BRAVO! LE GABON DOIT REDEVENIR UN PAYS NORMAL SUR TOUS LES PLANS CE, POUR LE SALUT DE SON DÉVELOPPEMENT
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| Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le ministre délégué à la Fonction publique, Raphaël Ngazouzé, cité dans une affaire d’assassinat d’un ressortissant camerounais à Ndjolé en janvier dernier, a été entendu mardi à son domicile privé par des représentants de la justice, une grande première dans le pays, selon Gabon Télévision. | ||
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Le ministre dans une chemise blanche aux manches longues s’est expliqué devant le président du Tribunal de Libreville, le procureur adjoint et d’autres membres de la magistrature sur les accusations dont il fait l’objet. Les présumés meurtriers le 21 janvier dernier du transporteur routier camerounais, Amadou Yogno, 47 ans ont cité le ministre Ngazouzé comme le commanditaire de ce crime pour des fins fétichistes. L’assassinat a ému les gabonais, la dépouille ayant été découverte dans un ravin à 15 km de Ndjolé complètement dépiécée. Les présumés meurtriers le 21 janvier dernier du transporteur routier camerounais, Amadou Yogno, 47 ans ont cité le ministre Ngazouzé comme le commanditaire de ce crime pour des fins fétichistes. L’assassinat a ému les gabonais, la dépouille ayant été découverte dans un ravin à 15 km de Ndjolé complètement dépiécée. Le véhicule de la victime a été retrouvé auprès d’un proche des présumés assassins. La presse locale a évoqué l’implication de nombreuses personnalités de ce crime. Le ministre Ngazouzé est le premier à être entendu par la justice. D’autres personnalités pour subir le même interrogatoire. « Cela ne veut pas dire que le ministre est coupable », a insisté sur le plateau de la télévision nationale, un conseiller juridique du ministre de la Justice. La Télévision nationale a diffusé les images muettes de cette audience qui ressemblait à une messe de requiem. L’audition du ministre Ngazouzé, semble être un nouveau tournant dans l’affaire dite des crimes rituels ou des crimes de sang au Gabon. Samedi dernier, le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a affirmé que la justice sera impitoyable. Selon lui, finie l’époque où la justice se montrait intraitable avec les pauvres et clémente avec les riches. Le numéro un gabonais s’exprimait à l’issue de la grande marche contre les crimes rituels patronnée par son épouse Sylvia Bongo Ondimba. Durant la marche, des parents du camerounais ont brandi les horribles photos de sa dépouille. Ils réclamaient justice « pour Amadou Yogno ». Les crimes de sang ou crimes rituels sont devenus un véritable phénomène social au Gabon. Plus de 100 crimes sont perpétrés chaque année dans le pays, selon l’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR) créée en 2005. Tous ces crimes sont restés impunis. |
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Auteur: Antoine Relaxe |
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