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POUR UN GABON MEILLEUR!
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POUR UN GABON MEILLEUR!
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26 juillet 2011

Texto du jour : Appel du peuple Gabonais pour défendre sa souverainté contre le pouvoir


J’ai écouté la péroraison de Jean François Ndongout, ci devant brillant cadre financier diplômé de l’Institut de l’Economie et des Finances, au service du système Bongo, dire dans une déclaration pré-enrégistrée au sujet de l’organisation des élections législatives que « force doit restée à la Loi ».

J’ai aussi lu les inepties de Faustin Boukoubi qui affirmait que «son parti contribue davantage à la satisfaction des préoccupations des populations, et que nos désirs (c’es-à-dire ceux des gabonais), ne devraient pas nous amener à mettre en parenthèses la loi fondamentale qu’est notre Constitution, car la Constitution de la République gabonaise dispose que les élections devraient être organisées d’ici le 24 décembre 2011 au plus tard. C’est la loi et personne ne me dira le contraire».

C’est le principal argument ressassé par le pouvoir pour refuser l’introduction de la biométrie dans l’organisation des prochaines législatives comme l’a exprimé son porte-parole Alain Claude Bilié Bi Nze dans la célèbre émission de Hass Nziengui sur la RTG1, Agora.

Soit ! Mais c’est le lieu de rappeler à ces trois individus deux choses cardinales : premièrement que la loi est faite par les hommes, et que nulle loi, fut-elle constitutionnelle n’est au dessus des hommes. Deuxièmement, que la souveraineté appartient au peuple gabonais.

Si le peuple peut exercer indirectement sa souveraineté à travers ses élus, encore faut il qu’il l’ait décidé d’une part, et qu’il ait désigné en toute transparence ses représentants.

Or il se trouve que le peuple gabonais n’a jamais été consulté directement pour voter sa constitution, exception faite après les accords de Paris.

La constitution, fondement juridique de l’Etat est l’ensemble des règles écrites ou coutumières qui déterminent d’une part la forme de l’Etat, la dévolution et l’exercice du pouvoir, et d’autre part, les institutions qui incarnent ce pouvoir, Ndongout, Bilé Bi Nze et Boukoubi peuvent-ils nous dire à quel moment, depuis le 17 août 1960, le peuple gabonais a été consulté pour choisir librement sa constitution?

Depuis Léon Mba, qui l’a modifié en gros deux fois, à Omar Bongo qui l’a charcuté 41 fois, juqu’à Ali Bongo qui commence à la dépecer, la constitution gabonaise n’a jamais été votée par les gabonais.

C’est pourquoi l’argument du PDG n’est pas crédible.

Les lois votées par des gens élus grâce aux bidouillages de Mborantsouo, leur étant favorables, du fait qu’ils peuvent les manipuler à volonté pour se maintenir au pouvoir, ces défenseurs de la majorité choisissent donc de se cacher derrière un argument qui ne peut avoir de sens que si le peuple avait voté par référendum sa constitution.

Eu égard à cela, et même si la biométrie ne résoudra pas tous les problèmes de la transparence électorale, il reste que son introduction constituera une avancée de plus dans la bonne direction pour la garantie de la transparence électorale dans notre pays.

Resteront à résoudre le problème de la partialité du ministère de l’intérieur, et des bidouillages de la cour constitutionnelle qui, il faut l’affirmer haut et fort, falsifient à chaque fois les résultats sortis des urnes au profit du PDG, son parti politique.

Aussi les institutions qui gouvernement le Gabon sont-elles truffées des personnes sans réelle légitimité.

Si le ministère de l’intérieur doit occuper toute sa place dans le processus électoral, la cour constitutionnelle gabonaise, du fait du mode de désignation de ses membres, dont tous sont issus du parti au pouvoir, n’est pas impartiale, et représente plutôt un vrai danger pour l’instauration d’un véritable Etat de droit au Gabon.

C’est pourquoi nous ne cesserons de proposer que les membres de cette institution soient choisis directement par le peuple souverain parmi les candidats juristes de formation.

S’il est vrai que force doit être à la loi, cette loi doit être celle du peuple, et non celle d’un clan, quel qu’il soit.

Boukoubi et sa clique ne cesse d’évoquer l’amélioration des conditions de vie des gabonais dans leur discours, qui peut croire que le pouvoir PDG, après 44 ans, contribue à l’amélioration des conditions de vie des gabonais comme il s’amuse à le clamer? Les pauvres n’existent-ils plus à Pana son fief électoral?

Les patriotes gabonais, loin de tout tribalisme, doivent demander au peuple gabonais d’imposer sa souveraineté y compris par les bombes, contre ces individus qui ont et qui continuent de piller, d’assassiner, d’humilier, de tromper, de mentir aux gabonais et sont prêts à tout pour conserver leurs privilèges comme l’a avoué publiquement Michel Menga M’Essone, député du PDG au cours de cette émission d’AGORA.

Le temps n’est plus aux cadeaux, à la guerre comme à la guerre !

Ils ont tout à perdre, nous à tout gagner.     

 
AUTEUR: PETIT-LAMBERT OVONO
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