15 novembre 2014

BRAVO À J.PING, L.B.NSI ET AUX AUTRES LEADERS DE L'OPPOSITION QUI DOIVENT MAINTENIR LA PRESSION SUR L'IMPOSTEUR A.BONGO

Les leaders du Front de l’opposition pour l’Alternance, ont déposé deux plaintes contre le président Ali Bongo Ondimba, le 13 novembre dernier au greffe civil du tribunal de Libreville.

Jean Ping avec un masque-nez, tente de calmer la foule. © FacebooK/Infoskinguele
Jean Ping avec un masque-nez, tente de calmer la foule. © FacebooK/Infoskinguele

 

Le quartier Ancienne Sobraga dans le deuxième arrondissement de Libreville, où est situé le siège de l’Union nationale, a été le théâtre d’une manifestation politique qui a failli tourner à l’échauffourée entre les forces de l’ordre et les militants de l’opposition. Alors que le ministère de l’Intérieur a annoncé, la veille, que cette marche était interdite, de nombreux Gabonais ont répondu à l’appel des leaders du Front de l’opposition à marcher vers le tribunal de première instance de Libreville où deux plaintes contestant l’état-civil du président Ali Bongo Ondimba ont, finalement, été déposées : l’une du président du Morena, Luc Bengone Nsi, et l’autre de tous les signataires de ce regroupement politique.

À 14h00, heure de départ de la marche, la cohorte a été bloquée par la police, dépêchée sur les lieux en début de matinée pour contraindre les potentiels marcheurs à ne pas rejoindre le lieu du rassemblement. Sans doute du fait d’une méprise dans l’interprétation des mouvements des uns et des autres, notamment parce qu’un véhicule anti-émeute de la Police a tenté de se frayer un passage à travers la foule, les choses se sont gâtées : des gaz lacrymogènes ont été lancés par ceux des policiers, en surplomb au carrefour, qui couvraient l’opération, auxquels les manifestants ont répondu par des jets de pierres.

Au terme d’une petite discussion, un compromis a été trouvé entre les encadreurs des forces de police et les leaders de l’opposition, pour laisser passer uniquement ces derniers et leur permettre, sous escorte, d’aller déposer leur plainte le 9 novembre dernier. «Nous sommes choqués par l’impressionnant dispositif qui a été mis en place pour nous charger et cela est inadmissible», a fustigé le président de l’Union nationale, Zacharie Myboto, tandis que Jean Ping qui venait d’ôter le masque-nez anti-poussière reçu d’un manifestant, a pour sa part justifié : «quand on ne laisse au peuple aucune possibilité de s’exprimer : nous ne pouvons pas passer sur les médias d’État ; nous ne sommes pas à l’Assemblée nationale ; nous ne sommes nulle part ; que nous reste-t-il ? Dans n’importe quel pays, il ne reste que l’armée. Malheureusement, vous constatez avec nous que ce n’est pas le cas au Gabon. Nous sommes devenus leur ennemi».

La plainte de Luc Bengone Nsi et celle du Front uni, dont on imagine la substance, ont donc été déposées auprès du greffier en chef du tribunal civil de Libreville. La teneur de la plainte n’a pas été communiquée, mais on imagine aisément qu’elle met en cause l’authenticité du certificat de naissance du président Ali Bongo.

«Merci de n’avoir pas cédé à la provocation et à la violence de vos frères des forces de l’ordre. Nous sommes fières et satisfaits. C’est ainsi que nous réussirons dans notre combat», a lancé Zacharie Myboto à l’endroit des populations présentes. Et d’assurer que «Ali partira !».

Scènes du 13 novembre 2014, entre l’Ancienne-Sobraga et le tribunal de Libreville. © Gabonreview

Scènes du 13 novembre 2014, entre l’Ancienne-Sobraga et le tribunal de Libreville. © Gabonreview

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