre du Continent, notre Ministre des Colonies sans langue de bois, affirme que partout où il va en Afrique, les populations adoule la France.
A sa prise de pouvoir en 1995, le premier geste de Chirac a été de faire exploser 7 bombes atomiques à 200 millionsFF l'unité ! Pour le prix d'une seule de ces bombes, combien de pharmacies en Afrique ? Aujourd'hui pour occuper sa retraire, ce 'Grand Africain' paternaliste pose avec dans ses bras, un petit nègre pour lequel il lutte contre le trafic des faux médicaments ! C'est avec le même paternalisme que le même Chirac déclara naguère que la démocratie était un malheur pour l'Afrique.(comme les droits de l'homme n'était pas faits pour l'Afrique Noire d'après Jules Ferry). Son succésseur, le président 'bling bling' avait clamer à son élection, la rupture avec la françafrique. A mi mandat aujourd'hui, lui qui déclarait naguère que la France n'a pas besoin de l'Afrique, il est clair que les gardiens de prisons sont plutôt rassurés.
Un débat nauséambonde et xénophobe, fondé sur les origines ethniques est un débat dangereux puisque porteur d'une germe de division. Et comme toujours, le Tigre Colonial offrira ses services en cas de dérapage. Ce débat est pourtant fondé ici sur de la dérision, une piètre gestion d'une affaire personnelle. Combien de magrebiens, combien d'africains du sud du Sahara se font ils embarquer par avions charters, suite à des expulsions qui déchirent des familles, la séparation avec un partenaire qui est là depuis10, 20 ans et plus ?
Ne nous laissons pas détounés par de faux débats.
Auteur: internaute Nkoulmekong Odzamboga
15 novembre 2009
Les élites Gabonaises et la franc – maçonnerie :entre occultisme, esclavage, dépendance, platitude, bassesse et médiocrité, les
Si la franc- maçonnerie est une simple société d’action sociale, pourquoi tant de mystères, ce langage spécial et ces décors ?
La franc- maçonnerie résulte d’une force maléfique en marche vers la destruction de la planète, peuples inclus.
Existe – il à notre époque, une fraternité secrète, perverse et globale qui complote pour diriger et asservir le monde avec la complicité de nos élites ?
Quelle triste réalité, le monde maçonnique véhicule des messages angéliques à des fins obscures. Leurs idées, comme, armes dévastatrices sont reparties aux quatre coins du globe à des fins catastrophiques.
Pensez vous qu’ils iraient initier les élites Gabonaises aux bonnes mœurs pour l’épanouissement des leurs ?
Peut – on enrayer ce processus ?
Peu probable, sinon le chemin sera long et parsemé d’embûches, car, cette confrérie regroupe toutes les sphères de la société, église, armée, finance, organisation caritative : Croix rouge, Lion’s Club…
Cette fraternité secrète occulte dont le but est de contrôler et de s’emparer de l’ensemble de nos ressources à des fins purement mercantilistes.
Pour ma part, cette fraternité représente une menace absolue contre le monde libre, en réalité, les francs-maçons pensent que le monde libre n’existe pas et œuvrent pour que la paix ne puisse exister. Les dirigeants de Total ont bien exprimé durant la guerre au Congo que leur produit c’est – à – dire le pétrole, était plus important que la vie des congolais, les exemples sont multiples.
Grâce à leur culte du secret, leur prétendue connaissance, au pouvoir financier qu’ils ‘’ partagent’’ qu’entre eux, ils sont convaincus de pouvoir contrôler les profanes.
N’oublions pas que le mot ‘’assassin’’ est utilisé pour la première fois par une société secrète, ce mot signifie chez les francs – maçons le perfectionnement dans l’art de tuer. Le problème des francs – maçons est de prendre le contrôle et d’établir un ordre mondial à leur convenance en véhiculant leurs propres idées et réfutant celles des autres : ils considèrent l’islam comme une menace pour la société occidentale.
Les noirs comme un peuple inculte qui refuse de vivre comme ils le souhaitent, le terme angélique est l’ intégration, le terme intégration est convenant à voir de plus près, il s’agit tout simplement de l’assimilation, il faut qu’on s’identifie d’où le débat sur l’identité nationale, nous savons que c’est une idée des francs – maçons et nous voyons combien de fois, tous les hommes politiques et associations sont d’accord sur ce point malgré la subtilité de langage pour certains.
Les francs – maçons se sont enrichis sur les colonies : or, argent, sucre, café, cacao, tabac, huile de palme, ivoire, bois et aujourd’hui le pétrole et pour avoir bonne conscience, introduisent la notion de développement durable, quel cynisme ?
Ils sont bâtis leur puissance sur l’exploitation et la destruction : guerre, colonisation. Pensez vous qu’ils iraient initier les élites Gabonaises aux bonnes mœurs pour l’épanouissement des leurs ?
L’esprit maçonnique a toujours enfanté des idéologies destructrices : Marxisme, capitalisme, moralité, elles ont à l’origine de toutes les guerres, famines, massacres et révolutions et ceci continue dans la plus grande indifférence générale.
Les francs – maçons dans leurs orgies, se livrent à toutes pratiques perverses ayant pour but l'exaltation personnelle et collective : pédophilie, infanticide, fratricide. Le plus surprenant, au Gabon comme en France, aujourd’hui, il est clair qu’au sommet de cette société, de ces états, les gens semblent s’en accommoder, on banalise ces pratiques, les femmes au Gabon ont atteint un degré de satanisme déconcertant, on vend des organes génitaux pour arriver à ses fins, on assassine des innocents pour asseoir son pouvoir.
