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POUR UN GABON MEILLEUR!
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POUR UN GABON MEILLEUR!
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14 avril 2012

Les «affaires africaines» de Nicolas Sarkozy: Kadhafi après Bongo?

Le président Sarkozy avait soulevé la colère de nombreux Français en accueillant Kadhafi à l'Élysée en grande pompe à la fin de 2007, l'autorisant même à ériger sa tente dans les jardins du Palais présidentiel. Pourquoi traiter ainsi ce clown odieux? En cette fin de campagne présidentielle française, une explication émerge.

Le site de journalisme d'enquête français Médiapart a publié récemment un document qui suggère que Kadhafi a largement financé la campagne présidentielle de Sarkozy de 2007. On parle d'une somme d'environ 60 millions de dollars. Le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke enquête sur le dossier dans le cadre plus vaste d'irrégularités dans le financement des partis politiques français. Il a du pain sur la planche! Sarkozy nie avec véhémence les allégations: «S'il m'avait financé, alors je n'ai pas été très reconnaissant», a-t-il déclaré au sujet de Kadhafi.

Et pourtant… Rappelez-vous. Sarkozy a été lent à se mettre du côté des «printemps arabes». Ses ministres ont continué de fréquenter des hauts dirigeants des dictatures égyptiennes et tunisiennes bien après qu'il était devenu indécent de le faire. Quand les troubles ont pris de l'ampleur en Libye, Sarkozy a compris que c'était l'occasion ou jamais de se distancier du dictateur libyen et de se reconvertir en apologiste des révolutions arabes.

L'explication vaut encore plus si Kadhafi a été un de ses bailleurs de fonds. Il fallait faire quelque chose de vraiment spectaculaire pour effacer les soupçons et se faire pardonner ses accointances passées avec le dictateur lunatique. Avant même que le vote du Conseil de sécurité de l'ONU sur la question soit complété, des dizaines d'avions avaient décollé de bases en France en direction de la Libye. On leur doit d'avoir sauvé l'opposition libyenne en détruisant la colonne blindée qui s'apprêtait à prendre Benghazi sans défense où elle était réfugiée.

Ce ne serait pas la première fois que des présidents français, de droite comme de gauche, reçoivent du financement occulte de despotes africains assis sur des fortunes provenant du pétrole ou d'autres richesses naturelles. Lorsque j'étais correspondant à Paris dans les années 80, le journaliste d'enquête Pierre Péan avait révélé dans son livre-choc Affaires Africaines comment l'inénarrable Omar Bongo du Gabon avait financé François Mitterrand et le PS.

Il y a eu aussi la sombre histoire des «diamants de Bokassa» jamais complètement résolue. L'empereur erratique du Centre-Afrique aurait fait des cadeaux mirobolants au président Giscard d'Estaing (dont l'impératrice, disent des mauvaises langues). Pour éviter que l'affaire éclate, Giscard décide de renverser Bokassa. Des agents secrets du SDECE accompagnent les parachutistes qui s'emparent de son palais présidentiel pour y retirer toutes les preuves compromettantes pour Giscard avant que l'opposition puisse y avoir accès.

Pour en revenir à Sarkozy et à Bongo, un ancien conseiller du président Gabonais défunt, Mike Jocktane, a écrit l'année dernière dans un livre, Le scandale des biens mal acquis, que Bongo avait aussi contribué à la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy.

Jocktane parle d'un système bien rôdé. «Quand un homme politique français se rend au Gabon, on dit qu'il vient chercher sa mallette... Une part importante de ces dons a fini dans les poches des bénéficiaires. Il y a eu beaucoup d'enrichissement personnel.»

Il ajoute: «Les remises de mallettes effectuées dans le bureau du président étaient filmées par des caméras cachées. Tout était enregistré sur vidéo… l'un des moyens de pression de Libreville sur Paris.» Selon lui, c'est ce qui explique l'empressement avec lequel Sarkozy a reconnu l'élection frauduleuse d'Ali Bongo à la succession de son père en 2009.

Ces révélations suivaient celles d'un ancien conseiller de l'ombre de plusieurs présidents français pour l'Afrique, Robert Bourgi, qui affirmait avoir remis 20 millions de dollars au président Jacques Chirac et à son Premier ministre, Dominique de Villepin de la part de présidents africains.

