Le BDP-Gabon Nouveau salue la saisine par la justice française des comptes bancaires du dictateur gabonais Ali Baba Bongo
Le BDP-Gabon Nouveau, mouvement d’opposition radicale au régime dictatorial d’Omar Bongo au Gabon, salue la saisine faite hier jeudi 26 février par la justice française sur les comptes bancaires d’Omar Bongo en France.
En cet acte souverain de la justice française visant à rendre justice à un Français ayant, dans ses affaires avec la famille Bongo, été floué et arnaqué par la mafia gabonaise dont Omar Bongo est le chef suprême, le BDP-Gabon Nouveau voit enfin se dessiner chez les juges français le refus de faire de leur pays le receleur et le réceptacle des fortunes africaines volées par les dictateurs kleptocrates.
A ce titre, le BDP-Gabon Nouveau lance un appel solennel à la justice française l’invitant à ne pas s’arrêter qu’aux faits de justice qui concernent les citoyens français. Il nous semble que, dans la procédure actuellement en cours, la saisine des comptes n’a été obtenue que parce que dans cette affaire était impliqué un citoyen français confronté à l’arbitraire de la mafia bongoïste au Gabon. Le fait qu’Omar Bongo ait pu détenir en France, non seulement des comptes bancaires, mais aussi des biens immobiliers et autres biens financés directement par l’argent détourné du trésor public gabonais, aurait dû interpeller la justice française depuis des années.
Il est donc temps aujourd’hui pour la justice française d’aller plus loin. Elle doit, dès maintenant, ne plus se contenter uniquement de rétablir les Français lésés dans leurs droits par la mafia bongoïste. Elle se doit, plutôt, de constater :
- que l’ampleur des biens et fortunes détenus par Omar Bongo, sa famille et affiliés fait partie d’un réseau de biens mal acquis qui, depuis 41 ans, vident le Gabon de ses richesses au profit d’une seule famille et de quelques complices;
- que le viol du Gabon par Omar Bongo, sa famille et affiliés est tel que les sommes détournées depuis 41 ans ont causé au Gabon un véritable génocide économique et humain qui a mené à la paupérisation totale d’un pays pourtant richement nanti, paupérisation qui a fait qu’au Gabon, près de 70% de la population vive inexplicablement en dessous du seuil de pauvreté, que les Gabonais ne puissent espérer vivre que 45 à 50 ans quand des pays plus pauvres comme le Maroc ont une longévité de plus de 70 ans, qu’un bébé sur cinq qui naît au Gabon ne voie pas son premier anniversaire, et que les hôpitaux du pays deviennent de vrais mouroirs sans médicaments ni structures de soins adaptés, ce qui a fait du régime Bongo un régime de cruauté et de mort pour le peuple gabonais depuis 41 ans;
- que la présence en France de comptes douteux dont l’origine est facilement traçable et s’établit comme découlant de détournements et de ponctions illégales faites directement dans les caisses du trésor public gabonais, ferait automatiquement de la France un pays coupable de recel de produits volés, ce qui est inacceptable du point de vue du droit français, surtout quand on sait que des précédents existent et qu’une enquête du Sénat américain avait déjà établi en 1999 que le montant des avoirs d’Omar Bongo placés sur ses différents comptes bancaires à la Citibank, à New York, de 1985 à 1997, était d’environ 130 millions de dollars, soit 900 millions de francs français, que cet argent provenait directement du trésor public gabonais et qu’Omar Bongo s’allouait, au bas mot, 10% des ressources du Gabon aux fins d’usage personnel !
Le BDP-Gabon Nouveau pense, par conséquent, que la justice française se doit d’aller plus loin et saisir, au nom du peuple gabonais lésé, non seulement tous les comptes bancaires du dictateur gabonais et affiliés, mais également tous leurs biens, qu’ils soient immobiliers ou autres, aux fins des restituer ces biens à la nation gabonaise uniquement quand le régime bongo aura quitté le pouvoir.
Par ailleurs, le BDP-Gabon Nouveau demande que la justice française, au vu des crimes constatés et, donc, reconnus par elle sur la base de l’injonction de saisine prononcée, déclare Omar Bongo et sa famille de kleptocrates personas non gratas en terre française pour crimes économiques contre l’humanité des Gabonais, ce qui veut dire non seulement leur refuser l’entrée en France tant que le régime Bongo serait au pouvoir et tant que la saisine des comptes incriminés serait d’effet, mais également procéder à leur arrestation pour détournement et crimes économiques contre pays tiers dès que serait constatée leur présence en France.
Fait à Montclair, New Jersey (USA), le 27 février 2009
BDP-Gabon Nouveau
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USA
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