POUR UN GABON MEILLEUR!

29 septembre 2014

GABON : JEAN PING EN MEETING À PARIS

 

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                                            Source : Blog de Jean Ndouanis

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Gabon : Maitre Louis Gaston Mayila: une disgrâce programmée par le régime BOA?

 

 
La première arrestation d'un leader de l'opposition,  un tour de chauffe du régime BOA? le peuple attend
"Le faux monneyage est une pratique bien installée au coeur de l'Etat Bongo-PDG. Tous ceux qui étaient nommés à des postes ministériels sous Omar Bongo pratiquaient le faux monneyage, tous y compris Ali Bongo et c'est le fameux secret dont les anciens pédégistes devenus opposant parlent. Le defunt Serge Mba Bekalé avait affirmé qu'après sa nommination comme ministre dans les années 90, qu'il avait été surpris par la pratique et il a du s'y résoudre: Dés sa rencontre avec OBO il lui a remis une planche à billet avec l'équivalent papier d'un milliard de francs cfa. Par ailleurs d'autres comme Oyé Mba ont été surpris avec des milliards de faux billet à Ntoum et Nzamaligué lors des élections de député en 1990. Les commerçants se sont vu ruinés du jour au lendemain. Certains comme feu Patrice Nziengui Mouloungui sont allés même jusqu'à utiliser le papier "canson" car en rupture du papier argent. La fausse monnaie est donc une pratique trés bien connue des tenants du pouvoir, on ne va en prison que lorsque l'on tombe en disgrace. C'est aussi une arme utilisée contre les opposants. Mbou Yembi en a fait la triste expérience, après avoir reçu un cadeau de 55 millions d'cfa d'OBO, il a eu la visite du B2 au petit matin chez lui pour découvrir ... 55 millions cfa de faux billets. Malolas le syndicaliste de l'asecna a subi le même sort et les étudiants ne sont pas en reste. les opposants politiques, syndicalistes, les étudiants sont piégés pour êtres arrêter pour délit de droit commun alors que cela cache un réglement de compte politique.
Pour le cas de Mayila, victime de feman camerounais que l'on ne cite pas dans cet article, est symptomatique à cet egard. C'est bien lui qui s'est fait piégé par des escroqs camerounais, c'est lui qui en a été victime en perdant des biens. Beaucoup des gabonais ont déjà été victimes de l'escroquerie de multiplication d'argent par des escroqs camerounais, ce qui étonne dans cette affaire, c'est la promptitude de son arrestation juste après avoir tenu des propos contre BOA. Je resterai prudent, avant de jetter la pierre sur le bwitiste de Yombi, car dans ce cas il faut le faire pour tous en commençant par le BOA et son vaudouiste coincé en flagrant délit dans un avion présidentiel."
 
 
Un meeting de l'opposition à Rio: la judiciarisation des manifestations sociales et la criminalisation de l'opposition va entrainer la guerre civile
Les propos de Tsotu Mwiri ci-dessous résument la situation du faux monnayage au Gabon. La personne sous ce pseudo semble bien connaitre les méandres du système, s'il n'en fait pas parti ou n'en faisait pas parti. Tout en étant la brebis la plus galeuse de la république (dixit Moutambou-Mboumba), Maitre Louis Gaston Mayila a toujours été le prête nom des nombreuses sociétés du clan Bongo le porteur de valise d'Omar Bongo et surtout le porteur d'eau du régime. Virevoltant et prévisible par ses actes, imprévisible par son bongoïsme viscéral (il se réclamait être le fils d'Omar bongo), Maitre Mayila est une figure historique du système. Il a claqué la porte du PDG dans les années 90 pour créer le Parti de l'Unité du Peuple se réclamant de l'opposition (PUP, batunamianu bulongu upup a pupi, tu pupianu, littéralement chers compatriotes le monde bouge, bougeons). Spécialiste de l'esbroufe et de l'entourloupe, il a été de tous les coups tordus de la République des coquins du Gabon. Il trahira ses amis de la Coordination de l'Opposition Démocratique après la conférence nationale et les accords dit de Paris, ou sous un tonitruant "je ne peux pas lutter contre mon propre camp" il rejoindra la "majorité présidentielle" d'Omar Bongo et occupera de nouveau de nombreux postes ministériels, à l'instar de ceux qu'il occupait avant les années 90.
 
Les leaders de l'oppostion sous la menance du régime BOA
En perte de vitesse auprès de son père OBO, on le retrouvera à la tête d'un nouveau parti UNPR, Union pour une Nouvelle République, avec Pierre Mamboundou, l'opposant historique, à l'intérieur d'une coalition politique du nom de l'ACR pour les élections de 2009.
Depuis la mort de Pierre Mamboundou, il revendique sa succession à la tête de cette coalition devenue moribonde.
Du point de vue des affaires, il est difficile de croire qu'après avoir roulé sur les milliards du régime, Maitre Mayila en soit réduit à chercher à faire multiplier trois malheureux millions pour chercher à en avoir trente par le truchement des escrocs. Qui peut faire croire aux gabonais qu'un homme aussi rusé se soit fait arnaquer par des vulgaires feman? Rien que par les salaires qu'il paye à ses employés cette somme est largement dépassée. Et que dire du chiffre d'affaire de ses nombreuses entreprises, certes au déclin, mais en fonctionnement? Mais le système diabolique des Bongo est ainsi fait, comme le diable ce que ce système t'offre par le sein gauche il te le reprend par le sein droit. Beaucoup des barons du régime, toute origine ethnique et régionale confondus, sont morts dans la pauvreté et le dénuement le plus complet. Impossible d'imaginer en les voyant dans la disgrâce qu'il étaient des hommes puissants qui pouvaient faire disparaitre leur semblables d'un claquement de doigts. OBO l'avait bien dit, d'un ministre il en fait un chien et d'un chien il en fait un ministre. Le fils ne fait que la même chose.
 
Jean Ndouanis et Jean Ping, rencontre avec les gabonais à Bruxelles, une réunion pertubée par les sicaires du régime BOA
Du point de vu politique, la danse du ventre qu'il menait pour attirer les faveurs du dictateur BOA aux fins d'être nommé Vice-Président de la République, ne semble pas avoir intéressé son petit "frère". Il aurait fait sien de cet adage selon lequel "il est dans le propre des gens de respecter ceux qui résistent et d'écraser ceux qui se soumettent.
Bien malgré ce passé tumultueux, la disgrâce de LGM est, en à point douter, un règlement de compte politique. En effet la criminalisation de toute revendication sociale et la judiciarisation de toute forme d’opposition au régime consacre le coup d’état permanent de Bongo Ondimba Ali. Il suffit de te tenir des propos contre le régime pour que les dossiers sur sa vie passée ressortent au grand jour comme par enchantement.
Selon les informations en ma possession, le régime Bongo-PDG est entrain de perpétrer un coup d’Etat judiciaire. Celui-ci consiste à arrêter toutes les personnes qui combattent ce régime sous des accusations fallacieuses diverses allant de simples délits de droits commun au complot contre l’Etat.
Jean Ping est dans le collimateur de ces sicaires du régime. Ils ne réculent devant rien, du piratage des journaux libres à la fabrication de faux journaux pour faire passer des informations mensongères et diffamatoires contre un adversaire au devant duquel le pouvoir se sent impuissant. Des plaintes judiciaires faites par de tenebreuses ONG à la solde d'de BOA et d'accormbessi débitent des mensonges pour traduire Jean Ping au tribunal.
 
