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POUR UN GABON MEILLEUR!
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POUR UN GABON MEILLEUR!
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28 décembre 2007

UN BEL ARTICLE DE S. EKOGA DU RDPG REPRIS POUR VOUS

Depuis 40 ans, le fils de Basile Ondimba et de Jeanne Ebori, régente la République gabonaise sans partage ni contestation. Le pouvoir gabonais, n'est pas tellement éloigné d’une monarchie tant il se caractérise par sa durée, son mode de fonctionnement, son absolutisme voire son autoritarisme.

Tout est centré et concentré sur :

* Bongo Ondimba,

* sa famille,

* son clan,

* sa tribu,

* son ethnie

et même sa région natale…

Une telle concentration de pouvoir ne peut qu’aboutir sur :

* le culte de la personnalité,

* l’injustice

*  l’impunité

* l'anarchie organisée

* le clientélisme avéré

* la corruption et même la  concussion

* les détournements chroniques de derniers publics

* le culte de la pensée unique

* l’élimination de toute contradiction
A partir de là, et en dépit des efforts consentis, il devient difficile de comprendre le discours prononcé par le chef de l'exécutif gabonais lors du panégyrique marquant le 40 ème anniversaire de son accession à la tête du Gabon. Le Président Bongo Ondimba s'étonne de l'échec des politiques successives appliquées au Gabon et en toute vraisemblance, il rejette la faute sur ses collaborateurs qui, comme tout le monde le sait à Libreville, à l’intérieur comme à l’extérieur du Gabon, ne sont que de simples agents d'exécution, des laquais, des faire valoir...

Pour qui, un tant soit peu, connaît le « pays », le locataire du palais du bord de mer, pour ne pas dire le « propriétaire du Gabon », s'inscrit sur le droit fil de son comportement :  « Bongo n'est jamais responsable de rien! Ce sont les autres…», « Bongo est bon, mais c’est son entourage qui est mauvais… », « Il est blanc comme nègre. Mains blanches, il est arrivé au pouvoir, mains blanches, il repartira… » C'est de l'illusion. Cette conception approximative  et erronée de la situation dans laquelle il a conduit la nation ne peut en aucun cas être excusable, acceptable, et tolérable. Le fondateur du Parti Démocratique Gabonais (PDG), après mille et une promesses se rend compte qu'il ne peut plus échapper au bilan tant attendu par l'ensemble des gabonais.

40 ans de bobards et de baratin, ça en est un peu trop !

Cela dit, le gabonais ne croit plus à un seul mot de ce que prononce son excellence Bongo Ondimba, qui s'est à plus d'une fois, trouvé en porte à faux avec sa propre parole. Et çà n'est pas sans une certaine ironie que le  « très sympathique et sympathisant Jeune Afrique » lui a rappelé sa promesse non tenue qui consistait à  ne plus être aux affaires en 2005 et le voilà qui jure sur le temple du « ndjobi » qu'il briguera un nouveau mandat en 2012. Le mandat de trop ?

Mais là où le cynisme prend des proportions incongrues ; c'est lorsqu’il promet un nouveau  gouvernement susceptible enfin (après 40 ans), de prendre à bras le corps le problème relatif à la paupérisation prolétarienne et galopante que connaît le Gabon.

Le problème du Gabon n’est nullement économique. Le Gabon est un pays excessivement riche qui regorge des ressources considérables. Le problème est politique ; il faut juste mettre en place un Etat de droit qui favoriserait le développement. Comment comprendre que près de 95% des subventions internationales vont dans les poches des uns et des autres sans en être inquiétés, sans contrôle aucun ?

Mais honnêtement, un « nouveau gouvernement » pourquoi faire, est ce la solution pour réduire les souffrances auxquelles sont confrontées les populations gabonaises? Non ! Le vrai problème du Gabon, est  la « tribalisation » de la vie politique et même de la vie tout court…

Nous voulons et rêvons d’un Gabon moderne, démocratique et « détribalisé ».

