« Les premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers », proclame une maxime biblique bien connue. La crise financière qui frappe si durement les Européens depuis plus de trois ans, crée une situation assez inédite dans les rapports entre l’Afrique et l’Europe. Ces rapports inclinent, bien que ce ne soit pas encore une lame de fond, à une inversion de la situation, jusque-là favorable au Vieux Continent.
Je ne voudrais circonscrire le constat qu’à la problématique de l’immigration qui ne se pose plus nécessairement de la même façon depuis que les Européens sont asphyxiés par la crise. Jusque-là, c’étaient les Africains qui, pour fuir la misère chronique dont ils sont victimes dans leurs contrées, prenaient de gros risques pour s’expatrier dans les eldorados supposés que leur vend l’industrie du rêve hollywoodien de l’autre côté de l’Atlantique, sans oublier le tube cathodique qui fait tomber dans nos foyers des pluies de mirages vantant des fortunes chimériques supposément à portée de main de l’autre côté de la Méditerranée.
En effet, la médiasphère, si gourmande en faits divers croustillants sur les tragédies africaines, est insatiable depuis des décennies en faits divers mettant en scène ces pauvres hères déterminées à s’arracher à la fatalité, mais malheureusement prises au piège de l’Océan et de la Mer qui vomissent chaque jour des corps sans vie sur les plages occidentales. Aujourd’hui, les aiguilles de la montre semblent commencer à tourner dans le sens inverse. Des ressortissants de certains pays européens que le chômage et la vie chère insupportent, sont décidés à aller chercher fortune en…
Afrique.
Des Blancs qui immigrent dans notre continent à la recherche du bien-être, la cocasserie de l’histoire ne saurait laisser indifférent. Le cas portugais, pour ne prendre que le plus frappant, est suffisamment révélateur et préfigure peut-être un changement de cap de l’Histoire : les riches d’hier qui deviennent des pauvres d’aujourd’hui ; les eldorados d’hier qui deviennent les déserts d’aujourd’hui…
L’économie du Portugal, ancienne puissance colonisatrice, est balayée par une impitoyable crise financière qui étrangle impitoyablement les ménages. Question : vers qui se tourne cette vieille nation européenne en perte de vitesse? Vers l’Angola, pardi ! Qui aurait pu prévoir un tel retournement de situation ?
La presse portugaise, toute honte bue, est bien obligée d’admettre cette implacable réalité : l’Angola est devenue, bien plus que l’Union européenne, la vraie bouée de sauvetage du Portugal. Un éditorialiste constate : « La vieille Europe déprime. La zone euro est au bord de l’implosion et la récession menace. En Afrique, la croissance économique se maintient. Et si les jeunes Européens traversaient la Méditerranée pour émigrer? »
Les jeunes Portugais qui prennent le large en direction de l’Angola, c’est un phénomène qui va chaque jour en s’amplifiant. Quelques chiffres révélateurs : selon un quotidien de Lisbonne, la capitale, en 2006, on ne recensait que 156 visas de Portugais en partance vers l’ex-colonie angolaise. En 2011, ils étaient 23 787. Désormais, 100 000 Portugais seraient installés en Angola. Soit le triple des Angolais installés au Portugal. Et les autorités portugaises ne les découragent pas. Au contraire.
Plus étonnant encore, les dirigeants portugais vont jusqu’à mendier, bien qu’en jonglant avec les mots pour ne pas perdre la face, l’aide des dirigeants angolais. Je tiens à partager avec vous, tellement c’est exceptionnel, un échange surréaliste que le Premier ministre portugais et le Président angolais avaient eu en novembre 2011.