Dangereux BOA qui ne veut que du mal aux gabonais
Des tribunaux d’exception seront installés sous la direction des procureurs spéciaux. Les futurs condamnés seront les membres de la société civile libre, les leaders et responsables politiques (y compris du PDG), les opposants, les membres de la diaspora, les militaires soupçonnés, les responsables des médias libres, les objecteurs de conscience, les étudiants. Tous ceux qui ont en commun de s’opposer contre la dictature Bongo Ondimba Ali-PDG-Accrombessi pour l’établissement d’une démocratie libérale et pluraliste sont dans le collimateur. Des faux documents seront fabriqués tout comme des faux témoins viendront témoigner dans l’anonymat. L’objectif est de condamner les leaders et tous ceux qui dérangent la dictature à des lourdes peines de prison avant l’échéance du mandat usurpée par Bongo-Ondimba Ali en 2016.
Ces procès qui relève de la justice d’exception et se concluront par l’emprisonnement de tous les leaders qui résistent à l’hégémonie d’une famille biologique et politique : c’est un coup d’Etat judiciaire, car celui-ci tend à décapiter toute forme d’opposition et donc d’alternance au pouvoir.
La première partie de ce plan machiavélique est déjà en cours : elle consiste à aassassiner par empoisonnement des personnes du milieu judiciaire, politique, militaire et médiatique. Il s’agit de présenter l’affaire comme si les victimes sont mortes de mort naturelle. Ensuite il s’agit de diaboliser les opposants en les accusant de tous les péchés d’Israël, notamment les détournements fictifs et autres faits qu’ils fabriquent (détournements fêtes tournantes, etc).
 
Mboumba-Nziengui: PDF Parti upg de la Famille Opposition fabriquée par le régime: médias et espace d'expression, soutien judiciaire et financier acquis
La deuxième partie consiste à infiltrer l’opposition véritable pour pertuber les rencontres et meeting en provocant des bagarres et rixes pour prouver l’existence d’un complot. Ainsi, des groupes tels ceux dirigés par Akassaga Okinda, de sinistre réputation et auteur du faux acte de naissance pour organiser des équipes de perturbateurs. A l’issus de ces manifestations les leaders seront arrêtés et écroués sous le motif de complot contre l’Etat.
La troisième partie est l’organisation d’un procès d’exception qui verra la condamnation à des lourdes peines de prison les leaders de l’opposition, l’interdiction d’exercice de tout mandat électif aux condamnés, etc.
Après avoir fait assassiner le leader Pierre Mamboundou, BOA cherche à faire le vide pour être seul aux prochaines élections présidentielles. Il veut ainsi décapiter toute l’opposition et annihiler toute chance d’alternance démocratique au Gabon.
Jean Eyegue Ndong, Louis Gaston Mayila ne sont que les premiers sur la liste.
Il revient aux gabonaises et aux gabonais de décider. Ils doivent décider de leur destin. Ils doivent choisir entre l’éternelle persécution, le viol des libertés et la libération du joug de l’oppression.
Auteur : Jean Ndouanis

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28 septembre 2014

GABON : EST-CE DONC POURQUOI IL FALLAIT DÉTRUIRE L’UNIVERSITÉ PUBLIQUE AU GABON?

 