En échange de ces dons, les dictateurs amis de la France comptent sur elle pour envoyer des parachutistes les tirer d'affaire si jamais les choses tournent mal. Dans le cas de Kadhafi et de Bokassa, Sarkozy et Giscard ont plutôt choisi l'option inverse.

 

Auteur: Norman Lester

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Commentaires
M
MARIANNE FAIT VOTER AVANT L'HEURE EN FRANCE<br /> <br /> Pure people - il y a 15 minutesLe résultat est sans surprise. Majoritairement, les journalistes de Marianne votent pour François Hollande (40%). Dans son dernier numéro, l'hebdomadaire a fait passer avant l'heure ses journalistes dans l'isoloir. Jean-Luc Mélenchon suit avec 31,7% des suffrages, François Bayrou est le troisième homme à 8,3%. Eva Joly obtient 5%, Jacques Cheminade et Philippe Poutou sont à 1,7%. Sur la dernière marche : Nathalie Arthaud, Marine Le Pen et... Nicolas Sarkozy , avec 0% des suffrages.<br /> <br /> <br /> <br /> Transparence <br /> <br /> <br /> <br /> Même si la ligne politique de l'hebdomadaire est sans ambiguïté, l'initiative, qui avait été initiée en 2007, reste à saluer. "Le but de ce scrutin n'est pas d'engager le journal dans le soutien à un candidat, même s'il remporte les <br /> <br /> suffrages les plus nombreux, mais de pratiquer un exercice de transparence que demandent les lecteurs" note la Société des Journalistes du titre. La question qui leur était posée était : "De quel candidat vous sentez-vous le plus proche ?".
D
Contenu ConnexesAfficher la photo <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> A l'occasion de la parution de son livre « La femme qui résiste » (Plon), Anne Lauvergeon dévoile dans une interview à L'Express certaines conversations privées avec le président de la république. Henri Proglio, Alexandre de Juniac en font notamment les frais. Savoureux. <br /> <br /> <br /> <br /> Anne Lauvergeon ne prend pas de gants. Avec une fausse ingénuité, elle raconte dans une interview à L'Express datée du 11 avril, certaines conversations qu'elle aurait eu avec Nicolas Sarkozy. En commençant par un entretien qui aurait eu lieu avant son élection. Début 2007, il m'avait confié qu'il serait élu, qu'il ne ferait qu'un mandat, puis qu'il irait gagner de l'argent chez Bouygues , déclare-t-elle. Avant d'affirmer que Nicolas Sarkozy cherchait encore à vendre des centrales nucléaires à Kadhafi à l'été 2010.<br /> <br /> <br /> <br /> Nous jouions à fronts renversés: moi, qui aurais dû pousser à la vente, je m'y opposais vigoureusement, et l'Etat, censé être plus responsable, soutenait cette folie. Imaginez, si on l'avait fait, de quoi nous aurions l'air maintenant ! La vente de nucléaire s'accompagne de la création d'une autorité de sûreté capable d'arrêter la centrale en cas de problème. Or, dans un tel régime, un président de l'autorité de sûreté qui n'obéit pas est au mieux jeté en prison, au pire exécuté ! Pourtant, quelle insistance ! A l'été 2010, j'ai encore eu, à l'Elysée, une séance à ce sujet avec Claude Guéant et Henri Proglio... , explique-t-elle dans cette interview.<br /> <br /> <br /> <br /> Sarkozy : Juniac ne sera jamais président d'Air FranceL'ex patronne d'Areva revient également sur le moment où Nicolas Sarkozy lui a proposé un ministère après son élection en 2007. Lequel ? Celui que je voulais , lance-t-elle. Mais elle a refusé car Il ne composait pas un gouvernement, il recrutait pour un casting! Je remplissais nombre de cases : femme, monde économique, industrie, international, Mitterrand, moins de 50 ans... et Areva libérée . La conversation la plus savoureuse <br /> <br /> <br /> <br /> Voici le titre de son brulot:Anne Lauvergeon:<br /> <br /> "La femme qui résiste", chez l'éditeur Plon.<br /> <br /> Que les Nègres écrivent donc massivement à<br /> <br /> Madame Lauvergeon,pour la féliciter !!!
POUR UN GABON MEILLEUR!
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