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POUR UN GABON MEILLEUR!
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5 décembre 2010

M. Ndiaye: Africains de tout pays, unissons nous contre l'impérialisme

AFRICAINS DE TOUT PAYS UNISSONS NOUS CONTRE L'IMPERIALISME

Africains de tout pays, il est temps que nous nous unissions contre l'ingérance, l'imperialisme et surtout le manque de respect de l'occident contre nos institutions. Ce que les medias appuyés par certains chefs d'Etat de l'occident veulent faire en Côte d'Ivoire est une mauivaise jurisprudence. Si cela arrive à la Côte d'Ivoire et qu'aucune voix ne s'elève, alors demain ce sera le tour d'un autre leader ou president africain dont la tête ne leur plait pas ou qui ne sert pas leurs interêts.

Comment comprendre que depuis que les representants de l'ONU et le systeme des nations unis soutenu par les forces françaises sont presents dans ce pays coupé en deux, ils n'ont jamais elevé la VOIX CONTRE LES REFUS D'APPLICATION DES DIFFERENTS ACCORDS DE LA PART DES REBELLES qui refusent carrement de desarmer.

Les representants de l'ONU, les ambassadeurs et les Voix officielles de la France ont toujours été dans une logique: soit ils ferment les yeux, soit ils approuvent les actions des rebelles ou des extremistes opposants qui sont souvent d'une flagrante illegalité et ne peut cadrer avec le droit international. Parmi ces actions nous pouvons citer :

-Les rebelles ont signé Marcoussis, mais ils ont refusé de deposer les armes

-Il y'a eu impunement des atteintes aux droits de l'homme dans les zones CNO

-Les rebelles ont cassé la BCEAO et à peu près 20 milliards sont partis en fumé

-Les rebelles ont exploité et exporté les richesses de leur zone

-La Rebellion a signé les accords de Ouagadougou et les accords complementaires, mais n'a jamais accepté de desarmé et même d'être encaserné. Touit le monde sait que ce n'est pas tous les forces rebelles qui sont rentrés en caserne et personne n'a rien dit. Alors que tout le monde sait aussi que l'absence de la pression des armes est une des conditions de la transparence et de la tranquilité des elections.

- Les rebelles et les opposants se sont donnés la majorité à la Cei dans le but de tricher et là encore aucun mot.

-Les representants des opposants à la Cei font ce qu'ils veulent puisque majoritaire, par exemple ils annulesnt tout le scrutin Francais et tout le monde trouve ça normal; Mais des lors que pris en flagrant delit de fraude le Conseil constitutionel annule le scrutin de 7 departements du nord, on crie au scandale.

-Tout le monde est d'accord et ça été stipulé dans les accords que la dernière etape du nprocessus electoral appartient au conseil constitutionel, et parceque sa decision est en defaveur du candidat qui a fraudé on veut faire comme si le conseil constitutionel n'existe plus.

-A 23 heures le president de la Cei a eu l'occasion de proclamer les resultats protegé qu' il etait par l'ONUCI, il ne l'a pas fait, il s'est contenté de dire qu'il n'a pas donné de resultats aux medias etrangers et a demandé lui même aux ivoiriens de la patience. Hors delai, il se retrouve dans un Hotel QG de l'un des Candidats et il proclame celui ci vainqueur hors delai constitutionnel, et cela sur une chaine de telé Française. Comment une conférence de presse du RHDP vire en une proclamation des resultats provisoires du deuxième tour d'une élection présidentielle ( source france 24 ). Notons que cette proclamation s'est faite sans mème que l'on n'est les resultats par région. Et ils se trouve des Presidents et des Hommes dans le monde pour soutenir ce montage, cette fraude, cette forfaiture, dans le but de chasser Gbagbo à tout prix du pouvoir. Même au prix d'une guerre civile. PAUVRE AFRIQUE.

AFRICAINS DE TOUT PAYS UNISSONS NOUS CONTRE L'IMPERIALISME, parce que si on accepte ça, demain ce sera votre tour. Et ce sera fini pour nos independances et fini pour nos libertés durement acquises.