  1.                                   Marie Madeleine Mborantsuo, à droite. (Photo : berthejean.com)
    Dans sa dernière livraison, La Lettre du Continent nous apprend la très prochaine mise en marché (car c’est un produit commercial), de l’université privée de la très vertueuse et honnête Marie-Madeleine Mborantsuo, cette dame qui veille au bon fonctionnement de la démocratie au Gabon en appliquant la loi dans toute son impartialité. Quelle chance avons-nous !
    Mais sérieusement, chers lecteurs, La Lettre du Continent observe que la décrépitude et le laisser-aller dans lesquels se retrouvent les universités publiques du Gabon, tranche avec la vitalité et les investissements qui sont faits par les barons du régime pour mettre sur pied leur propre système éducatif par le biais d’établissements privés, souvent financés en faisant main basse sur les deniers publics. L’exemple le plus édifiant étant Marie-Madeleine Mborantsuo, Présidente de la Cour constitutionnelle et donc validatrice par excellence des fraudes électorales au Gabon.
    Ce périodique nous apprend qu’en Novembre prochain, Marie-Madeleine Mborantsuo inaugurera ce qu’elle va appeler: Université Internationale de Libreville (UIL). Bon, on peut se demander ce qu’est exactement une université internationale dans ce contexte, mais cela n’est pas expliqué. L’essentiel est que ça sonne bien. D’après La Lettre du Continent, elle aurait financé ce projet sur fonds propres; ce qui veut dire en se servant de notre argent à tous qui devrait être utilisé pour éduquer nos enfants. Cette université dite internationale sera située à Essassa, à 27 km de Libreville sur la route nationale 1, et devrait abriter à son ouverture, une faculté de droit et de gestion pour une capacité d’accueil d’environ 300 étudiants. La Lettre du Continent nous dit que d'autres départements seraient mis sur pieds par la suite.
    Cette université de Mborantsuo, sera dirigée par un certain Jean-Joseph Tramoni, ancien doyen de la faculté de droit et d'économie de l’Université de Saint-Denis de La Réunion, qui atterrit au Gabon dans les bagages de Charles Debbasch, qui a été le directeur de thèse de Mborantsuo à l’Université d’Aix-Marseille; thèse dont le sujet était ironiquement: «Cours constitutionnelles africaines et État de droit ». Ce même « professeur » Charles Debbasch est si épris de liberté et d’Etat de droit, qu’il fut pendant longtemps le conseiller spécial de ce grand chantre des libertés individuelles, de l’Etat de droit et de la démocratie, que fut Gnassingbé Eyadema! Il fut simultanément en service auprès d’Hassan II, d’Houphouët Boigny, d’Omar Bongo et de Sassou Nguesso. Aujourd’hui, il est conseiller de Gnassingbé junior qu’il aurait aidé à succéder à son père. Vous comprenez donc qu’au Gabon, Charles Debbasch se sent comme un poisson dans l’eau, et que sa proximité avec Mborantsuo ne soit pas fortuite. C’est la françafrique dans toute sa splendeur. Ces deux juristes, nous dit La Lettre du Continent, Jean-Joseph Tramoni et Charles Debbasch, ont été condamnés en France dans le cadre de l’affaire Vasarely. Ce sont ces gens qui devront former les juristes sortis du moule Mborantsuo ; ça promet !
    Qu’est-ce l’affaire Vasarely? Le célèbre journaliste français Vincent Hugeux n’y va pas du dos de la cuillère; pour lui, Charles Debbasch est un truand. Il fut condamné dans les années 80 pour contrefaçon, dans une affaire de 1,2 millions d’euros. La Fondation Vasarely est un musée d’Aix-en-Provence, créé en 1976 par Victor Vasarely. La gestion de cette fondation fut assurée de 1981 à 1993 par l'Université de d'Aix-Marseille, plus précisément par Charles Debbasch. En 1994, la fondation Vasarely porta plainte contre Charles Debbasch pour de faux et usage de faux et abus de confiance. Il fut reconnu coupable d’abus de confiance et écopa d’une sentence de 2 ans de prison assortie d'une amende de 405 000 euros. Son ami Jean-Joseph Tramoni fut lui condamné pour recel de fonds provenant d'un délit. C’est en effet dans ses comptes que Charles Debbasch faisait transiter l’argent détourné à la fondation Vasarely, soit plus d’un million d’euros. Ce sont ces larrons qui enseigneront le droit version Mborantsuo aux petits nègres au Gabon !
    L’Université Mborantsuo s’est dotée de ce qui est appelé pompeusement un conseil scientifique. Les membres de ce conseil seront: René Aboghé Ella de la CENAP ; Cheick Modibo Diarra ; Anicet George Dologuele et Alexandre Barro-Chambrier.
    Chers lecteurs, ce blog n’est pas opposé à l’implantation d’une éducation privé au Gabon, que ce soit au primaire, au secondaire ou au supérieur. Par contre, ce que ce blog décrie depuis toujours est la mise à sac délibérée du système éducatif public au Gabon, par une orchestration d’un sous-financement chronique dont le but est d’asphyxier le secteur public et le rendre anémique; pendant que simultanément, l’enseignement privé, dont les barons du régime sont les propriétaires, baigne dans un tsunami de capitaux dont les origines ne peuvent être que les caisses de l’Etat. C’est une situation qui nous est inacceptable car on va vers un système éducatif à deux vitesses avec un fossé en termes d’opportunités entre ce qui est proposé chez les Mborantsuo et compagnie, et ce qui est disponible aux étudiants du public. Si le Gabon n’a pas les moyens de soutenir une éducation publique de qualité, où donc Mborantsuo trouve-t-elle l’argent pour construire des universités, elle qui n’a jamais été rien d’autre que fonctionnaire de l’Etat Gabonais? Qui peut répondre à cette question?

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BRAVO À L'UFA POUR L'EXIGENCE DÈS MAINTENANT DES RÉFORMES CONSTITUTIONNELLES ET INSTITUTIONNELLES D'AVANT ÉLECTION 2016

Les partis politiques membres de l’Union des forces pour l’alternance ont échangé, le 25 septembre dernier, avec la presse. Occasion pour eux de réaffirmer leur attachement à la Loi fondamentale issue de la Conférence nationale de 1990.

                                                  

L’UFA souhaite la révision de la Constitution        
Les membres de l'Union des Forces pour l'Alternance (UFA) ont, au cours d'une conférence de presse organisée
jeudi 25 septembre, réclamé  la révi...

Présidée actuellement par le président du Parti pour le développement national (PDN), Pierre Mapiga, l’Union des forces pour l’alternance (UFA) a échangé avec la presse le 25 septembre dernier. Les réformes institutionnelles, les résultats du recensement de la population en 2013 et le budget de l’année en cours sont autant de sujets qui ont été abordés à cette occasion.

S’exprimant sur les questions institutionnelles, l’UFA est revenue sur le nombre de mandats présidentiels, se prononçant pour le retour à la Constitution de 1991 qui les limitait à 2. Dans la foulée, elle a marqué sa préférence pour le retour à un scrutin à 2 tours, avant de plaider pour la réforme de la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) ainsi qu’un accès équitable aux médias publics.

Evoquant le budget de l’année 2014, les membres de l’UFA laissent éclater leur étonnement. Reconnaissant que l’année budgétaire s’étale sur 12 mois, ils estiment que l’exercice 2014 ne peut pas être considéré comme tel. Même si le budget venait à être finalement mis en place, ils se demandent quelle direction a pris l’argent qui n’a pas été utilisé. «Nous sommes pratiquement à la fin du mois de septembre, il ne nous reste que 3 mois. En décembre, le budget est clos. Où va tout l’argent qui reste ? Pendant toute l’année, on n’a rien fait, c’est à la fin qu’on veut utiliser cet argent ?», s’est interrogé Pierre Claver Maganga Moussavou, affirmant que «cette année ne sera pas une année budgétaire». Au-delà, les membres de l’UFA estiment que la multiplication des agences serait, d’une certaine manière, à l’origine de la mauvaise gestion des finances publiques. Dans ce contexte, ont-ils fait remarquer, on assiste à la réduction drastique des budgets, notamment ceux dédiés au financement des partis politiques. Ce montant est, selon eux, passé de 500 à 300 millions de francs. Face à toutes ces zones d’ombre, l’UFA invite le Parlement à ouvrir le débat du report de l’exercice clos de l’année en vue d’éviter le scandale que présenterait la mise en place d’un budget en septembre.

Se prononçant sur les résultats du recensement général de la population qui tardent à être validés par la Cour constitutionnelle, l’UFA s’indigne de l’incapacité des juges constitutionnels à donner une suite réelle à cette opération, précisant qu’il s’agit d’autant moins de l’organiser de nouveau que cela impliquerait une dépense d’argent supplémentaire. Et pour cause : la Cour constitutionnelle aurait émis le souhait de reprendre ce recensement sous l’autorité, cette fois, des conseils départementaux et communaux. «Le PDG profite de ce flou pour flouer les autres partis et tout le peuple», a dénoncé l’UFA, avant de se demander d’où proviendraient les fonds pour une nouvelle opération.

Source : Désiré-Clitandre Dzonteu - Gabonreview.com

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20 septembre 2014

GABON : POUVOIR ET FAUSSE MONNAIE - ANALYSE!

