Nous savions déjà que Sylvia Bongo avait un penchant pour les produits de luxe comme cela avait été révélé il y a quelques temps dans la presse française disant qu'elle était coutumière de folles dépenses à la Place Vendôme à Paris où en une occasion, elle aurait soufflé un maigre million d'euros en environ une heure sur des vêtements et des bijoux; dépenses qu'elle aurait mises sur sa carte American Express Centurion, une carte connue comme symbole de statut social pour les rappeurs millionnaires, les sportifs et toutes sortes de «nouveaux riches». Par ailleurs, pour obtenir cette carte, il faut disposer d'un avoir net d'au moins 20 millions de dollars, payer un droit d'entrée de 7500 $, plus une cotisation annuelle de 2500 $. Comme American Express l'annonce dans ses publicités, être membre a ses privilèges!
Lorsqu'on interrogé sur les dépenses de sa femme par le journaliste Alain Foka de France 24 lors d'un entretien au palais présidentiel de Libreville, Ali Bongo n'eut rien de mieux à dire que de presque se vanter que sa femme avait le droit d'acheter tout ce qui lui plaisait, parce que ni lui, ni sa femme ne découvraient l'argent. Il dit que ça faisait un moment déjà qu'ils avaient de l'argent. Alors ce blog suppose que pour Ali Bongo, quand les gens ont de l'argent, ils peuvent le claquer avec ostentation alors même que les populations du pays qu'ils président et pillent sont de plus en plus pauvres.
Un récent article de l'hebdomadaire Le Temps, parle de sulfureux affairistes qui seraient en interaction avec Sylvia Bongo à travers sa fondation caritative, La Fondation Sylvia Bongo. Le journal Le Temps a publié les emails envoyés par un individu nommé Carlos Ramjanali représentant une société chinoise appelée CRBC. C'est au nom de cette société que Carlos Ramjanali a informé les représentants de Sylvia Bongo à sa fondation que le CRBC désirait contribuer à la fondation, et comme geste de bonne volonté, Carlos Ramjanali allait présenter à Sylvia Bongo un cadeau coûteux d'une montre Chopard en or et diamants. Ce blog s'est renseigné et a trouvée que la moins chère des montres Chopard en or et diamants coûtait environ 30000 $. La question est de savoir pourquoi quelqu'un voudrait soutenir une fondation de bienfaisance en offrant une montre de valeur à sa fondatrice? Depuis quand les articles de luxe constituent des dons normaux pour aider les pauvres et les nécessiteux?
Chers lecteurs, la réalité est que la CRBC ou China Road and Bridge Corporation a voulu contribuer à la fondation Sylvia Bongo afin d'avoir des contrats de construction de routes au Gabon. Voilà comment on fait des affaires au Gabon et comment les contrats sont attribués. Les gens d'affaires louches ont compris qu'Ali Bongo, sa femme, sa famille et ses amis ont un faible pour le dispendieux et c'est un bon investissement pour ces entreprises d'offrir à Sylvia Bongo une montre de luxe et obtenir des contrats secrets en retour valant des dizaines de millions de dollars.
Voila la petite comédie que joue Sylvia Bongo avec sa fondation. Aller visiter l'Hôpital Général de Libreville et pleurer à chaudes larmes sur son perron parce que les femmes y donnent naissance à même le sol sale; puis pour se consoler saute dans un avion et va sur la Cinquième Avenue à New York, la Place Vendôme à Paris ou à Londres chez Harrods, faire des folies en Louis Vuitton, Armani, Van Cleef and Arpels etc., tandis que le peuple gabonais continuer à vivre et mourir dans la pauvreté. Sylvia Bongo aime son bling et il semble que les gens qui veulent avoir des contrats au Gabon sont conscients de cela et prêts à lui en offrir pour se voir ouvrir les portes du Trésor gabonais.
Ainsi va la charité au Gabon sous la direction de la dame de cœur, Sylvia Bongo.
Source: Charlie M. - Le Gabon énervant

