Un peu plus de deux milliards de francs CFA (4,5 millions de dollars) ! C'est la somme qu'Ali Bongo aurait remise à l'ambassadeur des USA, Eric Benjaminson pour la promotion de son image aux États-Unis et, sans doute, pour... services rendus.
L'opération se serait effectuée il y a une dizaine de jours à la Pointe-Denis, loin des regards indiscrets. La zone avait été préalablement bouclée en raison de la présence du raïs qui, selon le protocole d'État, devait y passer la nuit. Mais, en réalité, les deux hommes avaient regagné Libreville tard dans la nuit après la transaction.
Acculé à la fois par l'affaire dite des biens mal acquis, par l'opposant André Mba Obame et par la société civile, ne bénéficiant d'aucun soutien, ni auprès des populations, ni auprès des nouvelles autorités françaises, le pouvoir gabonais croit pouvoir sortir de son isolement en se tournant résolument du côté des États-Unis. Eric Benjaminson, déjà à la manœuvre sur le dossier de l'université d'Oregon à qui Ali Bongo a fait don de 9 milliards de francs CFA, a, ces temps derniers, outrepassé les limites dévolues à un ambassadeur en poste en s'immisçant de manière partisane et éhontée dans le débat politique national.
Cet ambassadeur d’un type particulier a, entre autres, fait pression pour que l’opposition gabonaise pactise avec le régime criminel et antidémocratique d’Ali Bongo. Zacharie Myboto, le président de l'Union Nationale, n'a pas raté l’occasion pour lui rappeler ses missions et la nécessité pour un citoyen américain, pays de grande démocratie, de défendre les valeurs de liberté. Mais c’est bien connu : l’argent a, chez certains individus, la faculté de faire oublier les principes moraux les plus élémentaires.
Par définition, les sommes reçues en espèces ne laissent pas de traces. Pour autant, le très achetable diplomate américain aurait tort de se réjouir trop tôt, car les organismes chargés de traquer l’argent sale pourraient, dans un avenir plus ou moins lointain, détecter des mouvements financiers louches sur les comptes de Benjaminson ou de ses proches. A moins que « S.E.M. l’ambassadeur » ne décide de planquer ses dollars dans une banque de Gibraltar, ce paradis fiscal où est domiciliée la désormais célèbre société Ship’Omar, propriété d’un certain…Ali Ben Bongo. La diplomatie américaine appréciera.
Auteur: Titus Mambende
Source : grigriinternational
L'opération se serait effectuée il y a une dizaine de jours à la Pointe-Denis, loin des regards indiscrets. La zone avait été préalablement bouclée en raison de la présence du raïs qui, selon le protocole d'État, devait y passer la nuit. Mais, en réalité, les deux hommes avaient regagné Libreville tard dans la nuit après la transaction.
Acculé à la fois par l'affaire dite des biens mal acquis, par l'opposant André Mba Obame et par la société civile, ne bénéficiant d'aucun soutien, ni auprès des populations, ni auprès des nouvelles autorités françaises, le pouvoir gabonais croit pouvoir sortir de son isolement en se tournant résolument du côté des États-Unis. Eric Benjaminson, déjà à la manœuvre sur le dossier de l'université d'Oregon à qui Ali Bongo a fait don de 9 milliards de francs CFA, a, ces temps derniers, outrepassé les limites dévolues à un ambassadeur en poste en s'immisçant de manière partisane et éhontée dans le débat politique national.
Cet ambassadeur d’un type particulier a, entre autres, fait pression pour que l’opposition gabonaise pactise avec le régime criminel et antidémocratique d’Ali Bongo. Zacharie Myboto, le président de l'Union Nationale, n'a pas raté l’occasion pour lui rappeler ses missions et la nécessité pour un citoyen américain, pays de grande démocratie, de défendre les valeurs de liberté. Mais c’est bien connu : l’argent a, chez certains individus, la faculté de faire oublier les principes moraux les plus élémentaires.
Par définition, les sommes reçues en espèces ne laissent pas de traces. Pour autant, le très achetable diplomate américain aurait tort de se réjouir trop tôt, car les organismes chargés de traquer l’argent sale pourraient, dans un avenir plus ou moins lointain, détecter des mouvements financiers louches sur les comptes de Benjaminson ou de ses proches. A moins que « S.E.M. l’ambassadeur » ne décide de planquer ses dollars dans une banque de Gibraltar, ce paradis fiscal où est domiciliée la désormais célèbre société Ship’Omar, propriété d’un certain…Ali Ben Bongo. La diplomatie américaine appréciera.
Auteur: Titus Mambende
Source : grigriinternational
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