 

                                         Photo: Gabontribune.com
Sur son site internet, Louis Gaston Mayila se présente comme ayant les diplômes suivants: Capacité en Droit première et deuxième Partie ; Licence en Droit Public ; Maîtrise en Droit Public ; DESS de Sciences Politiques. Il y énonce un chapelet de fonctions qu’il a occupé au plus sommet de l’Etat, dont la plus prestigieuse fut d’être nommé en Janvier 2006 par Omar Bongo, Vice-Premier Ministre, Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, du Bien Etre et de la Lutte contre la Pauvreté. Louis Gaston Mayila est un membre des plus hautes sphères politiques gabonaises depuis 1975, quand il fut nommé Directeur de Cabinet d’Omar Bongo. Une présence de 40 ans à ce niveau. Ces bons et loyaux services de hauts dignitaires ont d’ailleurs été récompensés à l’occasion des festivités du 17 aout 2014, par la remise qui lui a été faite de la décoration du Mérite de l’Ordre de l’Étoile Equatoriale par Ali Bongo (voir photo ci-dessus). Mais seulement, le même Louis Gaston Mayila se retrouve aujourd’hui empêtré dans une affaire de fausse monnaie.
Ce billet ne veut pas être le tribunal de Mayila car nous estimons qu’il a droit comme tout le monde à la présomption d’innocence et devrait se défendre devant les tribunaux. Nous ne l’accuserons donc de rien, en tout cas pas avant que la procédure ne suive son cours. Ce que nous voulons faire aujourd’hui est d’analyser comment et pourquoi, la fausse monnaie (tout comme les crimes rituels d’ailleurs) va désormais de pair avec la dictature gabonaise.
Pour en savoir plus, nous nous sommes tournés vers l’ONG Survie qui en 1995, publia un livre dont le titre est « Les Liaisons Mafieuses de la Françafrique » chez l’Harmattan. Dans ce livre il est question de l’intersection de la pègre internationale et des dictatures d’Afrique francophone à travers la méthode des valises de vraie monnaie qu’on échange contre de la fausse monnaie qu’on écoule dans des casinos en Afrique, de la fausse monnaie qui sert à acheter or et diamants auprès de pauvres villageois, de blanchiment de narco-dollars grâce à cette fausse monnaie.
D’après Survie, le franc CFA est devenu le canal privilégié d’une corruption et d’un "blanchiment" à grande échelle: sa convertibilité permettant de transformer l’argent sale en argent propre, et réciproquement, en passant par des pays où la Françafrique entretient soigneusement le mythe de l’assurance comptable du franc CFA. Toute la Françafrique fonctionnerait selon ces principes de valises échangeables. Les acteurs étant: les écuries politiques françaises et les familles présidentielles africaines, les entreprises implantées dans ces pays, les intermédiaires et trafiquants des réseaux. Les "Messieurs Afrique" de l’Elysée seraient tous solidaires de ces méthodes.
Survie affirme que toute l’Afrique Centrale a été inondée de faux CFA. Le principal homme de paille sur le terrain ayant été un Camerounais résidant à Libreville, fortement lié aux plus hautes personnalités présidentielles Gabonaises, un certain Donatien Nguidjeu Koagne. Ce dernier fut même arrêté la main dans le sac à Douala, en octobre 1989, porteur d'une cargaison de mercure qu’il expliqua destiné à fabriquer de la fausse monnaie; mais il fut relâché "faute de preuves", malgré son aveu détaillé d’un programme de faux-monnayage impliquant des chefs d’Etat. Dans un article de Karl Laske publié le 14 novembre 1998 dans le journal français Libération, Donatien Nguidjeu Koagne est décrit comme ayant été emprisonné au Yemen, et les services spéciaux français tentant de tout faire pour lancer une opération de sauvetage dont le nom de code était «Jardin d'Eden», pour le libérer. Pourquoi les services secrets français tenaient tant à Donatien Nguidjeu Koagne ? Parce que nous explique l’article, ce dernier qui avait une villa à Champigny, un avion privé au Bourget et flambait dans les boites de nuit black de Paris; était leur homme. Sa spécialité était de permettre aux cercles de jeux en Afrique de blanchir leur argent et à la France de se procurer de d'uranium. Il fréquentait tous les cercles gouvernementaux en Afrique Centrale et passait pour «un caïd intouchable».
Mais Donatien Nguidjeu Koagne veut exporter son audace au Moyen Orient (pour le compte de qui ?). Il se rend au Yémen vers la fin 1995, et promet à l'un des chefs des services spéciaux de ce pays qu’il peut lui fabriquer 9 millions de dollars avec 3 millions de mise. Le piège fonctionne et il embarque 2,5 millions de dollars dans son Falcon. Lors d’une escale à Nairobi, son avion heurte une gazelle et Koagne doit louer un Falcon différent pour rentrer à Paris. Arrivé au Bourget, cet avion de location qui n’était pas connu des services spéciaux français, est fouillé par les douanes (alors que le sien ne l’était jamais). L’argent est saisi. Les douaniers Français décident d'envoyer cet argent pour expertise aux Etats-Unis. Les américains tombent des nues, car cet argent provient de la Réserve fédérale et il s'agit de fonds spéciaux livrés au gouvernement du Yémen par les USA. Entretemps, Koagne reprend le Falcon de location pour le Yémen (sur ordre de qui?) et il y est arrêté. Il est mis au secret. On ne le reverra plus jamais!
Libération écrit que certains chefs d'Etat Africains étaient disposés à verser une rançon pour sa libération, mais les Yéménites refusèrent. Sa mort officielle dans sa prison du Yémen fut annoncée le samedi 6 Février 2010. Le contenu de son carnet d’adresse ? Qui lui avait donné les planches à billet ? Qui lui fournissait des quantités industrielles de mercure ? Il fut arrêté au Yémen mais son équipage français a pu rentrer à Paris à bord du même avion, comment est-ce possible ?
Chers lecteurs, qu’un dignitaire de l’Etat PDG-Bongo comme Louis Gaston Mayila soit empêtré dans une affaire de fausse monnaie est scandaleux, certes, mais pas du tout surprenant quand on considère que la fausse monnaie fait partie de l’arsenal de criminalité économique de notre dictature. Tout le monde, sauf les naïfs bien sûr, sait très bien que depuis les années 90, la fausse monnaie sert au régime pour le financement de ses campagnes électorales. Tout le monde se souvient qu’en 1993, c’est Casimir Oye Mba, à l’époque Directeur de campagne d’Omar Bongo, qui s’était vu remettre par les services de la Présidence et du Trésor, un butin de campagne dont une grande partie était constituée de faux billets. Dans ce genre de contexte, Louis Gaston Mayila se retrouve peut être pris dans ce qu’il pensait être la norme. Il faut dire que 40 ans de criminalité, ça fini par laisser des traces!
Le régime Bongo a utilisé la contrefaçon de billets de banque pour payer les fonctionnaires, en insistant sur des paiements en liquide; pour verser des bourses aux étudiants; ou pour corrompre nuitamment des opposants. Mais l’utilisation de ces billets s’est surtout faite dans l’achat des voix aux élections. Certaines banques Gabonaises ont procédé au blanchiment de faux billets en encaissant des vrais CFA et en donnant à la clientèle des faux; se partageant par la suite avec le commanditaire de ces faux, l’équivalent de vrais billets échangés. Vous comprenez, chers lecteurs, que, quand les plus hautes autorités de l’Etat sont impliquées dans le faux monnayage, la circulation de la fausse monnaie devient une partie officielle de l’économie. Chers lecteurs, si les accusations sont vérifiées, pensez-vous qu’Ali Bongo ignorait que Mayila pratiquait le faux monnayage quand il décida récemment de le décorer de la plus haute distinction du pays?
Source : Charlie M. - Le Gabon énervant