AFRICAINS DE TOUT PAYS UNISSONS NOUS CONTRE L'IMPERIALISME

Auteur: M. N'diaye - Intellectuel Africain Independant

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Commentaires
W
Great blog! The information you provide is quiet helpful, why I was not able to find it earlier. Anyways I’ve subscribed to your feeds, keep the good work up.
S
Je crois que tu passes totalement a coté du but et que tu as totalement perdu la raison.Le vrai problème pour moi c'est l'invasion des occidentaux et plus particulièrement de sarkozi.depuis que je suis né,l'onu n'a jamais donné les résultats dans aucun pays. s'ils le font ici,c'est parce que Gbagbo veut le partages égale sur les ressources du pays qu'ils exploite et ils ne veulent pas. Et c'est pourquoi ils ont trouvé un dictateur qui,du nom de watara va bien vendre la coté d'ivoire comme: paul biya du Cameroun,Omare Mbongo du Gabon, le puchist blaise compaoré l’assassin de l'HOMME INTEGRE.pour moi,Gbagbo reste le meilleur PRESIDENT de cote d'ivoire. Donc je suis contre vos brouilles politiques démagogiques
S
Je crois que tu passes totalement a coté du but et que tu as totalement perdu la raison.Le vrai problème pour moi c'est l'invasion des occidentaux et plus particulièrement de sarkozi.depuis que je suis né,l'onu n'a jamais donnée les résultats dans aucun pays.s'ils le font ici,c,est parce que Gbagbo veut le partages égale sur le pays qu'ils exploite et ils ne veulent pas et c'est pourquoi ils ont trouvé un dictateur qui du nom de watara qui va bien vendre la coté d'ivoire comme: paul biya du Cameroun,Omare Mbongo du Gabon le puchist blaise compare l’assassinat qui veut aussi y mettre sa bouche et bien d'autres.je crois qu'il est temps que l'Afrique essaye de construire ses pays. Donc je veux Gbagbo au pouvoir.je suis contre vos brouilles politiques aucun de vous n'aime le peuple
A
L’argument de fraudes massives dans le Nord et de violences est balayé par les trois procès verbaux des préfets des régions concernées. Nous les publions ci-dessous.<br /> La médiation de la CEDEAO s’apprête ce 3 janvier à rencontrer Laurent Gbagbo, président sortant de la Côte d’Ivoire, qui conteste le résultat du deuxième tour des élections présidentielles du 28 novembre 2010. Après la proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale, le conseil constitutionnel avait, l’on se rappelle, invalidé le vote de 7 départements du Nord au motif de violences à l’encontre des partisans de Gbagbo et fraude massive en faveur d’Alassane Ouattara.<br /> <br /> <br /> Or, les procès verbaux des préfets du nord que voici disent tout le contraire. Les quelques incidents à signaler ont eu lieu loin des bureaux de vote et n’étaient pas de nature à remettre en jeu le scrutin. Les préfets de la région de Bandama (Bouaké), de la région des savanes (Korogho) et de Worodougou (Séguéla) ont transmis des rapports circonstanciés au ministère de l’Intérieur dans lesquels ils décrivent avec détails les conditions du vote. Ces documents envoyés par fax sont bien parvenus à destination du ministère de l’Intérieur. Mais pas à l’opinion publique ivoirienne, manipulée par la propagande des jeunes patriotes. <br /> <br /> <br /> Apparemment, le conseil constitutionnel qui a invalidé 200 000 votes en l’espace de 24 heures n’avait pas accès à ces données ? C’est dire que les véritables raisons de l’impasse politique actuelle sont à rechercher ailleurs, loin de la nature de l’une des élections les plus transparentes jamais organisées en Afrique, selon tous les témoignages des observateurs africains et européens dépêchés sur le terrain. Aussi, les présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone) et Pedro Pires (Cap Vert) accompagnés du Premier ministre Raila Odinga du Kenya auront aujourd’hui une médiation presque impossible. Des quatre hommes d’Etat, c’est le premier ministre Kenyan qui montre le plus de détermination, se rendant en Côte d’Ivoire disait-il «pour sauver le vote du peuple ». Arrivera-t-il à convaincre Gbagbo de cette nécessité ?<br /> http://www.lesafriques.com/actualite/cote-d-ivoire-pieces-a-conviction.html?Itemid=89?articleid=27195<br /> <br /> pièce 1<br /> <br /> pièce 2<br /> <br /> pièce 3
A
