RÉPRESSION POLICIÈRE AVEC DES ARMES NON CONVENTIELLES A L'UOB ET UN MORT, C'EST CELA L'ÉMERGENCE ALI9!
Gabon : Répression policière et gèle des cours à l’université Omar Bongo de Libreville.
Au lendemain de la répression jeudi dernier par des éléments de la gendarmerie nationale d’un mouvement d’humeur des étudiants de l’université Omar Bongo de Libreville, la citée université est comme sous haute surveillance policière, on ne peut plus gardée par des unités d’élite des corps de défense, qui filtrent les entrées, sauf les sorties qui sont librement autorisées à toute personne souhaitant quitter cet enceinte universitaire, transformé jeudi dernier en poudrière, au regard de l’arsenal quasiment lourd utilisé par la gendarmerie nationale, pour disperser un mouvement de grève des étudiants devant leur établissement d’enseignement supérieur.
Brutale intervention qui ne s’est pas faite sans douleur, puisque les hommes en arme ont fait usage selon de nombreuses sources de balles réelles, faux, dément la hiérarchie de cette unité d’intervention spéciale, qui se défend d’avoir plutôt fait usage de gaz lacrymogène d’un type nouveau, gaz de fabrication chinoise, qui une fois lâché, outre le fait de dissimuler une fumée indisposante, disperse en direction de la cible, des projectiles, qui sont de sortes de plombs, qui sont loin de faire du bien leurs victimes.
Cela a été la cas lors de cette intervention à polémique, se défend l’administration militaire, qui laisse cependant plus d’un sur leur faim, vue les impacts de balles, ou disons de plombs, présents sur des radios médicales réalisées après que de nombreux étudiants victimes de cette intervention musclée, aient été conduits dans les différents centres hospitaliers de Libreville.
Désireux quelques heures plus tard de s’enquérir personnellement de la situation, le ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, Séraphin Moundounga, écoeuré par l’ampleur des dégâts, s’est découvert les prérogatives de régulateur à souhait des médias, au point d’inviter les représentants d’organes de presse qui l’accompagnaient, pourtant à sa demande, de ne point faire état de ce qu’ils ont constaté lors de cette visites aux blessés graves et légers transportés dans différents structures de soins.
Alors, comment expliquez cette volonté de mutisme entretenue par le ministre de tutelle sur les cas de blessés, si rien de grave ne s’est véritablement produit ? Dans ce vent de confusion, ou de guerre de communiqués, certaines sources côté étudiants, annoncent déjà la mort d’une des leurs qui aurait succombé à ses blessures, mais l’information n’est pas confirmée côté autorités rectorales.
Les retards de paiement de la bourse, et des omissions dans le paiement de certains rappels de ces bourses d’études, sont les principaux mobiles de cette montée de fièvre, le tout mêlé aux dénonciations d’application quelconque du système d’enseignement, Licence Master Doctorat, LMD, qui serait plombé selon les étudiants, par de déficits de structures d’accueil, d’enseignants spécialisés, et même de logistique appropriée.
Les étudiants de l’université Omar Bongo décident de la suspension des cours jusqu’à satisfaction de leurs préoccupations, tout en menaçant de boycotter la visité vraisemblablement attendue dans les prochains jours à Libreville du chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, dont le programme prévoirait une visite dans cette université sous tension présentement, ce, aux fins de recevoir la distinction honorifique de Docteur Honoris Causa.
Source : Koaci et LVDPG