Au sommet de l’état, la pédophilie est devenue une pratique courante, ils sont tous minés par le HIV, femmes comme garçons, dit – on, qu’ils ‘’préfèrent mourir jeune et riche’’, quelle importance accordée à ces ‘’ Hommes - là’’.
Nous avions assisté comment le lobby pédophilo – politique français a soutenu Frédéric Mitterrand, qui lui a soutenu l’acteur pédophile Roman Polanski, tous francs – maçons.
Les francs – maçons ont institué le lobby pédophile qui est devenu un rite, us et coutumes de cette confrérie. Nous connaissons,les affaires de mœurs dans le monde ecclésiastique, des hommes politiques français impliqués dans les réseaux pédophiles qui alimentent en enfant les soirées pédophiles ou sataniques, mais toutes ces affaires ont été étouffées par le monde judiciaire maçonnique la plus célèbre d’entre elle, l’affaire d’Outreau dans laquelle, il est bien établi que certains politiques étaient impliqués.
La franc- maçonnerie dans sa quête de l’absolu, crée, théorise et impose sa pensée eugéniste. Dans la quête de son hégémonie, impose ses ‘’frères’’ africains à la tête de chaque état.
Que peut – on faire, lorsqu’on a les pieds et les mains liés ?
Rien d’autre, sinon laisser une partie de soi – même, vendre son âme, s’assujettir et opprimer son peuple, car, la fraternité des francs - maçons est plus importante que le sort d’un peuple.
Quelle triste réalité.
Source: LVDPG
Gabon : Les journaux suspendus dénoncent un «véritable muselage»
Quelques jours après la suspension provisoire de 6 organes de presse par le Conseil national de la communication (CNC) le 10 novembre dernier, le collectif des éditeurs et des responsables des Association de presse du Gabon est monté au créneau pour dénoncer ces mesures. Au cours d’un point presse tenu à Libreville ce 13 novembre, le collectif a également déclaré qu’il introduirait une plainte au Conseil d’État contre le CNC, dont les décisions de suspension sont qualifiées d’«arbitraires» | ||
Suite à la décision du Conseil national de la communication (CNC) du 10 novembre dernier, de suspendre provisoirement six organes de presse locaux pour «désinformation» et «intoxication», le collectif des éditeurs et des responsables des Association de presse du Gabon, a tenu une conférence de presse ce 13 novembre à Libreville pour dénoncer ces sanctions jugées «arbitraires». | ||
| Source : Gaboneco | ||
Gabon : L'opposition dénonce une «dictature émergente, version officielle
La Coalition des groupes et partis politiques pour l'alternance a tenu un point presse le 10 novembre dernier à Libreville pour dénoncer les «dérives totalitaires du régime». Dans la vague des réformes audacieuses prises par le nouveau pouvoir, l'opposition dénonce notamment la mise en oeuvre de l'article 64 sur la Fonction publique qui bâillonnerait les revendications «légitimes» des agents de l'Etat. Elle marque également sa réprobation quant à une application partisane de la Constitution concernant le report de 8 mois des élections partielles.
DÉCLARATION DE LA COALITION DES GROUPES ET PARTIS POLITIQUES POUR L’ALTERNANCE
«Alors que l’Europe célèbre avec joie et enthousiasme, à travers la chute du mur de Berlin, le triomphe de la liberté et de la démocratie, les démons des Pouvoirs illégitimes gagnent du terrain au Gabon depuis le 03 septembre 2009. Il serait difficile au commun des mortels de suivre, tant ils sont nombreux, les actes et les faits graves de ce Pouvoir qui tente de s’imposer avec brutalité et cynisme au peuple Gabonais.
Nous gagnerons du temps en nous abstenant d’analyser en profondeur la démission du Directeur de Cabinet du Président de la République, impliqué dans la déplorable affaire de détournement des fonds de la BEAC. Dans ce contexte, la Coalition concentre sa déclaration de ce jour sur deux faits fondamentaux qui traduisent clairement la dérive totalitaire du régime :
1. L’application spécieuse des dispositions de l’article 64 de la loi 1/2005 portant statut général de la fonction publique ;
2. Le report abusif des élections législatives et sénatoriales partielles. les élections organisées par le PDG !
SUR L’ARTICLE 64
En prenant le prétexte de l’application des dispositions de l’article 64 de la loi 1/2005 portant statut général de la fonction publique, le Pouvoir a clairement arrêté la stratégie de casser le mouvement social.
Il tente d’obliger par ce biais les responsables des syndicats de l’administration publique à choisir entre leurs emplois au service de l’État et leurs responsabilités syndicales pourtant reconnues par la Constitution.
Pour faire bonne figure face à l’intransigeance des syndicats, le Pouvoir a cru bon d’élargir sa tentative aux partis politiques et aux fédérations sportives, il ouvre-là ce que le quotidien "l’Union" a fort justement qualifié de "boîte de pandore".
Nul ne conteste la pertinence de l’article 2 de cette loi qui précise que la Fonction publique "… a pour mission, dans le respect de l’intérêt général et de l’égalité des personnes auxquelles elle s’adresse ou s’applique, de fournir au public, d’une façon régulière et continue, les services d’intérêt général conformément aux politiques arrêtées".