Après plusieurs reports depuis 2005, l'élection présidentielle, donnée comme la porte de sortie de la crise, a pu, enfin, se tenir, le 31 octobre 2010 pour le 1er tour et le 28 novembre 2010 pour le second tour.<br /> <br /> Les résultats proclamés par la Commission électorale indépendante, confirmés par le "certificateur", donnent M. Alassane OUATTARA vainqueur, avec 54,10 % des suffrages exprimés, face à M. Laurent GBAGBO, crédité de 45,90 % des voix.<br /> <br /> Quant au Conseil constitutionnel, après avoir, comme par hasard, annulé, sans discernement, le scrutin dans sept (7) départements du Centre et du Nord, sur requête du candidat Laurent GBAGBO, il a proclamé celui-ci élu avec 51,45 % des voix contre 48,55 % au candidat Alassane OUATTARA, inversant de son seul chef les résultats fournis par la CEI.<br /> <br /> La Côte d'Ivoire, déjà meurtrie, les Ivoiriens, déjà épuisés et ruinés par une crise sans fin, se retrouvent en présence « de deux chefs d'Etat « investis » et ayant constitué leur Gouvernement, donnant ce monstre de bicéphalisme qui est à l'origine des affrontements sanglants que connait depuis le pays. Le Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) ne peut se taire, face à une telle situation qui menace d'un péril certain la Nation tout entière.<br /> <br /> <br /> <br /> I- SUR LES RESULTATS DU SCRUTIN<br /> <br /> <br /> Tout est parti de là : quels sont les vrais résultats du scrutin et, par conséquent, qui en est le vainqueur ?<br /> <br /> L'observation et l'analyse des faits, à la lumière des textes régissant l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, amènent à constater, d'une part, la validité des résultats proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI) et certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU et, d'autre part, le caractère irrégulier et surréaliste de la décision du Conseil constitutionnel.<br /> <br /> <br /> A. La validité des résultats proclamés par la CEI et certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> 1- La validité des résultats proclamés par la CEI<br /> <br /> Il est constant qu'au regard de la Constitution (art. 38) et de l'ordonnance portant ajustements au code électoral (art. 59), la CEI est compétente pour proclamer les résultats provisoires de l'élection présidentielle. Ce point n'est pas contesté. Ce qui, au contraire, fait débat, se rapporte au moment et au lieu où la proclamation des résultats est intervenue.<br /> <br /> D'abord, la date : le délai dans lequel la CEI doit agir n'apparaît pas avec toute la clarté souhaitable. Toutefois, en interprétant les textes et en ne perdant pas de vue le précédent né du 1er tour de l'élection présidentielle, on doit admettre que la CEI avait à (devait) proclamer les résultats dans un délai trois (3) jours. La Commission n'a pu agir dans ce délai, ayant, comme chacun a pu le constater à la télévision, été empêchée de le faire par Messieurs DAMANA PICKAS et TOKPA, membres de la CEI pour le compte du camp présidentiel. Au regard du droit et même du simple bon sens, le camp présidentiel est mal-fondé à invoquer la forclusion qu'il a provoquée intentionnellement. Car, nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude (de sa propre faute), pour en tirer un avantage quelconque.<br /> <br /> Au surplus, existe le précédent né du 1er tour, lequel donne à constater que les résultats ont été proclamés au petit matin du 4ème jour suivant la clôture du scrutin, acceptés de tous, confirmés par le Conseil constitutionnel ( qui n'avait guère parlé de forclusion) et certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies ; ce précédent autorise à affirmer que les résultats du second tour, donnés également au quatrième jour, doivent être tenus pour réguliers.<br /> <br /> Ensuite, le lieu : les résultats proclamés, non pas au siège de la CEI, mais plutôt au Golf Hôtel, seraient-ils frappés de nullité ?<br /> <br /> Pas du tout. Car, ayant l'obligation de proclamer les résultats, et physiquement empêché par les mêmes de le faire au siège de la CEI, le Président de ladite Commission n'avait pas le choix : à l'impossible nul n'est tenu.<br /> <br /> Enfin, la vraie question, par-delà la diversion tenant à la date et au lieu de la proclamation des résultats, est celle-ci : les résultats proclamés sont-ils, oui ou non, conformes à ceux contenus dans les procès-verbaux collectés et validés par les différents niveaux des Commissions électorales ?<br /> <br /> La réponse est sans équivoque : il résulte des procès-verbaux dont copie a été adressée à différentes autorités et au Conseil constitutionnel que le candidat Alassane OUATTARA est le vainqueur de l'élection présidentielle. Et c'est parce qu'il en est ainsi que des problèmes ont été artificiellement suscités et entretenus.<br /> <br /> C'est dire que la Commission Electorale Indépendante (CEI), qui n'a pas pouvoir pour modifier les résultats issus des procès-verbaux mais plutôt l'obligation de les proclamer tels quels, après vérification de la régularité formelle des procès-verbaux, a fait son travail régulièrement, proprement, conformément aux exigences de la loi et de la démocratie et que, par suite, les résultats par elle proclamés sont valides.