Ps : En ce jour d'aujourdìui ( jeudi 17/09/2013) notre illustre citoyen disparu devrait célébrer son anniversaire.
Montage vidéo :
- N'toum http://www.youtube.com/watch?v=Ukxi74rSMfM&feature=youtu.be
- Afrika http://www.youtube.com/watch?v=KeaF135B1jU
- N'guié http://www.youtube.com/watch?v=1sVNPu7OENI
Pierre Claver Zeng Ebome est né le 19 septembre 1953 à Ekouasse situé au sein du grand regroupement de villages Nkol’Abona dans le canton Ellelem dans le département du Woleu-Ntem au nord du Gabon. Fils de Ebome Mbwa Mekina Moïse mort en 1976, Pierre Claver est issu d’une nombreuse famille ancrée dans la pure tradition fang. Le père est un artiste modeste qui touche à de nombreux instruments de musique. Il semble qu’il soit à l’origine de l’intérêt que Pierre Claver a eu toute sa vie pour la Musique mais aussi pour la langue fang qui est d’une richesse incommensurable.
La mère, elle, danse le megane. Cette richesse, il va l’exploiter dès qu’il va se découvrir un véritable talent artistique. Pierre Claver fait ses études primaires à Nkol’Abona, puis au collège moderne d’Oyem où il obtient son BEPC. Il s’envole pour Libreville et étudie au Lycée Technique d’Owendo (CAPO) où il décroche son Baccalauréat en 1975. Il entre ensuite à l’Université de Libreville pour y étudier le droit. Malgré quelques obstacles rencontrés à cause de son engagement de plus en plus avéré dans la musique en faveur de la démocratie, il arrive à sortir de cette université diplômé. Il étudie ensuite à l’École du Trésor de Paris (Marne-la-vallée) pour en sortir inspecteur central du trésor. Cela le conduit à une carrière au sein du Trésor public gabonais. Pierre Claver est resté marié toute sa vie à une seule femme pour laquelle il d’ailleurs chanté.
Il a épousé au début des années 1980 Marie-Constance Zeng. Il a laissé une nombreuse progéniture. Pour tous les enfants, les vacances au village étaient de rigueur. Il n’y a évidemment pas meilleure moule pour connaître et comprendre la tradition et la langue que le village. Pierre Claver Zeng est mort brutalement le 19 mai 2010 à Paris. Comme un héros national il a été accueilli par plusieurs milliers de personnes. Le cortège a fait le tour de la capitale avant d’être exposé au gymnase Omar Bongo pendant toute une nuit. Les artistes ont écrit deux chansons hommages et ses obsèques à Oyem ont suscité une vive émotion. A l’enterrement, le mot de circonstance de Jean-Marc Ekoh a été le plus émouvant : « Ton départ est une mort pour nous tous ».
Ce décès reste entouré de mystère. L’on a évoqué la thèse d’un empoisonnement, celle d’une opération ratée à l’Hôpital des armées de Libreville et celle d’un sacrifice rituel pour fortifier spirituellement le nouveau parti UN. Mais certains sont restés lucides évoquant les textes Awu (la mort) et Mekang (je m’en vais) dans lesquels PCZ tutoie la mort et dit la craindre parce qu’elle est imprévisible. Dans Ma koan (je suis malade) il dit souffrir d’une maladie qui n’a pas de remède et qui va le conduire à la mort après avoir bien souffert. Beaucoup en ont donc déduit que l’homme était averti sur son sort depuis toujours et qu’il partirait après avoir accompli sa mission qui pour tous se résume en la formation de l’UN et au rassemblement autour de sa personne de la population fang prête à rester elle-même face aux menaces de l’Histoire.
L’œuvre culturelle :
La production musicale de Pierre Claver Zeng tient de ce qu’il a reçu et appris de la tradition fang. Certes, comme de nombreux jeunes gens de sa génération, il n’est pas resté au village très longtemps et donc n’a pas particulièrement vécu au contact de certaines pratiques, mais sa capacité à donner un sens et une valeur aux instruments de musique et au rythme fang étonnent.
A ceux qui pensent qu’il a peut-être acquis la connaissance de la langue fang sous forme d’initiation, il répond que « cela n’a aucun fondement ». Mais il s’intéresse à cette langue qui offre tellement de possibilités en termes de rhétorique. Pierre Claver commence réellement sa carrière au Lycée Technique Omar Bongo d’Owendo où il chante notamment Zok, forme de caricature de la dictature incarnée par Omar Bongo à l’époque. Ce qu’il développe dès lors dans sa musique va bien au-delà de toute volonté de moderniser les rythmes fang.