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13 septembre 2014

GABON : RAPPEL DU MESSAGE DU FRONT UNI DE L'OPPOSITION DU 23 AOÛT 2014

Gabonaises, Gabonais, Chers compatriotes,

Il y a un mois, nous vous annoncions la création du FRONT et notre détermination à tout mettre en œuvre  pour réaliser, pour la première fois dans notre pays, l’alternance démocratique. Depuis ce jour, le FRONT, devenu une réalité, s’organise pour matérialiser cette ambition. Nous revenons vers vous aujourd’hui pour, non pas commenter l’actualité politique..., mais pour quelques mises au point.
Le 54ème anniversaire de notre Indépendance aurait dû être un  moment de grand rassemblement et d’unité nationale. Il aurait pu  permettre à nos dirigeants de faire courageusement le point sur le chemin parcouru au cours de ces dernières années pour définir les axes d’un véritable sursaut National. Il n’en a malheureusement rien été!
Les Gabonais attendaient, par exemple, de savoir :
-        Pourquoi l’Etat n’arrive pas à confectionner un Budget qui tienne la route pendant un an ;
-        Pourquoi l’Etat ne prend pas en compte la situation des conditions de vie des apprenants et
-        Pourquoi envoie-t-il nos enfants à la prison de Libreville, véritable école du crime, pour avoir réclamé leurs bourses ?
-        Pourquoi l’Etat n’arrive pas à payer les bourses d’étudiants pendant un an ?
-        Pourquoi le secteur de la santé est de nouveau bloqué par des grèves alors que l’Etat prétendait que tout y allait pour le mieux dans le meilleur des mondes ?
-        Pourquoi Ali Bongo qui a découvert, en 2014, que « ses compatriotes vivaient mal ! » et qui, depuis lors, lutte contre la pauvreté, a-t-il soudainement évité de parler de son grand projet des 25000 logements promis - mais jamais réalisés - il y a 5 ans mais dont le chiffre ,revu chaque année à la baisse, est passé à 5000 pour tomber à 1000/1500 habitations pour 2012 ?
-        Pourquoi seuls Ali Bongo, son directeur de cabinet et, peut-être, son porte-parole, voient ces « usines de transformation» que vante bruyamment Ali Bongo dans la Zone Economique Spéciale de Nkok ?
-        Pourquoi aucune espèce d’activité  économique ne caractérise à ce jour cette Zone, le bide du septennat ?
-        Pourquoi seuls Ali Bongo, son directeur de cabinet et, peut-être, son porte-parole, sont-ils les seuls à ne pas distinguer les chantiers routiers commencés avant lui et qu’il n’a fait que poursuivre comme cette autoroute à quatre voies dont les travaux traînent encore au PK25 ?
-        Que deviennent les grands « contrats d’entreprises » qu’Ali Bongo signe par milliers, à chacun de ses voyages planétaires ?
-        Que de chantiers arrêtés à peine commencés ! Que de promesses ! Que de mensonges !
Par de là les défilés et les feux d’artifice, seules traces qui restent de notre « Fête de l’indépendance », nous n’avons eu droit qu’aux mêmes ronronnements d’autosatisfaction, aux mêmes lauriers tressés sur une tête pourtant surchargée de flagorneries, et , bien entendu, aux vaines tentatives de faire porter à l’Opposition la responsabilité de tout ce qui ne va pas au Gabon. Preuve supplémentaire que le Pouvoir dit « Emergent » ne voit pas le même Gabon  que les Gabonais!
Le 17 Août a cependant vu effleurer 3 des principaux scandales qui minent la République et dont la résolution, longtemps réclamée par l’Opposition, rencontrerait un consensus certain dans le pays.
Le premier de ces scandales a trait à l’instruction judiciaire et aux jugements de détournements des milliers de milliers de milliards dont notre pays a été et reste victime malgré les multiples organismes créés pour en atténuer les effets.
Cette prédation gigantesque des rentes tirées du bois, du manganèse, de l’uranium, mais surtout du pétrole, a été et reste  le principal obstacle au développement de notre pays dans la mesure où, d’une part, elle  limite considérablement les moyens nécessaires pour édifier les infrastructures terrestres, portuaires et aéroportuaires qui auraient accéléré son décollage, et où elle bloque, d’autre part, la mise en œuvre d’une véritable politique de l’éducation et de la santé qui auraient placé notre pays aux avant-postes des Nations.
Cette prédation n’est pas seulement la cause de « la pauvreté dans un pays de rente » visée par la Banque Mondiale, dès 1997, mais elle a également créé un délitement moral des agents de l’Etat et généré un sentiment d’impunité dommageable à toute volonté de reconstruction nationale.
Sur la gestion de ce pays dans laquelle Ali Bongo Ondimba est impliqué depuis 30 ans, le chef des Emergents a profité de contrôle total des médias publics pour nous faire porter tout le passif de ces 50 dernières années et nous faire passer dans l’opinion pour des revanchards en quête de restauration du régime Omar Bongo.
Dans le même temps, Ali Bongo, qui avait entrepris de démanteler, pan après pan, les moindres actifs de celui qu’il présentait hier encore comme son père, se voulait désormais blanc comme du kaolin à la face des Gabonais, non comptable du moindre passif et innocent du fait de son supposé « jeune âge ».
Nous déclarons qu’à partir de ce jour, nous profiterons de chaque dossier, à chaque occasion, pour rappeler les actes posés par les uns et les autres au cours de la longue durée du pouvoir Bongo. Nous travaillerons à élucider les zones d’ombre et à mettre en exergue le passif, tout le passif. Nous rendrons coup pour coup.
En décidant de faire maintenant toute la lumière sur le crime odieux de la prédation des deniers et biens publics, Ali Bongo a fait un  pas d’autant plus grand qu’il répugnait jusqu’ici à le résoudre, répondant par une pirouette à ceux qui s’en inquiétaient. Il estimait notamment qu’il y avait « délit de patronyme » et qu’il n’en était en rien concerné de près ou de loin au point qu’il a étonné les journalistes en faisant référence, lors de son interview du 17 août, à « son chez lui à Paris » alors qu’il a toujours prétendu ne pas en avoir.
  Les Gabonais, quant à eux, étaient consternés d’apprendre ainsi qu’un Chef d’Etat, constitutionnellement garant de la sécurité des biens et des personnes dans une République, n’estimait pas de son devoir de récupérer par tous les moyens légaux des deniers et des biens appartenant aux contribuables Gabonais et de juger leurs spoliateurs. Il faut désormais que justice soit faite !
Mais, l’affaire est si importante qu’aucun Gabonais n’acceptera que, au lieu d’aborder le problème dans toute son ampleur, le Chef de l’Etat en fasse une opération politicienne et, finalement, l’escamote.
Les Gabonais n’accepteront pas qu’Ali accable certains, dont quelques lampistes sans envergure, pour garder à l’abri ceux, connus de lui et de nombre de Gabonais, qui ont mis et continuent de mettre le pays dans l’état où il est, qu’on stigmatise comme toujours quelques petits larcins de poulets et de boîtes de sardines pour permettre aux gros caïmans de continuer la gabegie.
