Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
POUR UN GABON MEILLEUR!
Publicité
POUR UN GABON MEILLEUR!
Archives
Derniers commentaires
3 mars 2013

Gratitude ou Fétichisme ? Ali Bongo Déterre le corps de son père !

 « Ali Bongo est venu prendre le corps de son père pour aller donner au vaudou »
Gratitude ou Fétichisme ? Ali Bongo Déterre le corps de son père !
Gratitude ou Fétichisme ?
Ali Bongo Déterre le corps de son père! 

La dépouille de feu le Président Omar Bongo repose-t-elle encore à Bongoville, ou aurait-elle subrepticement été emportée à Libreville ou au Benin, sous prétexte de réhabilitation du mausolée ? Difficile d’y répondre avec précision, tant il ne nous a pas été possible de vérifier la présence du corps dans l’un et l’autre des caveaux. Néanmoins, tout Franceville ne bruit que de cela : « Ali Bongo est venu prendre le corps de son père pour aller donner au vaudou »

Il Y a quelques semaines, Ali Bongo s’est soudainement rendu compte que « son » père, feu le Président Omar Bongo Ondimba, n’était pas à l’aise dans l’espece de « poulailler » qui abrite son mausolée. Et décide, sans se concerter avec la famille ou les Gabonais (Omar étant devenu un patrimoine national), d’ériger un mausolée digne de lui. Comme Omar lui-même le fit de son prédécesseur. Il a donc fait déterrer le corps et l’aurait fait ensevelir environ cent mètre plus loin, le temps d’achever le « travail » (au propre comme au figuré). Le conditionnel est important ici, car a Franceville, beaucoup affirment avec certitude que le corps aurait été embarque dans un avion militaire pour Libreville. Qu’importe !

Mais pouvait-on imaginer Jean Eyeghe Ndong, sous prétexte d’offrir à son oncle feu le président Léon Mba, une dernière demeure digne de ce qu’il fut, aller déterrer son corps ? Mais Ali Bongo l’a fait. Sans avoir peur du qu’en dira-t-on.
Selon les témoignages recueillis sur place, si l’initiative est à saluer, un sérieux doute plane le mobil avancé entre l’enterrement et le moment choisi pour le faire. D’autant que ce n’est ni en 2012 ou en 2011 qu’y git Omar. Qu’a-t-il attendu depuis 2008 pour le faire et avait-il besoin de faire déterrer le corps, car « on a bien refait le mausolée Léon Mba sans qu’on fut oblige de le déranger dans son sommeil » s’est enflamme un membre de la famille qui a requis l’anonymat. Se sont ensuivis le doute et les interprétations.

Croire ou ne pas croire. Le pouvoir étant toujours lié à la puissance que doit conférer le fétiche, l’Africain recourt toujours aux sacrifices humains pour assoir son pouvoir, se blinder et bétonner le poste. Mais on ne « prend » pas n’importe qui. Les gens puissants et forts spirituellement sont les plus prises. Selon la tradition africaine, un patriarche ne meurt pas hors de chez lui. Si cela arrivait, il apparaitra en songe à quelqu’un, le plus souvent à celui à qui il a décidé de léguer ses « choses », pour lui demander d’aller le chercher. En fait, ce n’est plus son corps, mais son esprit. S’agissant d’Omar Bongo Ondimba, si son corps a bien été rapatrie à Libreville, « son esprit, en revanche, serait reste à Barcelone et la bataille que vous voyez entre Ali et Mba Obame, c’est que ce dernier a court-circuite son frère en allant prendre l’esprit de Bongo lorsqu’il avait été autorisé à aller se recueillir dans la chambre ou Omar est mort »

Et notre interlocuteur de conclure, l’air sérieux et grave : « C’est Mba Obame qui a le vrai pouvoir » Il argumente : « Regardez vous-même ce qui se passe. Malgré de nombreuses initiatives dont toutes ne sont quand même pas mauvaises, malgré quelques chantiers, Ali est de plus en plus vomi par les populations. C’est que son pouvoir n’a pas de fondation. Il flotte. » (Sic)

Ce serait donc conscient de cette réalité qu’Ali Bongo aurait décidé de se refugier dans la Franc maçonnerie ; puis, sous couvert d’un conseil des ministres délocalisé, il est parti se protéger chez les Tsogho d’Ikobey, avant de jeter son dévolu sur le vaudou. Croyant qu’il avait ainsi réussi à donner l’assise qui manquait à son pouvoir. Surtout qu’au cours d’une cérémonie dans un temple tenu par une dame, à Cotonou, on lui a fait gober que grâce au vaudou, son mal qui le faisait boiter du pied gauche est guéri, qu’il avait échappé à un accident d’avion a Oyem, et a un fétiche sur son fauteuil le jour où il s’était adresse au Parlement réuni en congrès.

Accro au fétiche et n’ayant pas confiance en son Etoile, il a commencé à se vanter urbi et orbi d’être blinde, car protégé par un « gilet mystique ». Seulement, ni la maçonnerie, ni les Tsogho, ni le vaudou etc. Ne l’ont aidé à conquérir le cœur des Gabonais. Or c’est l’amour du peuple, de son peuple qui est le vrai pouvoir. Il a beau se coltiner depuis trois ans, ce « pouvoir-la » lui fait défaut. D’ailleurs, selon nos sources, partout où il s’est fait consulter, on lui a toujours dit qu’il forçait : « Ce n’est pas ton fauteuil, ton père ne t’a pas donné. » Meurtri, Ali boude Omar.

C’est pourquoi, il n’a jamais assiste aux anniversaires de son décès. Tous les 8 Juin, il est toujours parti. A défaut donc de « prendre » son père pour asseoir son pouvoir et essayer d’avoir la même longévité que lui, quel ange a donc conseille Ali Bongo pour que, presque cinq ans jour pour jour après le décès de « son » père, il démange soudain de lui donner une dernière demeure digne de ce qu’il fut ?
Auteur: Chris Moukétou Moukétou - Ezombolo - numéro 38 du lundi 25 février 2013.
Publicité
Commentaires
POUR UN GABON MEILLEUR!
Publicité
Publicité
Publicité