MAZ.INFO : André Mba Obame, bonjour ! Vous êtes de retour au pays après plusieurs mois d’absence, un commentaire à chaud, sur l’accueil qui vous a été réservée à l’aéroport de Libreville ?
A.M.O : Vous avez constaté comme moi la marrée humaine qui s’est spontanément constituée, ce qui au passage, n’est pas un fait nouveau. Je ne peux donc que me féliciter et féliciter ce peuple pour cette marque de confiance renouvelée, qui n’encourage, mieux, me booste dans mon ambition légitime de poursuivre mon combat politique. Je rentre au pays avec 50% de mes capacités, au regard de mon état de convalescence, ce, avec bien entendu la certitude de retrouver le reste des 50% restants, dans la détermination du peuple à s’arracher les parcelles de liberté perdues, du fait du pouvoir de l’émergence de favoriser une sorte de submersion socio économique du pays. L’heure est donc plus que jamais à la mobilisation, pour sortir le pays de l’impasse.
MAZ.INFO : Vous rentrez avec dans vos valises, une proposition lisible de sortie d’impasse?
A.M.O : Naturellement, et cette nouvelle approche politique sera progressivement dévoilée au peuple dans nos prochaines sorties. Dans l’immédiat, nous donnons rendez vous au peuple gabonais le 15 août 2012 à 15 heures, au quartier Cocotier à Libreville, en les exhortant à une mobilisation montre de plus de 50 mille personnes. Nous saisirons cette opportunité pour donner des consignes très claires, visant à remettre le pays debout. C’est vrai, ils ont été plusieurs milliers à se mobiliser pour mon retour, mais j’exhorte à davantage de mobilisation à compter du 15 août, et au delà.
MAZ.INFO : Jusqu’ici, rien n’a filtré de votre nouvelle approche ?
A.M.O : Ben ! Ecoutez, une stratégie politique ne se jette pas sur la place publique. Pour l’instant, je peux vous assurez que je rendrais coup pour coup, et que dès maintenant, je m’autorise à sortir mes griffes. J’ai été ministre de l’intérieur dans ce pays, j’ai donc bien de dossiers sous le coude.
Si jusqu’ici je ne m’étais pas montré offensif, c’est parce que l’environnement politique n’était pas favorable, puisque celui qui a placé ‘’les émergents’’ au pouvoir était encore aux affaires – allusion à Nicolas Sarkozy-. C’est vous dire, qu’à l’époque, je ne voulais pas gaspiller mes cartouches.
Mais maintenant que les choses ont changé en France et bougent dans le bon sens dans le reste du monde, comprenez pourquoi je peux à juste titre, me sentir plus que jamais aise à agir, sachant compter également sur mes amis –suivez mon regard-
MAZ.INFO : Agir sous quel label politique, puisque la dissolution de l’Union Nationale reste d’actualité ?
A.M.O : Mais bon Dieu, vous pensez qu’un parti dissout peut faire ce que nous faisons ? Pensez vous qu’un parti dissout peut mobiliser comme nous le faisons ? Dites moi si vous connaissez un seul parti politique au Gabon, qui, à l’heure actuelle, mobilise autant ?
L’opinion le sait, j’étais en Afrique du Sud pour mes soins de santé et la première phase de ma convalescence, là bas, les responsables de ce pays m’ont confié qu’ils ont vécu un cas de figure similaire sous le régime de l’apartheid. Des velléités de mis à mort de l’ANC, qui n’ont heureusement pas eu raison de leur détermination à poursuivre l’animation de cette formation politique, aujourd’hui au pouvoir. Et pour nous encourager, ils ont souhaité que ce qui c’est passé chez eux, arrive aussi chez nous.
Pour ma part, je crois que ce parallélisme ne saurait tarder. Je suis encouragé dans cet optimisme par le refus manifeste de la communauté internationale à désormais réfuter avec la dernière énergie les élections truquées. Nous avons été victimes d’un hold up électoral en 2009, ça ne se répétera plus.
MAZ.INFO : La convocation d’une conférence nationale souveraine, émise par les hiérarques de l’Union Nationale est rejetée par le pouvoir, selon une déclaration du porte parole de la présidence de la république, Alain Claude Billie Bi Nze !
A.M.O : Nous pensons que face à la crise aigue que traverse notre pays, la convocation de cette conférence nationale souveraine s’impose, pour éviter à notre pays un bain de sang. Le peuple gabonais est un peuple qui cultive la vertu du dialogue, et il est important que nous nous parlions au nom des intérêts supérieurs du pays.
Vous ne parliez à l’instant de Billie Bi Nze, mais au fait, qui est-il ? Aux dernières nouvelles je savais qu’il était emprisonné au gros bouquet – nom de la prison centrale de Libreville- pour émission de chèque sans provisions. Pensez vous que dans un pays normal l’on peut confier pareilles responsabilités à un tel individu, qui, étudiant, avait frappé sur son recteur avant de le déshabiller publiquement ! Non, même si le pays est parterre, évitons quant même certaines erreurs.
MAZ.INFO : Votre mot de fin !
A.M.O : Je donne deux semaines à Maixant Accrombessi pour quitter le pays – Le directeur de cabinet du président de la république, d’origine béninoise et qui vient fraîchement d’acquérir la nationalité gabonaise-. Ce n’est pas normal que quelqu’un de ce type s’arroge le droit de mépris outrancier et d’injures constants à l’encontre des gabonais dans leur propre pays. Dans tous les cas, s’il ne part pas d’ici là, je prendrais mes responsabilités.
MAZ.INFO : Le site d’information, www.mazleck.info vous remercie
A.M.O : C’est nous, l’Union Nationale et moi, qui vous remercions.
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