Passos Coelho, Premier ministre portugais : «Nous devrions profiter de ce moment de crise financière et économique pour renforcer nos relations bilatérales dans les différents secteurs de nos pays respectifs. » Traduction de ce chef-d’œuvre de langue de bois diplomatique : « Nous, Portugais, nous souffrons. Vous Angolais, aidez-nous, pitié ! »
Eduardo Dos Santos, Président angolais, qui a parfaitement compris la supplique, répond lui, sans langue de bois : « Nous suivons avec intérêt la crise financière de la zone euro dont le Portugal fait partie. L'Angola est ouverte et disponible pour aider le Portugal à faire face à cette crise. » Un peu comme si François Hollande, au regard de la récession à laquelle la France serait assujettie, demandait à Paul Biya, Président d’un Cameroun en pleine période de vaches grasses, de lui venir en aide.
Simple hypothèse ? Peut-être. Mais les artistes, souvent avant-gardistes et sonneurs de révolutions, y ont déjà pensé. Sylvestre Amoussou, cinéaste béninois, a imaginé dans son film, « Africa Paradis » sorti en 2007, « les aventures d’un couple de Français qui tentent d’émigrer en 2033 aux Etats-Unis d’Afrique, dont la prospérité contraste si violemment avec la pauvreté et le chômage en Europe. » Comme on le voit, la réalité est, à la lumière de l’actualité angolo-portugaise, en train de faire corps avec la fiction.
Auteur : Innocent Ebodé - Camer.be
Chères Soeurs, Chers Frères,
Après le Tsunami électoral auquel nous venons de contribuer massivement en Europe en terrassant la prétendue “ France Forte” de l’impérialisme agressif et en mettant à la retraite anticipée Nicolas Sarkozy le 06 Avril 2012, c’est bientôt vers vous que nos yeux se tourneront pour refermer une autre page de l’Histoire.
Le 06 Novembre 2012, toutes celles et tous ceux d’entre vous ayant droit de vote aux USA seront appelés, avec le peuple américain, à choisir entre l’actuel Président démocrate Barack Obama et un candidat républicain qui selon toute vraisemblance pourrait être Monsieur Mitt Romney.
Chères Soeurs, Chers Frères, en tant que citoyens américains, vous connaissez mieux que moi les réalités qui guideront votre choix lors de cet important scrutin. Je voudrais cependant et de tout coeur vous lancer un vibrant appel patriotique : Ne votez pas pour Barack Obama ! Cet homme a trahi l’espoir que toute l’Afrique avait placé en lui comme le premier président noir de l’Histoire de ce grand pays. Il a trahi le rêve de justice et de liberté pour lequel des millions de martyrs noirs sont morts.
Avec l’élection de Barack Obama, les peuples africains s’attendaient à un soutien plus accru de la première puissance mondiale à la démocratie et au respect des Droits de l’Homme sur le continent noir ravagé par les dictatures et les calamités de toutes sortes.
La déception est donc très grande aujourd’hui quand les peuples africains constatent qu’au lieu de cela, le Président Obama s’est joint à Nicolas Sarkozy pour détruire la Côte D’Ivoire et la Lybie, cautionner d’horribles massacres, briser des institutions étatiques et installer dans le chaos des régimes terroristes et autoritaristes.
Chères Soeurs, Chers Frères, à l’heure de votre choix, vous devez penser à tous nos parents que les rebelles d’Alassane Ouattara continuent d’assassiner impunément en Côte D’Ivoire, à nos mères et nos soeurs qui continuent d’être violées, à tous ces jeunes qui continuent d’être mutilés ou égorgés par les dozos; vous devez penser aux nombreux prisonniers politiques de Ouattara qui continuent de soufrrir dans le silence et la solitude, aux millions d’exilés, aux travailleurs jetés à la rue, aux Universités fermées, aux paysans chassés de leurs terres et expropriés.
Vous devez penser au Président Laurent Gbagbo, injustement arrêté et détenu à la Haye, alors que Madame Hillary Clinton, envoyée du Président Obama se fait recevoir en grandes pompes par le sanguinaire chef rebelle Alassane Dramane Ouattara à Abidjan .
