VIOLATION DES DROITS HUMAINS AU GABON SUITE AU COUP D'ETAT ELECTORAL
Gabon : Témoignage des Exactions des Militaires à Port-Gentil et privation des libertés.
Humiliations et vexations sont devenues monnaie courante à Mandji. C’est ainsi qu’ils couvrent de cendre les personnes contrôlées, les font danser ou courir. Des militaires ont fait boire de l’eau insalubre à un jeune couple au canal de l’ancien cinéma l’Océan.
Une femme d’un âge assez avancé se rendant à la boulangerie et qui avait assisté à l’insoutenable scène a été rouée de coups de rangers et de crosse pour avoir osé critiquer leur comportement.
Ces militaires se rendent également coupables d’arrestations arbitraires, de viol sur les filles en garde à vue et d’extorsion des fonds.
Ils exigent 1000 ou 2000 FCFA de chaque passant sous peine d’être arrêté. D’autres se sont vu confisquer leurs téléphones portables lors des contrôles pour avoir été incapables de présenter les preuves d’achat afférentes. A croire que l’on se balade avec les factures de nos téléphones portables en poche !
Non contents de procéder à des contrôles le jour, la nuit ils font irruption de façon intempestive dans les domiciles privés à des heures indues (minuit ou une heure du matin) sans mandat de perquisition sous prétexte de rechercher des objets volés lors des émeutes. Ils emportent tout article dont vous n’avez pas la facture même si ledit article n’est pas neuf.
Un homme a récemment été agressé au Château. Son crime : être passé devant les soldats en chantant. Comme si chanter était désormais interdit dans le Gabon nouveau.
Un greffier du Tribunal de la ville a été battu par des militaires il y a peu sans raison apparente lors d’un contrôle de police. Il a été conduit dans leur centre de détention comme un vulgaire bandit et n’a été libéré que grâce à l’intervention d’une dame des ses connaissances.
Leur folie criminelle est telle qu’ils se permettent parfois d’avancer l’heure du couvre-feu au gré de leur humeur. Des gens ont été molestés à 19h pour avoir violé un couvre-feu qui ne rentre en vigueur qu’à 20h !
Au vu de toutes ces exactions, on peut aisément conclure que les soldats ont été envoyés à Mandji pour y instaurer un climat de terreur. Faire taire la seule ville qui a osé contester le coup d’état électoral. Car, lorsque le nouveau Tyranneau du Bord de Mer demande à toute personne qui lui parle d’exactions à Port-Gentil de fournir des preuves, cela veut clairement dire qu’ils ont carte blanche.
Source : DLL804POG