Alassane Ouattara, le président des rebelles en Côte d’Ivoire perdu à jamais
Il n’est nullement diffamatoire encore moins un secret que d’affirmer qu’Alassane Ouattara fut dans un passé très récent le simple chef d’une rébellion en Côte d’Ivoire et que depuis le 04 décembre 2010, il est passé au statut de président des rebelles du pays d’Houphouët Boigny.
En effet, celui que les occidentaux et les assassins du peuple ivoirien veulent faire passer pour le doux et bon enfant de cœur est loin de refléter l’image angélique qu’on lui attribue. Autrement dit, en bonne stratégie de communication, Alassane Ouattara est présenté dans les médias comme étant celui qui a toujours aimé la Côte d’Ivoire, qui a été un bon et loyal serviteur de l’Etat et qui serait par-dessus tout celui qui pourrait entériner la fin du chaos en Côte d’Ivoire. Ce qui n’est pas totalement dénudé de sens car, depuis près de dix ans, ce dernier active avec une force sans pareille les troubles dans le pays qu’il prétend aimer.
Aussi, on peut se demander à juste titre, comment un homme qui a organisé et géré une rébellion peut il vouloir gouverner un pays sans pour autant s’attendre à des dérives relevant du même registre ? Pense t-il que les victimes des actions orchestrées par ses rebelles passeront comme une lettre à la poste ? Cela relève d’un utopisme sans précédent qui frise la démagogie.
Par ailleurs, ce qui trahit l’image dévergondée ou qui retranscrit la vraie identité du candidat des Occidentaux est le fait que pendant toutes les années de troubles qu’il a orchestré en Côte d’Ivoire, celui-ci ne se soit jamais présenté comme le leader de l’opposition à la politique menée par Laurent GBAGBO mais comme le maître penseur de mouvements anticonstitutionnels qui ont fortement coûté à la stabilité de ce pays phare de l’Afrique de l’Ouest.
Avec tant de casseroles, le président des rebelles ou le responsable de la scission en Côte d’Ivoire ne peut continuer à affirmer qu’il a été élu par le peuple ivoirien.
Souvenons nous de la première mesure prise par Alassane Ouattara après qu’il ait prêté serment devant un parterre d’hommes hors la loi du fait que ces derniers possèdent des armes sans autorisation des autorités compétentes : «j’appelle à la désobéissance générale ». Est-ce ainsi que le favori de la France compte diriger ce pays qui a besoin de sérénité, d’assurance et de sécurité ?
Nous constatons bien que l’attitude belliqueuse est devenue une seconde nature chez Alassane Ouattara et que le champ lexical de la violence règne en maître et roi chez le protégé de l’ONU et de la Communauté internationale.
En bon homme hors la loi qui se respecte, le président des rebelles de la Côte d’Ivoire n’a pas hésité à s’inscrire dans sa conception du pouvoir : celle de ne jamais respecter les lois et règles établies. C’est pourquoi, il décida maladroitement de faire parvenir par courrier sa prestation de serment au Conseil Constitutionnel, cette institution dont il dénia pourtant l’autorité. Est-ce une attitude honorable ou crédible pour quelqu’un qui dit respecter et aimer son pays ? Peut il nous montrer un point de la Constitution du pays qu’il souhaite gouverner où est il inscrit qu’on pouvait prêter serment par courrier ?
Par ce comportement digne d’un véritable amateur dans la gestion et la compréhension du domaine politique et du contexte actuel, Alassane Ouattara venait de commettre là une erreur monumentale qui représente le symbole même d’une incohérence stratégique fataliste. Cela veut dire qu’Alassane Ouattara et ses amis reconnaissent néanmoins la suprématie du Conseil Constitutionnel sur les déclarations tonitruantes de l’ONU et de Sarkozy même s’ils ne souhaitent toujours pas respecter les décisions. Allons y comprendre quelque chose dans le royaume d’embrouillamini qu’imagine le jeune ADO-lescent politique.
En fait, il aurait été cohérent si le jeune homme politique (ADO) avait envoyé sa prestation de serment à l’ONU ou à la France car elles seules reconnaissent sa victoire. Mais hélas. Il a fini par se rendre compte que ces deux anciens faiseurs de roi africain n’ont plus de prédominance sur la souveraineté de nombreux états dont la Côte d’Ivoire depuis une certaine prise de conscience des peuples africains. Trop tard, la faute politique était commise, Alassane Ouattara a dû s’en mordre les doigts. Il constata avec grande amertume que les mentalités dans la Côte d’Ivoire qu’il avait accompagné en qualité de premier ministre avait énormément changé en sa défaveur. Cet amateurisme ou cet aveu révélateur prouve bien que c’est le Conseil Constitutionnel qui demeure la seule institution valable et crédible aux yeux des ivoiriens qu’en déplaisent aux responsables de l’ONU ou à Nicolas Sarkozy.
En plus, pour un homme qui dit vouloir la paix en Côte d’ivoire ou qui rêve encore d’une quelconque place au palais présidentiel, le langage utilisé lors d’une interview avec les médias internationaux dénonce le caractère tyrannique et l’ambition exagérée du personnage. Il déclara avec virulence et dégoût : « Laurent GBAGBO doit dégager… ». Est-ce ainsi qu’on peut rassurer un peuple ou garantir la stabilité d’un pays ou pourquoi ne prend il jamais le risque de revenir sur le déroulement du scrutin pour justifier de sa bonne foi mais surtout sa soit disante victoire ?
Alassane Ouattara doit tout simplement comprendre que ce n’est pas à tous les coups tordus qu’on gagne. En d’autres termes, il doit prendre conscience que cette fois ci, le coup d’état électoral soigneusement préparé par ses amis a tout simplement échoué. Et qu’il devrait lire dans les annonces musclées de ses compères un aveu d’échec. Nicolas Sarkozy, un de ses principaux soutien déclara : « les soldats français en Côte d’Ivoire n’ont pas vocation à s’ingérer dans les affaires intérieur du pays ». C’est dire que lorsque Alassane Ouattara dit devant les caméras du monde qu’on devrait tout simplement venir chercher Laurent GBAGBO pour l’amener ailleurs montre bien la fébrilité de l’homme mais surtout sa capacité de pondre des rêvasseries.
Nous constatons avec grand regret que le président des rebelles de la Côte d’Ivoire continue de sous estimer le taux de popularité et de soutien dont dispose Laurent GBAGBO en Cote d’Ivoire, en Afrique et dans le monde lorsqu’il propose avec une légèreté indescriptible ce qui pourrait constituer le viol de la souveraineté d’un Etat et l’éveil au patriotisme tel que le demande la Constitution de la République de Côte d’Ivoire et le début d’une véritable guerre civile. Cela prouve bien qu’il n’a jamais été élu et que la situation actuelle l’embarrasse, le terrasse et le dépasse.
Enfin, que Alassane Ouattara sache que vouloir prendre la présidence d’un pays n’est pas aussi simple que prendre la tête d’une rébellion. La différence majeure entre ces deux chefferies est que pour la première il faut d’abord passer par une élection et non par une simple désignation ou auto proclamation comme pour la seconde.
Laurent GBAGBO demeure le seul et unique président de la Côte d’Ivoire. Il compile aussi bien légitimité, que nul ne parvient à démentir, que légalité.
Auteur: Télesphore OBAME NGOMO