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POUR UN GABON MEILLEUR!
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POUR UN GABON MEILLEUR!
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18 décembre 2012

Quand Sarkozy tance Ali Bongo...

Quand Sarkozy tance Ali Bongo...
L'image a fait le tour du monde. Cecilia Attias, ex-première dame de France, passe juste devant Nicolas Sarkozy, sans un petit regard ni le moindre sourire. C'était à Doha, il y a quelques jours. Insolite. Tout aussi insolite fut cet aparté Ali Ben Bongo-Nicolas Sarkozy devant les caméras du monde entier. Sûr qu'à l'Elysée, l'image n'est pas passée inaperçue. Depuis sa dernière visite de travail controversée en France, l'héritier d'Omar Bongo Ondimba semble prendre des distances vis-à-vis de la France : non renouvellement des contrats de 200 Français engagés depuis des décennies à la Garde Républicaine, décision de faire de l'anglais la seconde langue officielle du Gabon après le français, recrutement massif d'éléments cubains et rwandais dans la sécurité rapprochée d'Ali Ben Bongo, etc.

Si ce "coup de froid" survenu dans les relations franco gabonaises n’a, pour l’instant, donné lieu à aucun commentaire officiel à Paris, en revanche, dans les cercles de la droite française, on s'en préoccupe sérieusement. De nombreuses capitales occidentales et des émirats sont aussi gênées, voire agacées par ce nouveau tournant. Il n'est un secret pour personne que depuis le partage du grand gâteau au Congrès de Berlin en 1885, le Gabon est placé sous le giron exclusif de la France. Nicolas Sarkozy l'a rappelé à son interlocuteur Ali Bongo lors de cet entretien de Doha. Selon nos sources, le propos de l'ancien président français était assez dur. Extraits : « Nous croyions, en vous plaçant à la tête du Gabon que vous garantiriez les intérêts de la France, que vous poursuivriez l'œuvre entamée par votre père, Omar Bongo Ondimba.

Hélas, le constat est décevant. Au plan intérieur, la paix si chère à votre prédécesseur est sérieusement menacée. Aux plans régional et continental, le Gabon a perdu sa place de leader. La France perd dangereusement sa position au Gabon et nous n'avons jamais cessé d'attirer votre attention là-dessus. La France, en dépit des changements intervenus en mai dernier, reste la France. Elle dispose toujours des mêmes leviers qui ont permis votre accession au pouvoir.

Elle ne saurait donc accepter d'être continuellement humiliée, parce que c'est la France. Les socialistes ne parlent pas beaucoup, mais ils sont très dangereux. Essayez de renouer les fils du contact avec eux, car, sans l'aval de la France, vous ne pourrez rien entreprendre de sérieux aux plans économique et diplomatique. Vous m'avez fait part de la récente acquisition d'importants biens immobiliers ici au Qatar, cela est très gênant surtout lorsque votre directeur de cabinet et vous-même le faites de manière simultanée. Si c'est comme vous le dites, pour des raisons de sécurité en cas de troubles, votre meilleure sécurité est assurée au Gabon et nulle part ailleurs. Cherchez donc à vous faire accepter par le peuple gabonais ».

Ce que l’histoire ne dit pas, c’est qu’entre le « rais Ali Ben » et Sarko, la méfiance a commencé à s’installer l’année dernière. En prélude à son fumeux New York Forum Africa, Richard Attias avait organisé un dîner avec Ali Ben à New York. Pendant le repas, Cécilia Attias, ex Sarkozy appelle le président français pour s’en vanter. Ce que, naturellement, Sarkozy a très mal pris, d’autant plus qu’Ali a farouchement nié lorsque la question lui a été posée quelques jours plus tard.

C’est donc un el hadj Ali Ben Bongo totalement carbonisé qui s’est rendu en Guinée Equatoriale pour essayer d’oublier ses déboires. Mais il y a un proverbe bien de chez nous qui dit que « si l’oiseau oublie le piège, le piège, lui, n’oublie pas l’oiseau ».

Auteur: François ONDO EDOU
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Commentaires
Z
Voici bien des arguments vides de tout sens,<br /> <br /> <br /> <br /> De nombreuses choses sont dites, certaines sont vraies d'autres fausses. Commencons par les vraie. C'est vrai que le président Ali Bongo veut mettre fin a certains privilèges qu'avait la france au gabon, mais nous savons tous ce que ces privilèges nous coutaient, c'est vrai qu'Ali veut ouvrir le Gabon à d'autres partenaires et cela pour tout le bien du Gabon. En ce qui concerne les mensonges: Ali Bongo n'a pas été placé par la france afin de garantir leur leur interets car sinon le torchon qui brule entre la france et le Gabon n'existerait pas. Le Président veut simplement.
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