POUR UN GABON MEILLEUR!

26 octobre 2014

GABON : UPG - COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Voyage de Mr. Bruno Ben Moubamba aux USA qui se targue d’être Secrétaire Général de l’UPG

Mesdames, Messieurs,
Depuis quelques jours, les gabonaises et les gabonais sont informés du séjour de Monsieur Bruno Ben Moubamba aux Etats Unis d’Amérique.
En mal de reconnaissance, ce dernier se prévaut d’une prétendue mission, alors qu’il a simplement obtenu une généreuse visite touristique, concédée par des programmes spéciaux offerts gracieusement par toutes les représentations diplomatiques africaines des Etats unis.
Au plus fort du ridicule, Monsieur Moubamba qui n’est qu’un simple visiteur, s’est retrouvé dans une séance de travail, dans le rôle de celui qui ‘’vante la constitution américaine ‘’ qu’il ne connait pas, à des hôtes à qui il aurait été mieux inspiré de présenter la constitution gabonaise, qu’il ne connait pas d’avantage !
Ajoutées à sa dernière sortie, qui éclaire désormais toute l’opinion sur le niveau de connivence réelle de son camp avec les régimes mafieux combattus par les Etats unis d’Amérique, les facéties de Moubamba sont un rattrapage raté d’avance qui ne trompera personne.
 Assurés d’avance de passer un bon séjour, grâce aux moyens mis forcement à sa disposition par ses amis du régime mafieux du Gabon, et préoccupés par le souci de les rassurer à tout moment, le missionnaire de service a annoncé d’avance qu’il fera une visite à Son Excellence monsieur l’ambassadeur du Gabon, afin qu’il n’en ignore.
En ma qualité de Premier Secrétaire Politique Adjoint aux Relations extérieures Chargé de la Coordination sectorielle de la diaspora de l’Union du Peuple Gabonais, Représentant des nouvelles institutions issues du premier Congrès de notre Parti, injustement combattues par le régime anti-démocratique dont  Moubamba est le missionnaire désigné ;

  J’ai tenu à rendre compte des faits signalés dans ma circonscription politique, afin de dénoncer la duplicité politique conduite par Moubamba, et mettre fin à la confusion savamment entretenue par ce nervis du système criminel intégré Ali Bongo PDG.

Chers compatriotes Gabonaises et gabonais nous vous convions enfin à tourner la page de notre histoire, rendue malheureuse par le système criminel intégré Ali Bongo PDG.
Que Dieu vous bénisse et bénisse le Gabon
UPG La lutte continue.
Fait à Bruxelles, le 22 octobre 2014
Le Premier Secrétaire Politique Adjoint aux Relations extérieures
Chargé de la Coordination sectorielle de la diaspora
Pr-Ir Jean de Dieu NDOUANIS

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GABON: C’EST OFFICIEL ALI BONGO EST BIAFRAIS; SA BIOGRAPHIE OFFICIELLE N’EST QU’UN FANTASME!

 

 
Dans son dernier livre: "Nouvelle Affaires Africaines", le journaliste Pierre Péan décrit le Gabon comme la Tirelire de la Droite Française, et met à nue le mensonge de la biographie officielle d’Ali Bongo. Nous vous en donnons l’encadré publié dans le magazine Marianne de la semaine. Dans le prochain billet, nous vous en présenterons plus d’extraits.
Source : Charlie M. - Le Gabon énervant

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Gabon : Déclaration de l'UN sur le projet de loi des finances de Lexercice 2015

 

Gabonaises, gabonais, chers compatriotes,                 

le gouvernement dit de       l’émergence a annoncé l’adoption en Conseil des ministres, du projet de loi de finances pour l’année 2015.

Dans sa communication relative à ce projet de budget, le Pouvoir établi s’est contenté d’indiquer de manière très laconique les montants des dépenses et leur répartition entre dépenses de fonctionnement, d’investissement et opérations de trésorerie.

Ainsi donc, pour toute information, le public a été informé de ce que :

Le projet de budget de l'Etat pour l’année 2015 a été arrêté en équilibre à la somme de 3.188,7 milliards de francs CFA, contre 2.954,6 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectificative de l'exercice 2014, soit une hausse de 234,1 milliards de francs CFA.

Les dépenses de fonctionnement passent de 1.222,6 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectificative 2014, à 1.643, 7 milliards de francs CFA en 2015, soit une hausse de 306, 8 milliards de francs CFA. Elles représentent 51,54% du budget global de l’Etat.
Les dépenses d'investissement passent de 627,92 francs CFA dans la loi de finances rectificative 2014, à 693,5 milliards de francs CFA, soit une hausse de 66,4 milliards de francs CFA par rapport à 2014. Les investissements représentent 22% du budget global de l’Etat, largement en deçà des 40% pompeusement promis par Ali Bongo dans le cadre de sa politique budgétaire dès l’entame de son mandat.
Tel que présenté à travers le communiqué final du conseil des ministres, ce projet de budget ne peut aujourd'hui faire l'objet d'un examen analytique profond. C'est la raison pour laquelle, tout en s’engageant à revenir sur cette question dès que les parlementaires seront en possession du dossier budgétaire, l'Union Nationale tient, dores et déjà, à attirer l'attention des gabonais, des opérateurs économiques et des partenaires au développement sur l’opacité qui entoure désormais la Gouvernance des finances publiques au Gabon.
C’est le lieu de rappeler que la République Gabonaise a signé le 19 décembre 2011 à Brazzaville, une directive relative au Code de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques. Cette Directive communautaire qui, dans sa section VII, fait obligation aux Gouvernements d’informer régulièrement le public de manière exhaustive sur les grandes étapes  de la procédure budgétaire, leurs enjeux économiques, sociaux et financiers, prescrit également dans sa section III la sincérité budgétaire sur la base d’hypothèses économiques explicitées, justifiées et comparables aux projections disponibles établies par des sources indépendantes.
L'acte budgétaire n'est pas simplement un acte financier. Il s’agit aussi d’un acte politique majeur. Il conditionne la vie économique et sociale du pays, et engage en cela toute la nation, c'est à dire tous les gabonais.
Face à ce déficit d’information qui constitue une entrave à la démocratie, l’Union Nationale exige des ministres de l’Economie et du Budget, les précisions suivantes concernant le projet de budget 2015 pour éclairer les gabonais :

