28 mai 2012
Chers Gabonaises, Gabonais, mes chers compatriotes, attention!
La crédulité et la naïveté des peuples africains font le vivier des Hommes politiques carriéristes et dictateurs de l'Afrique. Une Afrique qui souffre de plusieurs maux et qui a besoin de s'identifier au concert des nations ne trouvera aucun intérêt à opposer une ethnie contre une autre et encore moins à parler de communautés ethniques.
Suite à l'article de Jeune Afrique intitulé "Bienvenue chez les Fang", de nombreux compatriotes gabonais prennent un malin plaisir de faire la promotion de cet article qui est tout simplement une agitation sur un titre ridicule. Et si on titrait tout simplement "Bienvenue chez les Gabonais" ou "Bienvenue chez les dozos" ou encore "Bienvenue chez les Téké depuis 1968", achèteriez-vous ce numéro? Arrêtez de vous agitez et surtout d'avoir une lecture au premier degré alors qu'il s'agit bien d'un message négatif et subliminal ! En effet, il s'agit d'une part d'un effet marketing et d'autre part d'une diversion culturelle et ethnique qui ne grandissent pas l'Afrique centrale.
Aussi, en bon africain progressiste et républicain de surcroit, rappelons que nous avons certainement tous une origine culturelle, ethnique, génétique et qu'en sais-je. Mais nous devrions savoir que dès lors que nos sociétés ont accepté de se configurer sous une identité nationale, un drapeau républicain, nos origines ethniques sont d'emblée rendues obsolètes par la nationalité qui devient la véritable identité du citoyen dans son pays.
La notion d'origine ethnique ne sera entretenue et médiatisée qu'à des fins d'instrumentalisation politique et, pire encore, à un formatage ethnocentriste qui ferait inexorablement le lit d'un clivage ethnique, lui-même le prodrome de guerre civile génocidaire tel que notre mémoire devrait nous le rappeler pour les cas des Hutus et des Tutsis au Rwanda, la Côte d'Ivoire avec les dozos, le Mali aujourd'hui avec les Touaregs.
Donc, continuer à dire par exemple c’est un Fang ou un Punu, un Dzébi, un Myéné est plutôt une forme de refus tacite d’admettre la citoyenneté qui n'est que totale et non partielle pour tout individu de quelque origine ou ethnique qu'il soit. C'est aussi un levier malsain des manipulations politiciennes bien connues des dirigeants incompétents, macrotteurs et culturellement limités à l'exemple du régime stalinien PDG (parti démocratique gabonais) au Gabon qui n'a cesse de remuer ce levant pour crier au loup auprès des autres ethnies du Gabon, à une seule fin, TOUT SAUF LES FANG comme il l'instillait à la veille de son usurpation du pouvoir, illégitime, en 2009.
Il est d'ailleurs très curieux de ne jamais entendre ni lire dans un quelconque journal "bienvenus chez les Téké en Afrique", ethnie qui dirige le Gabon en faillite depuis près d'un demi siècle ? Cette distinction trouverait aussi sa place d'autant plus cette ethnie occupe aisément une zone à cheval entre le Gabon et le Congo avec, bien entendu, une consanguinité du pouvoir, et pourquoi ?...... La réponse est dans la remarque. Depuis son irruption à la présidence du Gabon, le clan Bongo-Ondimba n'a eu d'ennemis que certaines ethnies dites démographiquement « majoritaires », le Punu et les Fang. Sa stratégie d'exercer son pouvoir machiavélique sans devoir s'inquiéter d'une éventuelle surprise était basée (et se base toujours) sur trois principes "amoraux" :
- l'élimination physique pure et simple des opposants qui sont déterminés à libérer la parole et les intelligences au Gabon ;
- une géopolitique dont le fond idéologique était et reste une hiérarchisation ethnique dont le privilège revient à sa famille, son clan et en écrasant, en opposant les autres ethnies entre elles ;
- la confiscation des libertés et le détournement des richesses du Gabon au profit du seul et même clan ethnique, les Bongo-Ondimba.