Est-il vraiment moralement juste que le Président Barack Obama reçoive Ouattara à la Maison Blanche pendant que sa cruelle armée de barbares, les FRCI, continuent de tuer, de voler et de violer partout en Côte D’Ivoire ? L’impopularité d’Obama dans l’opinion publique américaine avait déjà été dévoilée avec les élections de mi-mandat de Novembre 2010 où les Républicains l’avaient largement emporté. Aujourd’hui, il s’accroche à certains sondages qui depuis l'annonce, en mai 2011, de la mort du terroriste Oussama Ben Laden lui prédisent une certaine chance d’être réélu.
Le 06 novembre 2012, il s’agit de lui infliger une amère désillusion, il s’agit de l’éjecter de la Maison Blanche comme Sarkozy a été éjecté de l’Élysée. Obama doit être démocratiquement battu et privé d’un second mandat comme Nicolas Sarkozy. Le 06 novembre 2012, votez massivement et faites voter contre le Président sortant Barack Obama. Que la malédiction du " Kodjo rouge " l’accompagne dans sa chute !
Auteur : Mlle Aya Rosine KOUAMÉ
Militante du FPI et Patriote ivoirienne
ayarosine@yahoo.fr
Nul n’ignore que le pouvoir d’Ali Bongo est autoritaire, qu’il se croit immuable, mais que lui et ses complices peuvent se retrouver très facilement en fuite, en exil ou devant la justice, pourvu qu’une étincelle jaillisse et qu’on enflamme Libreville.
Quelles sont les raisons qui retardent la révolution gabonaise puisque c’est de cela qu’il s’agit?
La première raison disent certains, est que les gabonais ont encore un peu de riz à manger et pour nourrir les nombreuses bouches à leur charge ; chaque gabonais qui travaille nourrissant en moyenne 50 personnes, malgré le coût élevé de la vie.
La deuxième raison c’est que le mécontentement ne touche pas encore l’ensemble de la jeunesse qui est mal informée par une presse timorée et carrément aux ordres, et qui hésite à rendre compte de la colère du peuple, en dehors de quelques journaux indépendants.
La troisième raison enfin, c’est que les appels à manifester en faveur de la démocratie et du changement de régime politique ne sont pas encore coordonnés.
Pourtant la situation sociopolitique se dégrade au Gabon de jour en jour et les pays occidentaux, et notamment la France qui dispose d’une base militaire au Gabon, ne semblent pas encore décidés à utiliser tous les moyens pour renverser le régime despotique d’Ali Bongo qui s’illustre chaque jour par la violation des libertés publiques, de la constitution et des missions dévolues au premier ministre.
Ali est-il finalement ce bon « dictateur » sur qui les investisseurs occidentaux et des pays émergents, des fameux BRIC (Brésil, Russie, Inde, et Chine) misent pour perpétuer la corruption, la mauvaise gouvernance, et la françafrique?
Il n’y a plus de temps à perdre, c’est aux gabonaises et aux gabonais de prendre de vitesse ces mafieux en déployant une action diplomatique d’envergure dans tous ces pays, et en déclenchant un printemps africain au Gabon.
Auteur: PETIT-LAMBERT OVONO - LE GABONOSCOPE
Christiane Taubira et Eva Joly
Ouf! Les chefs d'états de la Françafrique peuvent respirer un moment car Hollande vient de leur signaler que la rupture serait moins brutale qu'elle aurait pu l'être. En effet, la bête noire des escrocs qui dirigent la Françafrique ne sera pas ministre de la justice. A ce poste, François Hollande a préféré non pas directement Eva Joly, trop de lobbying contre cette dernière qui dérangeait bien du monde, mais une de ses proches, Christiane Taubira. En plus, aux affaires étrangères, c'est Laurent Fabius qui s'installe. On peut déjà parier que Fabius n'est pas vraiment du genre "réformiste" et on risque de s'installer dans une gentille continuité surtout dans le domaine des affaires.