1.    Concernant le cadrage budgétaire. Quelles sont les hypothèses macroéconomiques qui sous-tendent ce projet de budget, notamment les prévisions sur la conjoncture mondiale et son impact sur l’économie nationale ? Quelles sont les prévisions sur l’activité pétrolière, la production nationale, le cours moyen du baril de pétrole, le taux de change du dollar. Les prévisions sur les exportations de manganèse, ainsi que sur le cours moyen de celui-ci. Les prévisions sur le secteur forestier.
2.    Concernant les prévisions de ressources. Quelle est la composition des ressources du budget de l’Etat ? A combien sont évaluées les ressources propres, les recettes pétrolières, les impôts et taxes indirectes, les recettes douanières et les autres natures de ressources. A combien sont évaluées les ressources d’emprunt ?
3.    Concernant les charges. De la même manière, quelles sont les charges de l’Etat ? Quelles sont les prévisions du Gouvernement concernant la Masse salariale, notamment la PIP, les dépenses de biens et services, les transferts et interventions, et le service de la dette intérieure et extérieure ? Quelle est la ventilation sectorielle des dépenses d’investissement ?

Etant donné que le Gouvernement prétend s’engager sur la budgétisation par objectif de programmes (BOP), il ne lui aura pas échappé que cette démarche implique une programmation budgétaire triennale. Dès lors, quelle est la programmation budgétaire du Gouvernement pour les années 2016 et 2017 ?

Mesdames et Messieurs,

 Plus personne ne doute aujourd’hui de la gravité de la crise budgétaire et financière dans laquelle le pouvoir établi a plongé le Gabon, situation que l’Union Nationale n’a cessé de dénoncer depuis 2010.  Ali Bongo et son Clan dilapident les ressources de l’Etat depuis 2009 comme jamais dans l’histoire de notre pays. Le budget 2014 n’a jamais été exécuté. Pourtant les impôts et taxes ont bel et bien été prélevés. Quelle destination ont pris toutes ces ressources ? Aucun des projets d’investissement inscrits dans le budget 2014 n’a été réalisé, faute de financements disponibles. Les chantiers à l’abandon constituent désormais le paysage de notre pays.

Depuis de nombreux mois, les administrations et les services publics n’ont plus les moyens budgétaires et financiers pour fonctionner. Si par extraordinaire les salaires des fonctionnaires continuent d’être payés chaque fin de mois, le Trésorier payeur général passe désormais le plus clair de son temps à mendier des avances de trésorerie auprès des banques commerciales locales.

En violation flagrante de toutes les lois de notre pays, la présidence de la République perçoit désormais directement les recettes publiques et en dispose à son gré. Il est aujourd’hui connu de tous et jamais contesté par le pouvoir établi que 450 milliards de Fcfa ont été détournés par le pouvoir dit émergent sur l’emprunt obligataire de 750 milliards de Fcfa contracté en 2013.

Gabonaises, gabonais, chers compatriotes,

Nous nous trouvons désormais dans la situation où le silence devient un crime à la Nation lorsqu'il prend la place qui revient à la protestation. Et d'un homme, il fait alors un criminel. La responsabilité politique, la responsabilité citoyenne, notre amour du Gabon et pour tous nos concitoyens nous obligent à ne pas rester silencieux en ces temps si sombres et si difficiles que traverse notre pays.
L’Union Nationale exige solennellement un Audit de la Cour des Comptes sur la situation réelle des finances publiques du Gabon avant l’ouverture des discussions au parlement sur le projet de loi de finances pour l’exercice 2015.
Mesdames et messieurs les députés et sénateurs, au-delà de vos appartenances partisanes, faut il une fois encore, une fois de plus,  vous rappeler que vous êtes d’abord Gabonais et qu’à ce titre, votre responsabilité personnelle est engagée en toute circonstance, tant il est vrai que votre mandat est représentatif et non impératif.  L’Union Nationale vous invite à cet effet à un sursaut patriotique. Le Gabon notre pays est en danger.