En dépit des quelques réalités ci-dessus mentionnées, croyez-vous qu'il est temps aujourd'hui de disserter sur une thématique comme celle de "Bienvenue chez les fang » publié par un tabloïde africain si ce n'est pour détourner les populations des vrais questions socio-économiques et institutionnelles qui détruisent fatalement le Gabon depuis 2009 ?
Monsieur Ali Bongo-Ondimba, n’ayant pas d’intérêt commun à défendre avec les Gabonais à cause de son incapacité à créer et à proposer des solutions aux problèmes de la société, le clan Bongo-Ondimba et ses complices délinquants en col blanc se replient sur leurs intérêts personnels en pillant le Gabon et en continuant la politique de la division ethnique pour se maintenir illégitimement au pouvoir.
Sans rappeler les manifestations qui se suivent depuis près de trois ans au Gabon, avec tous les désaveux essuyés par le régime d'Ali Bongo-Ondimba, on ne peut que comprendre sa manie à vouloir manipuler les Gabonais avec des annonces à fortes charge émotionnelle (émergence, les Fang au Gabon etc..) pour les détourner vers des comportements soit d'espérance sans fin, soit de violences animales contre l'ethnie qui est montrée du doigt génocidaire.
Les Fang gabonais sont des citoyens de la Nation gabonaise. Il y a des problématiques importantes à poser à cet instant, à l'instar de: Face à un régime d'Etat stalinien PDG-Immergé et une opposition croque mitaine, que doit faire le peuple gabonais ?
Aussi, pour mémoire, je vous rappelle que Jeune Afrique est un tabloïde conçu et financé par la Françafrique qui a pour stratégie diviser pour mieux pérenniser les régimes imposteurs en Afrique subsaharienne. Jeune Afrique conforte sa soumission aux ordres de la machine à détruire l'Afrique et qui se sert de la diversité ethnique comme prétexte pour légitimer certaines violences politiquement programmées en l'occurrence contre l’ethnie Fang au Gabon.
J'en appelle à la vigilance et à l'intelligence des intellectuels gabonais et africains en général. Il faut bien décrypter le message sous-entendu de cet article sur l'ethnie Fang. Les génocides ont toujours une cause exogène manipulatrice, mais son déclenchement est toujours endogène à cause de l'ineptie et de la volonté de détruire des dirigeants handicapés de compétence mais avides de pouvoir illégitime.
Une Afrique qui souffre de plusieurs maux et qui a besoin de s'identifier au concert des nations ne trouvera aucun intérêt à opposer une ethnie contre une autre et encore moins à parler de communautés ethniques.
Aussi, en bon africain progressiste et républicain de surcroit, rappelons que nous avons certainement tous une origine culturelle, ethnique, génétique et qu'en sais-je. Mais nous devrions savoir que dès lors que nos sociétés ont accepté de se configurer sous une identité nationale, un drapeau républicain, nos origines ethniques sont d'emblée rendues obsolètes par la nationalité qui devient la véritable identité du citoyen dans son pays.
La notion d'origine ethnique ne sera entretenue et médiatisée qu'à des fins d'instrumentalisation politique et, pire encore, à un formatage ethnocentriste qui ferait inexorablement le lit d'un clivage ethnique, lui-même le prodrome de guerre civile génocidaire tel que notre mémoire devrait nous le rappeler pour les cas des Hutus et des Tutsis au Rwanda, la Côte d'Ivoire avec les dozos, le Mali aujourd'hui avec les Touaregs.
Donc, continuer à dire par exemple c’est un Fang ou un Punu, un Dzébi, un Myéné est plutôt une forme de refus tacite d’admettre la citoyenneté qui n'est que totale et non partielle pour tout individu de quelque origine ou ethnique qu'il soit. C'est aussi un levier malsain des manipulations politiciennes bien connues des dirigeants incompétents, macrotteurs et culturellement limités à l'exemple du régime stalinien PDG (parti démocratique gabonais) au Gabon qui n'a cesse de remuer ce levant pour crier au loup auprès des autres ethnies du Gabon, à une seule fin, TOUT SAUF LES FANG comme il l'instillait à la veille de son usurpation du pouvoir, illégitime, en 2009.