Il s’inspire des sonorités, des mœurs, des traditions, de l’Histoire ou de la cosmogonie et s’affiche aussitôt comme un héritier de la longue tradition de poètes-chanteurs incarnés toujours par les conteurs de Mvett . L’on a souvent perçu Pierre Claver Zeng comme l’héritier de trois principaux conteurs de Mvett : Mvom’Eko connu pour sa capacité à donner à l’instrument le son qu’il voulait, Edou Adè pour son intérêt pour la chant et Zué Nguema pour sa connaissance cosmogonique et qui est aujourd’hui considéré comme le seul grand maître de Mvett au Gabon.
Il y a dans son expression musicale, la volonté d’approfondir un héritage linguistique vieux de plusieurs millénaires, la volonté de communiquer et la volonté de rendre compte de la culture acquise. Marc Mvé Bekalé parle du chant de Zeng Ebome comme d’un voyage initiatique. Dans sa musique, il y a rarement fang qui ne s’y reconnaît pas. Les anciens ont vu en lui le symbole d’une culture qui tente d’échapper à la mort ; les jeunes ont vu en lui l’image de l’homme fang.
Les chansons de cet artiste sont « tantôt construits comme une épopée guerrière, tantôt comme une fable mettant en scène des personnages menacés par des créatures étranges » . On y retrouve l’art incantatoire et invocatoire des rites secrets fang. Les proverbes, les mots d’esprit ou les mythes sont énoncés tour à tour avec quelques fois un humour et d’autres fois une colère qui traduisent finalement le caractère engagé de cette musique.
Il a certainement abordé tous les thèmes : la reconstruction de la mémoire fang, la rencontre des peuples, la dictature, la mort, la richesse de la tradition, l’immigration, le tribalisme, le pillage des richesses ou encore l’amour. En tout, Zeng appelle toujours à une révolte intérieure. Il invite sans cesse l’homme à la fierté de ce qu’il est et donc à renoncer à ce qui semble lui être imposé.
Il écrit notamment dans Ma mien (moi-même) « je ne suis pas de ceux qui se laissent faire car mon père me l’a répété : je suis un homme ». On dira clairement avec Marc Mvé : « la poésie de Zeng exalte, euphorise, se situant parfois comme sa propre finalité, comme un instrument dont les contours restent toujours à découvrir ».
Les productions de Pierre Claver Zeng sont nombreuses : un 45 tours intitulé Zok, puis plusieurs 33 tours chez Bia production avec souvent les voix de Capistran Ndong, et Chantal’Ô. Mais aussi le soutien de Georges Seba. - Premier album en 1975: 8 titres : Ma mién ; Mvon Ebulu ; Massa ; Essigan ; Edzima ; Meke ; l’exil ; Endele - Deuxième album en 1977: 6 titres : Opwa ; Aba ; Afrika ; Moan Essoga ; Nguié ; Megnu ; - Troisième album 1978: 8 titres : Essap ; Messo’o ; Emoan’nane : Otiti wam ; melo ma wok ya ; Nkoum’ékiègn ; Assoum ; le Damné. - Quatrième album 1980: 8 titres : Eya Moan ; Vivre à moitié ; Bidza bi nem ; Ma koan ;Nkoule ; Séparation ; Bi za ; reste dans mes bras - Cinquième album 1983: 6 titres : Mekang ; Endele ; Eyala ; moan ; El dorado ; Ening dzam. - Sixième album 1987: 6 titres : Ekang ye ngom ; Bibulu ; Moan angone ; désolé ; Mvéré ; Edzima - Septième album 2005: 8 titres : Ntoum ; Awu ; Nsili ; Mvon ebulu ; ma dzing wa ; Mimbang mi si ; Mevo ;
L’œuvre politique:
.
La Conférence Nationale du Gabon en 1990 impose à tous les intellectuels gabonais de s’engager dans la vie politique pour résoudre les problèmes qu’ils avaient longtemps dénoncé pendant le temps du Parti Unique. Le système PDG ébranlé par des mouvements sociaux (grève des étudiants de l’Université et des enseignants de l’éducation nationale) et politiques (l’activisme depuis plus d’une décennie du MORENA et autres) doit laisser le champ libre aux libertés individuelles et collectives. Le vent de l’est et le discours de François Mitterrand à la baule ont fini par avoir raison de la dictature au Gabon.