Mais attention, Taubira peut nous réserver des surprises car elle est connue pour être très indépendante, tenace et éprise de justice. Mais aura-t-elle le culot d'Eva Joly et oser mettre en feu la fourmilière françafrique, où sont logés Bouygues, Bolloré, Total et Co? Pourra-t-elle travailler avec les ONG pour faire aboutir les enquêtes sur les biens mal acquis? Ce que nous pouvons déjà dire, est quelle aura des pouvoir considérables, car elle sera, comme le veut la constitution française, la 3eme personnalité du gouvernement dans l'ordre protocolaire. Mais il faut attendre de voir les premières mesures prises et si elles vont dans le sens des engagements pris par Hollande auprès de son électorat, alors ça risque de chialer dans les palais françafricains. Il faut dire que le choix de Taubira présente de gros avantages : a) elle n’est de connivence avec personne dans les milieux judiciaires français. Elle n’a pas de relations personnelles avec les magistrats, les avocats et les grandes fortunes de France ou d’Afrique. A priori, elle pourrait donc manier le martinet sans avoir à se justifier devant ses petits amis (es) le soir au Fouquet’s, comme l’aurait fait une Dati par exemple ; b) elle est peut être mieux placée encore qu’Eva Joly pour parler de manière directe et ferme aux escrocs qui logent dans les palais françafricains, car œuvrant depuis des décennies pour la dignité universelle des noirs. Elle pourrait donc rabattre le caquet à des Ali Bongo aussi facilement qu’on dit « la ferme ! » à un impétueux gamin ; c) finalement, son atout principal pourrait être cette qualité que tout le monde lui reconnait, c'est-à-dire la force de caractère et la droiture face aux pressions. Il va lui en falloir, du caractère, car nombreux sont les Français qui veulent voir Sarkozy examiné à la loupe judiciaire et des africains qui ne comprendront pas si Taubira ne faisait rien pour passer la Françafrique au chalumeau.
Mais qui est donc Christiane Taubira ?
Elle a 60 ans, députée de Guyane depuis 1993. C’est un électron libre à gauche, car si elle fut représentante particulière de François Hollande lors de la campagne présidentielle, elle n'est pourtant pas membre du Parti socialiste. Christiane Taubira est l'auteure de la loi reconnaissant la traite négrière et l'esclavage comme crime contre l'humanité, qui porte d’ailleurs son nom. Souvenez-vous que Sarkozy avait été en opposition à cette loi. On dit d’elle qu’elle est une oratrice hors pair, avec un tempérament teigneux. Elle est née à Cayenne en 1952, dans une famille modeste où sa mère élevait seule six enfants, Christiane Taubira est docteur es-sciences économiques et en agro-alimentaire, licenciée en sociologie et certifiée d'études supérieure d'ethnologie afro-américaine. Elle est mère de quatre enfants et divorcée.
Ce blog peut se permettre d’énoncer que ce que les africains libres demandent à Taubira, c’est d’être inflexible avec les voyous et les récidivistes qui pillent leur pays en Afrique. Elle doit se pencher sérieusement sur la karcherisation judiciaire de ce cartel. Pour les africains libres, les discours ne suffiront pas, car ils sont fatigués de discourir pendant que les tripatouillages constitutionnels font rages, pendant que les hold-up électoraux se poursuivent, pendant que les biens mal acquis s’accumulent, pendant que le siphonage des ressources nationales par les potentats locaux vers la France et les autres destinations, se poursuit. Taubira placera-t-elle une dague au cœur de la Françafrique ? On verra bien !
Source: Charlie M. - Le Gabon énervant
BGFI : Bongo, Oyima, Sarkozy, Labonté et les autres
L’histoire du bonus de 1 milliard de francs empoché par l’Administrateur Directeur général à vie de la BGFI, Henri-Claude Oyima, associée à la lutte que se livrent Ali Bongo et ses frères pour le contrôle de cette banque familiale ont plongé la société dans la tourmente. A cela, il convient d’ajouter le maintien en prison, à Bordeaux, de Patrice de Maistre, administrateur de la BGFI, écroué dans le cadre de l’affaire Bettencourt.