Vive la république. Vive le Gabon.
Source : Charlie M. - Le Gabon énervant

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GABON : C’EST OFFICIEL ALI BONGO EST BIAFRAIS; SA BIOGRAPHIE OFFICIELLE N’EST QU’UN FANTASME

 

 
Dans son dernier livre: "Nouvelle Affaires Africaines", le journaliste Pierre Péan décrit le Gabon comme la Tirelire de la Droite Française, et met à nue le mensonge de la biographie officielle d’Ali Bongo. Nous vous en donnons l’encadré publié dans le magazine Marianne de la semaine. Dans le prochain billet, nous vous en présenterons plus d’extraits.
Source : Charlie M. - Le Gabon énervant

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Gabon : Livre de Pierre Péan - Ali Bongo serait bien le fils adoptif d'Omar Bongo

 

Quelques extraits du libre...les extraits à télécharger ci-dessous  
"Nouvelles Affaires Africaines", c'est le titre du livre que l'écrivain Pierre Péan vient publier aux Editions Fayard qui met à nu le regime mafieu de Bongo père à Bongo fils en passant par Accrombessi et les origines douteuses d'Ali Bongo. Pierre Péan ne lésine pas sur les mots pour qualifier le systeme de prédation mis en place par Accrombessi pour siphonner les finances du pays. Marianne du 24 au 30 octobre 2014 nous consacre un dossier sur ce livre 'bombe" pour le régime Bongo/PDG. A lire sans modération.  

 


Livre de Pierre Péan : Ali Bongo serait bien le fils adoptif d'Omar Bongo  
Livre de Pierre Péan : Ali Bongo serait bien le fils adoptif d'Omar Bongo  

Livre de Pierre Péan : Ali Bongo serait bien le fils adoptif d'Omar Bongo  

Nouvelles affaires africaines (Bannière d'achat à Gabonlibre)

Livre de Pierre Péan : Ali Bongo serait bien le fils adoptif d'Omar Bongo  
En 1983, Pierre Péan publie Affaires africaines sur le rôle de ce qu’on appelle la Françafrique dans l’« émirat noir » regorgeant de pétrole, dominé par le groupe Elf. Le scandale créé par le livre vaut à son auteur menaces de mort, attentat à son domicile, et la rancœur d’Omar Bongo, « papa » indéboulonnable de son pays pendant quarante ans, témoin des relations incestueuses entre l’ex-colonie et Paris, notamment des subsides versés par le potentat de Libreville aux partis et au personnel politique de la métropole.  
Vers la fin de son règne, Bongo fait savoir à Péan que, le temps ayant fait son œuvre, il aimerait lui laisser son témoignage. Ce livre-là ne se fera pas, Bongo mourant en 2009. Mais Péan avait déjà pu glaner assez de confidences pour amorcer le présent ouvrage, entre autres sur les débuts de règne calamiteux du successeur d’Omar, Ali Bongo.   Accusations de corruption, de détournement de fonds publics, d’assassinats, d’élections truquées avec la complicité de Paris, de « biens mal acquis » en France et ailleurs, de folie des grandeurs : tel est le bilan catastrophique du pouvoir gabonais.  
Outre Affaires africaines, Pierre Péan a consacré à cette région plusieurs ouvrages, dont Bokassa Ier, L’Argent noir, Noires fureurs, blancs menteurs et Carnages.  
Un lien de commande de ce livre est  à Gabonlibre, une bannière "Amazon" plus de précision appelez au 06.66.41.31.47.  
Source : GabonLibre.com

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Snowden : comment les USA aident Israël et recrutent les djihadistes de l'EIIL

 

