P.C. M. MOUSSAVOU, UN AUTRE HAS BEEN SOUFFRANT DU SYNDROME DE GAUCHO À L'INSTAR DE P.M. ABESSOLO MIS RÉCEMMENT EN RÉSERVE FORCÉE
Gabon : Maganga Moussavou, le come back au sein de l’opposition gabonaise.
En dépit de quelques déconvenues au passage qui ont souvent momentanément mis en disgrâce cette "grande gueule" de la politique gabonaise, Pierre Claver Maganga Moussavou, député de la commune de Mouila, capitale provinciale de la Ngounié, dans le sud du Gabon, et leader du Parti Social Démocrate, PSD, se retrouve à nouveau, et cette fois à ses dépens au sein de l’opposition gabonaise qu’il avait quitté quelques années avant le soties de ce bord, d’une de ses figures de proue d’antant, Paul Mba Abessole. Ce que beaucoup considère comme un acte de traîtrise de ce dernier n’est toujours pas digéré par la population, qui en son temps, l’avait élevé au rang de Messie, avant la désillusion, dont la finalité est le rapprochement avec le système Bongo, d’abord père, puis fils, et la damnation par le peuple de cet ancien prélat, qui politiquement n’est plus que l’ombre de lui-même.
Ce n’est pas de gaieté de cœur que Maganga Moussavou retrouve de l’autre bord des anciens-nouveaux compagnons de lutte, aux côtés desquels il dit devoir inscrire son style, axé sur la décentralisation du pouvoir politique et économique au niveau des provinces, distinctement de la vision qui penche pour la centralisation du pouvoir politique et économique au niveau des principales villes du pays. Les mobiles de ce revirement, résident dans la non prise en compte de sa formation politique dans la conception de la charte de la majorité républicaine pour l’émergence, confectionnée au lendemain de l’élection controversée d’Ali Bongo à la tête du Gabon en d’août dernier.
Une mise à l’écart de la galaxie présidentielle qui s’est davantage dessinée, au moment de la signature de cette charte, qui a vue parmi les absents au partage du gâteau, un certain Pierre Claver Maganga Moussavou, qui, confidence pour confidence, avoue avoir été victime d’une cabale orchestrée par l’un de ses rivaux politiques dans la province de Ngounié, en invitant les initiés à suivre son regard.
Un doigt accusateur pointé avec rancœur en direction de Didjob Divungi di Nding, ancien vice président de la république, avec qui, à l’instar d’autres, il entretien des relations conflictuelles, qui, du temps de la présence de Divungi à la vice présidence de la république, avaient coûté le départ du gouvernement à Maganga Moussavou, en raison des accusations de tentative d’assassinat contre le vice président de la république, portées en ce temps contre son ennemi politique, Didjob Divungi Di Nding.
Décidément déterminé à ne pas se faire des vieux os dans l’opposition, Maganga Moussavou, entend faire étalage de sa force de frappe le temps de sa mise à l’écart des faveurs du prince, pour s’inviter à nouveau par la force des choses, au sein de la majorité, histoire de faire démentir ses actuels détracteurs.
Pour le moment, Pierre Claver devait le temps de son immersion dans l’opposition, réapprendre à composer sans ses désormais anciens amis, et devoir manger pour quelques temps son pain noir. Ni à l’Union Nationale, ni à l’Alliance pour la Changement et le Restauration, c’est l’option choisie par Maganga, qui entend faire entend la voix du PSD dans cette famille politique de l’opposition gabonaise.
Source: Koaci.com