Dès lors il est tout à fait évident qu’un jeune intellectuel tel que P.C. Zeng qui a combattu le régime au travers de sa musique s’engage dans les débats. Il s’engage dans le Parti social Gabonais et participe dès lors à toutes les campagnes politiques. Il rentre dans le premier gouvernement de Casimir Oyé Mba et est exclu de son parti. Il fonde alors le Mouvement Africain pour le Développement. Il est élu plusieurs fois député du canton Ellelem dans le Woleu-Ntem. Et il reste 10 ans au gouvernement. Il est notamment passé par La Fonction Publique. Il soutient par la suite Omar Bongo aux présidentielles de 1998 et de 2005.
Cet engagement aux côtés de Bongo étonne certains mais il est pourtant logique puisque PC Zeng n’a jamais considéré la politique comme une guerre interminable mais bien comme une sorte de jeu au sein d’un grand village où tout doit être fait pour le bien des populations. Il est nommé à la tête du Conseil National pour la Démocratie né des accords de Paris. En 2009, au lendemain du décès d’Omar Bongo, il soutient Casimir Oyé Mba à la présidentielle d’août 2009.
Il milite ensuite dès septembre de la même année pour la formation d’un grand parti capable de rivaliser et même de battre le parti au pouvoir depuis 1968 : le PDG. Il est en février 2010 l’un des fondateurs de l’Union nationale qui est le fait de la fusion entre son parti le MAD, l’UGDD de Myboto et le RGP de Gérard Ella Nguema.
Il est nommé vice-président de ce parti aux côtés de Oyé Mba, Jean Eyeghe Ndong, Bruno Ben Moubamba et Jean Ntoutoume Ngoua. Sa mort a été perçue comme un élément de fragilisation du parti.
l’Héritage :
L’héritage de PCZ est double : culturel et politique. Culturel en ce que ses textes sont les seuls textes poétiques de la langue fang écrits et capables d’être véritablement perpétués puisque d’autres grands poètes-chanteurs ou conteurs de Mvett avant lui ne savaient pas écrire et n’avaient pas pu, pour l’essentiel, mettre leurs œuvres sur bandes audio.
De nombreux artistes se sont inspiré de lui tels que André Pépé Nzé et Alexis Abessolo. Héritage culturel aussi en ce que la mort de PCZ a suscité la formation d’une grande association culturelle appelée Odzanboga qui a l’ambition de réunir tous les fang du monde en vue de créer des entreprises, de reconstruire la mémoire fang, de sauvegarder la langue de ce peuple et de favoriser l’éclosion d’une nouvelle élite culturelle et politique.
Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Claver_Zeng
Infos évènement : https://www.facebook.com/events/709449239081578/?fref=ts
Montage vidéo :
- N'toum http://www.youtube.com/watch?v=Ukxi74rSMfM&feature=youtu.be
- Afrika http://www.youtube.com/watch?v=KeaF135B1jU
- N'guié http://www.youtube.com/watch?v=1sVNPu7OENI
Pierre Claver Zeng Ebome est né le 19 septembre 1953 à Ekouasse situé au sein du grand regroupement de villages Nkol’Abona dans le canton Ellelem dans le département du Woleu-Ntem au nord du Gabon. Fils de Ebome Mbwa Mekina Moïse mort en 1976, Pierre Claver est issu d’une nombreuse famille ancrée dans la pure tradition fang. Le père est un artiste modeste qui touche à de nombreux instruments de musique. Il semble qu’il soit à l’origine de l’intérêt que Pierre Claver a eu toute sa vie pour la Musique mais aussi pour la langue fang qui est d’une richesse incommensurable.
La mère, elle, danse le megane. Cette richesse, il va l’exploiter dès qu’il va se découvrir un véritable talent artistique. Pierre Claver fait ses études primaires à Nkol’Abona, puis au collège moderne d’Oyem où il obtient son BEPC. Il s’envole pour Libreville et étudie au Lycée Technique d’Owendo (CAPO) où il décroche son Baccalauréat en 1975. Il entre ensuite à l’Université de Libreville pour y étudier le droit. Malgré quelques obstacles rencontrés à cause de son engagement de plus en plus avéré dans la musique en faveur de la démocratie, il arrive à sortir de cette université diplômé. Il étudie ensuite à l’École du Trésor de Paris (Marne-la-vallée) pour en sortir inspecteur central du trésor. Cela le conduit à une carrière au sein du Trésor public gabonais. Pierre Claver est resté marié toute sa vie à une seule femme pour laquelle il d’ailleurs chanté.
Il a épousé au début des années 1980 Marie-Constance Zeng. Il a laissé une nombreuse progéniture. Pour tous les enfants, les vacances au village étaient de rigueur. Il n’y a évidemment pas meilleure moule pour connaître et comprendre la tradition et la langue que le village. Pierre Claver Zeng est mort brutalement le 19 mai 2010 à Paris. Comme un héros national il a été accueilli par plusieurs milliers de personnes. Le cortège a fait le tour de la capitale avant d’être exposé au gymnase Omar Bongo pendant toute une nuit. Les artistes ont écrit deux chansons hommages et ses obsèques à Oyem ont suscité une vive émotion. A l’enterrement, le mot de circonstance de Jean-Marc Ekoh a été le plus émouvant : « Ton départ est une mort pour nous tous ».