Et c’est bien pour garantir la continuité de ce Service public que cette même loi institue le régime d’incompatibilité défini à l’article 64.
Concernant les Partis politiques, les Syndicats et les Fédérations sportives, cette incompatibilité concerne le : "membre permanent du bureau directeur ou exécutif…".
Si l’on peut entendre par membre permanent, la personne qui occupe une fonction de manière stable et continue, en contrepartie d’une rémunération, dans les Partis politiques membres de la Coalition, comme dans l’ensemble des Partis politiques et l’ensemble des syndicats, les responsabilités dans les bureaux directeurs ou exécutifs ne constituent pas des emplois permanents et ne sont pas rémunérées au sens de l’article 64 de la loi 1/2005.
En conséquence, l’application immédiate aux Partis politiques, aux syndicats et aux fédérations sportives, des dispositions de l’article 64, concerne uniquement le Parti Démocratique Gabonais.
Ce Parti, il faut que nos concitoyens et le monde entier le sachent, est financé par les fonds publics. Ce sont bien les impôts des Gabonais qui assurent le fonctionnement du PDG et la rémunération des nombreux permanents qui sont à son service.
Le PDG ne pourra faire croire à personne que les 300 millions de Fcfa qu’il dépense chaque mois pour payer les salaires de ses permanents proviennent des cotisations de ses membres. La Cour des Comptes pourrait aisément mettre en évidence les milliards qui sont prélevés chaque année sur les fonds publics pour financer le PDG. Et si le Pouvoir conteste les affirmations de la coalition, nous le mettons au défi d’accepter une enquête parlementaire sur le financement des partis politiques et de rendre publiques les conclusions de ce rapport.
Une autre interprétation de l’article 64 de la Loi 1/2005, qui conduirait à placer d’office en position de détachement ceux des fonctionnaires qui, à titre bénévole, seraient membres des bureaux directeurs ou exécutifs des Partis politiques et Syndicats, confirmerait l’intention du Pouvoir d’entraver le fonctionnement des instruments de la démocratie et de bâillonner les forces vives de la Nation qui expriment clairement les préoccupations des populations et défendent leurs droits.
Le Gabon se veut un État de droit et nous entendons qu’il le soit. En conséquence, la coalition invite les Partis politiques partisans du changement, les syndicats et tous les autres acteurs du corps social national à ne pas céder à cette ultime manœuvre d’intimidation et à tout mettre en œuvre pour défendre leur droit à la libre expression démocratique.
Du reste, à l’examen et à l’analyse des articles 64 et 65 de cette loi 1/2005, par le seul fait que ces textes ne définissent pas la notion "d’emploi permanent" nécessaire à la constitution de l’incompatibilité, le recours à un texte d’application se révèle indispensable, c’est-à-dire préalable à la mise en application des articles considérés.
De plus, ni le Code du travail, ni la loi 18/92 fixant les conditions de constitution et de fonctionnement des syndicats des agents de l’État ne se sont pas préoccupés de donner cette définition.
Par rapport à cette absence de texte d’application et d’une définition législative ou réglementaire de la notion d’emploi permanent opposable à tous, l’application des articles 64 et 65 de la loi 1/2005 apparait précipitée et subjective, une application qui laisse la porte ouverte à toutes les supputations.
Si le Gouvernement vient à prendre unilatéralement la décision de mettre d’office en détachement des agents publics du fait de leurs engagements citoyens, nous invitons les Partis politiques, les Syndicats et les Fédérations sportives à demander à leurs membres de saisir le Conseil d’État pour excès de Pouvoir.
Le Gouvernement aurait tort de vouloir utiliser le bâton pour contraindre les syndicats à faiblir dans leurs positions, en faisant fi de leurs justes revendications.
Les faits sont là et ne mentent pas : l’agent public, qu’il s’exprime publiquement à travers son syndicat ou qu’il soit contraint au silence de par son statut, vit dans un malaise profond du fait de conditions de travail difficiles, de revenus couvrant à peine ou pas du tout les charges mensuelles du ménage, de profils carrières incertains. C’est l’absence de solutions concrètes et durables apportées par ce Pouvoir à leurs revendications qui explique la mobilisation actuelle des Syndicats.
Le Pouvoir, se sachant illégitime et se révélant désormais incapable d’apporter des réponses crédibles aux maux qui minent notre pays, ne pourra indéfiniment se cacher derrière l’arrogance, le recours à la force et les manœuvres de diversion qui ne trompent personne.
La démarche du Gouvernement voudrait laisser croire à l’opinion que les responsables des syndicats, des fédérations sportives et des partis politiques sont de mauvais fonctionnaires qui délaissent leurs responsabilités au service de l’État. Cela est inexact et même outrageant.
SUR LE REPORT DES ÉLECTIONS
Le 30 octobre 2009, la Cour Constitutionnelle, saisie la veille par le Premier Ministre, a décidé de renvoyer au premier semestre 2010, donc de reporter de 8 mois la tenue des élections législatives partielles des 4 sièges de députés anciennement occupés par Casimir OYE MBA, Jean ÉYEGHE NDONG, Paulette MISSAMBO et André MBA OBAME.
Avant même de se prononcer sur le fond de cette décision, la Coalition s’interroge et s’inquiète de la liberté que la Cour Constitutionnelle prend désormais avec les règles de procédure que lui impose la loi organique 9/91 modifiée relative à cette institution.
