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POUR UN GABON MEILLEUR!
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POUR UN GABON MEILLEUR!
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27 janvier 2014

Avec cela, les opposants gabonais veulent aller à l'élection présidentielle 2016 au lieu de bloquer institutionnellement le pays

    1. Devant la mascarade, J. Éyéghé Ndong se retira de la course à la mairie de Libreville et laissa le travestissement suivre son cours naturel!

      Jean Eyeghe Ndong (Photo: JPR)
    Nous avons suivi du plus près que nous le puissions, les péripéties du dénouement de la désignation (oui ce fut une désignation et non une élection; nous nous expliquerons) du maire de la commune de Libreville; et pour nous, deux fait essentiel sont à retenir :
     
    1. Jean Eyeghe Ndong a encore démontré à ce blog qu’il fallait conter en sa destinée politique car il restera républicain jusqu’au bout et cette posture exposera les déviances du PDG et du pouvoir.
     
    2. Que le Gabon a encore une énorme distance à parcourir pour être même considéré comme un pays ne serait-ce qu’à l’aurore de la démocratie; situation qui ne semble nullement déranger les gouvernants.
     
    Le chat PDG ayant été échaudé par sa débâcle à Bitam, où la démocratie a prévalue, a décidé de ne rien laisser au hasard et a fait une foulure aux plus sacro-saint des principes démocratiques, en enlevant aux conseillers devant élire le maire de Libreville, la propriété de la discrétion de leur vote. En effet, chers lecteurs, nous enfonçons des portes béantes en rappelant que dans toutes les démocraties du monde, la nécessité du vote à bulletin secret a été instaurée afin de garantir que du vote sortent des choix plus libres, plus individuelles, c’est-à-dire moins déterminées par l’ordre social établi ou par des intimidations de toutes sortes. Le vote à bulletin secret est donc l’expression la plus libre de la volonté populaire, d’une véritable liberté d’expression au moment d’élire des gouvernants; liberté d’expression qui n’existe que dans l‘isoloir. Il est évident que le PDG et le régime Ali Bongo n’en ont que cure.
     
    Pour garantir que le résultat de l’élection à la Mairie soit celui voulu par le PDG et par Ali Bongo, le pouvoir a fait établir plusieurs dizaines de procurations à des Conseillers, de manière à ce qu’on sache d’avance pour qui ils votaient, une façon de Controller et manipuler le vote puisque ces Conseillers ont dû déclarer au vu et au su de tous, leurs intentions de votes bien avant la date butoir. Quand on connait la mainmise du pouvoir et du PDG sur tout l’appareil de l’état, comment ne pas voir en ce stratagème, une forme d’intimidation, obligeant les Conseillers à voter dans le sens voulu par le pouvoir aux risques de multiples représailles personnelles et professionnelles.
     
    La situation est devenue si ridicule qu’il semblait que la plupart des Conseiller en ce jour de vote étaient subitement devenus malades, s’étaient rendues en dehors de la ville etc., caricaturales excuses car le plus burlesque est que certaines personnes ayant fourni des procurations se retrouvaient même dans la salles d’élection! La supercherie était trop évidente. Devant ce cirque, le président de la séance dû démissionner pour préserver son intégrité personnelle et refuser d’apposer son nom à ce scrutin de formalité. Pour le reste des Conseiller devant voter séance tenante, le pouvoir refusera que ce vote soit secret, c'est-à-dire à bulletin dans des enveloppes accolées comme l’exige la législation. Les bulletins devaient donc être visibles de tous, ce qui est contraire à l’esprit électif et expose les votants aux représailles du pouvoir. Les carottes étaient cuites et Jean Eyeghe Ndong décida de se retirer de cette élection.
     
    Sur ce blog, nous nous étions déjà demandés comment réagirait Jean Eyeghe Ndong quand Ali Bongo aurait comme nous le prédisions, truqué l’élection? Ci-dessous nous avons une partie de la réponse dans le communiqué que Jean Eyeghe Ndong a prononcé devant la presse et l’opinion, après son retrait de cette élection.
     