Petite leçon de syllogisme : Patrice de Maistre, ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, est soupçonné d’avoir aidé à financer illégalement la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007. Le même Nicolas Sarkozy est accusé d’avoir reçu des fonds secrets de Bongo en 2007. Bongo étant, à l’époque des faits, propriétaire de la BGFI, et Patrice de Maistre, administrateur , on peut donc penser que Bongo, Bettencourt, de Maistre, Sarkozy…
En attendant que le juge bordelais, Jean-Michel Gentil, dénoue les liens de cette filandreuse filouterie, Oyima, lui, a choisi de se débarrasser brutalement de Jean-Luc Labonté, DG de la banque. Menacé lui-même de destitution, l’ADG prend les devants en sacrifiant l’un de ses collaborateurs. Le 9 mai dernier, Labonté a été viré manu militari et aussitôt remplacé par un autre Français, Laccruche Alihanga. On n’a pas fini de solder les comptes à la BGFI !
Source : grigriinternational
Gabon : Violences policières : des manifestants pacifiques blessés et arrêtés à Rio !
Le 12/05 dernier, le pouvoir d’Ali Bongo, en réprimant sauvagement une manifestation pacifique de quelques jeunes compatriotes à Rio, a affiché clairement sa détermination à maintenir la chape de plomb qu’il impose sur les libertés individuelles et collectives depuis août 2009. L’action de ces jeunes gabonais, ce samedi matin-là, était tout ce qu’il y a de plus légitime et de plus démocratique : interpeller, par une marche pacifique, les pouvoirs publics et l’opinion nationale sur la précarité, les injustices sociales, la dégradation du niveau de vie, le chômage et bien d’autres fléaux qui frappent durement notre jeunesse. Ils étaient à peine une dizaine ou plus, peu importe, ils voulaient surtout crier leur désarroi.
Sans chercher à comprendre, les autorités ont envoyé plusieurs centaines d’hommes armés pour tabasser et arrêter les marcheurs. Cette répression massive, injustifiée et barbare constitue une escalade de la part d’un régime qui ne connait que le langage de la violence aveugle et de l’intimidation.
Comme le faisait remarquer une dame dans la foule après le passage des soldats, « ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’Ali Bongo et ses gens vont faire baisser la fièvre qui brûle les Gabonais. » En effet, tel que c’est parti, ce ne sont ni les balles, ni les matraques, ni les grenades lacrymogènes qui vont empêcher la jeunesse gabonaise de refuser de vivre misérablement dans un pays dont toutes les richesses ont été confisquées par les hommes du pouvoir et leurs amis étrangers.
Ce qui s’est passé à Rio, le samedi dernier, n’est que le point de départ d’une série de revendications qui vont amener de plus en plus de Gabonais à s’opposer à l’arbitraire, à la dictature, à l’injustice, à la vie chère, à la mauvaise gouvernance, aux crimes de toutes sortes, etc. Et comme le disait Victor Hugo : « Rien n’arrête une idée dont le temps est venu ». Le temps est en effet venu que soit enfin prise en compte l’idée que les Gabonais exigent d’être reconnus comme les seuls et vrais propriétaires du Gabon.
Ce qui s’est passé samedi dernier avec Marcel Moussavou Biko, Rodrigue Evoung, Justin Ledoux Mba Ovoué Pascal Obiang, Joyce Mba Bibang et bien d’autres, qui ont été battus, arrêtés, blessés et, pour certains, conduits dans les cellules de la DGR, est une lame de fond dont les dégâts seront certainement proportionnels à la colère d’une jeunesse humiliée et qui n’a plus peur de l’appareil sécurocrate du PDG.
Désormais, face à la terreur d’Etat que le régime a choisie, les citoyens vont opposer leur détermination et leur courage. Et l’Histoire a montré qu’à la fin, c’est toujours le peuple qui gagne !
