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POUR UN GABON MEILLEUR!
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29 juin 2014

Gabon : Université Omar Bongo de Libreville, chronique d'une mort programmée

 


L’université nationale du Gabon a été créée en 1970. C’est en 1978, sous le règne du feu président Albert Bernard BONGO que cette université nationale a changé d’appellation c’est-à-dire, université Omar Bongo.

L'organisation de la Conférence nationale en mars-avril 1990 qui a eu pour conséquence majeure la réouverture du multipartisme, n'a guère changé la situation de l’université Omar BONGO. Les affrontements entre intérêts divergents s’y poursuivent depuis plus de 24 ans à l'université.

Une inversion dans le système éducatif gabonais prend de l'ampleur surtout depuis l'installation du régime imposteur et incompétent d'Ali BONGO ONDIMBA par des réseaux occultes françafricains de la droite décomplexée, xénophobe et réactionnaire.  En effet, les établissements privés de mauvaise qualité ont totalement supplanté en termes de performances, les établissements publics.

Le modèle qui tend à s'appliquer sous le règne illégitime de « Monsieur j'ai décidé » (sic Marcel DJABIOH pour désigner Ali BONGO ONDIMBA) sont les établissements de mauvaise qualité, à l'instar de l'institut privé d'enseignement secondaire (IPES) qui a supplanté l'excellent lycée Président Léon MBA MINKO. Dans son projet de faire table rase sur les années de règne de son père Albert Bernard BONGO-ONDIMBA, « Monsieur j’ai décidé » est sur le point de faire dynamiter le lycée national Léon MBA-MINKO, la très belle vitrine des établissements secondaires du Gabon. A la place du site actuel de ce lycée, « Monsieur j’ai décidé » veut construire un hôtel luxueux de cinq étoiles.

Au Gabon, il n'y a plus d'établissement de référence ni dans le secondaire  ni dans les établissements supérieurs, hormis dans les établissements privés confessionnels et laïcs comme le collège Immaculé Conception, le collège Bessieux de Libreville.

Il faut mettre l'ascension sur l'école publique qui est programmée comme morte. On est en face à la  marchandisation de l'éducation avec des étudiants que le « régime cannibale PDG-immergent » (sic Dr Jacques OKOUE-EDOU) envoie dans le privé avec des bourses avoisinant 1800 dollars par étudiant. Et mieux,  il est à craindre que les hauts fonctionnaires de  ces établissements se transforment eux-mêmes en manne financière.

Le modèle du dépassement privé est en train de s'imposer. C'est celui qui a des moyens financiers qui peut envoyer ses enfants dans ces établissements privés.  L'égalité des chances qui « était une réalité » tend à devenir un mythe dans le sens que ce sont des enfants de la plèbe qui iront dans les établissements publics avec des diplômes dévalués et, les chances d'accéder au sommet de l'échelle sociale sont amoindries.

L'instabilité de l'enseignement au Gabon est la conséquence de l'expatriation des étudiants dès la première année dans les établissements non reconnus en France, au Canada, aux Etats-Unis, au Ghana, au Togo, au Bénin, au Maroc, en Tunisie, au Sénégal, en Turquie et, les parents saignent financièrement.

Comment comprendre l'instabilité sociale chronique caractérisée par des mouvements des grèves et d'humeur orchestrés aussi bien par les acteurs suivants :

- les enseignants avec des revendications d’ordre salarial et matériel  (voitures; maisons) ;

- les étudiants expriment des revendications parfois légitimes (paiement régulier de la bourse, meilleures conditions d’apprentissage) mais aussi fantaisistes (règlement politique des questions pédagogiques [les étudiants préfèrent discuter directement avec le ministre ou le premier ministre voire le président de la République qu’avec leurs doyens, recteurs], surenchère revendicatif par exemple la demande du revenu minimum d’insertion (RMI), distribution gratuite des médicaments,  octroi d'une allocation transport en faveur des étudiants non résidents au campus ;

- les politiques de tout bord c’est-à-dire le pouvoir illégitime PDG-immergent et l’opposition sociologiquement majoritaire dans le pays. S'agissant des personnalités du pouvoir illégitime ce sont des individus dont la stratégie consiste à instrumentaliser les étudiantes et étudiants pour apparaître aux yeux du chef d’Etat illégitime comme disposant d'une réelle influence auprès des étudiantes et étudiants (Hier c’était Patrice  OTHA et aujourd'hui c’est  Hervé Patrick OPIANGAH). Pour les opposants, il s'agit d’instrumentaliser ces mêmes étudiantes et étudiants pour en faire les bras armés d'une révolution dont ils espèrent voir l'université être le point de départ.

L'université Omar BONGO est ainsi devenue le réceptacle de toutes les ambitions machiavéliques dont les acteurs n'hésitent pas à recourir à des pratiques magiques et criminelles (enterrement des fœtus au sein du campus,…) pour arriver à leur faim. Le trajet entre « l’arbre à palabre » et le rectorat de l’université Omar BONGO est, excavé des ingrédients de fétiches dissimulés, entassés et enterrés les uns sur les autres, c'est une gabonaise âgée de moins de 50 ans, claire de la peau (type femme du Nord du Gabon) qui est à l'origine de ces fétiches enterrés sur ce petit tronçon. Suivez mon regard!

Aussi, l'université gabonaise manque d'esprit: l'indifférence de la société face aux problèmes qui minent L'UOB,   la sous-traitance des individus n'appartenant pas à  l'UOB, les enseignants présentent un semblant de cohésion lorsqu'il s'agit des revendications salariales mais ils n’ont pas l'esprit de corps quand l'institution est souillée (avanie subie par les recteurs Daniel ONA-ONDO et  Pierre NZIZI, casse des véhicules d’enseignants,. agression abjecte sur  le Pr Albert ONDO OSSA, exclusion abusive des étudiants,…).

Face à toute cette réalité, il y a lieu d’être pessimiste pour l'Université Omar BONGO et partant pour l'université gabonaise publique.

Auteur : Dr Jean Aimé MOUKETOU, Halifax Canada.

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