     
    Déclaration de Jean Eyeghe Ndong
     

    Mesdames Messieurs, Chers Compatriotes;
     
    J’ai l’honneur de vous informer que ce jour, j’ai refusé avec tous les Conseillers qui soutiennent ma candidature, de prendre part au vote portant élection du Maire de Libreville.
    En effet, conformément à l’arrêté ministériel convoquant le collège électoral de Libreville, en vue de l’élection du bureau du conseil municipal de la commune de Libreville, le vote devait avoir lieu ce dimanche 26 janvier 2014.Il devait se dérouler conforment aux lois et règlements en vigueur.
    En tout début des travaux de cette session spéciale du conseil municipal de Libreville, nous avons fait observer à Monsieur le Gouverneur de l’Estuaire, puis au Président de séance désigné, un certain nombre d’anomalies qui nous paraissaient être en violation des dispositions légales en vigueur.
    Il y’avait notamment la présentation d’un nombre important de procurations par des élus PDG. Sur cet aspect il est à relever que l’un des élus PDG du 2ème arrondissement déclaré absent et pour lequel on avait présenté une procuration s’est retrouvé dans la salle. 
    Ensuite nous avons surtout constaté le non-respect de la loi n⁰ 07/96 du 12 mars 1996, portant dispositions communes à toutes les élections politiques, modifiée par la loi 007/2013 du 22 juillet 2013 qui, en son article 3 dispose que «l’élection des Membres des conseils municipaux et départementaux sont des élections politiques ».
    De ce fait le scrutin relatif à l’élection des membres du bureau du conseil municipal de Libreville devait se faire conformément aux dispositions de loi suscitée.
    L’article 79 de la même loi précise ainsi que «le vote a lieu sous deux enveloppes non transparentes ; une de couleur blanche, portant la mention vote et de format réduit sert au choix de l’électeur ; l’autre de couleur noire portant la mention poubelle et de grand format est destinée aux autres bulletins. Le jour du vote le lot de 2 enveloppes portant les mentions vote et poubelle est mis à la disposition des électeurs dans la salle du scrutin…».
    Malgré la volonté du Président de séance de faire respecter ces dispositions légales, le Gouverneur de la Province de l’Estuaire a tenu à ce que le scrutin ait lieu, en dépit de notre insistance à faire appliquer la loi relative à toutes les élections politiques en république gabonaise.
    De ce fait, le président de séance se déclarant soucieux d’être en phase avec sa conscience a décidé de démissionner afin, a- t-il déclaré, de ne pas cautionner ce qui apparaissait selon lui comme une magouille.
    L’importance que nous accordons aux dispositions relatives aux enveloppes accolées participe de toutes les avancées acquises pour le renforcement de la transparence électorale, du principe du secret et de la confidentialité du vote. 
    En d’autres termes, nous refusons que le vote de l’électeur gabonais puisse être contrôlé à postériori, ce qui, vous en convenez, ouvre largement la voie aux intimidations, au conditionnement du choix et à l’achat des consciences. Toutes choses contraires à la loi, à la morale politique, aux principes démocratiques et à l’Etat de droit.
    Suite donc à la décision du président du bureau de séance de démissionner, ayant constaté la volonté du PDG et du CLR de violer systématiquement la loi ; en accord avec les 47 autres conseillers qui me soutiennent et qui ont désapprouvé, comme moi, les manœuvres qui sous-
    tendaient cette absence de transparence électorale, nous avions décidé de ne plus prendre part au vote. Nous envisageons dès maintenant de saisir la cour constitutionnelle tout en me positionnant, comme je l’avais déjà annoncé le 23 août 2013 dernier, comme candidat aux fonctions de maire de Libreville.
    Je vous remercie
    Source : Charlie M. - Le Gabon énervant
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