Les détournements faits autour des « fêtes tournantes », pour importants qu’ils ont été, ne sont qu’un volet très limité dans le grand Dossier des Biens Mal Acquis, une vaste machination mafieuse qui a mis le Gabon  à genoux et dont les ramifications se trouvent à l’étranger, dans de nombreux pays. Nous pensons que ce procès ne peut être géré par le seul Etat Gabonais. Il devra s’étendre à des juridictions étrangères, voire, internationales.
  Pour mémoire, en France, aux Etat Unis et au Royaume Uni, des instructions judiciaires ont été initiées, des policiers mis à contribution, des livres écrits sur ce scandale hors du commun. On ne peut plus en rester là !
De peur que cette affaire ne se résume à une simple manipulation politicienne et à un outil de chantage, nous nous réservons la possibilité de saisir à temps les organismes internationaux compétents en vue d’aider le Gabon et les Gabonais à recouvrer leur dû et, partant, leur dignité. Nous appelons aussi les magistrats gabonais à tenir haut le drapeau de l’indépendance judiciaire, à unir leurs efforts, pour sauver le pays en défendant les seuls intérêts qui vaillent : ceux du peuple Gabonais.
Pour avoir été, pour certains d’entre nous, dans les cercles dirigeants de l’Etat, nous savons que les contrôles mis en œuvre au Ministère gabonais des Finances par les chargés d’études de la Direction Générale du Budget, puis par ceux de la Direction Générale du Contrôle Financier puis, de nouveau, par ceux de la Direction Générale du Budget et, enfin, par ceux de la Trésorerie Générale de l’Etat, que toutes ces barrières, mises en place pour empêcher les décaissements frauduleux, ne peuvent être franchies que sur une « Autorisation Présidentielle de Détourner » (APD) !
Nous sentant désormais libérés de notre devoir de réserve, nous sommes prêts à témoigner sous serment devant les magistrats et à sortir tous les dossiers que nous avons sur la question.
Nous savons qu’Ali Bongo, aussi bien placé, sinon mieux, que nous, en sortira d’autres, notamment les siens. En effet, qui d’autre mieux que lui peut expliquer avec quel argent il a pu acheter des palais en France, en Angleterre et aux Etats Unis, ou construire, comme il le fait aujourd’hui, autant de châteaux à Libreville ? Qui d’autre que lui peut dire comment il a pu conserver son poste d’actionnaire dans les plus grandes sociétés privées du Gabon, y compris celles chargées des Grands Travaux, tout en restant un des principaux dirigeants de l’Etat ?
Le deuxième scandale, et non des moindres, est l’annonce faite par le Secrétaire Général du Conseil National de Sécurité, donc patron des Services Spéciaux. Ce dernier a profité de l’Anniversaire de l’Indépendance pour tirer la sonnette d’alarme qui, à certaines conclusions, parait un cri de détresse.
Le Général Nguetsara, en charge de l’Immigration pendant des dizaines d’années, s‘inquiète de ce que, a-t-il dit : « la croissance de la population Immigrée au Gabon se développe plus rapidement  que celle de la population autochtone, et que son nombre a dépassé le taux de 17% de la population nationale, alors que les normes moyennes internationales se trouvent entre 5% et 7% » et, pire, que « le contrôle de l’Immigration clandestine est pratiquement insoluble en l’état actuel… », qu’il est « actuellement impossible, matériellement, d’assurer une surveillance stricte et efficace de nos frontières maritimes et terrestres en raison de leur étendue et de leur configuration géographique, et surtout du manque de moyens et de personnels… » ! Un aveu d’échec particulièrement grave dans un secteur aussi névralgique pour la Souveraineté Nationale, la sécurité des personnes  et des biens !
On pourrait ajouter, sans vouloir noircir le tableau décrit par le Général, que toute la côte gabonaise, tous les bras de mer, de Cocobeach à Mayumba, sont contrôlées par des pêcheurs non-nationaux. Tout comme le petit et moyen commerce, les trois quarts de l’économie gabonaise sont aux mains d’opérateurs non-gabonais.
On pourrait aussi préciser, à la suite d’un grand commis de l’Etat chargé de la concurrence et de la consommation, que le « laisser-faire, laissez-passer »  des dirigeants gabonais a permis aux importateurs, grossistes » et détaillants étrangers de s’assurer  le contrôle de la quasi-totalité du marché gabonais » .
Ce contrôle a favorisé le siphonage des moindres augmentations salariales par des hausses des prix excessives du fait des marges bénéficiaires exorbitantes. Cela  a provoqué un assèchement des circuits financiers de l’Etat, tous les surplus étant systématiquement rapatriés dans des pays d’origine sans qu’Ali Bongo Ondimba n’y trouve à redire.
Mais, d’autres conséquences n’ont pas été décrites par le Général. Outre le blanchiment d’argent, ce système a favorisé toutes sortes de trafics illicites (drogue, fausse monnaie, délivrance de faux papiers pour le vote des étrangers, neutralisation des milieux judicaires par des lobbies mafieux tant décriés par des opérateurs européens spoliés). Les Services Spéciaux ont relevé par ailleurs des cellules dormantes du Hezbollah, une pénétration notable de la secte Boko Haram, en attendant, demain, l’utilisation du Gabon comme zone  de repli par  des éléments troubles de certains pays de la sous-région !
Notre pays est en danger !
Ce que ne dit pas le Général, c’est comment tout cela a commencé ! Dans la mesure où ce secteur a été exclusivement géré, depuis 50 ans, par la Présidence de la République. Qui  d’autre a favorisé aussi massivement cette immigration incontrôlée qui menace les équilibres sociologiques et démographiques du Gabon ?
Il n’y a désormais que la Justice pour statuer sur le cas des dirigeants qui ont ainsi bradé leur pays.
Le troisième scandale, enfin, concerne les violentes attaques proférées par Ali Bongo contre Jean Ping le 17 août dernier. Ces agressions, venant après celles du Porte -parole de la Présidence, du Secrétaire Général du PDG et du Premier ministre, appelle de la part du FRONT une mise au point.
Il n y a rien d’anormal dans un pays qui se veut démocratique que le Pouvoir travaille sous le contrôle diligent et critique d’une Opposition. Celle-ci traduit les récriminations des populations, et œuvre à l’alternance. L’Emergent en chef, le cerveau embrumé par des relents monarchistes, a visiblement du mal à s’y faire depuis 2009. On pourrait dire : « tant pis ! Il s’y fera! »
Mais, depuis 1970, les assassinats d’opposants et les crimes rituels ont une même origine au Gabon : la politique. Et comme Ali Bongo le reconnait lui-même dans l’interview du 17 août, il n’est pas un nouveau venu dans la politique. On peut même dire qu’il y joue un rôle très actif depuis 30 ans.
Nous vous remercions.

