17 juillet 2011
Défilé du 14-Juillet: agiter "le démon des origines est une hypocrisie dangereuse", avertit Joly
Vivement attaquée à droite pour avoir proposé de remplacer le défilé militaire du 14-Juillet par un "défilé citoyen", la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Eva Joly a de nouveau déploré les accusations évoquant sa binationalité, estimant que "prétendre défendre la République en agitant le démon des origines est une hypocrisie dangereuse".
La candidate d'EELV à la présidentielle 2012 confie au site Web de l'hebdomadaire "Le Point" que ces "excès (...) des habituels matamores de l'identité nationale", ainsi que les propos Premier ministre François Fillon "témoignent de la dégradation des termes du débat public et de la gangrène identitaire qui attaque le corps républicain". "Je ne permets pas que l'on mette en doute mon patriotisme. Je ne suis pas moins française que ceux qui me refusent le droit de m'exprimer", martèle la native d'Oslo.
En visite en Côte d'Ivoire, M. Fillon avait déclaré vendredi que Mme Joly, arrivée en 1964 à Paris et mariée à un Français, "n'a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l'histoire française".
Démentant être antimilitariste, l'ancienne juge d'instruction estime que "l'instrumentalisation des victimes pour (la) réduire au silence a quelque chose d'indécent", redisant son "plus profond respect pour ceux qui risquent leur vie pour la France".
La candidate d'EELV à la présidentielle 2012 confie au site Web de l'hebdomadaire "Le Point" que ces "excès (...) des habituels matamores de l'identité nationale", ainsi que les propos Premier ministre François Fillon "témoignent de la dégradation des termes du débat public et de la gangrène identitaire qui attaque le corps républicain". "Je ne permets pas que l'on mette en doute mon patriotisme. Je ne suis pas moins française que ceux qui me refusent le droit de m'exprimer", martèle la native d'Oslo.
En visite en Côte d'Ivoire, M. Fillon avait déclaré vendredi que Mme Joly, arrivée en 1964 à Paris et mariée à un Français, "n'a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l'histoire française".
Démentant être antimilitariste, l'ancienne juge d'instruction estime que "l'instrumentalisation des victimes pour (la) réduire au silence a quelque chose d'indécent", redisant son "plus profond respect pour ceux qui risquent leur vie pour la France".
Source: Associated Press
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