Le président du Centre des libéraux réformateurs (CLR, majorité), l'ancien ministre Jean Boniface Assélé, a annoncé le 18 septembre dernier que les familles Ondimba et Ebori entendaient entreprendre des poursuites judiciaires à l'encontre de l'opposant Luc Bengone Nsi pour «diffamation». Le général Assélé, oncle du nouveau président élu Ali Bongo Ondimba, a dénoncé le contenu du recours déposé par Bengone Nsi à la Cour Constitutionnelle sur l'élection présidentielle du 30 août dernier, demandant l'invalidation des résultats sur la base de la nationalité «douteuse» du fils aîné du défunt président. |
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Suite au recours déposé le 12 septembre à la Cour Constitutionnelle par le président du MORENA Originel, l'opposant Luc Bengone Nsi, le général Jean Boniface Assélé, président du Centre des libéraux réformateurs (CLR, majorité) et oncle du nouveau président élu, a affirmé que des poursuites seraient engagées contre le plaignant pour «diffamation».
La saisine de Bengone Nsi s'appuie sur le fait que «les origines du candidat Ali Bongo Ondimba demeurent ambiguës» et demande notamment des examens sanguins avec sa mère, Patience Dabany.
Du côté des familles Ondimba et Ebori, la réplique est sans détours. Le général Assélé a annoncé des poursuites contre Bengone Nsi, candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, pour diffamation.
«Nous avons appris que les griefs des candidats malheureux à la dernière élection portait sur la nationalité douteuse du président élu Ali Bongo Ondimba. Je suis son oncle et tout le monde le sait. J’affirme que Ali Bongo Ondimba est né à Brazzaville de père Albert Bernard Bongo et de mère Kama Joséphine en 1959», a déclaré l'ancien ministre, Jean Boniface Assélé.
«A cette époque la guerre du Biafra n’avait pas encore eu lieu. Dire comme l’affirme Monsieur Bengone Nsi que mon neveu est d’origine nigériane n’est que pure diffamation. C’est pour cela, que nous avons, nous membres de sa famille, mis en place un collectif d’avocats pour que ce dernier nous apporte les preuves de ses allégations», poursuit le général Assélé.
Le débat sur la nationalité du nouveau président élu était sur toutes les bouches avant la campagne, en prélude à laquelle plusieurs démentis assortis d'explications biographiques avaient été donnés par les principaux concernés et leurs proches. Les opposants n'ont pourtant jamais cessé de dénoncer cet état de fait et aujourd'hui, chaque camp invalide les preuves brandies par l'autre.
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