Fait à Libreville, le 23 août 2014.
LE FRONT

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GABON : D’APRÈS LA LETTRE DU CONTINENT, L’ÉTAT GABONAIS ACCUMULE DES ARRIÉRÉS ENVERS LES ENTREPRISES

 

         Ali Bongo, sourire banania alors que le pays plonge (Photo : Le Point)
Dans son interview à sa presse, à l’occasion des fêtes du 17 aout, Ali Bongo s’était fendu d’un amusant bobard en déclarant que l’économie gabonaise se portait à merveille et que tous les indicateurs étaient au vert: la croissance, les recettes fiscales etc.; car les évidences des sources indépendantes continuent de nous démontrer que le pays peine à honorer ses engagements économiques, non seulement sur le terrain comme nous le voyons avec le projet du Champ Triomphal, mais aussi auprès des entreprises comme nous en informe la dernière édition de la Lettre du Continent.
En effet le périodique français nous dit que la première mission du tout nouveau délégué du Conseil Français des Investisseurs en Afrique (CIAN), Etienne Giros, serait de recouvrer les créances dues aux entreprises françaises installées au Gabon, par le régime Ali Bongo. D’après le CIAN, le régime Ali Bongo détiendrait depuis plus d’un an, une ardoise de plus 160 millions d’euros (près de 106 milliards de francs CFA) d’arriérés de paiement auprès de 10 entreprises françaises. Laurent Fabius aurait promis au CIAN de débloquer la situation auprès des autorités gabonaises. Alors chers lecteurs, comment le régime pourrait-il expliquer qu’un pays qui se porte économiquement comme un charme, ait autant de peine à honorer ses engagements financiers, et ce à tous les niveaux? On va attendre que Billié Bi Nzé vienne nous expliquer cela.
Pour vous donner une idée de ce que doit toucher Jeune Afrique pour réaliser des publi-reportages à l’eau de rose sur Ali Bongo, nous vous signalons que la Lettre du Continent publie que pour l’année 2013, le Président Béninois Yayi Boni, dont la couverture par Jeune Afrique est bien plus modeste que celle faite à Ali Bongo, s’est acquitté d’un montant de près de 322 millions de francs CFA auprès de Béchir Ben Yahmed pour « conseil medias et relation presse ». Comme vous le saviez déjà, on est bien loin du journalisme dans cet organe dit de presse. Nous vous laissons deviner combien Ali Bongo doit débourser pour avoir droit à autant d’attention de la part de Jeune Afrique.
Il est aussi question dans cette édition de La Lettre du Continent, des tentatives d’Ali Bongo, de remettre sur pieds les réseaux Teke entre les ressortissants de cette communauté vivants dans les pays limitrophes du Gabon. Le périodique dit qu’Ali Bongo le fait car il se sent isolé dans la sous-région et veut activer cette fibre communautaire pour trouver des appuis au Congo-Brazzaville qui pourraient lui être utiles dans sa lutte contre Jean Ping qui sera certainement un challenger à la présidentielle de 2016. Ce serait León Paul Ngoulakia qui aurait pour mission d’organiser le rapprochement communautaire. Mais notre commentaire est que si nous ne voyons aucun à priori à propos de contacts communautaires transnationaux, nous nous étonnons tout de même que les mêmes personnes qui s’insurgent contre les supposées « relations » entre certains cadres Gabonais de la communauté Fang avec les membres de leur communauté originaires du Cameroun ou de Guinée-Equatoriale, s’en donnent à cœur joie dans la promotion de l’extension de leur étendard communautaire hors des frontières du Gabon. Vous avez encore là, chers lecteurs, la démonstration du principe des deux poids, deux mesures. Que n’aurait-on pas dit si c’était Jean Eyeghe-Ndong qui voulait renforcer l’axe Fang entre le Gabon et la Guinée-Equatoriale? Chers lecteurs, pas de langue de bois, poussons la réflexion jusque dans son aboutissement logique!
Pour finir, La Lettre du Continent nous parle d’Hervé Ndong Nguema comme étant en mission commandée pour trainer Jean Ping devant les tribunaux. Il serait en l’occurrence proche du Ministre des Hydrocarbures, Etienne Ngoubou, lui-même un supplétif de Maixent Accrombessi; et s’est vu confier par ces derniers la mission de médiation du contentieux gabonais avec Addax Petroleum. Service qu’il aurait facturé à 200000 euros, soit plus de 130 millions de francs CFA, à titre de « prestation de service ». Chers lecteurs vous comprenez désormais comment et par qui Hervé Ndong Nguema est motivé.
Source : Charlie M. - Le Gabon énervant