Nombreux sont les lecteurs anglo-saxons qui, suite à la publication de la déclaration de l’ancien Premier Ministre Jean Eyeghe-Ndong, nous ont demandé de contextualiser pour eux, la teneur du message qui leur paraissait assez cryptique ; ce qui est normal quand on ne vit pas les relations franco-africaines au jour le jour comme les ressortissants des pays de la Françafrique. Dans ce billet, en réponse à leurs questions, nous nous permettons une analyse des propos de Jean Eyeghe-Ndong.
1. Pourquoi s’être adressé directement à la France et à Hollande ?
Le texte de l’ancien Premier Ministre témoigne d’un regard non complaisant sur les rapports franco-africains et révèle de la part de son auteur, une honnêteté étincelante et une vigueur remarquable, qui n’ont d’égal que sa rage vis-à-vis des forfaits commis par Ali Bongo depuis sa prise du pouvoir grâce au soutien à peine voilé du président français sortant, Nicholas Sarkozy. D’entrée, Jean Eyeghe-Ndong peint un tableau lamentable des comportements collisionnés entre Sarkozy et les auteurs du push électoral gabonais de 2009. Ce recadrage est important car si Hollande veut aller plus loin que ses promesses électorales en terme de profonde modification des rapports franco-Africains, il faut que ce soit les africains qui définissent les termes des injustices dont ils sont victimes. Il ne s’agit pas pour la France de venir imposer le type de reformes cosmétiques qui seront mis en vigueur, car si c’est sur cette voie que se range Hollande, alors il faut y opposer la résistance la plus énergique. C’est pour cette raison qui était important pour Jean Eyeghe-Ndong de décrire à Hollande les conséquences des agissements de la France au Gabon, qui aboutissent aujourd’hui sur un pays rongé jusqu'à la moelle. Il était important pour Jean Eyeghe-Ndong de faire savoir à Hollande que s’il le veut, il peut changer la donne entre la France et l’Afrique, d’une manière qui préserve les avantages des deux parties. La situation d’exploitation actuelle, qui veut que des gens aussi incapables qu’impopulaires soient les garants des intérêts français en Afrique en général et au Gabon en particulier, a fait son temps et n’est plus ni supportable, ni même gérable à long terme pour la France. Les fissures et les lézardes sont déjà visibles dans plusieurs pays d’Afrique. Ce système doit mourir de sa plus belle mort et ce le plus rapidement possible. En s’adressant directement à Hollande, Jean Eyeghe-Ndong a voulu lui faire savoir qu’en Afrique, contrairement au discours des tenants de l’ordre actuel, l’opposition à la Françafrique n’est pas que le fait de certains «illuminées » voulant en découdre avec la France, comme l’ont souvent soutenu les dictateurs équatoriaux. Mais plutôt que les africains francophones en général et gabonais en particulier, réfléchissent par eux-mêmes et remarque que l’Afrique anglophone s’en sort plutôt bien sans la présence maternelle de la Grande-Bretagne ou des USA, alors pourquoi interdire à l’Afrique francophone cette autonomie qui lui permettrait de choisir ses dirigeants en fonction de ses propres intérêts, qui ne seraient pas au demeurant nécessairement en conflit avec ceux de la France ? François Hollande ne vit pas les réalités de l’Afrique, il était important pour Jean Eyeghe-Ndong de lui dresser un tableau lucide et fidèle de ces réalités telles que causées en partie par l’interventionnisme Français.