Snowden: comment les USA aident Israël et recrutent les djihadistes de l'EIIL  
Glenn Greenwald l’avait dit : « Snowden fera d’autres révélations importantes à propos d’Israël. » Et c’est ce qui s’est passé. Le journaliste britannique qui a déclenché le scandale des écoutes illégales mises en place par la National Security Agency (l’affaire dénommée le ‘Datagate’) revient à la charge sur son site The Intercept.  
Les tout derniers documents top-secret examinés par Greenwald parmi les quelque 1,7 million de fichiers fournis par l’ex-agent de la CIA [et fondateur du site Wikileaks] Edward Snowden, éclairent d’un jour nouveau l’agression israélienne contre les Palestiniens de Gaza, une nouvelle fois d’actualité. Ils mettent notamment en évidence l’implication directe des USA et de leurs principaux alliés. Au cours des dix dernières années – selon ces documents – la NSA a fortement augmenté son soutien, financier, en armes et en informations, à son homologue israélienne, l’unité 8.200 (aussi appelée ‘ISNU Sigint’).  
La coopération entre les deux agences a débuté en 1968 et a formé la base des relations étroites qui existent actuellement entre les autres agences de renseignement israéliennes et celles américaines, comme la CIA, le Mossad et la division des opérations spéciales.  
Des services secrets alliés dans le but de tenir sous contrôle plusieurs objectifs et aussi « les pays d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, du golfe Persique, du Sud-Est asiatique et les Républiques islamiques de l’ex-Union soviétique. » Dans de nombreux cas, la NSA et l’ISNU ont collaboré avec les agences de renseignement britanniques et canadiennes, le GCHQ et le CSEC. On découvre aussi l’aide de certains pays arabes comme la monarchie jordanienne, et le rôle des forces de sécurité de l’ANP dans la fourniture de services d’espionnage essentiels pour identifier et frapper des « objectifs palestiniens. » The Intercept montre également un reçu de paiement daté du 15 avril 2004.  
Les agressions répétées contre la population de Gaza – explique Greenwald – ne seraient pas possibles sans le soutien des USA, toujours prompts à satisfaire les requêtes belliqueuses d’Israël, comme cela s’est produit avec les 225 millions de dollars additionnels approuvés pour financer le système de missiles israélien. Une attitude qui tranche avec le présumé rôle de médiateur affiché ostensiblement par les États-Unis dans le conflit israélo-palestinien. Des faits qui affaiblissent d’autant les paroles prononcées par Barack Obama, comme si le président US n’était qu’un simple spectateur face au massacre des enfants de Gaza (« C’est effrayant de voir ce qui se passe là-bas. »)
The Intercept fait observer qu’Obama parle de [la tragédie de] Gaza comme s’il s’agissait d’une calamité naturelle, d’un événement incontrôlable auquel le gouvernement des USA assiste impuissant. D’après les documents diffusés par Snowden, actuellement réfugié en Russie, la CIA et le Mossad ont entrainé Abu Bakr Al-Baghdadi, l’actuel leader de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL). L’EIIL, qui prône le retour au « Califat » a initialement été constitué en Égypte pour combattre le gouvernement de Bashar al-Assad. Il a reçu des armes de la part du renseignement US et de celui du Royaume-Uni, et des financements de l’Arabie Saoudite et de la monarchie du Qatar.  
Abu Bakr Al-Baghdadi a été prisonnier à Guantanamo de 2004 à 2009. Au cours de cette période, la CIA et le Mossad l’auraient recruté pour fonder un groupe en mesure d’attirer des djihadistes de différents pays vers un endroit précis, et ainsi les tenir loin d’Israël. Pour Snowden, « la seule solution pour protéger l’État juif est de lui créer un ennemi à ses frontières, mais en le dirigeant contre les états islamiques qui s’opposent à sa présence. » Une opération secrète dénommée « Nid de frelons ».  
L’étroite collaboration entre les services de renseignement de Washington et ceux de Tel-Aviv n’a pourtant pas empêché l’espionnage réciproque entre les deux grands alliés. C’est ainsi – comme le révèle le journal allemand Der Spiegel – que les services secrets israéliens ont intercepté les conversations du secrétaire d’État américain John Kerry avec les médiateurs arabes et l’Autorité palestinienne, pour avoir les réponses toutes prêtes lors de l’ultime tentative de négociations avec les Palestiniens.  
Auteure : Géraldine Colotti - Il Manifesto

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23 octobre 2014

Gabon : Communiqué de presse - le voyage de Mr Bruno Ben Moubamba aux USA...

 

 

Cette visite que nous qualifions de farce ridicule aux fins d’ajouter le discrédit à la vente de l’UPG au trio Accrombessi- Yves Manfoumbi-Bongo Ondimba Ali, ne trompe pas les gabonais sur la motivation réelle de cette girouette.  