<br /> <br /> <br /> <br /> 2- La régularité de la certification<br /> <br /> La certification est prévue par l'accord de Pretoria de 2005, donc acceptée par les différentes parties engagées dans le processus de sortie de crise. Elle est confirmée et organisée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies à travers la résolution 1765 adoptée en juillet 2007.<br /> <br /> Dans un contexte de suspicion généralisée et de déficit de confiance, la certification, voulue par les parties ivoiriennes, et donc par Laurent GBAGBO, a pour but d'éviter les contestations inutiles, en permettant d'avoir des élections « ouvertes, libres, justes, et transparentes » avec des résultats reconnus et acceptés en toute confiance et sérénité. La mise en ouvre de la certification a été confiée au Représentant spécial du Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies qui a déjà certifié, entre autres, la liste électorale et les résultats du 1er tour de l'élection présidentielle, à la satisfaction générale. Et c'est la méthode par lui utilisée au 1er tour qui a servi pour la certification des résultats du second tour. C'est pourquoi, le PIT salue l'objectivité et l'honnêteté du Représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU, et constate la régularité et la sincérité de la certification opérée.<br /> <br /> Il suit de ce qui précède que le camp Laurent GBAGBO n'est pas fondé à parler d'ingérence ou d'immixtion dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire. L'ingérence, à la supposer établie, cesse d'en être, dès lors qu'elle est consentie par les autorités ivoiriennes dont la plus haute était Laurent GBAGBO, tout comme nous sommes allés chercher honteusement à Pretoria en 2005 l'autorisation d'user de l'article 48 de la Constitution ivoirienne. C'est donc à la demande expresse des Autorités ivoirienne que la communauté internationale s'est impliquée financièrement, techniquement et matériellement autant que dans les domaines de l'arbitrage et de la certification. La certification bien que contraignante pour la souveraineté nationale mais voulue et placée à la fin de la procédure, postérieurement à la décision du Conseil Constitutionnel, s'offre comme la décision finale ; ceux qui l'ont voulu doivent s'y plier en toute bonne foi.<br /> <br /> Pour toutes ces raisons, le PIT ne peut comprendre ni accepter la position et la décision du Conseil constitutionnel et tout le brouhaha suscité par cette certification.<br /> <br /> B- Le caractère irrégulier et surréaliste de la décision du Conseil constitutionnel<br /> <br /> <br /> Tout d'abord, le PIT se choque de la précipitation avec laquelle le Conseil constitutionnel, qui disposait de sept (7) jours pour dépouiller les 22 000 procès-verbaux et examiner le recours et les moyens invoqués par le candidat Laurent GBAGBO, a rendu sa décision le 3 décembre 2010 à 15 heures 30. On peut douter et on doute que les membres du Conseil constitutionnel aient pu dépouiller tous les procès-verbaux en quelques heures. En effet, tout porte à croire que la décision du Conseil constitutionnel, qui s'étale sur de longues pages, était prête avant même la réception du dossier et qu'il ne s'était agi que d'apporter les adaptations à partir des instructions du candidat Laurent GBAGBO.<br /> <br /> En deuxième lieu, les violences et les irrégularités sur la base desquelles le Conseil constitutionnel a invalidé globalement le scrutin dans sept (7) départements du Centre et du Nord ne sont pas corroborées par les faits : les préfets affirment, au contraire, que le scrutin s'est déroulé de façon acceptable. Et puis, comment se fait-il que le Conseil constitutionnel, si soucieux de justice, n'ait pas invalidé le scrutin dans les zones de l'Ouest où des troubles sérieux et des assassinats ont eu lieu avant et pendant le scrutin ? Voudrait-on susciter de graves divisions de caractère régionaliste avec à la clé des conflits interethniques qu'on n'aurait pas procédé autrement.<br /> <br /> Enfin, la violation de la loi portant code électoral : son article 64 nouveau, alinéa 1er, tel que résultant de l'ordonnance de 2008 portant ajustements au code électoral, énonce : « Dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection et notifie sa décision à la Commission électorale indépendante qui en informe le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et le Représentant spécial du Facilitateur à toutes fins utiles. La date du nouveau scrutin est fixée par décret pris en Conseil des Ministres sur proposition de la CEI. Le scrutin a lieu ou au plus tard 45 jours à compter de la date de la décision du .C.C »<br /> <br /> Comment se fait-il alors, que privant le candidat Alassane OUATTARA de plus d'un demi million de voix sur la base d'irrégularités graves (article 64 nouveau du Code électoral en inversant ainsi les résultats, le Conseil constitutionnel n'ait pas cru devoir appliquer la loi en annulant toute l'élection afin qu'on la reprenne conformément à la loi ?