APPEL A LA DEMISSION DE B. ALABA FALL, A LA LIBERATION IMMEDIATE DE MLLE M. RAPONTCHOMBO ET BRAVO A LA SOCIETE CIVILE GABONAISE
La société civile gabonaise demande la démission du procureur Bosco Alaba Fall
Communiqué de presse : Affaire ALABA FALL/BGFIBANK
Des révélations d’une extrême gravité sont ainsi portées sur la personne qui incarne l’autorité du Ministère public. Par de-là le NGANGA, ces accusations sont largement exposées et diffusées par l’Internet qui fait ressortir des mouvements de fonds étayés à travers les relevés d’un compte bancaire ouvert à la BGFIBANK qui serait celui du Procureur de la République.
D’après l’analyse du document incriminé, des documents en circulation qui auraient par ailleurs été distribués aux Avocats et Magistrats au palais de justice, des sommes faramineuses, précisément 300 millions de FCFA auraient été déposées en espèce et en l’espace de deux jours dans ce compte.
Plusieurs autres mouvements de dizaines de millions de FCFA sont élucidés et jettent davantage le trouble sur la nature et les origines de ces fonds.
Dans ce contexte, les organisations de la société civile engagée dans lutte contre la corruption, la mauvaise gouvernance et la défense des droits de l’Homme,
- considérant le discours du Président de la République prononcé à l’occasion des 40 ans de son accession à la magistrature suprême, le 02 décembre 2007, à travers lequel il dénonçait : « la course pour l’enrichissement illicite devenue trop forte, l’affairisme, la corruption, la politisation outrancière et le népotisme qui ont gangrené les pouvoirs publics » ;
- considérant la volonté affirmée du Gouvernement de la République à combattre la corruption et à créer les conditions propices à la transparence ;
- considérant le rôle et l’importance de la justice dans l’instauration d’un système démocratique et transparent ;
- considérant la violation du secret bancaire par la BGFIBANK et l’infraction délibérée des dispositions réglementaires de la COBAC sur les mouvements financiers ;
- considérant les manœuvres scandaleuses de la BGFIBANK visant à se soustraire de ses responsabilités dans ce différend ;
- considérant que l’un des employés de la BGFIBANK, Melle RAPONTCHOMBO Marlène, suspectée d’avoir livré les informations sur le compte de Monsieur ALABA FALL, est détenue arbitrairement à la prison en violation de ses droits légitimes ;
- considérant l’obligation pour Monsieur ALABA FALL de fournir les éclaircissements et de lever toute équivoque la provenance des fonds qui auraient été versés dans son compte BGFIBANK ;
- considérant la nécessité de préserver de l’intégrité et la probité de la justice gabonaise ;
- considérant le fait que Monsieur ALABA FALL, est en situation de conflit d’intérêt étant partie prenante de l’affaire ;
Sollicitons de Monsieur le Président de la République, en sa qualité de Président du Conseil Supérieur de la Magistrature la suspension immédiate de Monsieur ALABA FALL de ses fonctions et la tenue d’un Conseil extraordinaire de la Magistrature devant statuer sur ce dossier ;
Demandons fermement que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui ternit, discrédite et porte gravement atteinte à l’institution judiciaire dans son ensemble ;
Demandons la désignation d’un autre magistrat pour l’instruction de cette affaire et exigeons la libération inconditionnelle de Melle RAPONTCHOMBO Marlène ;
- exigeons de la COBAC la mise en œuvre des sanctions contre la BGFIBANK pour blanchiment d’argent ;
- exigeons du Gouvernement le renforcement de la lutte contre la corruption et la création et l’enrichissement illicite.
Fait à Libreville, le 28 Juillet 2008
CONTACTS PRESSE :
Marc ONA ESSANGUI – COALITION PWYP GABON:
Georges MPAGA – ROLBG
Alain MOUPOPA – AFRIQUE-HORIZONS
Brice Elvis DJODJI – N’TCHILO
Christian Richard ABIAGHE NGOMO – COALITION CONTRE LA VIE CHERE
AMPLIATIONS
* PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
* MINISTERE DE LA JUSTICE
* MINISTERE EN CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION
* PREMIER MINISTRE CHEF DU GOUVERNEMENT
* COBAC
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