Le « nouveau gouvernement » dont on parle ces temps ci, ça sera tout juste pour « caser » quelques « pseudo opposants » passés depuis lors à la mangeoire et à la caisse , et ce pour services rendus. C'est tout, une illusion de plus ! L'histoire n'a que très peu retenu d'exemples d'hommes et de femmes au delà de 70 ans, auteurs de révolutions politiques significatives et de changements visibles et véritables. A cette période de la vie, c'est plutôt la « jouissance et la consolidation » des acquis initiés à la fleur de l'âge. Cependant, posons nous les bonnes questions :

* Peut-on imaginer le président Bongo Ondimba, éloigner son bataillon d'enfants,  sa famille, son clan, sa tribu, son ethnie et des hommes de sa région natale de la gestion des organisations publiques et politiques du Gabon?

* Ali Ben Bongo Ondimba, ministre d’Etat, en charge de la défense nationale, pourra t-il « accepter »  ne plus être ministre et de se voir écarter par là même de la course à la succession de son « père »?

* Pascaline Mferri Bongo Ondimba, directrice de cabinet de son président de père, pourra t-elle admettre  que son mari Paul Toungui, ministre d’Etat en charge des finances soit « éjecté » du gouvernement, donc des arcanes du pouvoir, alors un de moins sur la liste « familiale » au « trône »?

* Firmin Ngari, alias Idriss, neveu du président Bongo Ondimba, général d’armée. Il a été pendant près de 2 décennies, chef d’état major des armées gabonaises qu’il a pris soin de « tribaliser » à outrance (les tékés). Actuel ministre d’Etat en charge des travaux publics, acceptera t-il d’être « renvoyé » du gouvernement pour laisser le champ libre à son « ennemi » de « cousin » Ali Ben Bongo Ondimba ?

* Jean Boniface Assélé, beau frère du président Bongo Ondimba, général de Police. Il a été pendant près de 20 ans, commandant en chef des forces de police nationale, qu’il a « ethnicisé » (les obambas).  Actuel ministre en charge de la fonction publique, il voudrait lui aussi jouer sa partition voire sa carte quant à la « succession », mot tabou au Gabon.

Notez le bien aujourd’hui et pour information :

  • toutes les forces de défense et de sécurité du Gabon,

  • la quasi-totalité des sociétés étatiques et para étatiques du Gabon

  • la haute administration gabonaise

sont dirigées par des membres de la famille, du clan, de la tribu, de l’ethnie ou de la région d’origine de Bongo Ondimba. Ce sont toutes ces personnes, sans obligation de résultats, qui, consciemment où inconsciemment, engendrent la situation que Monsieur Bongo Ondimba a feint de bringuebaler lors de son discours .

Cela fait 40 ans qu’il nous sert le même scénario : « la rénovation rénovée », « le progressisme démocratique et concerté », « mon projet pour le Gabon », « le nouvel élan » et autres crucheries de la même espèce. Tout cela, c’est de l’illusion !

Bongo Ondimba a créé un "système politique diabolique" qui est en fait un « monstre à mille têtes », et nous donne l’impression qu'il peine à le maîtriser. Ce n’est (encore) qu’une illusion ; il l'encourage, le guide, le « manage » et  le dirige à sa guise, à son rythme, selon sa volonté et cela de manière tout à fait consciente. Il est  donc de ce fait totalement irresponsable de jouer les saltimbanques dans le seul but de se dédouaner et  de continuer à diriger le pays comme si de rien n'était. Le dictionnaire de la langue française  « Lexicos » définit l'illusion comme une Perception erronée dans la mesure où elle ne correspond pas à la réalité considérée comme objective, et qui peut être normale ou anormale, naturelle ou artificielle.