Il est d'ailleurs très curieux de ne jamais entendre ni lire dans un quelconque journal "bienvenus chez les Téké en Afrique", ethnie qui dirige le Gabon en faillite depuis près d'un demi siècle ? Cette distinction trouverait aussi sa place d'autant plus cette ethnie occupe aisément une zone à cheval entre le Gabon et le Congo avec, bien entendu, une consanguinité du pouvoir, et pourquoi ?...... La réponse est dans la remarque. Depuis son irruption à la présidence du Gabon, le clan Bongo-Ondimba n'a eu d'ennemis que certaines ethnies dites démographiquement « majoritaires », le Punu et les Fang. Sa stratégie d'exercer son pouvoir machiavélique sans devoir s'inquiéter d'une éventuelle surprise était basée (et se base toujours) sur trois principes "amoraux" :
- l'élimination physique pure et simple des opposants qui sont déterminés à libérer la parole et les intelligences au Gabon ;
- une géopolitique dont le fond idéologique était et reste une hiérarchisation ethnique dont le privilège revient à sa famille, son clan et en écrasant, en opposant les autres ethnies entre elles ;
- la confiscation des libertés et le détournement des richesses du Gabon au profit du seul et même clan ethnique, les Bongo-Ondimba.
En dépit des quelques réalités ci-dessus mentionnées, croyez-vous qu'il est temps aujourd'hui de disserter sur une thématique comme celle de "Bienvenue chez les fang » publié par un tabloïde africain si ce n'est pour détourner les populations des vrais questions socio-économiques et institutionnelles qui détruisent fatalement le Gabon depuis 2009 ?
Monsieur Ali Bongo-Ondimba, n’ayant pas d’intérêt commun à défendre avec les Gabonais à cause de son incapacité à créer et à proposer des solutions aux problèmes de la société, le clan Bongo-Ondimba et ses complices délinquants en col blanc se replient sur leurs intérêts personnels en pillant le Gabon et en continuant la politique de la division ethnique pour se maintenir illégitimement au pouvoir.
Sans rappeler les manifestations qui se suivent depuis près de trois ans au Gabon, avec tous les désaveux essuyés par le régime d'Ali Bongo-Ondimba, on ne peut que comprendre sa manie à vouloir manipuler les Gabonais avec des annonces à fortes charge émotionnelle (émergence, les Fang au Gabon etc..) pour les détourner vers des comportements soit d'espérance sans fin, soit de violences animales contre l'ethnie qui est montrée du doigt génocidaire.
Les Fang gabonais sont des citoyens de la Nation gabonaise. Il y a des problématiques importantes à poser à cet instant, à l'instar de: Face à un régime d'Etat stalinien PDG-Immergé et une opposition croque mitaine, que doit faire le peuple gabonais ?
Aussi, pour mémoire, je vous rappelle que Jeune Afrique est un tabloïde conçu et financé par la Françafrique qui a pour stratégie diviser pour mieux pérenniser les régimes imposteurs en Afrique subsaharienne. Jeune Afrique conforte sa soumission aux ordres de la machine à détruire l'Afrique et qui se sert de la diversité ethnique comme prétexte pour légitimer certaines violences politiquement programmées en l'occurrence contre l’ethnie Fang au Gabon.
J'en appelle à la vigilance et à l'intelligence des intellectuels gabonais et africains en général. Il faut bien décrypter le message sous-entendu de cet article sur l'ethnie Fang. Les génocides ont toujours une cause exogène manipulatrice, mais son déclenchement est toujours endogène à cause de l'ineptie et de la volonté de détruire des dirigeants handicapés de compétence mais avides de pouvoir illégitime.
Une Afrique qui souffre de plusieurs maux et qui a besoin de s'identifier au concert des nations ne trouvera aucun intérêt à opposer une ethnie contre une autre et encore moins à parler de communautés ethniques.
Auteur: Dr. Jean Aimé MOUKETOU, Halifax Canada
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Commentaires
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