Un très bel article de J.F. Siméon Ekoga du RDPG repris pour vous, chers partisans d'un Gabon libre et démocratique
Déjà dans notre communiqué du 27 février dernier, nous dénoncions la politique « injuste et inégalitaire » des autorités gabonaises quant à l’attribution des bourses d’études à cette « jeunesse sacrifiée » depuis 40 ans déjà. Nous réitérons ici et encore la même question : « comment se fait-il que la Direction des bourses et stages du Gabon a pu continuer de verser une bourse à une étudiante en situation récurrente d’échec (7 ans dans une seule et même classe)? » Là est la question essentielle à laquelle, les autorités gabonaises devraient apporter une réponse. Nous louons l’attitude des autorités françaises qui mettent à nu et au grand jour, les incohérences du système éducatif gabonais : verser indéfiniment des bourses à des étudiants non méritants, pendant que d’autres qui devraient réellement en bénéficier, ne peuvent l’obtenir, n’ayant pas de « bras longs » Et, nous pensons qu'il est temps que les autres préfectures suivent l'exemple et accélèrent l’étude minutieuse de tous ces dysfonctionnements inhérents à la haute administration gabonaise. Il y a trop longtemps que le régime de Libreville a oublié un mot lié à la moralité : LA HONTE. En effet, l’argument que brandit l’Etat gabonais, est l’expulsion manu militari de nos deux jeunes compatriotes, en situation récurrente d’échec. C'est un MENSONGE. Dix ans passés en première année de « fac » pour Leguy Constant Mbira Ongone , et sept ans en première année de droit pour l’autre, Raïssa MENGUE ONDO . Voilà la triste vérité ! La France n’est pas le Gabon qui se complait dans l’anarchie ; elle a des lois. Ces lois sont valables pour quiconque, qu’il soit gabonais ou non ! Voici la situation vraie et réelle. Mes chers compatriotes, L’attraction médiatique du régime gabonais tout autour de cette affaire n’est que balivernes, poudre aux yeux et cela est fait à dessein pour détourner le regard des gabonais sur le pillage dont est victime le pays, par ceux là même qui sont au pouvoir. Le but visé est de semer le trouble, la confusion voire la diversion dans les esprits des uns et des autres...et à nous voiler la face sur toutes les malversations financières du président Bongo, sa cour, sa clique et son clan... Les informations transmises lors du Journal Télévisé de 20 heures sur France 2 , où l’on dévoilait les immenses richesses immobilières du président Bongo (qui perçoit officiellement un salaire mensuel de 15 000 €, environ dix millions de francs CFA) en France, prouvent à suffisance qu’il y a un pillage organisé de notre économie et une destruction planifiée de notre pays. "Après moi le chaos !", semble dire le "doyen des présidents africains". France 2 mettait à nu le « système Bongo », face à son indécence, son crime, son immoralité. Car toute cette richesse qui s’accumule comme des sacs de riz les uns sur les autres se fait au détriment du peuple gabonais qui croupit de plus en plus dans la misère, la maladie, l’analphabétisme…. Voici simplement la vérité qu’on veut nous cacher, celle que les autorités gabonaises refusent de voir et d'entendre. Et c’est ce que France 2 nous a simplement montré. Le pouvoir de Libreville doit savoir et comprendre que la presse est libre et indépendante en France. Que les autorités gabonaises arrêtent de vouloir nous prendre par les sentiments, mettant en avant l’expulsion de nos deux jeunes compatriotes. La politique de l’endormissement qui perdure depuis 40 ans, ne peut continuer : le peuple a tout compris ! Mes chers compatriotes, Ne soyons pas dupes ! Vous voyez là les signes d’un pouvoir aux abois et en fin de parcours. Restons debout et vigilants... Ne nous laissons pas divertir, distraire... Ne nous laissons pas non plus, détourner de la vérité : « au Gabon une clique d’individus , à la manière d’un gang mafieux , s’en met plein les poches au détriment d’un peuple misérable qui se meurt à petits feux… » Mes chers compatriotes, L'heure est grave, sachez le, le Gabon n'est pas plongé dans une drôle de guerre, mais dans une drôle de paix. Le peuple attend son heure, prêt à faire payer la sclérose de ses structures politiques et sociales aux prédateurs sans vergogne : « Ce sera effroyable lorsque cela éclatera, car la violence est contenue, mais déjà présente. On pratique le supplice du pneu pour les voleurs, c'était inimaginable il y a vingt ans », Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’aucun pouvoir ne dure mille ans et que la main mise des occidentaux, qui maintient les despotes et les incompétents à la tête des nos pays, prendra fin un jour et à partir de là, une nouvelle classe d’hommes libres, des enfants de la veuve, regardant vers l’orient éternel, relèvera le challenge et sortira l’Afrique en général, et le Gabon en particulier, des sentiers battus, pour enfin amorcer la marche vers la félicité suprême. Que Dieu bénisse le Gabon et veille sur tous ses habitants. |
Source: J.F. Siméon Ekoga