2. Il fallait clairement prendre les devants et baliser pour Hollande, ce que devront être les futurs rapports entre le Gabon et la France
C’est sur ce point que le propos de Jean Eyeghe-Ndong a été le plus judicieux. Il a fait le contraste entre l’arrogance constante de Sarkozy et le discours politique fait foncièrement de partage et de solidarité, de Hollande. Qui plus est, Jean Eyeghe-Ndong fait clairement référence au discours de la hiérarchisation des civilisations honteusement entretenu par Sarkozy et désormais symbolisé par le discours de Dakar, dans lequel il affirmait avec mépris que les africains n’étaient pas entré dans l’histoire. Jean Eyeghe-Ndong dit clairement à Hollande que les gabonais sont prêts à le rejoindre à mi-chemin, dans la lutte contre la manipulation des peurs et la politique des boucs émissaires, comme méthode de maintien au pouvoir des dictateurs faisant croire à la France que leurs intérêts s’effondreraient si d’autres Africains moins enclins à préserver le monopole Français dans les économies d’Afrique Francophone, advenaient au pouvoir. Jean Eyeghe-Ndong s’écarte donc ostensiblement et intelligemment, de la stigmatisation facile et gratuite de la France, en séparant carrément les travers de Sarkozy qui s’allie aux Bongo, et les ambitions à long terme de la France. Jean Eyeghe-Ndong tend une perche à Hollande, en lui proposant des relations franco-africaines saines et acceptables aux deux parties, sans que l’on ne soit obligé de toujours revivre la dialectique du maitre et de l’esclave. En filigranes, Jean Eyeghe-Ndong dit à Hollande que l’on ne peut pas avoir combattu le discours d’exploitation des masses en France et soutenir que les intérêts Français perpétuent un esclavage économique et politique brutal en Afrique. Les Africains sont désormais prêts à dénoncer ces écarts.
Grace à ce texte, Jean Eyeghe-Ndong met la balle dans le camp de François Hollande et lui donne l’opportunité de démontrer si oui ou si non, ses déclarations électorales n’étaient que des incantations sans lendemains. L’avenir nous le dira ; mais en ce qui concerne Jean Eyeghe-Ndong, il aura fait son travail d’homme politique d’envergure. Il aura clairement défini le référentiel qui devrait servir de cadre aux relations Franco-Gabonaises. C’est à François Hollande de jouer, car Jean Eyeghe-Ndong a déjà poussé le premier pion.
Auteur: Charlie M. - Le Gabon énervant
Cela peut vous paraitre bizarre mais c’est la pure vérité car après Sarkozy ce sera le tour du président Obama car il a aussi activement participer au destruction de l’Afrique et après avoir assassiner Kadhafi avec la complicité de Sarkozy a la main mise sur les 30 Milliards de Dollars appartenant a la Banque Centrale libyenne et prévu pour la contribution libyenne à la finalisation de la Fédération Africaine à travers trois projets phare :
-La BANQUE AFRICAINE D’INVESTISSEMENT à SYRTE en LIBYE
-du FOND MONÉTAIRE AFRICAIN avec un capital de 42 milliards de dollars avec YAOUNDÉ pour siège
-LA BANQUE CENTRALE AFRICAINE avec le siège à ABUJA au NIGERIA dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du FCFA grâce auquel PARIS a la main mise sur les 13 pays francophones depuis 50ans.
Nous devons faire partir tout ce qui de près ou de loin ont participé à la mort de Kadhafi .
QUE LA LUTTE CONTINUE !!!!!
VIVE LE MOPJAD !!!!!!!!!
Source: Le MOPJAD
L’assassinat du chef de l’Etat libyen grâce à l’intervention de l’armée française est une honte pour la France. Les bombardements sur les populations civiles en Libye comme l’intervention scandaleuse des troupes françaises en Côte d’Ivoire à l’instigation de Nicolas SARKOZY marquent -plus qu’une rupture diplomatique- la participation à une véritable entreprise criminelle d’Etat. Les crimes commis à l’encontre de civils comme l’assassinat d’un chef d‘Etat appellent la mise en cause pénale des responsables politiques français. Les Clubs « Penser la France » ont décidé de réunir un collectif d’avocats français et étrangers en vue d’étudier un dépôt de plainte contre M. Nicolas SARKOZY devant la Cour Pénale Internationale.
Accessoirement, les Clubs « Penser la France » vont saisir l’ensemble des parlementaires français d’une demande d’ouverture d’une procédure devant la Haute Cour conformément aux articles 67 et 68 du titre IX de la Constitution de la Vème République.
CONTACT:
06.83.23.66.64 /01.73.64.98.68
Source: geostrategie.com