En effet, l’article 26 de cette loi organique dispose que : " Aucune décision ne peut être rendue, aucun avis ne peut être émis si la requête ou la demande n’a fait au préalable l’objet d’une instruction, diligentée par un rapporteur désigné par ordonnance du président de la Cour Constitutionnelle parmi les membres de cette Cour."
Il est surprenant, voir suspect, que la Cour ait pu en 24 heures rendre une décision dans le respect des règles de procédure que lui impose la loi. Sur le fond, il convient de rappeler ici que dans sa précédente décision en date du 12 septembre 2009, la Cour Constitutionnelle avait elle-même fixé la date de ces élections au mois de novembre 2009, dans le respect des dispositions pertinentes du Code électoral.
Pour rendre cette surprenante décision, la haute institution évoque le cas de force majeure que constituerait le défaut de disponibilité d’un budget pour organiser cette élection partielle.
Il est regrettable d’observer sur ce point qu’au lieu de rester fidèle à l’esprit de la loi allant dans le sens de restreindre les cas de force majeure, la Cour Constitutionnelle se livre à l’extension de cette notion au gré des intérêts du Pouvoir.
La Cour Constitutionnelle, en rendant cette décision vient confirmer ce qui s’est définitivement révélé à l’opinion dans sa gestion partisane de la transition. Nous sommes désormais en face d’une institution qui s’est définitivement détournée de sa mission gardienne de la Constitution pour servir les intérêts d’un clan qu’elle a contribué à placer au Pouvoir.
Au mois de juillet dernier, lorsqu’il s’est agi de l’élection Présidentielle anticipée, la Cour n’a accordé que 45 jours de report tout en constatant le cas de force majeure.
Comment comprendre qu’aujourd’hui la même Cour, pour les mêmes motifs, accorde 8 mois de report pour organiser des élections législatives sur seulement 4 sièges de député et un siège de sénateur ?
Le coût de l’organisation de ces élections partielles ne peut objectivement excéder une dépense financière de 100 millions de Fcfa.
Comment expliquer que le même Gouvernement qui s’autorise aujourd’hui des villégiatures à la Lopé avec le coût que cela laisse supposer, le même Gouvernement qui s’autorise l’achat de véhicules d’appoint, veuille priver des dizaines de milliers de Gabonais de leur représentation légitime à l’Assemblée Nationale pour une si longue période ?
En réalité, la décision de la Cour Constitutionnelle cache mal la crainte du Pouvoir qui sait pertinemment que ces élections partielles seront l’occasion de lui infliger la démonstration de son illégitimité.
Ces élections partielles donneront l’occasion au peuple Gabonais de rappeler au Pouvoir son imposture. Ce que vise en réalité ce report, c’est donner au Pouvoir le moyen et le temps d’organiser la fraude, de manipuler encore plus le fichier électoral et planifier le transfert des électeurs.
Ce que redoute le Pouvoir, c’est l’arrivée de ces leaders pour renforcer l’opposition parlementaire face à un Gouvernement d’amateurs.
Dans cette situation, la Coalition des Groupes et Partis Politiques pour l’Alternance demande aux populations de ne pas se laisser distraire par les effets d’annonce et de rester mobilisées pour combattre les mesures qui portent atteintes aux libertés d’opinion, d’expression et d’association et qui concourent au recul de la démocratie chèrement acquise dans notre pays.
Parce que le Pouvoir veut bâillonner les syndicats et les partis politiques, la Coalition appelle vigoureusement toutes les forces vives de la Nation à défendre leurs droits fondamentaux.
Aucune petite histoire de clan ne peut et ne pourra jamais justifier que l’on sacrifie l’espérance du peuple Gabonais qui a exprimé le 30 août dernier dans les urnes – et qui exprime encore aujourd’hui – sa réelle volonté de changement ! La Coalition continue de rappeler que le régime actuellement au Pouvoir, issu du coup d’État électoral du 03 septembre 2009 avalisé par la Cour Constitutionnelle dans sa décision du 12 octobre 2009, est une dictature émergente.
Fait à Libreville, le 10 novembre 2009».
l'avenir nous le dira de l'Etat du PDG
Source: http://www.andrembaobame.com/
07 novembre 2009
Pourquoi la France Veut Eliminer le Président Guinéen Moussa Dadis Camara?
Depuis le 28 septembre 1958, date à la quelle, avec l’homme a la voix martelée du Manding, Sékou Touré, la France avait décidé, en utilisant des guinéens, d’appauvrir la Guinée par tous les moyens. Aujourd’hui, la France, avec sa politique de tuer tous les présidents africains patriotes, veut utiliser, selon des sources confidentielles et sures, des guinéens de l’extérieur pour détruire la Guinée.
Comment procède-t-elle à cette mafieuse besogne? Selon François-Xavier Verschave, «Plus d'une vingtaine de réseaux politiques, d'officines mafieuses, de filières occultes, se partagent aujourd'hui le gâteau africain. A peine 2 ou 3 % de l'aide publique française au développement sert à lutter contre la pauvreté. Depuis quarante ans, la politique française en Afrique vise uniquement à exploiter les ressources naturelles et géopolitiques des pays francophones.
Les profits sont immenses. C'est pourquoi les armes importent peu : la corruption, le meurtre, la manipulation et la guerre. C'est le plus long scandale de la République. Aujourd'hui, plus aucune digue ne contient la folie de la Françafrique. Notre pays, soi-disant "patrie des droits de l'homme", a soutenu, au-delà de toute raison, les inspirateurs et les auteurs du génocide rwandais.»