Communiqué de presse : le voyage de Mr. Bruno Ben Moubamba aux USA...   
Depuis quelques jours sur le net Monsieur Bruno Ben Moumbamba en visite touristique à Washington se repends de prétendues séances de travail avec les autorités du gouvernement américain sur la situation politique au Gabon et pour soit disant présenter l’UPG aux États-Unis d’Amérique. Outre les images de sa villégiature coûteuse, Monsieur Moumbamba ne saurait justifier la provenance des fonds qui ont permis un tel voyage que par la curieuse générosité de ses amis du parti au pouvoir, il se repend d’être venue comme secrétaire Général de l’UPG qualité et responsabilité que nous, UPG Amériques, ne lui reconnaissons pas. Personne ne lui reconnait la moindre activité professionnelle, comment finance-t-il tous ces déplacements ?  
Cette visite que nous qualifions de farce ridicule aux fins d’ajouter le discrédit à la vente de l’UPG au trio Accrombessi- Yves Manfoumbi-Bongo Ondimba Ali, ne trompe pas les gabonais sur la motivation réelle de cette girouette.   Les élucubrations de Monsieur Moumbamba sur ses rencontres avec des prétendus autorités américaines ne sont que des lubies. Il n’a rencontré aucune des « grandes pointures » politiques aux USA. Toutes les rencontres qu’il a sont des rencontres de bas niveau qui peuvent être faites par tout le monde. Cet individu qui est si adepte du « m’as-tu-vu » ne se serait certainement pas gardé de nous présenter les photos avec Barack Obama comme il le prétend ou avec d’autres grandes figures de la politique américaine.  
Le voyage de M. Moumbamba est tout juste une tentative de sabotage de l’Union du peuple gabonais dirigé par le Président Jean de Dieu Moukagni Iwangou seule personnalité élue par le peuple de l’UPG au cour d’un congrès dont la validité est attesté par huissier de justice . Dès lors la voie du peuple ne peut être annulée par un juge corrompu. A son nom, nous assumons les responsabilités de Coordinateur général UPG des Amériques.  
En tant que coordinateur général de l’UPG aux Amériques, premier conseiller et porte-parole du premier secrétaire politique adjoint de l’Union du peuple Gabonais chargé de la diaspora, je prends à témoin les Gabonais sur la malveillance politique de ceux qui se disent les chantres du changement alors que leur rôle est simplement de distraire et semer la confusion dans l’opinion national et international.  
Nous tenons à rappeler aux opposants et au système criminel intégré Ali Bongo-P.D.G. que les visites à l’extérieur du pays n’ont d’échos favorables que si et seulement si leur conduite sur le plan national est exemplaire. En d’autres termes, ce que vous racontez à l’extérieur du pays est confirmé ou infirmé par les services consulaires ou diplomatiques de chaque pays.  
Dans le cas de Bruno Ben Moumbamba, tout le désordre qu’il fait pour ternir l’image du parti de M. Pierre Mamboundou Mamboundou, est enregistré par les services secrets américains à Libreville.  
Après sa visite aux USA, tout ce qu’il va raconter sera soumis aux services américains au Gabon. Les Américains savent le profil politique de M. Bruno Ben Moumba, ils savent tous les voyages politiques dans le but de vouloir se construire une image. Alors, ceux –ci ne sont pas flattés par le show qui leur est présenté.  
Nous tenons à rappeler au concerné que nous connaissons tous ces gens qu’il est venu voir ou qu’il a pensé voir. Nous sommes ensemble avec eux dans les restaurants, certains loisirs, les réunions d’affaires. Nous les fréquentons dans leurs bureaux et ils nous rendent la politesse. Ils nous écoutent plus que ceux qui viennent pour un jour leur raconter monts et merveilles.  
Nous voulons préciser que nous n’avons pas des problèmes particuliers avec M. Ben Moumbamba sauf que, vue sa prochaine entrée au pacte social de l’émergence d’Ali Bongo Ondimba, il est difficile de l’inscrire dans l’agenda de la vraie opposition au Gabon,   En rappel Monsieur Bruno Ben Moumbamba avait été introduit à l’UPG par Monsieur Andre Bouassa. Du fait de sa résidence en Europe sa lettre d’adhésion devrait être signée par le Pr-Ir Ndouanis en 2011. Notre initiative de l’encourager à rejoindre le parti était liée au fait que nous avions pensé qu’il suivrait les démarches d’adhésion selon les statuts du parti. Celui-ci a préféré, sans honte, instrumenter Mboumba Nziengui et la veuve Mamboundou pour se pouvoir d’une nomination anti-statutaire de secrétaire générale. Le 1er congrès de l’UPG qui a élu une nouvelle équipe ne lui reconnait pas cette qualité.  
Contre toute attente, avec des pratiques mystérieuses qui confinent à la sorcellerie et au fétichisme (il a dansé nuitamment sur la tombe de Pierre Mamboundou après avoir vainement tenté de déterrer les reste du défunt d’après certaines sources) il s’est autoproclamé héritier de M. Pierre Mamboundou alors que ceux qui l’ont introduit, et ceux qui ont souffert avec le leader charismatique n’ont jamais fait.  
Chers compatriotes, Mesdames et Messieurs, les années 2015 et 2016 vont être des années de dur combat pour notre liberté. Bongo Ondimba Ali mobilise depuis cinq ans les énormes ressources de l’Etat pour s’imposer au détriment de nos choix futures. Il se sert déjà de cet argent pour corrompre des gabonais oisifs prêts à vendre patrie, père, mère frères et soeurs pour un bol de riz ou quelques billets de francs cfa dévalués.  
Nous savons que votre vie et votre liberté, vos enfants, vos familles, vos terres, vos biens, votre existence en tant que gabonais aujourd’hui et dans l’avenir sont plus important que le bol de riz ou les francs cfa dévalués du régime corrompu de Bongo-Ondimba Ali.  
C’est pourquoi, nous, Union du Peuple Gabonais, vous invitons à vous engager à la vigilance devant tous les bonimenteurs et les sicaires du régime honni des Bongo-Ondimba qui viendront vers vous. Nous vous convions au discernement, à la sagesse et au sérieux car la bataille politique s’annonce dure à l’horizon 2016.   Chers compatriotes Gabonaises et gabonais nous vous convions enfin à tourner la page de notre histoire rendue malheureuse par le système criminel intégré Ali Bongo PDG.  
Que Dieu vous bénisse et bénit le Gabon  
UPG La lutte continue

Auteur : Monsieur Andre Vincent Bouassa   Coordinateur général de l’UPG aux Amériques,   Premier conseiller et porte-parole du premier secrétaire politique adjoint de l’Union du peuple Gabonais chargé de la diaspora  

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17 octobre 2014

Gabon : Élections Senatoriales du PDG-émergent - Le crime rituel qui porte la signature de BOA et ses sicaires

Chers visiteurs de mon blog, Mesdames et Messieurs,

Je ne veux pas faire dans le voyeurisme morbide ou l'exhibitionnisme macabre, mais la cruauté et la violence de Bongo Ondimba Ali n'a qu'un seul visage, le visage hideux de la laideur que suscite l'horreur et la dépravation des mœurs d'un régime qui a poussé l'abérration mentale jusqu'au crime le plus abject qu'un humain puisse comettre: manger la chair de son semblable. Notre compatriote Henriette Yankolo 54 ans, vient d'être assassinée dans des conditions épouvantables dans la nuit du 3 au 4 octobre dernier à Montagne-Sainte, un quartier du 2è arrondissement de Franceville, le chef-lieu de la province du Haut-Ogooué (sud-est du Gabon). Les traces bien visibles de prélèvement des organes sexuels et les "pièces détachées" portent la marque des sicaires du régime honni de Bongo Ondimba Ali. Comment rester calme devant tant d'aberration mentale des tenants de ce régime, qui par une arriération psychologique, déclament fièrement, que faire des sacrifices rituels et manger la chair humaine leur donne la possibilité de se faire élire sans coup férir, de se faire nommer à des postes juteux et ce malgré les tripatouillages électoraux, fraudes, et autres nominations aux postes électifs.
                                                                   