<br /> <br /> En imposant une telle obligation au Conseil constitutionnel, celle d'annuler l'élection en pareil cas, la loi a voulu restituer au peuple souverain son droit de désigner souverainement ses représentants, ici le Président de la République. Le rappeler, c'est souligner qu'il n'appartient pas au Conseil constitutionnel de substituer sa volonté à celle du peuple, seul arbitre en pareille situation.<br /> <br /> Voilà qui est bien curieux et qui dénote le parti-pris du Conseil constitutionnel qui ne pouvait pas ignorer la loi en la matière ; le Conseil constitutionnel achève ainsi de se discréditer et de se disqualifier. La décision du Conseil constitutionnel est contraire au droit ; elle est tout aussi contraire à la volonté clairement exprimée du peuple de Côte d'Ivoire.<br /> <br /> Le problème a cessé d'être juridique ; il est devenu un problème essentiellement politique et moral.<br /> <br /> <br /> II- LA VOLONTE DU PEUPLE SOUVERAIN DOIT ETRE RESPECTEE<br /> <br /> <br /> La Côte d'Ivoire s'est proclamée République depuis 1958. La Constitution ivoirienne du 3 novembre 1960 et celle du 1er août 2000 ont repris et reconduit ce principe. Ce qui veut dire que le pouvoir politique appartient au peuple et que, par conséquent, le peuple est la source du pouvoir dans ce régime qui se veut démocratique.<br /> <br /> Or, le peuple a parlé à travers les urnes ; il a désigné le nouveau président de la République en la personne de M. Alassane OUATTARA qui a remporté de façon claire et nette le scrutin du 28 novembre dernier.<br /> <br /> Par conséquent, M. Laurent GBAGBO doit, en toute conscience et responsabilité, céder le pouvoir à M. Alassane OUATTARA. L'attitude qu'observe M. GBAGBO constitue, en tous points, une usurpation, voire un coup d'Etat. Elle traduit un mépris souverain à l'égard de la République et du peuple dont la volonté est ainsi bafouée.<br /> <br /> M. Laurent GBAGBO doit se ressaisir pour que triomphe la volonté du peuple de Côte d'Ivoire pour que cesse cette situation tragique pour le pays et pour les populations, avec l'économie qui s'affaisse, des assassinats çà et là, des enlèvements et disparitions de personnes, des agressions dans des mosquées aux heures de prière. A quoi s'ajoutent des pénuries de toutes sortes, exposant les populations à la mort. C'est le lieu de rappeler aux Forces de défense et de sécurité l'obligation qui leur incombe de protéger les populations dans le respect de la légalité républicaine.<br /> <br /> La souveraineté de l'Etat (qui, souvent, ici ne sert que d'alibi) et la dignité du peuple commandent que nous sachions régler entre nous nos problèmes pour éviter les ingérences extérieures.<br /> <br /> Comment ne pas évoquer et condamner, dans ce contexte, la confiscation des médias d'Etat et leur utilisation à des fins de propagande, avec tous les risques de violence et de guerre civile ?<br /> <br /> Comment ne pas condamner la mesure d'interdiction de paraître qui a frappé une partie de la presse privée ? Que fait-on des droits et libertés, et notamment de la liberté de la presse, consacrés par notre Constitution ? Il est temps que M. GBAGBO qui se proclame de gauche et se dit « enfant des élections », comprenne qu'il doit céder le pouvoir au plus tôt en cessant d'instrumentaliser la jeunesse qui a besoin de se former et de travailler. Quand le peuple a parlé, nous devons, tous et chacun, savoir nous taire, en nous faisant le devoir de sauver la paix et la patrie en danger. Que M. Gbagbo retrouve la raison et le sens de l'honneur et que cesse cette épreuve aussi tragique que ridicule. Nous nous sentons humiliés par le spectacle déplorable que nous offrons au monde. Tout cela doit prendre fin sans délai pour que nous puissions tous nous rassembler pour former un seul bloc autour de la Côte d'Ivoire qui, ainsi libérée et rendue à elle-même, pourra s'attaquer aux problèmes majeurs qui de reconstruction, de normalisation, de démocratisation, de moralisation et de développement, un développement solidaire et partagé.<br /> <br /> C'est notre intérêt commun, c'est notre devoir commun.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Fait à Abidjan, le 21 décembre 2010<br /> <br /> <br /> <br /> Pour le Comité Central du PIT<br /> <br /> <br /> <br /> Le Président du PIT<br /> <br /> Francis WODIE
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