Alors, au regard de ce qui précède,  avons-nous encore besoin d'illusions sur le sort du Gabon en 2008? Disons nous la vérité ! Avec son clan, Bongo a pillé le Gabon, ce qui lui a permis de s'offrir, entre autres, un important patrimoine immobilier à Paris. L'un de ses comptes, à la Citybank de New York, serait crédité de plus de 140 millions de dollars, alors que la population du Gabon - un million d'habitants - vit dans une extrême pauvreté , dans un pays dont les routes sont défoncées, les services éducatifs et de santé exsangues, et qui doit faire face actuellement à une envolée des prix des produits de première nécessité.

Au Gabon, cela fait 40 années d'un régime corrompu soutenu par tous les gouvernements français. Omar Bongo Ondimba est un dictateur affairiste et corrompu qui a été installé au pouvoir, en 1967, grâce à l'aide de Jacques Foccart, homme de main du général de Gaulle en Afrique. Ancien membre des services de renseignements français, Bongo Ondimba a joué, à la tête du Gabon, petit État pétrolier d'Afrique équatoriale, le rôle de chargé de mission pour le compte de la France.

A titre de comparaison : pour ceux qui ont été  à Dubaï, la capitale des Émirats arabes unis, vous serez étonnés par le développement intelligent et spectaculaire de ce pays moins riche que le Gabon. À Libreville, la réalité est opposée : le Gabon est devenu un émirat misérable. Plus du tiers de son million d'habitants vit sous le niveau de pauvreté (un dollar par jour). Libreville s'est défaite, elle s'étale tristement avec ses carcasses d'immeubles abandonnés sur le bord de mer, ses rues défoncées, ses coupures de courant à répétition, ses égouts débordants. Dans les quartiers populaires, des habitants fouillent les poubelles et s'y nourrissent, dans une misère humide de flaques boueuses. À l’hôpital  général de Libreville (CHL) les malades arrivés en urgence son posés à même le sol. Les écoles comptent plus de 150 élèves par classe. La plupart des chaînes d'hôtels internationales se sont retirées du pays.

Le Gabon, riche à milliards grâce à son pétrole, n'est plus qu'une débâcle, un découragement, une reculade, un pays exsangue et délabré. Derrière le boulevard triomphal Omar Bongo Ondimba bordé d'immeubles rutilants, vous serez  replongés dans la crasse de Port-au-Prince, la capitale misérable d'Haïti. Ce sont des bidonvilles à perte de vue, des routes pitoyables menant vers quartiers dévastés par la pauvreté. Les grèves se succèdent en ville. C'est le seul moyen de se faire payer, semble-t-il. Depuis 2006, l'État ne règle plus ses factures.

Sachez le, le Gabon n'est pas plongé dans une drôle de guerre, mais dans une drôle de paix. Le peuple attend son heure, prêt à faire payer la sclérose de ses structures politiques et sociales aux prédateurs sans vergogne : « Ce sera effroyable lorsque cela éclatera, car la violence est contenue, mais déjà présente. On pratique le supplice du pneu pour les voleurs, c'était inimaginable il y a vingt ans ».

Notre pays, le Gabon est devenu un théâtre d'ombres et de simulacres. Les habitants jouent les Tartuffe : « Les gens acceptent d'être nourris par un chef plutôt que de lutter, le pays recule. Les ministres, comme des mendiants,  passent leur temps à attendre que le président Bongo Ondimba, ouvre l'armoire qui est derrière son trône. Elle contient des mallettes remplies de billets de banque ».

Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’aucun pouvoir ne dure mille ans et que la main mise des occidentaux, qui maintient les despotes et les incompétents à la tête des nos pays, prendra fin un jour et à partir de là, une nouvelle classe d’hommes libres, des enfants de la veuve, regardant vers l’orient éternel, relèvera le challenge et sortira l’Afrique en général, et le Gabon en particulier, des sentiers battus, pour enfin amorcer la marche vers la félicité suprême.

Source: S. Ekoga - RDPG

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