BOA, un dictateur criminel à la tête d'un gang

de criminels rituels

BOA, un dictateur criminel à la tête d'un gang de criminels rituels
Pour se satisfaire d’une telle posture les tenants de ce régime mafieux et criminel n’ont plus de repères moraux et humains. Ils sont au-dessus des humains pour en être leurs prédateurs: les prédateurs suprêmes. Ils ne sont donc plus des êtres humains. Parce qu’ils ont un pouvoir usurpé ils se prennent pour des dieux, seuls entités spirituelles au-dessus des hommes.
Henriette Yankolo, 54 ans, victime des sicaires du régime de Bongo Ondimba Ali (BOA)
Sinon comment comprendre cette frénésie criminelle ? Les auteurs et commanditaires sont connus, ils vivent tranquillement sans être inquiétés par les pouvoirs publiques et par une justice corrompue aux ordres du dictateur Bongo Ondimba Ali.
                                                                                                

BOA, un dictateur criminel à la tête d'un gang

de criminels rituels

Il est temps chers compatriotes de faire sien  le principe selon lequel, lorsqu’un gouvernement, aussi illégitime soit-il, n’est pas capable d’assurer la protection, sécurité et la justice à chacun de ses citoyens, chacun d’eux est donc fondé d’assurer sa propre défense et sa propre justice. Cette situation est d’autant plus grave que c’est ceux qui ont la charge de cette mission qui commettent ces crimes humains  Il appert donc, chers compatriotes, que c’est le devoir le plus sacré de chaque citoyen de se protéger, de  protéger sa famille et ses biens, et de se faire justice au besoin. La constitution gabonaise fait référence à la déclaration universelle des droits de l’homme. Donc ce texte est parti prenante de la constitution gabonaise et son contenu constitue des actes de droit applicables. C’est un droit constitutionnel légitime de lutter et prendre les armes contre un régime inique qui tue ses propres citoyens et un gouvernement illégitime qui vend et appauvrit le pays.
Chaque citoyen doit se lever contre cette imposture et ne doit attendre le mot d’ordre de personne, car c’est la lutte personnelle pour la survie et l’existence en tant que gabonais, en tant qu’être humain contre une clique de mafieux qui s’est approprié du Gabon et qui pensent être des Dieux pour tuer et manger des gabonais. Nous devons les chasser du pouvoir, les arrêter, les juger et les condamner pour leurs crimes. Peuple gabonais cela arrivera un jour ou l'autre. Wait and see.
Auteur : Jean Ndouanis - http://jean-ndouanis.blogspot.ca/

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GABON : LE BILLET MAKAYA DU QUOTIDIEN L’UNION DÉPOSE DES CHRYSANTHÈMES SUR L’ÉMERGENCE

Les chrysanthèmes sont des fleurs qui dans la tradition occidentale et asiatique, sont associées au chagrin et à la mort. Dans la religion chrétienne, ce sont généralement les chrysanthèmes qui sont déposées dans les cimetières par les parents des disparus, le jour de la fête de la Toussaint, qui est la fête chrétienne qui célèbre les morts. Si nous utilisons dans notre titre, la métaphore du dépôt de chrysanthèmes pour qualifier le contenu du billet Makaya de ce Jeudi, 16 Octobre 2014, c’est pour indiquer que par le truchement de ce billet écrit de la Présidence de la République, le régime semble reconnaitre la mise en terre de son projet d’émergence. Ceci mérite explication !