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07 septembre 2014

DR J. OKOUÉ À L'ÉMISSION DU "DR MOUKÉTOU REÇOIT" CE DIMANCHE 7/09/2014 SUR LE THÈME DU BILAN DES 5 ANS DE MR A. BONGO

Jean Aimé Mouketou
Jean Aimé Mouketou  
INFO …. À TOUS LES MEMBRES « CRI D’ESPOIR DU PEUPLE GABONAIS», OPPOSANTS ET PDGISTES…. DÉBAT SPÉCIAL PDG DIASPORA / OPPOSITION DIASPORA / SOCIÉTÉ CIVILE DIASPORA, CE DIMANCHE 7 SEPTEMBRE 2014 À PARTIR DE 14h30  (HEURE DE WASHINGTON, 20h30 À PARIS, 19h30 A LIBREVILLE). J’ATTENDS VOS QUESTIONS. SOYEZ BÉNIS EN CE JOURNÉE SAINTE !
M. Dieudonné TAHIRO APERANO (Paris, France), Dr Jacques OKOUE-EDOU (Québec, Canada), Mme Dominique Annie MOUKAGNI-MAMBO (Paris, France), M. Malik LENDZONDZO (Washington DC, Etats-Unis), M. Jean NDONG-MBA (Paris, France), M. Christian Alex NKOMBENGNONDO (Las Vegas, Etats-Unis) seront les invités spéciaux de l’émission Dr Mouketou Reçoit, ce dimanche 7 septembre 2014, de 14h30 à 17h (heure de Washington DC), 20h30-23h (heure de Paris). Une émission à écouter en direct sur les liens: - http://jacquesrogershow.net/TheShow/admin/show/Show.htm - http://www.radiodegnigban.com/ - Sur votre téléphone portable, un débat à suivre sur Tunein: http://tunein.com/radio/Radio-Degnigban-s139509/
Ou composez : Ou composez : - Tél. USA: 001.712.4325391001.712.4325391 - Tél. USA: 001.857.216.6700001.857.216.6700 / Code conférence : 697557 - Tél. France : 0180140663 (numéro non surtaxé)
Thème du débat : Bilan des 5 ans (2009-2014) de la gouvernance de M. Ali BONGO-ONDIMBA: économie, éducation, culture, sports, politique (démocratie, élection, majorité, opposition), diplomatie, diaspora,...)
Membres du panel : Dr Serge MOUNDOUNGA (Strasbourg, France), Jean Nestor MOUNGOMO (Paris, France), M. Ricardo MOUANGUE (New York, Etats-Unis), M. Allhen Allhan AMBAMANY (New York, Etats-Unis), M. Placide IBOUANGA-MOUSSOUNDA (Paris, France), Dr Éric EDI (Philadelphie, Etats-Unis), Mme NGNOAN (Washington DC, Etats-Unis), M. Serge DIBANGOU-YANGARI (Nice, France), Dr Bruno ELLA-NGUEMA (Bordeaux, France), M. Max BIKALOU (Atlanta, Etats-Unis), M. Franck JOCKTANE (Washington DC),  Dr Laurence NDONG (Paris, France). Patriotiquement. Dr Jean Aimé MOUKETOU, animateur de l’émission.

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31 août 2014

GABON: ÉQUILIBRE DE NASH NON-COOPÉRATIF VIA UN JEU À COUPS SÉQUENTIELS ENTRE POUVOIR ET OPPOSITION SUR LES DÉTOURNEMENTS PUBLICS

Où sont passés les 450 milliards issus de l’émission obligataire «Gabon 2023», devra désormais se demander le contribuable gabonais en plus d’attendre des explications sur les détournements des fonds des fêtes de l’indépendance tournantes.

Décembre 2013, le Gabon place, au terme de Road shows à travers l’Europe et les États-Unis, un Eurobond de 1,5 milliards de dollars US (750 milliards de francs CFA). © howitcouldbedifferent.org
Décembre 2013, le Gabon place, au terme de Road shows à travers l’Europe et les États-Unis, un Eurobond de 1,5 milliards de dollars US (750 milliards de francs CFA). © howitcouldbedifferent.org

 

Le débat a agité les Gabonais moyen tout le week-end écoulé durant. L’emprunt obligataire «Gabon 2023» a-t-il été détourné ? A-t-il servi à l’enrichissement de certains ténors du régime ? Pourquoi de nombreux projets marquent le pas alors que le gouvernement avait assuré que cet emprunt obligataire avait, entre autres, pour objectif de contribuer au financement de leur mise en œuvre ?

On ne tranchera pas la question ici, mais une chose est sûre : le débat est lancé. Et pour cause : au grand étonnement de ceux qui avaient fait le déplacement de sa permanence politique, l’ancien Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, a lancé, le 29 août dernier : «Des initiés des milieux financiers se souviennent qu’en 2013, le Gabon a contracté un emprunt obligataire sur le marché international pour un montant de 750 milliards de francs», poursuivant : «Une partie de cette somme a servi au paiement des échéances du précédent emprunt, celui de 2007, le reste, soit 450 milliards de francs a été versé sur un compte ouvert à la Banque centrale», avant de révéler : «Cet argent qui devait financer le budget 2013, puisque l’emprunt obligataire était inscrit au titre des ressources budgétaires, n’a jamais été mis à la disposition du Trésor pour le paiement des dépenses du budget». Et de s’interroger : «Quelle en est l’explication». Offensif à souhait, celui qui est également vice-président de l’Union nationale demande à «ceux qui dirigent l’Etat» d’apporter des éclaircissements à ces questions.

En effet, l’on se souvient effectivement que le 5 décembre 2013, l’État gabonais avait placé avec succès, à New York, son émission obligataire dénommée «Gabon 2023» d’un montant global de 750 milliards de francs sur les marchés financiers internationaux, avec un coupon de 6,375 % de taux d’intérêt pour une maturité de 10 ans. Cette opération financière visait à réduire, à un niveau marginal, l’encours de l’émission obligataire de 2007 et d’accélérer la réalisation des grands projets arrêtés dans le Plan stratégique Gabon émergent (PSGE). «L’Etat entend assurer le financement de ses investissements structurants contenus dans le Schéma national d’infrastructures, particulièrement dans le domaine de la modernisation des aéroports, du développement de la capacité de production énergétique, des infrastructures de télécommunication et d’autres secteurs de soutien à la production», avait, d’ailleurs, claironné Luc Oyoubi, alors ministre de l’Economie, de l’Emploi et du Développement durable.

8 mois plus tard, la Stratégie d’investissement humain a supplanté le Schéma national d’infrastructures dans les discours officiels, le projet de marina «Champ triomphal» est à l’arrêt, la construction des barrages hydroélectriques sur l’Okano et les chutes de l’impératrice Eugénie est l’objet de polémiques entre l’entreprise adjudicataire des marchés et l’Etat, l’accès à l’eau potable est toujours problématique à Libreville alors que les 3000 km de fibre optique devant faire du Gabon un «hub numérique» sont tombés aux oubliettes. Et si l’aéroport de Port-Gentil est en cours d’agrandissement, c’est essentiellement grâce à un financement du pétrolier Total-Gabon. Pendant, ce temps, des tensions de trésorerie se font sentir tous les jours au niveau de l’Etat. Autant de réalités qui soulèvent une question-clé : qu’est devenu l’emprunt obligataire «Gabon 2023» ?

Source : Loic Ntoutoume - Gabonreview.com

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