La France, n’a jamais aimé que l’Afrique se développe à travers des leaders patriotes africains. Tout africain qui veut le pouvoir en Afrique et qui ne veut pas de la France est automatiquement éliminé. Selon ce célèbre écrivain, «Aux lendemains des indépendances, la France dans ses anciennes colonies sous la houlette du président Général de Gaulle a mis en place des gouverneurs locaux censés s'assurer que les ressources naturelles et géopolitiques de ces pays bénéficieraient toujours à l'ancienne puissance coloniale.
Lorsque ces états eurent la possibilité d'élire démocratiquement leur représentant comme au Togo ou en Centrafrique, ceux-ci furent renversés ou/et assassinés avec l'aide de l'armée française ( Sylvanus Olympio, Abel Goumba à la suite de Boganda, Mehdi Ben Barka, Outel Bono, Ruben Um Nyombé, Félix Moumié); des pions aux mains de Foccart-De Gaulle (Eyadéma, Bongo, Déby, Bokassa...) furent portés à la tête de ces nouveaux états « indépendants » dont bon nombre sont issus des services secrets français ou de l'armée française.
Ces kleptocrates dictateurs mandatés par la France ont obtenu avec le temps (pour ceux qui ont réussi à se maintenir) une certaine autorité et autonomie au regard de la France et sont régulièrement réélus grâce à des élections présidentielles truquées sous le guidage de leurs parrains français.»
Oui, «Ces kleptocrates dictateurs mandatés par la France ont obtenu avec le temps (pour ceux qui ont réussi à se maintenir) une certaine autorité et autonomie au regard de la France et sont régulièrement réélus grâce à des élections présidentielles truquées sous le guidage de leurs parrains français.»
Malheureusement beaucoup de personnes, qui n’ont pas la possibilité d’accéder l’information sont dupées par des montages médiatiques en se servant de la propagande extrémiste et génocidaire. Voici une des raisons. Selon un journal français, la France n’arrive pas à payer ses dettes. Donc, si elle parvient à aider un africain au pouvoir, elle se sert de celui-ci ou de celle-ci pour payer ses dettes à travers les richesses de ce pays africain : «Pourquoi la France n’arrive-t-elle pas à réduire sa dette ? » Celle-ci est passée de 16% du PIB en 1977 à 65% en 2006, et tous les gouvernements y ont contribué (sauf le gouvernement Jospin entre 1998 et 2001, note l’auteur).
Côté droite, « les plus riches préfèrent naturellement que l’Etat leur emprunte de l’argent qui rapportera par la suite des intérêts, plutôt que de devoir lui verser à fonds perdu des impôts sur leurs revenus ou sur leurs patrimoines. » Côté gauche, on accepte volontiers de creuser le déficit durant les récessions, selon la bonne thérapeutique keynésienne, mais on craint le reproche d’accumuler une cagnotte fiscale, quand il faudrait profiter des recettes générées par une croissance rapide pour réduire les déficits et la dette. Le « paquet fiscal » de Nicolas Sarkozy en 2007, et la baisse d’un point de la TVA par Lionel Jospin en mars 2000 (dont les consommateurs n’ont guère vu la couleur) ont tous deux inutilement contribué à majorer la dette publique.»
En plus, en France, il y a l’inégalité entre le pauvre et le riche. Les pauvres et leurs enfants ont moins de possibilité d’accéder à l’éducation, aux soins. « Pourquoi l’Etat n’est-il pas plus efficace ? » L’éducation qui donne de moins en moins de chances aux enfants d’ouvriers de rentrer dans une grande école, l’inégalité de l’accès aux soins, les prisons surpeuplées, la justice engorgée, la pagaïe des compétences des collectivités locales sont quelques exemples d’un appareil d’Etat qui a « une fâcheuse tendance à se considérer comme au-dessus et en dehors de la société (…) Nombre des difficultés dans les rapports entre l’Etat et les citoyens en France sont en effet étroitement liées au fonctionnement toujours très aristocratique de la société française, qui se manifeste particulièrement à travers le phénomène des grandes écoles, unique en son genre dans le monde, et le sentiment d’infaillibilité de ceux qui en sortent. »
D’autre part, bien que la majorité du peuple français veuille assister des personnes en dangers, les politiciens français n’écoutent pas leur peuple. Selon le journal Le Monde, «Une majorité de Français opposés aux expulsions d'Afghans… Vingt-sept Afghans en situation irrégulière ont été renvoyés mercredi dans leur pays dans un vol groupé organisé par Paris et Londres, suscitant de vives critiques d'associations et de l'opposition de gauche en France. La majorité des Afghans – 24 des 27 – étaient expulsés par la Grande-Bretagne. Trois venaient de France.»
Cher(e)s compatriotes, la France a déjà, selon des anti-français en Afrique, acheté la Guinée dans les mains de quelques politiciens et ils/elles vont tout faire pour avoir le pouvoir en Guinée parce qu’ils ont déjà utilisé une partie de l’achat de leur pays pour financer leur campagne.
C’est le lieu de féliciter l’honorable député malien, Dr. Oumar Mariko du Parti SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance, quand il a dit: «A quoi servent des élections, si c’est pour vendre le pays au capital étranger. Le battage médiatique actuel sur la Guinée est très douteux. Ils veulent aussi que Dadis rentre dans le syndicat des chefs d’Etat vendus et corrompus d’Afrique. Voilà leur préoccupation. Ça va satisfaire la France.
