12 mars 2012
L'étranger et l'Europe : boucs émissaires faciles d'une présidence sans idée
Quand on revient sur le meeting de Villepinte et qu'on se penche sur le discours du président sortant, on est obligé de constater qu'il n'y a rien ou presque à se mettre sous la dent.
Pas d'annonce, pas de vision, pas d'audace, qui permette aux électeurs d'avoir envie de faire confiance et d'adhérer.
Pire, symbole ultime d'une ambition absente, nous sommes passés en cinq ans de "Ensemble, tout devient possible" à "Aidez-moi" qui me semble être le véritable slogan de Nicolas Sarkozy tant il le répète à chacun de ses discours.
Il y a cinq ans, nous avions un conquérant. Aujourd'hui, nous avons un misérable candidat qui nous précise avoir fait ce qu'il a pu et nous exhorte à lui venir en aide, non pas pour redresser le pays, mais uniquement pour lui permettre d'être réélu dans quelques semaines.
Et puis il y a ce mal français qui revient sur le devant de la scène, cette manie insupportable d'attribuer aux autres la responsabilité de nos échecs.
L'enfer, c'est les autres, disait Sartre.
Pour Sarkozy, c'est encore et toujours l'étranger, le candidat à l'immigration, complaisamment aidé par un traité que nous avons pourtant signé de nos deux mains.
Entendre le chef d'état français fustiger de cette manière l'Europe qui nous protège pourtant, et l'entendre fantasmer sur la fermeture unilatérale de nos frontières est plus que ridicule, c'est totalement un hors sujet.
L'étranger et l'Europe ont bon dos. On peut leur attribuer tous les malheurs du monde mais cela ne fera pas avancer le problème de la France.
Il est temps de faire de la politique autrement et de porter des idées qui ne se définissent pas en opposition à un groupe humain ou qui ne surfent pas sur l'ostracisme, l'exclusion, la xénophobie.
Avoir l'ambition de diriger le pays, c'est nourrir l'objectif de rassembler tous les habitants du territoire français, nationaux ou autres. Plus les difficultés sont grandes et plus le rassemblement doit être solide.
Refusons les ambitions qui se nourrissent de la fermeture et de l'isolement pour assouvir un besoin ponctuel d'attraction d'un électorat étriqué. Notre destin est à la main tendue à l'autre et il y a urgence à s'ouvrir.
Il n'y a qu'un dangereux démagogue qui peut penser que l'on n' a besoin de personne lorsque l'on est en crise.
Pas d'annonce, pas de vision, pas d'audace, qui permette aux électeurs d'avoir envie de faire confiance et d'adhérer.
Pire, symbole ultime d'une ambition absente, nous sommes passés en cinq ans de "Ensemble, tout devient possible" à "Aidez-moi" qui me semble être le véritable slogan de Nicolas Sarkozy tant il le répète à chacun de ses discours.
Il y a cinq ans, nous avions un conquérant. Aujourd'hui, nous avons un misérable candidat qui nous précise avoir fait ce qu'il a pu et nous exhorte à lui venir en aide, non pas pour redresser le pays, mais uniquement pour lui permettre d'être réélu dans quelques semaines.
Et puis il y a ce mal français qui revient sur le devant de la scène, cette manie insupportable d'attribuer aux autres la responsabilité de nos échecs.
L'enfer, c'est les autres, disait Sartre.
Pour Sarkozy, c'est encore et toujours l'étranger, le candidat à l'immigration, complaisamment aidé par un traité que nous avons pourtant signé de nos deux mains.
Entendre le chef d'état français fustiger de cette manière l'Europe qui nous protège pourtant, et l'entendre fantasmer sur la fermeture unilatérale de nos frontières est plus que ridicule, c'est totalement un hors sujet.
L'étranger et l'Europe ont bon dos. On peut leur attribuer tous les malheurs du monde mais cela ne fera pas avancer le problème de la France.
Il est temps de faire de la politique autrement et de porter des idées qui ne se définissent pas en opposition à un groupe humain ou qui ne surfent pas sur l'ostracisme, l'exclusion, la xénophobie.
Avoir l'ambition de diriger le pays, c'est nourrir l'objectif de rassembler tous les habitants du territoire français, nationaux ou autres. Plus les difficultés sont grandes et plus le rassemblement doit être solide.
Refusons les ambitions qui se nourrissent de la fermeture et de l'isolement pour assouvir un besoin ponctuel d'attraction d'un électorat étriqué. Notre destin est à la main tendue à l'autre et il y a urgence à s'ouvrir.
Il n'y a qu'un dangereux démagogue qui peut penser que l'on n' a besoin de personne lorsque l'on est en crise.
Auteur: Christophe Ginisty
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