La semaine dernière a été notamment marquée, sur le plan politique, par l'appel à la canditature de Mr J. Ping à la candidature unique du Front uni de la part de J. Eyeghé Ndong (JEN) et de P. Amoughé Mba (PAM). Cet acte politique posé par JEN et PAM a irrité plus d'une personne, de par les déclarations faites par deux journalistes (J. Moulenda et D. Ename) dans le quotidien Echos du Nord.

À cet égard, la question que l'on est en droit de se poser est celle de savoir en quoi la façon de faire de Mr Ping pose problème ou révulse? Primo, c'est un appel à la candidature fait par d'autres personnes ou personnalités (JEN, PAM...). Secundo, c'est seulement si Mr Ping répondait favorablement à cet appel à la candidature qu'il serait véritablement candidat à la candidature unique du Front uni pour l'élection présidentielle de 2016. Cela veut donc dire, à 14 mois de la présidentielle et le temps passant très vite, que les jeux seraient ouverts pour tout le monde relativement aux primaires dans l'opposition.

Dès lors, ceux ou celles qui veulent être candidat(e) unique pour le Front uni ont aussi le droit de déposer leur candidature. Cela a été la quintessence de mon intervention à l'émission "Dr Moukétou reçoit" du dimanche dernier. La candidature de Mr Ping n'empêche (n'interdit) aucunement la candidature à la candidature unique du Front uni des (aux) autres personnes ayant des velléités dans ce sens.

Moi, je suis foncièrement démocrate et ne serai nullement offusqué qu'il y ait d'autres candidat(e)s à la candidature unique du Front uni. Le droit de participation d'autres candidat(e)s à ces primaires de l'opposition aurait deux effets externes positifs ou bénéfices certains. Primo, celui de juger ou évaluer les différents prétendant(e)s à la candidature unique du Front uni à l'aulne de leur projet de société pour le Gabon. Secundo, celui de conduire à une différenciation minimale (concept de science politique) entre les candidat(e)s à la candidature unique en ce qui concerne les réformes préalables institutionnelles, constitutionnelles ... devant garantir la transparence du scrutin présidentiel de 2016, l'alternance démocratique, et surtout permettre la non-acceptation de la candidature du biafrais sans papiers (Ali Bongo) venu d'ailleurs. Relativement au camp en face (Émergence), j'ai d'ailleurs appelé, au cours de l'émission "Dr Moukétou reçoit", à la contestation du principe de "candidat naturel" comme si investi d'un droit divin, et à la tenue des primaires sans le biafrais venu d'ailleurs, disqualifié d'office au regard de sa violation de la Constitution gabonaise, en son article 10 alinéa 4.

Alors, en quoi la façon de faire de Mr Ping et de ses alliés serait une incartade ? Primo, le Front est un regroupement de personnalités politiques et non de partis politiques. En ce sens, Mr Eyeghé Ndong a fait son appel à la candidature de Mr Ping en son nom propre et non, de celui de vice-président de l'Union nationale (UN) ni de celui de l'UN. Secundo, l'on est en politique et l'on sait, dans ce domaine, que c'est le plus stratège qui souvent gagne.

Mr Ping est seulement proactif et dans ce cadre, il a un leadership de prise de décision et d'action qui lui confère un avantage concurrentiel sur les autres potentiels candidats à la candidature unique du Front uni qui ne sont que des dormeurs, pour ne pas dire réactifs. Cette proactivité de Mr Ping a déjà d'ailleurs été vérifiée il y'a quelques temps lorsque le marché de la contestation politique contre le biafrais venu d'ailleurs avait été laissé vacant avec l'exil maladif de Mr A. Mba Obame et le décès par assassinat de P. Mamboudou.                                                                                                       

      Jacques Janvier Rop's Okoué Edou,
Enseignant à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) et au Cegep Limoilou
Consultant international
Dr en Économie et Finance Internationales
Doctorant en Science Politique
MBA - Gestion des Entreprises
MAP - Analyse des Politiques, Programmes et Projets Publics
DESS - Finance d'Entreprises