A la page 87 de la publication: «POLITIQUE AFRICAINE N-115. Fin de règne au Gabon», il est écrit:
«L’intention du billet Makaya est de trouver des bouc-émissaires dans une tranche de la classe dirigeante…, et de rassembler le peuple, les Makayas, derrière le président Bongo..., contre qui la critique est impossible car, comme on l’entend souvent, il n’est pas mauvais, c’est son entourage qui l’est.»
Chers lecteurs, quand on a compris ce qui est écrit ci-dessus, on a aisément saisi que le contenu du billet Makaya ne soit que le reflet du point de vu que veuille véhiculer dans l’opinion, la Présidence de la République et le régime. Alors, quand dans ce billet il est dit: «On serait plus loin que nous ne le sommes aujourd’hui, si tout le monde avait compris la vision du Présida quand, il y a exactement 5 ans, lors de son investiture, il déclinait ses ambitions pour un Gabon émergent». Ce billet est en train d’affirmer et de vouloir insinuer que les échecs de l’émergence ne pourraient être imputables à Ali Bongo, car ce dernier a tout fait pour que le projet réussisse; mais c’est son maudit entourage qui l’a complètement grippé car il n’était pas à la hauteur du défi. Bon, chers lecteurs, on va choisir d’en rire, car ce billet fait comme si Ali Bongo faisait partie d’une autre dimension en termes de gouvernance, où les échecs répétés et les graves dégâts économiques et sociaux provoqués par ses folies, ne pouvaient lui être attribués. Apparemment, pour Makaya, Ali Bongo jouirait d’une immunité intrinsèque et sans limite, car ce sont les autres qui sont toujours coupables.
Chers lecteurs, et pourtant depuis 5 ans, c’est bien Ali Bongo qui se distingue dans une gouvernance où la cupidité se mêle de manière révoltante à la violation des droits humains fondamentaux; où les institutions normalement responsables du fonctionnement d’un Etat comme les ministères régaliens, ont été édentées au profit d’agences directement sous le contrôle d’Ali Bongo, dotées d’une autonomie financière assortie d’une opacité de gestion totalement scandaleuses. Il est grand temps de mettre fin à la comédie! Il faut qu’Ali Bongo soient redevable devant les Gabonais, pour les actes posés dans l’exercice du pouvoir et que les institutions mises en place par son régime rendent compte de leurs résultats.
Dans ce billet Makaya, il est écrit: «beaucoup de ceux des collaborateurs immédiats du Présida à qui il faisait confiance, une grande partie de notre administration publique et des nostalgiques de l'ordre ancien, ont plombé la machine qui s'était mise en marche. La soif de l'argent facile, la course effrénée à l'enrichissement, les détournements des deniers publics, le travail de sape de certains syndicats aux ordres ont fini par avoir raison de la volonté l'émergence sous toutes ses formes». Chers lecteurs, ce paragraphe représente ni plus ni moins que l’homélie, le requiem, de l’émergence. C’est l’aveu que les carottes soient cuites. C’est un «sauve qui peut» pour essayer d’offrir à Ali Bongo une honorable porte de sortie explicative de l’échec patent de son projet d’émergence. En simple, l’émergence est morte et les coupables sont dans l’entourage d’Ali Bongo. Beau slogan de campagne pour 2016!
Chers lecteurs, en faisant publier ce billet, Ali Bongo a voulu prendre les devants en préparant l’opinion au constat déjà tant répandu et visible, de l’échec évident de son projet d’émergence. Mais vu qu’en dictature ou en monarchie, le chef n’a jamais tort, il fallait assujettir à cet aveu, des bouc-émissaires tous désignés. Il s’agit maintenant pour nous tous, de marquer une rupture avec une certaine culture politique locale qui a longtemps accepté le petit jeu des bouc-émissaires, qui permettait d’assurer l'irresponsabilité des échecs de gouvernance, au dictateur. Mais comment peut-on vouloir exempter Ali Bongo de l’échec de sa propre gouvernance, quand son clan et lui ont totalement phagocyté les richesses et tous les leviers économiques du pays? Et pourtant les media d’Etat nous matraquent depuis 5 ans que l’émergence se porte bien, qu’elle est tant appréciée et admirée des Gabonais! Ah la propagande, à un moment elle se retrouve prise dans ses propres filets et ne sait plus que faire.
En publiant ce billet Makaya, le régime a officialisé le décès de son projet d’émergence ; mais ce que ce Makaya a omis de dire est que le croque-mort c’est… Ali Bongo!
Auteur : Charlie M. - Le Gabon énervant!

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Gabon : Ali Bongo, 5 ans plus tard - En clair-obscur

Une série de reniements, hésitations, improvisations et autres rajouts aux éléments programmatiques initiaux ont rythmé les 5 premières années du mandat présidentiel en cours. Retour sur 5 années en demi-teinte.

Ali Bongo, le 16 octobre 2014, lors de la célébration par le PDG de ses 5 ans de pouvoir. © DCP Gabon
Ali Bongo, le 16 octobre 2014, lors de la célébration par le PDG de ses 5 ans de pouvoir. © DCP Gabon

 

«On peut toujours communiquer, vanter nos mérites mais, le peuple, lui, ne croit qu’en sa réalité quotidienne» C’est le constat d’un hiérarque PDG à la suite de l’annonce d’une multitude d’émissions et manifestations célébrant le 5ème anniversaire de l’accession du président de la République à la magistrature suprême. La présidence de la République et le secrétariat exécutif du PDG ont beau s’autocélébrer, dire tout le bien qu’ils pensent des 5 dernières années, le scepticisme est là. Comment accréditer l’idée d’un bilan élogieux quand tout et chaque jour, le petit peuple est confronté à des difficultés croissantes pour régler ces petits riens de la vie quotidienne ? Entre la flambée des prix du loyer, une rentrée des classes loin d’être effective, des embouteillages récurrents, des problèmes d’approvisionnement en eau courante, une difficulté en remplace systématiquement une autre.

Cette réalité est d’autant plus insoutenable que le climat général exhale un parfum nauséabond de crispation, de fracture sociale aux fondements idéologiques. Ali Bongo avait promis «aller plus loin et poursuivre l’ancrage de notre système institutionnel sur des institutions solides et une gouvernance incontestable», s’engageant à «garantir et renforcer le pluralisme politique, la liberté d’opinion et d’expression, la liberté d’association et d’entreprise à travers les institutions républicaines existantes». 5 ans plus loin, l’Union Nationale, principal parti d’opposition, est dissout, les acteurs de la société civile n’ont jamais été si peu consultés, le Conseil national de la communication brille par des oukases à nulles autres pareilles, les avocats laissent éclater leur frustration quant à la surprotection des magistrats, au non-respect des procédures et à la mutation des juges en justiciers. 5 ans plus tard, l’Assemblée nationale se révèle être une chambre monocolore, introuvable et qui, ne comptant qu’un seul groupe parlementaire, doit, aux termes de son règlement intérieur, être en incapacité de constituer un bureau et même de fonctionner normalement, les postes et le temps de parole étant répartis selon les familles politiques. On ne dira rien de cette cohorte de compatriotes laissés sur le bas-côté de la route pour «délit d’opinion» tout comme on passera sur le cas de la Cour constitutionnelle au sujet de laquelle tant de choses ont été dites et redites, le président de cette institution ayant, face à des journalistes médusés, laissé éclater ses états d’âme en mars dernier, au point de reconnaître que les élections ne sont pas bien organisées au Gabon ou que certaines décisions prises à l’encontre de citoyens l’ont été en fonction de leurs poids politique.

