25 novembre 2011
Un tribaliste et transhumant politique nommé Louis Gaston Mayila invité en prime time sur la RTPDG chaîne 1
Invité de Mathieu Koumba à l’émission « La Grande Interview » du jeudi 24 novembre 2011, Louis Gaston Mayila, président de l’Union pour la Nouvelle République (UPNR), s’est vu offrir le plateau de la première chaîne de télévision nationale par le pouvoir usurpateur avec en contrepartie, l’obligation de taper sur l’opposition gabonaise, et de défendre la participation de son parti et de ses alliés, tous transfuges de l’opposition, aux élections législatives du 17 décembre 2011.
Il faut souligner que de gros moyens ont été mis en action pour organiser cette émission.
Outre qu’elle était animée par le numéro deux de la télévision gabonaise, le temps qui lui a été accordé à savoir 2 fois 60 minutes (2heures) est un record, avec en prime, la mise à disposition d’une dizaine des meilleurs journalistes intervieweurs politiques que compte le Gabon, un standard téléphonique pour recueillir les appels des auditeurs, et une adresse internet pour recevoir les mails.
Comme il fallait s’y attendre, la plus grande partie de l’émission a été consacrée au discrédit de l’opposition, qui, selon Louis Gaston Mayila, manquerait de leader, pour assurer son unité. Aussi, lui, Mayila, qui a toujours eu un maître à penser, en la personne de feu Omar Bongo, n’ayant pas trouvé un remplaçant, a choisi de jouer perso en présentant trente (30) candidats à la prochaine élection législative.
L’enjeu pour lui se réduisant à aller exprimer une autre voix que celle de la majorité pdg et alliés à l’assemblée nationale.
En écoutant Mayila, on a tout d’abord envi de rigoler, pourtant, Mayila fait partie des décideurs politiques, administratifs et financiers du Gabon depuis quarante ans, et représente le type même de personnage qui ont mis le Gabon dans l’état de retard qu’il accuse aujourd’hui, et dont la majorité de gabonais exècre.
Louis Gaston Mayila, qui sait parfaitement qu’il ne peut pas réunir sur son nom 2% des gabonais à une élection présidentielle, fait tout simplement dans le tribalisme primaire en niant à André Mba Obame, après la mort de Pierre Mamboundou, le leadership de l’opposition.
Il fait ensuite dans la mauvaise foi, car, s’il a le droit de critiquer et de ne pas être d’accord, il revendique son statut de démocrate sur quelle base, lorsqu’on sait que seule la majorité électorale permet de départager les concurrents et non les simples déclarations.
En admettant toutefois que Mayila réussisse à élire ses 30 candidats à l’assemblée nationale, quel poids politique aura ce groupe parlementaire pour changer la constitution taillée à la mesure d’Ali Bongo ?
En réalité, Mayila se moque de la démocratie, c’est-à-dire de la souveraineté du peuple. Il n’a rien à foutre de la transparence électorale, objet du refus de l’opposition gabonaise de participer désormais aux élections politiques au Gabon.
Les flèches lancées par le président de l’UPNR contre l’opposition prouve qu’il est resté sur la ligne idéologique du parti PUNGA crée par René Paul Sousatte en 1958 et dont le ministre Vincent de Paul Nyonda disait qu’il avait été crée pour servir entre autre « de tampon entre l’allégeance au BDG qu’il qualifiait de parti d’Omyéné et urbain, et l’UDSG parti d’obédience fang ».
En résumé, Mayila n’est qu’un piètre tribaliste et transhumant opportuniste, il n’en vaut pas la peine.
Auteur: PETIT-LAMBERT OVONO - LE GABONOSCOPE
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