Ce décès reste entouré de mystère. L’on a évoqué la thèse d’un empoisonnement, celle d’une opération ratée à l’Hôpital des armées de Libreville et celle d’un sacrifice rituel pour fortifier spirituellement le nouveau parti UN. Mais certains sont restés lucides évoquant les textes Awu (la mort) et Mekang (je m’en vais) dans lesquels PCZ tutoie la mort et dit la craindre parce qu’elle est imprévisible. Dans Ma koan (je suis malade) il dit souffrir d’une maladie qui n’a pas de remède et qui va le conduire à la mort après avoir bien souffert. Beaucoup en ont donc déduit que l’homme était averti sur son sort depuis toujours et qu’il partirait après avoir accompli sa mission qui pour tous se résume en la formation de l’UN et au rassemblement autour de sa personne de la population fang prête à rester elle-même face aux menaces de l’Histoire.
L’œuvre culturelle :
La production musicale de Pierre Claver Zeng tient de ce qu’il a reçu et appris de la tradition fang. Certes, comme de nombreux jeunes gens de sa génération, il n’est pas resté au village très longtemps et donc n’a pas particulièrement vécu au contact de certaines pratiques, mais sa capacité à donner un sens et une valeur aux instruments de musique et au rythme fang étonnent.
A ceux qui pensent qu’il a peut-être acquis la connaissance de la langue fang sous forme d’initiation, il répond que « cela n’a aucun fondement ». Mais il s’intéresse à cette langue qui offre tellement de possibilités en termes de rhétorique. Pierre Claver commence réellement sa carrière au Lycée Technique Omar Bongo d’Owendo où il chante notamment Zok, forme de caricature de la dictature incarnée par Omar Bongo à l’époque. Ce qu’il développe dès lors dans sa musique va bien au-delà de toute volonté de moderniser les rythmes fang.
Il s’inspire des sonorités, des mœurs, des traditions, de l’Histoire ou de la cosmogonie et s’affiche aussitôt comme un héritier de la longue tradition de poètes-chanteurs incarnés toujours par les conteurs de Mvett . L’on a souvent perçu Pierre Claver Zeng comme l’héritier de trois principaux conteurs de Mvett : Mvom’Eko connu pour sa capacité à donner à l’instrument le son qu’il voulait, Edou Adè pour son intérêt pour la chant et Zué Nguema pour sa connaissance cosmogonique et qui est aujourd’hui considéré comme le seul grand maître de Mvett au Gabon.
Il y a dans son expression musicale, la volonté d’approfondir un héritage linguistique vieux de plusieurs millénaires, la volonté de communiquer et la volonté de rendre compte de la culture acquise. Marc Mvé Bekalé parle du chant de Zeng Ebome comme d’un voyage initiatique. Dans sa musique, il y a rarement fang qui ne s’y reconnaît pas. Les anciens ont vu en lui le symbole d’une culture qui tente d’échapper à la mort ; les jeunes ont vu en lui l’image de l’homme fang.
Les chansons de cet artiste sont « tantôt construits comme une épopée guerrière, tantôt comme une fable mettant en scène des personnages menacés par des créatures étranges » . On y retrouve l’art incantatoire et invocatoire des rites secrets fang. Les proverbes, les mots d’esprit ou les mythes sont énoncés tour à tour avec quelques fois un humour et d’autres fois une colère qui traduisent finalement le caractère engagé de cette musique.
Il a certainement abordé tous les thèmes : la reconstruction de la mémoire fang, la rencontre des peuples, la dictature, la mort, la richesse de la tradition, l’immigration, le tribalisme, le pillage des richesses ou encore l’amour. En tout, Zeng appelle toujours à une révolte intérieure. Il invite sans cesse l’homme à la fierté de ce qu’il est et donc à renoncer à ce qui semble lui être imposé.
Il écrit notamment dans Ma mien (moi-même) « je ne suis pas de ceux qui se laissent faire car mon père me l’a répété : je suis un homme ». On dira clairement avec Marc Mvé : « la poésie de Zeng exalte, euphorise, se situant parfois comme sa propre finalité, comme un instrument dont les contours restent toujours à découvrir ».
