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POUR UN GABON MEILLEUR!
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POUR UN GABON MEILLEUR!
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12 juillet 2012

LES FAUX CAPITAINES D'INDUSTRIE DU CAPITALISME DE COPINAGE DU CLAN BONGO


Henri Claude Oyima tel que décrit par le magazine “Les Afriques” en 2008
Henri Claude Oyima tel que décrit par le journal "Jeune Afrique" en 2010
 
 
Le dictionnaire nous apprend que le terme «capitaine d'industrie" désigne souvent quelqu'un de très travailleur, ingénieux et qui, grâce a ses compétences en affaires, transforme l'ensemble de l'économie d'une région, d’un secteur, d’un pays et même parfois du monde. Ces personnes sont souvent reconnues et félicitées pour leurs compétences. Au Gabon, si l'on devait demander aux médias Bongo qui pourrait être considéré comme un capitaine d'industrie, la réponse probable jusqu'à récemment aurait été: Henri Claude Oyima. Cependant, le journal gabonais "Echos du Nord" vient de publier un dossier révélant qu’Oyima n’était qu’une fraude totale, le pur produit d’un capitalisme de copinage.
 
Nous n'allons pas reproduire ici les articles d’"Echos du Nord", mais rappelerons à nos lecteurs qu’Henri Claude Oyima était à la tête de la BGFI-Bank, une banque créée à l'origine par Elf-Aquitaine et Omar Bongo sous le nom de FIBA, pour siphonner et blanchir l'argent du pétrole et devenir un entonnoir financier pour les politiciens français et la famille Bongo. La FIBA était dirigée par Oyima au moment où elle fut liquidée suite au scandale ELF. Mais peu de temps après, cette banque devait renaître sous un nouveau nom, BGFI et sous la conduite de la même personne, Henri Claude Oyima. Cette banque devint la plus grande banque d’Afrique centrale et fut présentée comme un succès économique incontestable. Mais comme tout ce qui touche à la famille Bongo (Oyima est un membre de la famille), il s'avère que les soi-disant résultats à succès d’Oyima n’étaient que des miroirs aux alouettes. La BGFI-Bank se servant des fonds publics du Trésor Gabonais pour financer des entreprises appartenant à la famille Bongo, dans de nombreux secteurs. Pour Exemple, il a été révélé que la BGFI-Bank octroyait des milliards de francs CFA à des compagnies aériennes appartenant à la famille Bongo (Afrijets, Air Service, etc.), puis ces prêts étaient garantis par le Trésor Gabonais, ce qui signifie que les Bongos ne remboursaient jamais et ensuite pour fermer la boucle, la BGFI-Bank louait leurs avions pour des voyages d’affaires. Voilà, chers amis, une affaire entre connaissances pour ces compagnies aériennes et une illustration classique du capitalisme de copinage.
 
Le capitalisme de copinage a été et continue d'être la pierre angulaire de la politique économique des Bongo. Historiquement, la quasi-totalité des entreprises publiques étaient dirigées par des gens qui étaient des membres de leur famille ou des courtisans. Ces gens n'avaient souvent aucune idée de comment créer et maintenir une entreprise et encore moins une économie. Ils étaient grassement payés à essentiellement ne rien faire et il n'est pas surprenant, qu’ils aient coulé ces entreprises. Air Gabon, l’OCTRA et d'autres ont été ainsi conduites à la faillite. Ce système de capitalisme de copinage est la raison essentielle de l'affaiblissement de la croyance du public gabonais en l'équité du système. Au fil des ans, le capitalisme de copinage est devenu un cancer qui s'est métastasé dans tous les aspects de la société Gabonaise. Henri Claude Oyima est le porte-étendard de ce système. Dans ce système, Omar Bongo et d'autres membres de la hiérarchie du régime usaient et souvent abusaient de leur énorme pouvoir. Ils ont frénétiquement placé leurs enfants et amis à des postes de responsabilité et d'influence dans tous les secteurs de l'économie, sans tenir compte du mérite. Le népotisme est devenu une pratique ubiquitaire au Gabon. Les gens ont commencé à recevoir des promotions sur la base d’affiliations familiales ou politiques. Au lieu de les encourager à étudier, les jeunes ont été invités à "porter les valises" des gens de pouvoir, dans l'espoir de gagner leurs faveurs. Des mères ont commencé à pousser leurs filles dans les bras et les lits des gens riches et puissants, y voyant le seul moyen de promotion sociale. C'est ainsi que les hautes sphères des secteurs publics et privés du Gabon devinrent peuplées par des gens comme Ali Bongo, Pascaline Bongo, Henri Claude Oyima et beaucoup d'autres. Inévitablement, la performance économique du pays a commencé à souffrir et aujourd'hui, personne ne peut croire que le Gabon était le troisième producteur de pétrole en Afrique pendant plus de 40 ans, parce que les résultats sont si catastrophiques.
 
En raison de ce capitalisme de copinage, le processus de sélection des talents de la nation est complètement détruit. Au Gabon, on trouve régulièrement des gens très intelligents employés à des niveaux subalternes alors que des gens médiocres occupent souvent des postes prééminents. La conséquence insidieuse, est qu'une fois ces incompétents dans des positions de pouvoir, ils ont tendance à embaucher des subordonnés ayant des capacités égales ou inférieures aux leurs ; parce que des gens plus doués présenteraient une menace pour eux. Après quelques années, comme vous pouvez l'imaginer, l'économie du pays devient tellement érodée qu'elle ne peut plus être compétitive. Le capitalisme de copinage crée un cercle vicieux. La nation tout entière devient faible. Il suffit de regarder le Gabon; incapable de produire quoi que ce soit. Même l'agriculture, un secteur qui était autrefois très compétitif au moment de l'indépendance, a été décimée par l'incompétence des gouvernants.
 
Mais pendant que les Bongo et leurs obligés détruisaient l'économie gabonaise, on nous a dit que des gens comme Henri Claude Oyima étaient d'excellents gestionnaires. En fait, il a même remporté de nombreuses récompenses de «management », certainement payé rubis sur l’ongle, par lui et sa famille.
 
Ainsi va le système Bongo!
 
Auteur: Charlie M. - Le Gabon énervant
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