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POUR UN GABON MEILLEUR!
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POUR UN GABON MEILLEUR!
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5 juillet 2010

Visite de Ban Ki-Moon au Gabon: Communication de Jean-Elvis Ebang Ondo, président de l'ALCR

Libreville, le 1er Juillet 2010

Communication du Coordonnateur Général du Réseau de Défense des Droits Humains du Gabon 

Monsieur Jean Elvis EBANG ONDO

Excellence, Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies ;

Mesdames et Messieurs les leaders de la société civile Gabonaise ;

Distingués invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Invité à prendre part à la rencontre organisée par le Secrétaire Général des Nations Unies, Son Excellence Monsieur Ban Ki-moon, avec la société civile Gabonaise, je me permets au nom du REDDHGA (Réseau de Défense des Droits Humains du Gabon), de livrer cette communication sur la situation des Droits de l’Homme dans notre pays.

Mesdames et Messieurs,

Loin des beaux discours des palais, des amphithéâtres des Universités et, très loin encore des conversations des salons et des bistrots,  la situation des Droits de l’Homme et les libertés fondamentales reste toujours préoccupante au Gabon en 2010.

Cette situation sous plusieurs formes de violences rituelles, de discriminations entretenues par l’Etat, crée une psychose au sein de la population alors que le Gabon notre pays, a ratifié les textes internationaux en matière des Droits de l’Homme et dans le préambule de sa constitution, « affirme solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et aux libertés fondamentales tels qu’ils résultent de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789, celle de 1948 consacrés par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples de 1981 et, par la Charte Nationale des libertés de 1990 ».

Le constat fait par le REDDHGA sur ce palmarès élogieux des Conventions et Chartes ratifiées par le Gabon est, l’inapplication et le non respect de ses engagements en la matière.

Le Gabon a opté pour la diversité et à mettre fin à ces violations délibérées, caractérisées par les injustices, la marginalisation, le tribalisme, l’exploitation, la domination, la torture et la non assistance. Nous allons développer ces caractéristiques dans les domaines : politique, économique, social et culturel. Nous terminerons notre communication par les attentes du REDDHGA envers les Nations Unies.

Sur le plan politique 

Le problème  d’équité et d’égalité de sexe se pose encore dans notre pays. La femme Gabonaise doit lutter contre la discrimination à des postes politiques soit : 20% des femmes représentées au Gouvernement, 15,83 % à l’Assemblée Nationale, 17,74% au SENAT, 22,22% à la Cour Constitutionnelle.

Les périodes électorales s’accompagnent toujours par les violences, et des meurtres. Les marches de contestation sont interdites. La presse privée est sanctionnée régulièrement.

Sur le plan cultuel 

Plus de 80% d’enfants Gabonais sont privés de leurs droits culturels : manque de patrimoine, d’espace de jeux, de musée digne de ce nom, les programmes des médias occidentalisés les langues nationales non maîtrisées L’un des aspects les plus flagrants concerne le  phénomène  des crimes rituels dénoncé par l’ALCR. (L’Association de Lutte contre les Crimes Rituels). Les statistiques sont macabres de 2005 à 2009, elle a recensé : 497 crimes rituels donc 290 dans la province de l’Ogooué Ivindo (tout sexe et générations confondus). Et le reste des provinces 207 crimes rituels (21 Hommes, 75 femmes et 115 enfants) 52 personnes disparues et 15 corps assassinés et non identifiés. Des bandes de criminels sans foi ni lois sacrifient les personnes vulnérables à des fins de sorcellerie en vue d’un prétendu positionnement politique. On constate un mutisme de l’Etat et les limites de la justice à agir et, à poursuivre les criminels qui terrorisent les paisibles citoyens. Les commanditaires courent toujours. Ce phénomène a été débattu sérieusement lors du colloque sous régional organisé par l’UNESCO en juillet 2005 et  février 2007 par l’ALCR soutenu par l’Ambassade des USA.

Sur le plan social 

L’éducation de nos enfants. L’école Gabonaise fonctionne à deux vitesses. Pendant que les enfants des « ayant droits » fréquentent à l’étranger ou dans les établissements privés à grands standing ; les nôtres, victimes des éternelles grèves entretenues par le Gouvernement,  sont livrés à l’éducation informelle. Pourtant, le préambule de notre constitution en son alinéa 18 stipule que : « l’Etat garantit l’égal accès de l’enfant et à l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture » L’Etat a instauré l’esprit de facilité, de favoritisme, ceci a pour conséquences : les fraudes aux examens, l’attribution arbitraire des bourses, les MST (moyennes sexuellement transmissibles). Le REDDHGA prône la méritocratie pour faire avancer le pays.

Sur le plan économique 

La veuve, l’orphelin et les handicapés sont victimes de discriminations que se soit sur la propriété ou sur l’héritage des biens du défunt. Ils reçoivent des pressions et des traitements inhumains indignes et parfois cruels. Les juristes et les chefs traditionnels doivent encore instaurer et faire appliquer des lois favorables à ces personnes vulnérables.

C’est à partir de l’application de ces instruments juridiques, universels et coutumiers, que les Droits de l’Homme et des libertés fondamentales connaîtront une meilleure promotion.

Les attentes de nos populations envers le Nations Unies

Profitant de votre  visite en terre Gabonaise, nous attendons des Nations Unies de mettre toutes formes des pressions nécessaires afin  de pousser l’Etat Gabonais à respecter ses engagements en :

- Mettant fin à l’impunité : la lourdeur de notre justice dans les jugements de certains dossiers, pousse les compatriotes à se croire au dessus de la loi, à pratiquer la corruption.

- Soutenant concrètement  les ONG par le renforcement du partenariat international, l’octroi des budgets alloués directement aux ONG et Associations, la prise en compte de nos rapports rédigés et, la protection des  leaders de la société civile.

- Mettant fin à la fraude électorale : La transparence dans la gestion de nos élections avec l’implication active de la société civile (attribuer les accréditations aux ONG de superviser les élections, visiter les centres de détention, associer la société civile dans la révision des listes électorales).

Nous comptons beaucoup sur vous.

Je vous remercie,

Jean-Elvis Ebang Ondo, Président de l'ALCR

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Commentaires
G
Qui est sur la photo?Le president du reseau ou l'écrivain journaliste car le cas contraire elle est mal mise!
L
LVDPG, nous proposons à titre gratuit, à notre site pour lancer un appel de l'aide à votre association, nous vous demandons, de préciser le nom de la personne habilité à toucher les western et votre adresse, tenez vous bon
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