Mais, de toute façon, la France a envie d’avoir la main mise sur la Guinée, parce qu’en 1958, ce peuple a dit non. Et en mesure de représailles, la France a refusé de payer les anciens combattants guinéens de 1958 à 1978. La même France a brûlé l’Etat civil de la Guinée et a cassé toute l’économie guinéenne. A l’époque, elle a entrepris toute l’Europe pour qu’elle ne commerce pas avec la Guinée. Qui de la France ou de Sékou Touré, a mis la Guinée dans cette misère ?»
En me basant du faite que «Depuis quarante ans, la politique française en Afrique vise uniquement à exploiter les ressources naturelles et géopolitiques des pays francophones. Les profits sont immenses. C'est pourquoi les armes importent peu : la corruption, le meurtre, la manipulation et la guerre.»
Ne pouvons nous pas donner raison au noble député malien quand il dit: «Si le dialogue n’est pas possible avec ceux qui sont au pouvoir, alors qu’ils nous disent s’ils veulent organiser une conspiration, un coup d’Etat, une insurrection ou une invasion militaire en Guinée. Dans tous les cas de figure de quel droit ils le disent ?
Je ne comprends pas ces politiciens africains. Ils ont applaudi et installé Ali Bongo qui est né et a grandi dans la fraude et dans les massacres. Ali Bongo n’a pas gagné les élections au Gabon. Au Togo, Faure Eyadema a été fortement soutenu par eux, malgré qu’il ait gagné les élections au prix de la terreur. Ils crachent sur Dadis et Tandja au Niger et ils applaudissent Ali Bongo et Faure Eyadema. Mais, qu’est-ce qu’on peut comprendre à cela? Quelle est leur logique ?»
Cher(e)s compatriotes, d’ailleurs n’oublions pas que l’occident avait prédit la guerre civile en Guinée, mais Dieu en a décidé autrement car, selon le journaliste suisse Serge Michel, spécialiste des affaires africaines l'état de la Guinée était très mauvais. Le pays n'avait pas été géré depuis des années. Il y avait un vide au sommet de l'Etat. Le pouvoir n'était plus exercé par le Président mais par ses proches conseillers qui étaient d'ailleurs régulièrement renouvelés. De plus, le pays était rongé par une très grande corruption.
A cet effet, malgré les malheureuses tueries du 28 septembre 2009, n’acceptons pas que la guerre civile détruise la Guinée. Aujourd’hui, les Nations Unis ont envoyé des spécialistes en la matière pour traduire les coupables en justice, et nous espérons que les autorités guinéennes mettront tout en œuvre pour que toutes les victimes des tueries qui s’étaient passées en Guinée puissent être bien résolues en traduisant les coupables en prison. Que Dieu bénisse la Guinée. Amen.
Auteur: Joseph Haba
Education, Democracy & Leadership
www.changeafrica.com
APPEL AUX INTELLECTUELS AFRICAINS A QUITTER LA FRANCE POUR L'AMERIQUE DU NORD ET AUX MISEREUX D'AFRIQUE A S'INSTALLER EN GAULLE
France – Afrique : Comment la France pille l’Afrique
Je n’avais rien compris à ce que l’écrivain Slimane Zeghidour appelle « le secret de famille de la République ».
Lorsque j’ai pris en charge l’instruction de l’affaire Elf, j’avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n’aimais pas leur arrogance, la façon qu’ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu’ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j’étais prête à les croire. Je sortais de plusieurs années en détachement au ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d ‘une compétence absolue. J’avais confiance dans les institutions de mon pays d’adoption. Je n’imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même.
Pourtant au fil de mon enquête, j’ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m’arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l’étranger. Je découvrais des chemins qu’il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m’ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d’un vaste réseau de corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l’Elysée.
Ce n’était pas mon rôle d’en tirer les conclusions politiques, mais j’en ai gardé l’empreinte. Nous avions dessiné alors un vaste schéma, que j’ai toujours avec moi. Il fait huit mètres une fois déplié. Il serpente depuis le bureau d’un directeur des hydrocarbures d’Elf, jusqu’à des comptes obscurs alimentés par le Gabon, aux mains d’Omar Bongo : quarante ans de pouvoir et une difficulté récurrente à distinguer sa tirelire et sa famille d’une part, le budget de l’Etat et le gouvernement d’autre part. J’emporte souvent ce schéma avec moi, au fil des rendez-vous. Je l’étale sur les tables, un peu comme un capitaine au combat sort ses vieilles cartes. Les positions ont sans doute varié, les techniques de camouflage se sont sophistiquées, mais le système est là : les tyrans sont des amis, que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l’influence par de vastes réseaux de corruption ; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l’économie des pays.
Et si je m’arrête un instant au Gabon, qu’est-ce que j’y vois ? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole brut par an et affiche un Pib par habitant largement au-dessus de la moyenne africaine (6 397 $) ? Ou un pays pauvre où l’espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole ? Le taux de mortalité infantile est au Gabon particulièrement élevé, le taux de vaccination contre la rougeole est de 40% contre une moyenne de 79% dans les pays en développement. Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l’uranium, fief de Total-Elf la première capitalisation boursière française.
