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POUR UN GABON MEILLEUR!
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POUR UN GABON MEILLEUR!
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21 mars 2008

Ah la France! comme tu es tenue par la peau des fesses par tes négrillons roitelets africains et suppôts de Lucifer

Bongo, Sassou et Biya ont eu la tête de Bockel

La radio française RTL a affirmé jeudi que la mutation de Jean-Marie Bockel de la Coopération aux Anciens combattants était la conséquence de pressions très fortes exercées auprès de Nicolas Sarkozy par les présidents du Congo, du Gabon et du Cameroun.

Le départ du secrétaire d'Etat français à la Coopération constituerait une "rétrogradation" due à ses prises de positions sur la "Françafrique", dont il avait réclamé la fin, ont estimé mercredi des membres du gouvernement.

M. Bockel, un membre de la gauche rallié au président Nicolas Sarkozy, s'est dit lui "extrêmement satisfait" de sa nouvelle affectation.

Se disant "passionné" par les questions de défense, M. Bockel s'est déclaré "très heureux de travailler avec Hervé Morin", le ministre de la Défense, dans ce "ministère régalien".

Non seulement "la mémoire et les anciens combattants", mais aussi des questions "de défense citoyenne, de réserve, de liens armée-nation" relèveront de sa compétence, a précisé le maire de Mulhouse (est), niant toute "réduction de périmètre".

M. Bockel a été remplacé à la Coopération par Alain Joyandet, un député du parti de droite UMP proche de M. Sarkozy.

Interrogé un peu plus tôt à la sortie du conseil des ministres sur les raisons de sa nouvelle affectation, annoncée dans le cadre d'un remaniement mardi, M. Bockel avait pourtant répondu, visiblement mal à l'aise: "Ce n'est pas à moi de le dire"

Dans l'après-midi, lors de la cérémonie de passation de pouvoir avec M. Joyandet, M. Bockel a refusé de répondre à une question sur un lien possible entre son départ de la Coopération et la colère de certains chefs d'Etat africains après ses déclarations sur la fin de la Françafrique.

Il a alors répondu être "dans l'action" et pas dans le commentaire. "Le commentaire ne m'appartient pas", a-t-il ajouté.
M. Bockel a également nié que son changement d'affectation ait été une "rétrogradation" ou qu'il ait entretenu de mauvaises relations avec son ministre de tutelle Bernard Kouchner.

Certains ministres ont estimé pour leur part que M. Bockel avait été "rétrogradé" en raison de sa "mésentente" avec M. Kouchner.
"Kouchner n'a jamais été heureux de voir arriver Bockel au Quai d'Orsay", a affirmé l'un d'eux.

Dans l'entourage de Bernard Kouchner, on dément tout conflit, qui serait "la prétendue raison d'une prétendue rétrogradation qui n'en est pas une".

Un ministre affirme cependant que "Bockel s'est mis Kouchner à dos" et que ce dernier "voulait l'éjecter du Quai d'Orsay".

Pour lui, M. Bockel, pourfendeur de la "Françafrique", "a eu le tort d'appliquer au premier degré les critiques de Sarkozy" sur les relations controversées entretenues par la France avec ses anciennes colonies.

"Que le président dise cela, ça va, c'est le président. Mais lui prenait des risques à le dire", ajoute le même. "Je n'exclus pas qu'il y ait eu des pressions, notamment d'Omar Bongo (président du Gabon), pour faire partir Bockel du Quai d'Orsay".

"Il y a eu des pressions de chefs d'Etat africains au plus haut niveau pour avoir la tête de Bockel", a indiqué une source diplomatique, qui a cité le Congo et le Gabon.

Le 15 janvier, M. Bockel avait appelé le président Sarkozy à concrétiser ses promesses de "rupture" dans les relations franco-africaines en défendant la nécessité de signer "l'acte de décès de la Françafrique".

Le départ de M. Bockel a d'ailleurs été bien accueilli à Libreville. "Pour nous, c'est un signe intéressant", s'est réjoui mercredi le porte-parole du gouvernement gabonais René Ndemezo Obiang, tandis qu'une source proche du pouvoir gabonais affirmait que "Libreville a bien demandé un changement de tête à la Coopération".

Selon des ministres français, Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon semblaient "embêtés" mercredi matin.

"Fillon réfléchit aux moyens de donner à Bockel la responsabilité de dossiers emblématiques", a indiqué l'un d'eux. "Bockel "l'a mauvaise", a résumé un ministre.

Publié le 20 mars 2008.

Source: Afriquecentrale

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