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POUR UN GABON MEILLEUR!
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POUR UN GABON MEILLEUR!
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12 mai 2013

BRAVO AU PR G. BIYOGO. C'EST CELA QUE L'ON DEMANDE AUX INTELLECTUELS GABONAIS, DÉNONCER LA DICTATURE CANNIBALE D' A. BONGO 9%

Gabon: arrestation arbitraire des membres de la Société Civile Gabonais - réaction du Pr G. BIYOGO

  

J'en suis encore à me demander s'il s'agit de l'Universitaire Auguste Eyéné, le Directeur par intérim de l'Institut Cheikh Anta Diop que j'ai créé au Gabon. Docteur en philosophie et Docteur en science de la Communication, enseignant à Normale Sup, dont on aurait réprimé la marche en l'arrêtant. Il se serait levé pour protester contre la dérive sauvage de la Criminalité au Gabon.

Cet Acte le grandit, à l'inverse de forces universitaires petitement terrés dans leurs trous ataviques et lâches. Je  saluerais le courage et la hauteur de sa conscience révolutionnaire. Car il ferait honneur à la grande tradition de Résistance à laquelle s'attache notre institut de recherche. J'appelle à sa libération immédiate et sans condition, ainsi qu'à celle de tous ceux qui, par-delà toute forme de démagogie, ont tenu à exprimer leur protestation. Pour le reste, j'ai cru lire du Docteur Bruno Ben Moubamba l'alerte selon laquelle la Marche de protestation contre les Crimes Rituels avait été prohibée par l'Etat et la nécessité de garder Raison. Même dans cette hypothèse pour le moins maximaliste, il est certain qu'il y a une confusion indescriptible dans les procédures. Le Ministère de l'Intérieur peut, pour garantir l'ordre public, pour anticiper sur des troubles incontrôlables, et la sécurité des usagers en effet interdire une Manifestation. Mais dans le cas d'espèce, notons que la Criminalité inférée s'accroît à des proportions qui   déstabilisent la sécurité de la Société Civile, que les ONG, les partis politiques d'opposition, autant que l'International ont    déjà protesté sans résultat plausible, et que la Marche interdite a été expressément appelée sous le signe du pacifisme... Ainsi donc, en dépit du pouvoir discrétionnaire dont disposeraient "de jure" certains élus, l'on n'a pas le Droit de refuser au PEUPLE SOU-VERAIN de protester contre cela qui lui apparaît comme une Menace grandissante et une défaillance de la sécurité publique. Or, que je sache, en matière d'équipement, d'investigation, de formation, le Gabon dispose des unités de défense, de police, de Gendarmerie, d'ingérence et de de contre-ingérence les plus outillées de la Sous-Région. Et l'on ne peut à la fois tolérer la poursuite d'une telle Criminalité répressive et en même temps interdire de la contester. Face à ce double échec, il convient de revisiter les Abécédaires du Droit civil et de la Constitution de la République... Cette FAUTE est la troisième lourde et Grave que commet le pouvoir au Gabon. La gravité de la situation m'oblige à élucider ce TRIPLE Déni de Droit et violation Constitutionnelle.

Acte I : En 2009, il usurpe l'exercice de la souveraineté à l'opposition, et interdit à cette même opposition de contester ladite usurpation. Cela s'est terminé comme chacun sait : agressions indues sur des leaders officiels, interdiction de partis, arrestations, assassinats monstrueux à Port-Gentil... Suppressions anarchiques de salaires... Lorsque le contentieux lui, était non seulement fondé en droit, puisque l'élection du pouvoir actuel est indue au Gabon, et qu'aucune négociation de type républicain n'était envisagée. 

Acte II : les étudiants ne perçoivent jamais à temps leurs Bourses supposées programmées dans la Loi des Finances, dans le Budget de la République. Là aussi, s'ils en viennent à protester, on les embastille. On prend des mesures arbitraires, et dans le désordre, on use de suppressions arbitraires, puis l'on croit dire Droit de la sorte !

Acte III : Le constat général, jusque et y compris par le pouvoir Exécutif lui-même, autant que par le Président de la République, est que : la Criminalité anarchique a atteint un point de non-Retour au Gabon. A s'en indigner, à y protester : on embastille ! S je puis me permettre, il y a là trois fautes lourdes : Détournement de souveraineté (I), Fonctionnement anarchique de la gestion des Bourses dans un cadre rigoureusement réglementé et normatif (II), et enfin pour ce qui me fait réagir directement, Atermoiement et mésusages du caractère inconditionnel du Droit de grève. Dans les trois cas, l'usage des Forces de l'Ordre pour Réprimer a été une FAUTE LOURDE; L'on confond le fait d'encadrer, et celui de réprimer, entre le fait de canaliser et celui de brutaliser le peuple souverain. Dans les trois cas, on en arrive à la même conclusion terrible : la mésintelligence du principe de souveraineté en République. Même le pouvoir discrétionnaire d'un Chef d'Etat ne lui donne pas le Droit de bâillonner le peuple souverain, de heurter l'inconditionnalité de la revendication populaire, lorsque de surcroît, celle-ci, est légitime. En définitive, face au Hold-up up électoral, aux Incongruités de gestion des Bourses pour ne parler que d'elles ce soir, ou à la répression sur le Droit de Grève, le pouvoir en exercice a souvent apporté une Réponse fort antidémocratique et policière : l'embastillement, et la brutalisation des leaders et des Citoyens parfaitement dans leurs Droits... 

Je pense que lorsqu'on est ainsi pris à défaut, lorsqu'on est pris de la sorte en flagrant délit de répression répétitive et de violence policière, l'on ne fait que noyer les problèmes, on évite de les traiter. Il y a Déficit ici, sur la gestion des crises électorales, des Fonds publics, et de la Sécurité Publique. L'on ne peut continuer de se cacher en usant de violences policières. Il importe d'apporter des Réponses responsables et constitutionnelles à ces échecs répétés, soit en gageant la compétence là où l'incompétence fait encore Loi, car l'incompétence les explique en partie. Soit on redistribue la rente pétrolière et minière, car c'est la Mal-distribution qui   explique en partie les Crimes rituels considérés comme exutoire pour maintenir des postes à salaires élevés... Ou alors on change de baromètre et d'échelle de valeurs, car la société du crime et de la Répression policière est inadaptée et contradictoire au projet d'émergence économique. Ce projet suppose une société transparente, compétitive, rationnelle, où le système favorise l'effort, l'égalité de formation et de rémunération... J'attends la libération sans condition des grévistes honorables qui ont eu le mérite de pointer le scandale de l'impunité du système à l'égard de la criminalité et de ses instigateurs.

Auteur: Pr Grégoire BIYOGO, Paris France.

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Commentaires
M
Merci pour le document !<br /> <br /> Comme le dit chez les blancs, les intellectuels sont capables de ramener de l'ordre dans un pays en montant au créneau sur certains points.<br /> <br /> BIYOGO est parmi d'entre eux. Au Gabon, certains se plaisent dans la léthargie en réagissant pas aux maux qui minent la société gabonaise depuis 2009.<br /> <br /> Tant mieux pour eux s'ils acquiescent cela, mais le temps les rattrapera/
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