13 juin 2011
Libye : Mouammar Kadhafi accentue la pression contre les rebelles
Mouammar Kadhafi ne désarme pas. Après plus de deux mois d'accalmie, les combats ont repris à Zawiyah, ville côtière à 40 km à l'ouest de Tripoli. Les forces loyalistes avaient repris le contrôle de la ville en mars, mais les rebelles affirment avoir repris samedi une partie de la ville. "Les combats continuent depuis hier (dimanche, ndlr) entre les bataillons de Kadhafi et les rebelles de la ville de Zawiyah, engendrant un grand nombre de blessés", a indiqué une source rebelle.
Pas question pour les forces gouvernementales de céder un pouce de terrain. La route menant à la frontière tunisienne a ainsi été coupée pour "empêcher l'afflux des réfugiés" de cette agglomération de 250.000 habitants. "Il s'agit de poches de résistance. Le nombre des insurgés ne dépasse pas la centaine. L'armée a tué certains d'entre eux, a fait prisonniers d'autres et négocie avec quelques-uns pour qu'ils se rendent", a assuré le porte-parole du gouvernement. Toujours à l'ouest, dans les montagnes berbères, au moins sept rebelles sont morts et 49 blessés dans de violents. Et le régime Kadhafi a décidé d'étendre sa répression.
Un pays à feu et à sang
La ville historique de Ghadames -surnommée la "perle du désert" et inscrite par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1986- est ainsi devenue un nouveau théâtre de violences. "Les bataillons de Kadhafi ont pilonné samedi cette ville pour la première fois depuis le déclenchement de la révolution" le 15 février, a indiqué une source rebelle. L'Otan, qui a continué ses raids sur Tripoli et ses environs dimanche, assure "prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils" de cette région.
Dans le reste du pays, les violences n'ont pas baissé en intensité. Sur le front Est, la rébellion a rapporté des tirs de Grad sur la ligne de front, à 40 km d'Ajdabiya. "Nous n'avons pas de victimes. Dans deux jours nous serons à Brega", a déclaré à l'AFP par téléphone l'un des commandants des rebelles pour la zone de Brega, Moussa el-Mograbi. A Zliten, à une cinquantaine de km à l'ouest de Misrata, les forces loyalistes ont encerclé le quartier populaire d'Azdou et menacé à l'aide de haut-parleurs de violer les femmes et de tuer les hommes si les rebelles ne rendaient pas les armes. Une condition que Mouammar Kadhafi se refuse à lui-même.
Sur le plan diplomatique, le porte-parole du gouvernement libyen a en effet annoncé que le régime rejetait toute discussion au sujet d'un départ du colonel Kadhafi, coupant court à l'offre de la Turquie, qui s'était portée garante de son éventuel exil. Selon Moussa Ibrahim, une telle suggestion était "immorale, illégale et n'avait "aucun sens". Et pendant que les Libyens s'entretuent, le Guide, lui, disputait une partie d'échecs avec le président controversé de la Fédération internationale des échecs (Fide), le Russe Kirsan Ilioumjinov.
Pas question pour les forces gouvernementales de céder un pouce de terrain. La route menant à la frontière tunisienne a ainsi été coupée pour "empêcher l'afflux des réfugiés" de cette agglomération de 250.000 habitants. "Il s'agit de poches de résistance. Le nombre des insurgés ne dépasse pas la centaine. L'armée a tué certains d'entre eux, a fait prisonniers d'autres et négocie avec quelques-uns pour qu'ils se rendent", a assuré le porte-parole du gouvernement. Toujours à l'ouest, dans les montagnes berbères, au moins sept rebelles sont morts et 49 blessés dans de violents. Et le régime Kadhafi a décidé d'étendre sa répression.
Un pays à feu et à sang
La ville historique de Ghadames -surnommée la "perle du désert" et inscrite par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1986- est ainsi devenue un nouveau théâtre de violences. "Les bataillons de Kadhafi ont pilonné samedi cette ville pour la première fois depuis le déclenchement de la révolution" le 15 février, a indiqué une source rebelle. L'Otan, qui a continué ses raids sur Tripoli et ses environs dimanche, assure "prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils" de cette région.
Dans le reste du pays, les violences n'ont pas baissé en intensité. Sur le front Est, la rébellion a rapporté des tirs de Grad sur la ligne de front, à 40 km d'Ajdabiya. "Nous n'avons pas de victimes. Dans deux jours nous serons à Brega", a déclaré à l'AFP par téléphone l'un des commandants des rebelles pour la zone de Brega, Moussa el-Mograbi. A Zliten, à une cinquantaine de km à l'ouest de Misrata, les forces loyalistes ont encerclé le quartier populaire d'Azdou et menacé à l'aide de haut-parleurs de violer les femmes et de tuer les hommes si les rebelles ne rendaient pas les armes. Une condition que Mouammar Kadhafi se refuse à lui-même.
Sur le plan diplomatique, le porte-parole du gouvernement libyen a en effet annoncé que le régime rejetait toute discussion au sujet d'un départ du colonel Kadhafi, coupant court à l'offre de la Turquie, qui s'était portée garante de son éventuel exil. Selon Moussa Ibrahim, une telle suggestion était "immorale, illégale et n'avait "aucun sens". Et pendant que les Libyens s'entretuent, le Guide, lui, disputait une partie d'échecs avec le président controversé de la Fédération internationale des échecs (Fide), le Russe Kirsan Ilioumjinov.
Source: LVDPG - Les News en Ligne
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