Roland Dumas « l’ami intime » de Bongo
Si les habitants de Libreville n’ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c’est parce que la France s’est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d’un président, enrôlé dès son service militaire par l’armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris. Il était alors le plus jeune chef d’Etat du monde. La France contrôle son armée, ses élections et protège sa fortune. En retour, Omar Bongo fait table ouverte plusieurs fois par an, avenue Foch ou à l’hôtel Crillon, où il reçoit les hommes politiques, des publicitaires et les journalistes français qui comptent. Chacun se presse à ces audiences. Dans les années 1990, un homme politique français du premier plan, alors en fonction, bénéficiait en parallèle d’un contrat de « consultant » signé par Omar Bongo et largement rémunéré. De Roland Dumas, le président gabonais dit qu’il est « ami intime ». Prévoyant, il apprécie aussi Nicolas Sarkozy, venu « prendre conseil » en tant que candidat à l’élection présidentielle. Lorsque au cours de l’instruction, nous avons perquisitionné au siège de la Fiba, la banque franco-gabonaise, nous avons consulté le listing des clients, qui paraissait tenu à la plume sergent-major. C’était une sorte de Who’s Who de la France en Afrique, qui en disait long sur l’envers de la République et des médias.
A ceux qui croient encore à l’aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du Pnud (Programme des nations unies pour le développement). La corrélation est régulière entre le montant de l’aide française et la richesse en matières premières. En clair, celui qui n’a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris…Il n’est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l’un des premiers bénéficiaires de l’aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d’éducation. L’argent s’est perdu en route. Il est justement fait pour cela.
Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une organisation cohérente et raisonnée. Dans chaque audition durant notre instruction, nous entendions parler de pressions physiques, d’espionnage permanent et de barbouzes. Les perquisitions dans la tour Elf à la Défense livraient une moisson de documents révélant la confusion des genres, nous les transmettions au parquet de Nanterre, qui se gardait bien d’ouvrir des enquêtes. Car Elf hier, Total aujourd’hui, est un Etat dans l’Etat, conçu par Pierre Guillaumat un ancien ministre de la Défense, patron des services secrets et responsable du programme nucléaire français afin de servir les intérêts géopolitiques de Paris.
La Norvège a utilisé son pétrole pour construire et assurer le paiement des retraites futures. La France se sert d’Elf-Total pour affirmer sa puissance. La compagnie intervient dans le golfe de Guinée, au Nigéria, au Congo-Brazzaville, en Angola… Tous ces pays ont connu la guerre civile et la dictature, derrière laquelle la main française s’est fait sentir. Le chaos, lorsqu’il se produit, ne trouble pas le système. Il n’est qu’à voir l’Angola, en guerre pendant des dizaines d’années, mais dont aucune goutte de pétrole, jamais, n’a raté sa destination. Pendant la guerre, les affaires continuaient…Les banques françaises, Bnp-Paribas en tête, ont même profité de l’occasion pour élaborer des montages financiers destinés aux pays en guerre, à des taux affolants, tout en sachant qu’elles ne prenaient pas le moindre risque. L’argent, là aussi, n’a pas été perdu pour tout le monde. C’est un miroir dans lequel il ne faut pas trop souvent regarder les élites françaises.
Depuis que j’ai ouvert le dossier Elf, dans mon bureau de la galerie financière, j’ai voyagé physiquement et intellectuellement bien loin de la Seine et de ses quais gris et bleus…j’ai appris en marchant. A l’arrivée, le tableau est effrayant.
L’Afrique a refait de moi une Norvégienne, fière de l’être. Mon pays est riche, mais, il se souvient avoir été pauvre, un peuple d’émigrants regardant vers le nouveau monde américain. Son esprit de conquête, ses allures vikings sont des traces d’un passé très lointain, vinrent ensuite les tutelles danoise puis suédoise, dont il fallut se libérer. Il envoya vers l’Afrique des missionnaires protestants, personnages austères au visage buriné, taillé par la parole chrétienne et l’œuvre humanitaire, plutôt que des nouveaux colons, comme on les croise encore dans les quartiers d’expatriés blancs.
Pendant que la France fondait Elf, la Norvège mettait en place l’exploitation des ressources de la mer du Nord, accumulant un fonds de réserve, aussitôt placé pour les générations futures et soigneusement contrôlé. Ce petit pays des terres gelées est devenu la première nation donatrice en dollars par habitant. Bien sûr, les pétroliers norvégiens ne sont pas des enfants de chœur. De récentes enquêtes ont montré que certains d’entre eux ont versé des commissions et que la tentation d’abuser de leur pouvoir est permanente. Mais la Norvège n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait de son pétrole. Ce que j’ai vu, les rapports internationaux qui l’attestent, est une œuvre d’espoir.
La République française, à la même époque, a mis en place en Afrique un système loin de ses valeurs et de l’image qu’elle aime renvoyer au monde. Comment des institutions solides et démocratiques, des esprits brillants et éclairés, ont-ils pu tisser des réseaux violant systématiquement la loi, la Justice et la démocratie ? Pourquoi des journalistes réputés, de tout bord, ont-ils toléré ce qu’ils ont vu ? Pourquoi des partis politiques et des Ong, par ailleurs prompts à s’enflammer, n’ont-ils rien voulu voir ?
