Gabon/Présidentielle : Pierre Mamboundou aurait gagné avec 40 % de voix
Le successeur d’Omar Bongo sera, selon le quotidien français Ouest-France, l’opposant de toujours Pierre Mamboundou qui totaliserait près de 40 % de suffrages exprimés par les électeurs gabonais dimanche dernier. Le journal reprend des chiffres très précis donnés par le camp de ce candidat : Ali Ben Bongo : 32 557 voix soit 28,9% ; André Mba Obame : 30 579 voix soit 26,77% et Pierre Mamboundou 44 729 voix soit 39,15%. À ces deux adversaires qui revendiquent également la victoire, ce dernier « les met au défi de pouvoir produire des documents opposables avec des chiffres incontestables qui leur permettent d’affirmer qu’ils ont gagné les élections ». |
Sans tirer des conclusions hâtives au risque d’être démenti par l’annonce officielle, deux éléments plaident pour la crédibilité du résultat avancé par Ouest-France : Plus grand tirage du quotidien français, réputé pour son peu de goût du sensationnalisme, ce quotidien avance même que « des sources au sein de la CENAP, la commission électorale, confirmaient, en fait, les propos de Pierre Mamboundou ». D’où, manifestement, le choix de ce journal de réaliser une interview exclusive (en ligne sur le site du journal) plutôt que ceux de deux autres prétendants au fauteuil présidentiel. « Ali Bongo a menacé la présidente de la Cour constitutionnelle » Ouest-France révèle également que la présidente de la Cour constitutionnelle menace de démissionner de son poste après avoir fait l’objet de menaces de la part d’Ali Ben Bongo. Le journal ne précise, cependant, pas la nature des menaces et ce qui les aurait déclenchées. Un manque de précisions qui sera, sans doute, assimilé par ses lecteurs à une tentative de trucage des résultats de la part du fils de l’ancien président. Pour rappel, le dépouillement sera terminé mercredi et les résultats proclamés devront ensuite être entérinés par la Cour constitutionnelle. La seule inconnue pour l’instant et non des moindres est, quelque soit le gagnant, la réaction des deux autres candidats et leurs partisans qui se sont déjà proclamés vainqueurs. La stabilité et la paix exigeraient que les perdants se dédisent et reconnaissent leur défaite, mais en auront-ils le courage ou chercheront-ils à jouer de la surenchère en incitant ouvertement ou insidieusement leurs partisans à s’offrir en chair de canon à un dispositif de sécurité « impressionnant » déployé dans les grands centres urbains ? Source: Botowamungu Kalome (AEM) |