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POUR UN GABON MEILLEUR!
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12 juin 2014

GABON : LES MEURTRIERS ANNONCENT QU’ILS OUVRENT UNE ENQUÊTE SUR LEUR ATTENTAT À LA VIE D’ALBERT ONDO OSSA

                                                                             Germain Mba
                                          Ndouna Depenaud
                                          Joseph Rendjambe
                                          Doukakas Nziengui
Le régime Ali Bongo nargue le public; l’absurdité de l’enquêteur-criminel enquêtant sur ses propres crimes; tels ont été les sentiments de ce blog suite à l’annonce du sous fifre d’Ali Bongo qu’est Guy-Bertrand Mapangou, Ministre de l’Intérieur, de l’ouverture d’une enquête visant à faire « toute la lumière » sur l’atteinte à la vie d’Albert Ondo Ossa, qui s’est produite Dimanche dernier dans une rue de Libreville, en plein milieu de la journée.
Le 17 septembre 1971, alors qu’il est âgé de 39 ans, le brillant Germain Mba, fils de Ntoum au Gabon, diplômé de La Sorbonne et de l’École Nationale des Douanes et de Législation Financière de Neuilly, ancien Secrétaire Général Adjoint de l’Union Africaine et Malgache (UAM), ancien Rédacteur en Chef Adjoint du magazine Jeune Afrique, Ambassadeur du Gabon en Allemagne puis au Japon, est abattu par balle en pleine nuit devant son domicile à Libreville, en présence de sa fille et de son épouse qui sera blessée par balle. Le gouvernement d’Albert Bernard Bongo dans un communiqué, fit part de sa « grande indignation » face à cette disparition, et promis de faire toute la lumière sur cette affaire. Mais chers lecteurs, à ce jour, seules deux personnes ont été arrêtées dans cette affaire : il s’agit de la veuve du défunt, Martine Mba, née Oyane, qui fut arrêtée, violée et incarcérée pour : « outrage au Président de la République », pour avoir eu le culot de demander à Albert Bernard Bongo de lui rendre le corps de son mari qu’il avait tué. La deuxième personne qui fut jamais arrêtée dans le cadre de cette affaire, est feu Maître Louis Agondjo Okawé, pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Comme Grégory Ngbwa-Mintsa le fit courageusement dans l’affaire des biens mal acquis, Maître Louis Agondjo Okawé avec grande bravoure se porta partie civile aux côtés de la veuve Martine Mba contre le régime Albert Bernard Bongo. Maître Louis Agondjo Okawé, avocat de la veuve éprouvée, établira clairement la culpabilité du régime dans ce meurtre par barbouzes interposées. Albert Bernard Bongo entrera dans une colère noire et considérera l’attitude de cet avocat comme étant un affront à son autorité et le fera arrêter dans le courant de l’année 1972 et condamner par sa cour aux ordres, à 8 ans de réclusion sur des charges bidons de complot.
Jusqu’au jour d’aujourd’hui, malgré toutes les évidences contenues dans la presse et dans les ouvrages sur le Gabon, l’assassinat de Germain Mba demeure un crime impuni. Peut-être que l’enquête suit son cours !
Le 19 Juillet 1977, le brillant Ndouna Depenaud, de son vrai nom: Dieudonné Pascal Ndouna Okogo, alors âgé de 40 ans, fils du village Osskama dans le Haut-Ogooué, enseignant, poète et écrivain, est abattu comme un chien devant son domicile d’Akébé-Ville à Libreville, par les barbouzes d’Omar Bongo (devenu entretemps musulman). Ce brillant homme formé au Collège Bessieux, à l’Ecole Normale de Mitzic, au Centre d’Enseignement Supérieur de Brazzaville et à l’Ecole Normale Supérieure d’Abidjan, est au moment de son assassinat, Directeur du Centre de formation des instituteurs d’Oyem. Après le forfait, une enquête fut ouverte par le régime, promettant de faire toute la lumière sur cet assassinat.
Jusqu’au jour d’aujourd’hui, malgré toutes les évidences contenues dans la presse et dans les ouvrages sur le Gabon, l’assassinat de Dieudonné Pascal Ndouna Okogo alias Ndouna Depenaud, demeure un crime impuni. Peut-être que l’enquête suit son cours !
Le 23 Mai 1990, le brillant Joseph Rendjambé, alors âgé de 53 ans, fils de la lagune du Fernand-Vaz dans l’Ogooué-Maritime, frère de Jean Ping et de Pierre Louis Agondjo-Okawé, titulaire d’un Doctorat en Sciences Economiques, est assassiné par injection dans un hôtel de Libreville. Au moment de sa mort, il est Secrétaire General du PGP, le Parti Gabonais du Progrès et quelques temps auparavant, lors de la Conférence Nationale tenue du 23 mars au 19 avril 1990, Joseph Rendjambe avait signifié à Ali Bongo ses origines Biafraises ; un sujet tabou s’il en est un au Gabon. Rendjambe devait mourir et tout de suite, car il venait de compromettre le plus grand secret de celui qui devait être le prochain président du Gabon. Il venait de révéler sa véritable identité de Nigérian. Une enquête fut ouverte par le régime, promettant de faire toute la lumière sur ce crime.
Jusqu’au jour d’aujourd’hui, malgré toutes les évidences contenues dans la presse et dans les ouvrages sur le Gabon, l’assassinat de Joseph Rendjambe, demeure un crime impuni. Peut-être que l’enquête suit son cours !
Le 25 septembre 1989, le brillant cofondateur de l’Union du Peuple Gabonais, Doukakas Nziengui Mukwati, fils de la Ngounié, cadre à la Société D’Energie et D’eau du Gabon, est arbitrairement arrêté par le régime Omar Bongo, pour tentative de coup d’Etat. Il sera terriblement torturé et liquidé dans les services des forces de sécurité du régime. Une enquête fut ouverte par le régime, promettant de faire toute la lumière sur cette disparition d’un détenu.
Jusqu’au jour d’aujourd’hui, malgré toutes les évidences contenues dans la presse et dans les ouvrages sur le Gabon, l’assassinat de Doukakas Nziengui Mukwati, demeure un crime impuni. Peut-être que l’enquête suit son cours !
Le 8 Juin 2014, le Professeur Albert Ondo Ossa, fils de Minvoul, Agrégé de Sciences Economiques, brillant intellectuel de réputation internationale, est agressé au couteau par des tueurs agissant clairement avec préméditation et suivant un planning bien établi ; l’intention était de tuer. Le lendemain de cette abomination, le régime promettait de faire toute la lumière sur cette agression. Que dire d’autre, chers lecteurs ? Sinon que comme dans les cas précédents, l’enquête suit et suivra son éternel cours !
Nous vous laissons avec une toute petite question : quand l’enquêteur est lui-même le criminel, quels sont les chances qu’a cet enquêteur d’appréhender et d’incarcérer le coupable ? Quand vous avez répondu à cette question, alors vous avez répondu à la raison de tous ces crimes impunis au Gabon.
Source : Charlie M. - Le Gabon énervant
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Commentaires
W
La vérité n’a pas de tombe.Doukakasnziengui mukwaty tu n’es pas mort en vain. Paix à ton âme.
POUR UN GABON MEILLEUR!
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