CET AMBASSADEUR DE FRANCE AU GABON EST UN PAUVRE TYPE, UN MAL ELEVE, UN PRIMATE DE COCHON GRATTE A PEINE EVOLUE
Aujourd’hui 7 Septembre 2009, à 16 heures de Libreville, je me suis présenté à l’Ambassade de France pour rencontrer M. Jean-Didier Roisin, Ambassadeur de France au Gabon depuis moins d’un an. Je l’avais déjà rencontré en Juillet à mon retour de France devant témoins pour le prévenir des risques pour tous d’un coup de force électoral au Gabon. Ce dernier m’avait répondu devant la numéro deux de l’ambassade que j’exagérais certainement et qu’il n’y avait aucun risque pour les Français du Gabon dans cette élection, la transition se passant normalement.

Gendarmes s’apprêtant à m’expulser de l’Ambassade de France à LBV
/http%3A%2F%2Fmoubamba.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2009%2F09%2Fjpg_jean-didier_Roisin_p-792ae.jpg)
Jean-Didier Roisin, Ambassadeur de France au Gabon
Je ne l’ai plus jamais revu jusqu’à aujourd’hui. J’ai dénoncé avec les 2/3 des candidats l’illégalité du scrutin du 30 août et l’Ambassadeur de France ne s’est pas exprimé. J’ai alerté sur le coup d’Etat electoral et M. Jn-Didier Roisin n’a pas réagi.
Il y a eu le 30 Août est ses conséquences facheuses pour certains Gabonais et pour certains intérêts Français notamment à Port-Gentil.
Malheureusement ma prémonition, mon intuition étaient justes et c’est donc un ambassadeur tendu et à la mine décomposée qui m’a reçu à ma demande aujourd’hui. J’étais accompagné d’un de mes avocats et Mme Bailly, numéro deux de l’ambassade était encore présente.
Puisque le sens de ma grève de la faim c’est-à-dire alerter la communauté internationale et l’opinion Gabonaise demande à être explicité, j’ai annoncé à l’ambassadeur mon intention de la poursuivre en territoire Français, c’est-à-dire à l’ambassade. La France n’est-elle pas le pays des Droits de l’Homme et une nation civilisée? La réaction de M. Jean-Didier Roisin a été d’une violence rare et surprenante pour un diplomate de ce niveau. Il m’a tenu des propos comme ci: “Sortez de mon bureau. Vous vous prenez pour qui? Vous n’avez fait que 963 voix!” (C’est dire toute la reconnaissance qu’il a de ce scrutin du 30 août.)…
Je lui réponds que je sors de son bureau mais que je souhaiterais poursuivre ma grève de la faim en territoire Français. Il me répond: “Vous voulez prendre en hôtage une ambassade! Vous avez trois ans d’âge mental.” Je lui tends les revendications suivantes:
Appel à la France de Nicolas Sarkozy :
à condamner le coup d’État électoral au Gabon;
à condamner les réseaux «France-Afrique» au Gabon et les actions qu’ils y mènent au regard de l’élection présidentielle du 30 août 2009 et ses suites;
à démanteler le système dit de la «France-Afrique»;
à favoriser l’annulation de l’élection présidentielle du 30 août 2009 et l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle crédible au Gabon.
L’ambassadeur de France, m’ayant renvoyé au rez-de-chaussée en compagnie de sa numéro deux Mme Bailly, reviendra quelques temps plus tard me sommer de sortir de l’ambassade car de toutes les manières je ne suis plus “que” Gabonais.
Je croyais que toute ambassade était un asile pour toute personne dans le monde revendiquant des droits mais ce que j’allais vivre par la suite ressemblera à une expulsion d’immigré clandestin par vol charter de Paris à Libreville. Sept à huit gendarmes vont me ceinturer en me tordant un bras avec des coups de genoux dans le dos. Ils m’ont tout simplement jeté dans la poussière comme un chien devant tous les passants qui ont pu admirer le respect de la France-Afrique pour un militant anti-corruption et un acteur politique.
Je me bats depuis des années pour l’honneur et l’histoire afin que la vérité triomphe un jour au Gabon. Ce soir, en me traîtant comme un primate à peine évolué, l’Ambassadeur de France au Gabon pensait que comme d’autres candidats je me laisserais humilier pour on ne sait quelles faveurs à venir. Je refuse, par respect pour la France avec un grand F, que ses représentants, même s’ils vivent en Afrique, se comportent de cette manière. Un diplomate ne peut pas perdre ainsi son sang-froid et humilier un Gabonais en terre Gabonaise au risque non-seulement de perdre son honneur mais aussi de salir l’image de son pays.
Source: B.B. Moubamba