Les productions de Pierre Claver Zeng sont nombreuses : un 45 tours intitulé Zok, puis plusieurs 33 tours chez Bia production avec souvent les voix de Capistran Ndong, et Chantal’Ô. Mais aussi le soutien de Georges Seba. - Premier album en 1975: 8 titres : Ma mién ; Mvon Ebulu ; Massa ; Essigan ; Edzima ; Meke ; l’exil ; Endele - Deuxième album en 1977: 6 titres : Opwa ; Aba ; Afrika ; Moan Essoga ; Nguié ; Megnu ; - Troisième album 1978: 8 titres : Essap ; Messo’o ; Emoan’nane : Otiti wam ; melo ma wok ya ; Nkoum’ékiègn ; Assoum ; le Damné. - Quatrième album 1980: 8 titres : Eya Moan ; Vivre à moitié ; Bidza bi nem ; Ma koan ;Nkoule ; Séparation ; Bi za ; reste dans mes bras - Cinquième album 1983: 6 titres : Mekang ; Endele ; Eyala ; moan ; El dorado ; Ening dzam. - Sixième album 1987: 6 titres : Ekang ye ngom ; Bibulu ; Moan angone ; désolé ; Mvéré ; Edzima - Septième album 2005: 8 titres : Ntoum ; Awu ; Nsili ; Mvon ebulu ; ma dzing wa ; Mimbang mi si ; Mevo ;
L’œuvre politique:
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La Conférence Nationale du Gabon en 1990 impose à tous les intellectuels gabonais de s’engager dans la vie politique pour résoudre les problèmes qu’ils avaient longtemps dénoncé pendant le temps du Parti Unique. Le système PDG ébranlé par des mouvements sociaux (grève des étudiants de l’Université et des enseignants de l’éducation nationale) et politiques (l’activisme depuis plus d’une décennie du MORENA et autres) doit laisser le champ libre aux libertés individuelles et collectives. Le vent de l’est et le discours de François Mitterrand à la baule ont fini par avoir raison de la dictature au Gabon.
Dès lors il est tout à fait évident qu’un jeune intellectuel tel que P.C. Zeng qui a combattu le régime au travers de sa musique s’engage dans les débats. Il s’engage dans le Parti social Gabonais et participe dès lors à toutes les campagnes politiques. Il rentre dans le premier gouvernement de Casimir Oyé Mba et est exclu de son parti. Il fonde alors le Mouvement Africain pour le Développement. Il est élu plusieurs fois député du canton Ellelem dans le Woleu-Ntem. Et il reste 10 ans au gouvernement. Il est notamment passé par La Fonction Publique. Il soutient par la suite Omar Bongo aux présidentielles de 1998 et de 2005.
Cet engagement aux côtés de Bongo étonne certains mais il est pourtant logique puisque PC Zeng n’a jamais considéré la politique comme une guerre interminable mais bien comme une sorte de jeu au sein d’un grand village où tout doit être fait pour le bien des populations. Il est nommé à la tête du Conseil National pour la Démocratie né des accords de Paris. En 2009, au lendemain du décès d’Omar Bongo, il soutient Casimir Oyé Mba à la présidentielle d’août 2009.
Il milite ensuite dès septembre de la même année pour la formation d’un grand parti capable de rivaliser et même de battre le parti au pouvoir depuis 1968 : le PDG. Il est en février 2010 l’un des fondateurs de l’Union nationale qui est le fait de la fusion entre son parti le MAD, l’UGDD de Myboto et le RGP de Gérard Ella Nguema.
Il est nommé vice-président de ce parti aux côtés de Oyé Mba, Jean Eyeghe Ndong, Bruno Ben Moubamba et Jean Ntoutoume Ngoua. Sa mort a été perçue comme un élément de fragilisation du parti.
l’Héritage :
L’héritage de PCZ est double : culturel et politique. Culturel en ce que ses textes sont les seuls textes poétiques de la langue fang écrits et capables d’être véritablement perpétués puisque d’autres grands poètes-chanteurs ou conteurs de Mvett avant lui ne savaient pas écrire et n’avaient pas pu, pour l’essentiel, mettre leurs œuvres sur bandes audio.
De nombreux artistes se sont inspiré de lui tels que André Pépé Nzé et Alexis Abessolo. Héritage culturel aussi en ce que la mort de PCZ a suscité la formation d’une grande association culturelle appelée Odzanboga qui a l’ambition de réunir tous les fang du monde en vue de créer des entreprises, de reconstruire la mémoire fang, de sauvegarder la langue de ce peuple et de favoriser l’éclosion d’une nouvelle élite culturelle et politique.
Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Claver_Zeng
Infos évènement : https://www.facebook.com/events/709449239081578/?fref=ts
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