Le chantier de la Cour constitutionnelle... d’une exceptionnelle durée. © Gabonreview
Le chantier de la Cour constitutionnelle… d’une exceptionnelle durée. © Gabonreview

Usine à gaz

Rarement une institution aura été aussi décriée et aussi représentative des errements du régime en place que la Cour constitutionnelle. Nonobstant sa récente régularisation, qui s’est faite dans des conditions aux confins de la prise illégale d’intérêts, la situation de son siège n’est pas pour arranger les choses. Pour de nombreux observateurs, l’exceptionnelle durée du chantier visible sur le front de mer à Libreville n’est qu’une expression supplémentaire de la vocation réelle des grands travaux sous Ali Bongo : servir de prétextes à des opérations à but personnel. Du projet de marina duquel on redoute désormais une catastrophe écologique en passant par la Zone économique spéciale de Nkok ou les investissements d’Aman Resorts, leurs montages financiers ouvrent systématiquement la porte à la suspicion. Jamais, on n’en voit les conventions, leur publication étant toujours remise à la Saint-Glinglin. Des fois, ils s’enlisent ou finissent par tomber aux oubliettes. Il en va ainsi des projets de construction des barrages hydroélectriques sur l’Okano et les chutes de l’impératrice Eugénie. Ali Bongo avait pourtant promis une «mise à niveau de notre infrastructure économique de base». Si on doit reconnaître qu’il a tenu à son engagement de créer «une agence des grands travaux, disposant de toutes les compétences requises pour la mise en place rapide d’infrastructures complexes«, on ne peut que déplorer que cet établissement public se soit transformé en usine à gaz, en gouffre à sous voire en pays de Cocagne pour rastaquouère de tout poil. Or, on est toujours en attente de ce «cadre juridique et réglementaire favorable aux partenariats publics privés».

Oubliées aussi ces infrastructures publiques, écoles et internats promis. Après avoir transformé les vestiaires d’un stade de football en lycée, ce sont maintenant les écoles primaires qui deviennent des collèges d’enseignement secondaire. Au grand dam de «ceux qui n’ont presque rien» et «se sentent marginalisés». C’est peu dire que le social est une des principales faiblesses du bilan d’étape du mandat en cours. Le rapport Mc Kinsey est venu exposer cette réalité dans toute sa nudité. Pour le petit peuple ce ne fut qu’une «manipulation politicienne«. La preuve que les politiques se servent de sa misère. Redoutant de servir de marchepied une fois de plus, il n’attend plus qu’une chose : que «le Gabonais moyen soit le premier bénéficiaire de la richesse nationale». Mais, pour l’heure, les internats appartiennent à l’histoire ancienne, les salles de classes sont bondées, surchargées tandis que les hôpitaux manquement de tout ou presque. Et si la couverture maladie touche de plus en plus de monde, le mécanisme donne déjà des signes d’essoufflement : il n’est plus rare de voir des officines pharmaceutiques ou des cabinets médicaux rechigner à servir les détenteurs de la carte d’assuré

Démolition de la cité de la Démocratie

Ali Bongo avait promis «qu’un appui conséquent (serait) accordé aux acteurs culturels, aux artistes et aux intellectuels, pour leur permettre d’exprimer pleinement leur art et leur savoir tout en assurant une protection de leurs droits en tant qu’auteurs» et que des «industries culturelles (seraient) encouragées à travers tout le pays et plusieurs infrastructures culturelles (musées, conservatoires, théâtres, bibliothèques) mises en place ou redynamisées, notamment le Ciciba afin de mieux valoriser notre patrimoine national et notre riche histoire». Mais tout ceci est demeuré de l’ordre de l’intention. Si le Bureau gabonais des droits d’auteurs a vu le jour, il y a de cela 1 an maintenant, plus personne n’a entendu parler des appuis aux initiatives ou infrastructures culturelles. Du coup, la démolition de la cité de la Démocratie avec sa salle des banquets et de spectacles prend un autre sens, une résonance encore plus profonde. Rétrospectivement, cette opération apparaît comme une grave attaque contre le patrimoine culturel et historique national : avant 2009, les rencontres et concerts avaient lieu dans des espaces dédiés, aujourd’hui les unes se tiennent sous des tentes et les autres n’ont d’autre choix que de se déporter vers l’Institut français du Gabon, c’est-à-dire hors du territoire national. C’est tout dire…

Il reste à Ali Bongo 2 ans pour remplir son contrat. Mais les jours semblent comptés… L’opinion observe. Et chacun sait que les reniements, hésitations, improvisations et autres rajouts aux éléments programmatiques initiaux n’ont d’autres fins que le bonheur ou l’enrichissement de quelques-uns, qu’ils ne profitent qu’à des entités ou individus bien identifiés. Parfois, on aimerait que le triptyque «paix-développement-partage» ne soit pas qu’incantatoire…

Auteure : R. Bouenguidi - Gabonreview

Posté par okouetch à 09:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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