L’indépendance en Afrique : une mascarade
Je ne condamne pas. J’ai partagé cet aveuglement. J’étais comme eux, avant de glisser l’œil dans le trou de la serrure et de prendre la mesure de ce secret de famille : la France reste un empire et ne se remet pas de sa puissance perdue. L’indépendance politique a été largement une mascarade en Afrique de l’Ouest. L’Occident a fermé les yeux, car la France se prévalait d’être le « gendarme » qui défendait la moitié du continent contre le communisme. Les Français ont laissé faire, car astucieusement, De Gaulle et ses successeurs ont présenté leur action comme un rempart contre l’hydre américaine. Elf était l’une des pièces maîtresses de cette partie géopolitique. Le double jeu a été facilité par la certitude, ancrée dans les mentalités, que « là-bas, c’est différent ». Là-bas, c’est normal la corruption, le népotisme, la guerre, la violence. Là-bas c’est normal la présence de l’armée française, les proconsuls à l’ambassade ou à l’état-major, les camps militaires. Là-bas, c’est normal l’instruction des gardes présidentielles. Là-bas, c’est normal la captation des richesses naturelles. D’ailleurs « tout le monde fait pareil ». Jeune ou vieux, de gauche ou de droite, nul Français ne songe à s’offusquer de voir nos soldats mener, presque chaque année, une opération militaire en Afrique, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Rwanda, quand tous se gaussent de cette Amérique venue faire la police en Irak, en maquillant d’un fard démocratique les intérêts géopolitiques et pétroliers de Washington. Il y a pourtant bien des symétries.
J’ai vu récemment un documentaire sur la guerre du Biafra, quatre ou cinq demi-heures de témoignage brut des principaux acteurs, sans commentaires. Je suis restée sans voix. A ceux qui sont nés après 1970, le Biafra ne dit rien. Dans cette région du Nigéria, riche en pétrole, une ethnie, chrétienne et animiste armée par la France, réclama l’indépendance. S’ensuivit une guerre meurtrière de trois ans, révolte financée depuis l’Elysée via des sociétés suisses. La télévision française aimait alors montrer les enfants affamés que les militaires français ramenaient par avion pour les soigner, jamais elle ne laissait voir la cargaison de l’aller, remplie d’armes…A l’image maintenant, les anciens collaborateurs de Jacques Foccart, repus dans leurs fauteuils Louis XV, détaillent sans émotion ces montages illégaux. Les officiers, lieutenants d’alors, généraux d’aujourd’hui, racontent ce bon tour le sourire aux lèvres. Fin du documentaire. Pas un mot, pas une ligne dans les livres d’histoire.
Des drames comme celui-ci, l’Afrique en contient des dizaines, soigneusement passés sous silence. Les massacres des Bamiléké au Cameroun par la France du général De Gaulle, le génocide des Tutsi commis par un régime soutenu par François Mitterrand, les assassinats d’opposants, les manipulations d’élection…Le passif de la France sur le continent africain n’a rien à envier à l’impérialisme américain en Amérique latine ou au Moyen-Orient.
Il est à la mode parmi les intellectuels français de se plaindre du mouvement de repentance qui s’est répandu depuis quelques années. Les bienfaits de la colonisation, à inscrire dans les manuels scolaires, ont même fait l’objet d’une proposition de loi, largement soutenue par les députés. Bien sûr, l’histoire de la France en Afrique ou en Asie du Sud-Est a compté aussi des aventuriers sincères, exportateurs, instituteurs ou pionniers, qui ont fait corps avec les pays qu’ils ont découverts. A Madagascar les vazas, ces pieds-noirs malgaches, ne cessent de louer devant moi l’état des routes et des infrastructures françaises au moment de l’indépendance. Mais les peuples sont comme les familles. On ne peut pas faire le tri de la mémoire. Il est des secrets soigneusement cachés dont l’onde portée va bien au-delà d’une ou de deux générations. Les enfants héritent de tout : du malheur comme du bonheur, de la richesse comme des dettes.
La République française paie aujourd’hui la facture de son passé. Il suffit de dérouler la liste des appellations officielles des Maghrébins, nés dans un département français avant 1962 ou sur le sol hexagonal depuis les années 1970. Par la loi, ils furent et sont des Français comme les autres. Les gouvernements successifs n’ont pourtant cessé d’inventer des périphrases : « indigène musulman », « sujet africain non naturalisé », « Jfom » (Jeune français originaire du Magrheb), « jeune issu de l’immigration », « fils de harkis », « jeune des quartiers », « Arabo-musulman », « Français d’origine arabe », « Français musulman »…
La France de 1789, incompatible avec la françafrique
La France vit encore comme si en Afrique elle était chez elle, et comme si, ses enfants d’ascendance africaine n’étaient pas français. Le développement de la Françafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, à cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère. Mais la manière dont la firme s’est bâtie fait partie de l’héritage. Qui osera un jour rendre au Nigéria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit ? Qui contestera les contrats conclus par Areva pour l’uranium du Niger ou ceux des mines d’or de Sadiola au Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu’une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol ? La République a contracté une dette qu’il lui faudra bien honorer. Notre prospérité est nourrie de richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l’Europe, il pourrait être versé une rente au lieu d’un avis d’expulsion. Je rêve, pour ce pays que j’aime, d’un réveil collectif.
Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique : ce qu’une génération a fait, une autre peut le défaire. C’est possible.
* Le titre et les inter-titres sont de la rédaction
Extrait de
La force qui nous manque
Eva Joly. Editions des Arènes (Paris) 190 pages
Source: BDP - Gabon nouveau







